كيفية صلاة النبي - صلى الله عليه وسلم -
Comment était la prière du Prophète ?
Comment était la prière du Prophète ?
De l’imam, l’érudit
'Abd Al-'Azîz Ibn 'AbdiLlâh ibn Bâz
Au Nom d'Allah, Le Très Miséricordieux, Celui qui fait miséricorde
Louange à Allah, Seul, et que la prière et le salut soient sur Son serviteur et Messager, notre Prophète Mouḥammad, sur sa famille et ses Compagnons. Ceci étant dit :
Voici en quelques mots l’explication de la manière de prier du Prophète ﷺ. Je souhaite les présenter à chaque musulman et musulmane afin que chacun s'efforce de l'imiter en cela, conformément à la parole du Prophète (sur lui la paix et le salut) : صَلُّوا كَمَا رَأَيْتُمُونِي أُصَلِّي Priez comme vous m'avez vu prier. ([1]) Et à nos lecteurs, l’explication qui suit : [1] Rapporté par Al-Boukhârî (n°605).
1- Le fidèle accomplit les ablutions correctement, c’est- à-dire qu’il les effectue comme Allah l’a ordonné, œuvrant ainsi selon Sa parole, Gloire et Pureté à Lui et qu'Il soit Exalté : { Ô vous qui croyez ! Lorsque vous vous levez afin d'accomplir la prière, lavez vos visages et vos mains jusqu'aux coudes ; passez les mains mouillées sur vos têtes et lavez-vous les pieds jusqu'aux chevilles... } [Sourate Al-Mâ`idah (La Table Servie) : 5/6]. jusque la fin du verset.
Et la parole du Prophète ﷺ : ( لا تُقْبَلُ صَلَاةٌ بِغَيْرِ طُهُورٍ ) Une prière sans purification n'est pas acceptée ([2]). [2] Rapporté par Mouslim (n°224).
Et sa parole ﷺ à celui qui n'avait pas effectué sa prière correctement : إِذَا قُمْتَ إِلَى الصَّلَاةِ، فَأَسْبِغِ الْوُضُوءَ « Lorsque tu te lèves pour [accomplir] la prière, alors fais les ablutions de manière complète. » ([3]) [3] Rapporté par Al-Boukhârî (n°5782).
2 - Il se tourne vers la Qiblah, qui est la Ka’bah, où qu’il soit et avec tout son corps. Il le fait en ayant l’intention dans son cœur d’accomplir la prière qu’il souhaite - qu’elle soit obligatoire ou surérogatoire - et il ne prononce pas l’intention avec sa langue. En effet, l’expression verbale de l’intention n’est pas légiférée, c’est une innovation. Ceci du fait que le Prophète ﷺ n’a pas prononcé l’intention, et ni ses Compagnons (qu’Allah les agrée). Il place alors devant lui ce qui servira d’obstacle entre lui et les gens lors de sa prière, qu’il soit imam ou qu’il prie seul. L’orientation vers la Qiblah est une condition de validité de la prière, sauf dans certains cas exceptionnels bien connus et expliqués dans les livres des gens de science.
3 - Il prononce le Takbîr * de sacralisation disant : اللهُ أكبرُ qui signifie : Allah est Plus grand que tout ! et que l'on prononce (Allâhou Akbar !). Il fait cela en regardant vers l'endroit de sa prosternation.
4 - Au moment du Takbîr, il lève les mains à la hauteur de ses épaules ou à la hauteur de ses oreilles.
5 - Il place alors ses mains sur sa poitrine ; la droite sur sa main gauche, le poignet et l’avant-bras, conformément à ce qui est établi du Prophète ﷺ.
6 - Il est recommandé qu’il récite l’invocation de l’ouverture de la prière, à savoir : اللَّهُمَّ بَاعِدْ بَيْنِي وبيْنَ خَطَايَايَ، كما بَاعَدْتَ بيْنَ المَشْرِقِ والمَغْرِبِ، اللَّهُمَّ نَقِّنِي مِنَ الخَطَايَا كما يُنَقَّى الثَّوْبُ الأبْيَضُ مِنَ الدَّنَسِ، اللَّهُمَّ اغْسِلْ خَطَايَايَ بالمَاءِ والثَّلْجِ والبَرَدِ - Ô Allah ! Éloigne de moi mes fautes comme Tu as éloigné l’Est et l’Ouest. Ô Allah ! Nettoie-moi de mes fautes comme on nettoie le vêtement blanc de l’impureté. Ô Allah ! Lave-moi de mes fautes par l’eau, la neige et la grêle ! (Allahoumma ! Bâ’id baynî wa bayna khaṭâyâya kama bâ’adta bayna-l-machriqi wa-l-maghrib. Allahoumma ! Naqqinî min khaṭâyâya kamâ younaqqâ-th- thawbou-l-abiyaḍou mina-d-danas. Allahoumma ! Ighsilnî min khaṭâyâya bi-th-thalji wa-l-mâ`i wa-l-barad !)([4]) [4] Rapporté par Al-Boukhârî (n°744), Mouslim (n°598).
Et s’il veut, qu’il dise à la place : سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ وبِحَمْدِكَ، وَتَبَارَكَ اسْمُكَ، وَتَعَالَى جَدُّكَ، ولَا إلَهَ غَيْرُكَ - Gloire et Pureté à Toi, ô Allah, et par Ta louange ! Béni soit Ton Nom, exaltée soit Ta Majesté ! Et il n’est de divinité [digne d’adoration] que Toi ! (soubḥânaka-Llahoumma wa biḥamdik ! Wa tabâraka-s-smouka, wa ta’âlâ Jaddouk ! Wa lâ ilâha ghayrouk !) [5] S’il utilise d’autres formules d’ouverture authentiques rapportées du Prophète ﷺ, cela ne pose aucun problème. Il est toutefois préférable d’alterner entre celles-ci car c’est une manière plus complète de le suivre dans sa façon de faire ﷺ. Ensuite, il dit : أَعوذُ باللّهِ مِنَ الشَّيْطانِ الرَّجيم - Je cherche protection auprès d’Allah contre Satan le lapidé (A’oûdhou bi-Llâhi mina-ch-Chayṭâni-r-rajîm). Puis : بسم الله الرحمن الرحيم - Au Nom d’Allah, le Très Miséricordieux, Celui qui fait miséricorde (BismiLlâhi-r- Raḥmâni-r-Raḥîm). Puis, il récite la sourate Al-Fâtiḥah (L’Ouverture), conformément à la parole du Prophète ﷺ : لَا صَلَاةَ لِمَنْ لَمْ يَقْرَأْ بفَاتِحَةِ الكِتَابِ « Pas de prière pour quiconque ne récite pas l’ouverture du Livre * ! » ([6]) A la fin de sa récitation, il dit : آمين - Ô Allah, exauce cette invocation ! » et que l’on prononce : Âmîn ! Il le dit à voix haute lors de la prière à voix haute, et à voix basse lors de la prière à voix basse, puis il récite ce qui lui est possible du Coran. Tout en sachant qu’après la sourate Al-Fâtiḥah, dans les prières de la mi-journée (Aẓ-Ẓouhr), du milieu de l’après- midi (Al-‘Aṣr) et du crépuscule (Al-‘Ichâ), le mieux est qu’il récite des sourates d’une longueur moyenne de la partie : « Al-Moufaṣṣal » du Coran,* et dans la prière de l’aube (Al-Fajr) de ses sourates longues, et dans la prière du couchant (Al-Maghrib) tantôt de ses sourates longues, tantôt de ses sourates courtes, conformément aux récits prophétiques rapportés à ce sujet. [5] Rapporté par Mouslim (n°399). [6] Rapporté par Al-Boukhârî (n°756).
7- Il s’incline en prononçant le Takbîr * tout en levant les mains à hauteur de ses épaules ou de ses oreilles. [Une fois incliné] il aligne sa tête avec son dos et pose ses mains sur ses genoux avec les doigts écartés et il prend bien le temps de marquer son inclinaison ; il dit alors : سُبْحَانَ رَبِّيَ العَظِيم - Gloire et Pureté à mon Seigneur le Majestueux ! (Soubḥâna rabbîa-l-’Aẓîm !). Il est préférable de le répéter trois fois ou plus, et il est recommandé de dire avec cela : سُبْحانَكَ اللَّهُمَّ وَبِحَمْدِك - Gloire et Pureté à Toi ô Allah et par ta Louange ! (Soubḥânaka-Llahoumma wa biḥamdik !), اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي - Ô Allah ! Pardonne-moi ! (Allahoumma Ghfir lî !) [7] Rapporté par Al-Boukhârî (n°817), Mouslim (n°484).
8 - Il relève la tête [ainsi que son corps] de l'inclinaison en levant ses mains à hauteur de ses épaules ou de ses oreilles en disant : سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَه - Qu’Allah entende celui qui Le loue ! (Sami’a Llâhou Liman Ḥamidah !) Il dit cela, qu'il soit imam ou qu'il prie seul, et une fois debout, il ajoute : رَبَّنَا ولَكَ الحَمْدُ - Notre Seigneur ! C’est à Toi que La louange appartient ! (Rabbanâ Wa Laka-l-Ḥamd !) حَمْدًا كَثِيرًا طَيِّبًا مُبَارَكًا فِيهِ - Louange abondante, bonne et bénie (Ḥamdan kathîran ṭayyiban moubârakan fih !) مِلْءَ السَّمَواتِ ومِلْءَ الأرضِ، ومِلْءَ ما شِئتَ مِن شيءٍ بَعدُ - Autant qu'il en faut pour emplir les cieux, la Terre et ce que Tu veux après cela ! (Mil`a-s-Samâouâti, wa Mil`a-l-Arḍi, wa Mil`a mâ chi`ta min chay`in ba’dou !) [8] Rapporté par Al-Boukhârî (n°711), Mouslim (n°598).
Quant à celui qui suit l'imam, il dit lors du redressement : رَبَّنَا وَلَكَ الْحَمْد - Notre Seigneur ! C’est à Toi que La louange appartient ! (Rabbanâ Wa Laka-l-Ḥamd !) jusqu'à la fin de ce qui a été mentionné précédemment. Et si chacun d'eux, je veux dire l'imam, le fidèle et la personne priant individuellement, ajoute : أَهْلَ الثَّنَاءِ والْمجْدِ، أَحَقُّ ما قالَ العَبْدُ، وكُلُّنَا لَكَ عَبْدٌ: اللَّهُمَّ لَا مَانِعَ لِما أَعْطَيْتَ، وَلَا مُعْطِيَ لِما مَنَعْتَ، ولَا يَنْفَعُ ذَا الجَدِّ مِنْكَ الجَدُّ - Tu es digne d’être Loué et Magnifié ! C’est la parole la plus véridique qu’un serviteur ait pu dire, et nous sommes tous tes serviteurs ! Ô Allah ! Nul ne peut retenir ce que Tu donnes, et nul ne peut donner ce que Tu retiens. La fortune du fortuné n’est d’aucune utilité contre Toi ! (Ahlou-th-Thanâ`i wa-l-Majd, aḥaqou mâ qâla-l-‘Abd, wa koullounâ laka ‘Abd ! Allahoumma lâ mâni’a limâ a’ṭayt, wa lâ mou’ṭiya limâ mana’t, wa lâ yanfa’ou dha-l-jaddi minka-l-jadd !), alors c’est une bonne chose, car cela a été authentifié de sa part ﷺ. [9] Rapporté par Mouslim (n°477).
Et il est recommandé que chacun d'eux - je veux dire l'imam, le fidèle qui suit l'imam, et celui qui prie individuellement - place ses mains sur sa poitrine, comme il l'a fait lors de sa station debout avant l'inclinaison, conformément à ce qui a été établi à cet égard d'après le Prophète ﷺ dans le hadith de Wâ`il ibn Ḥoujr et celui de Sahl ibn Saʽd (qu’Allah les agrée tous les deux).
9 - Il se prosterne en prononçant le Takbîr et il pose ses genoux avant ses mains, si c'est possible pour lui ; s'il a du mal à faire cela, il avance ses mains avant ses genoux, orientant les doigts de ses pieds et de ses mains vers la Qiblah, en serrant ses doigts et en les étendant. Il se prosterne sur ses sept membres : le front avec le nez, les mains, les genoux et les extrémités des orteils. Il dit : سُبْحَانَ رَبِّيَ الْأَعْلَى - Gloire et Pureté à mon Seigneur qui est Le Plus Haut ! (Soubḥâna rabbîa-l-A’lâ !) et il est recommandé de le dire trois fois ou plus, et il est souhaitable de dire avec cela : سُبْحانَكَ اللَّهُمَّ وَبِحَمْدِكَ - Gloire et Pureté à Toi, ô Allah, et par Ta Louange ! (Soubḥânaka-Llahoumma Rabbanâ wa bihamdik !) اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي - Ô Allah pardonne moi ! (Allahoumma-ghfir lî !), et il multiplie les invocations selon la parole du Prophète ﷺ : أَمَّا الرُّكُوعُ، فَعَظِّمُوا فِيهِ الرَّبَّ، وَأَمَّا السُّجُودُ، فَاجْتَهِدُوا فِي الدُّعَاءِ، فَقَمِنٌ أَنْ يُسْتَجَابَ لَكُمْ « Quant à l'inclinaison, Exaltez y le Seigneur ; et quant à la prosternation, efforcez vous d'y faire des invocations ! Car peu s'en faut que l'on vous exauce. » ([10]) [10] Rapporté par Mouslim (n°479).
Il demande à son Seigneur des bienfaits d'ici-bas et de l'au-delà, que la prière soit obligatoire ou surérogatoire. Il écarte ses bras de ses flancs, son ventre de ses cuisses, ses cuisses de ses jambes et il soulève ses avant-bras du sol, conformément à la parole du Prophète ﷺ : اعْتَدِلُوا في السُّجُودِ، ولَا يَبْسُطْ أحَدُكُمْ ذِرَاعَيْهِ انْبِسَاطَ الكَلْبِ « Prosternez-vous convenablement et n’étalez pas vos avant-bras comme le fait le chien » ([11]) [11] Rapporté par Al-Boukhârî (n°788), Mouslim (n°493).
10 - Il relève la tête en prononçant le Takbîr, il étend son pied gauche et s’y assoit, dresse son pied droit, place ses mains sur ses cuisses et ses genoux, et dit : رَبِّ اغْفِرْ لي وَارْحَمْنِي وَاهْدِنِي وَارْزُقْنِي وَاجْبُرْنِي - Mon Seigneur, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, guide-moi, accorde-moi ma subsistance, préserve-moi et aide-moi ! (Rabbi-ghfir lî, wa rḥamnî, wa-hdinî, wa rzouqnî, wa ‘âfinî, wa jbournî !) ([12]) Et il prend bien le temps de marquer cette position assise. [12] Rapporté par At-Tirmidhî (n°284), Aboû Dâwoud (n°850) et Ibn Mâjah (n°898).
11 - Il se prosterne une seconde fois en prononçant le Takbîr et il effectue, lors de cette prosternation, ce qu'il a effectué lors de la première.
12 - Il relève la tête en prononçant le Takbîr et s’assoit brièvement, comme lors de la position assise entre les deux prosternations - appelée « l’assise de repos » - qui est recommandée. S’il l’omettait, cela ne lui serait pas reproché, et il n’y a ni invocation ni prière spécifique à ce moment. Ensuite, il se lève pour la seconde unité de prière, en s’appuyant sur ses genoux si c’est possible pour lui, sinon il s’appuie sur le sol. Une fois debout, il récite la sourate Al-Fâtiḥah (L’Ouverture) et ce qu’il peut du Noble Coran après la Fâtiḥah, puis il agit comme il l’a fait lors de la première unité de prière. unité de prière.
13 - Lorsque la prière est composée de deux unités, comme la prière de l’aube (Al-Fajr), du vendredi (Al-Joumou’ah) et des deux fêtes (Al-‘îdayn), le fidèle s’assoit après s’être relevé de la seconde prosternation, dressant son pied droit, étendant son pied gauche, posant sa main droite sur sa cuisse droite, en serrant tous ses doigts sauf l’index qu’il pointe pour indiquer l’Unicité. S’il plie l’auriculaire et l’annulaire de sa main droite, forme un cercle avec le pouce et le majeur et pointe l’index, c’est bon aussi, car les deux manières ont été rapportées du Prophète ﷺ. Il est donc préférable d'alterner entre ces deux façons de faire. Il place sa main gauche sur sa cuisse gauche et son genou. Puis, durant cette assise, il récite le Tachahhoud * qui consiste à dire : التَّحِيَّاتُ لِلَّهِ وَالصَّلَوَاتُ وَالطَّيِّبَاتُ، السَّلَامُ عَلَيْكَ أيُّها النَّبيُّ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ، السَّلَامُ عَلَيْنَا وَعَلى عِبَادِ اللَّهِ الصَّالِحِينَ، أَشْهَدُ أَنْ لا إِلـٰهَ إلَّا اللَّهُ، وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسولُهُ - Les salutations sont pour Allah, ainsi que les prières et les bonnes œuvres. Que la paix soit sur toi, ô Prophète ! Ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous, ainsi que sur les vertueux serviteurs d’Allah. J'atteste qu’il n'est de divinité [digne d’adoration] qu'Allah et j'atteste que Mouḥammad est Son serviteur et Son Messager. (At-taḥiyyâtou LiLlâhi waṣ-ṣalawâti waṭ-Ṭayyibât. As-salâmou ‘alayka ayyouhâ-n-nabiyyou wa raḥmatouLlâhi wa Barakâtouh. As-salâmou ‘alaynâ wa ‘alâ ‘ibâdiLlâhi-ṣ-ṣâliḥîn. Ach-hadou Allâ ilâha illâLlâh wa ach-hadou anna Mouḥammadan ‘abdouhou wa rasoûlouh). Ensuite, il dit : اللَّهُمَّ صَلِّ عَلى مُحَمَّدٍ وَعَلى آلِ مُحَمَّدٍ، كَما صَلَّيْتَ عَلى إِبْراهيمَ وَآلِ إِبْراهيمَ إِنَّكَ حَميدٌ مَجيدٌ، وَبارِكْ عَلى مُحمَّدٍ وَعَلى آلِ مُحَمَّدٍ كَما بارَكْتَ علَى إِبْراهيمَ وَآلِ إِبْراهيمَ إِنَّكَ حَميدٌ مَجيدٌ - Ô Allah ! Prie sur Mouḥammad, et sur la famille de Mouḥammad, comme Tu as prié sur Ibrâhîm, et sur la famille d’Ibrâhîm, Tu es certes digne de louange et de glorification. Ô Allah ! Bénis Mouḥammad, et la famille de Mouḥammad, comme Tu as béni Ibrâhîm, et la famille d’Ibrâhîm, Tu es certes digne de louange et de glorification. (Allahoumma ! ṣalli 'alâ Mouḥammad, wa 'alâ âli Mouḥammad, kamâ ṣallayta 'alâ Ibrâhîm, wa 'alâ âli Ibrâhîm, innaka ḥamîdoun majîd. Allahoumma ! bârik 'alâ Mouḥammad, wa 'alâ âli Mouḥammad, kamâ bârakta 'alâ Ibrâhîm, wa ‘alâ âli Ibrâhîm, innaka ḥamîdoun majîd. Ṣalli 'alâ Mouḥammad, wa 'alâ âli Mouḥammad, kamâ ṣallayta 'alâ Ibrâhîm, wa 'alâ âli Ibrâhîm, innaka ḥamîdoun majîd. Allahoumma ! Bârik 'alâ Mouḥammad, wa 'alâ âli Mouḥammad, kamâ bârakta 'alâ Ibrâhîm, wa ‘alâ âli Ibrâhîm, innaka ḥamîdoun majîd) [13]. [13] Rapporté par Al-Boukhârî (n°797) et Mouslim (n°402).
et il cherche protection auprès d’Allah contre quatre choses en disant : اللَّهُمَّ إنِّي أَعُوذُ بِكَ مِن عَذَابِ جَهَنَّمَ، وَمِنْ عَذَابِ القَبْرِ، وَمِنْ فِتْنَةِ المَحْيَا وَالْمَمَاتِ، وَمِنْ شَرِّ فِتْنَةِ المَسِيحِ الدَّجَّالِ - Ô Allah ! Je cherche certes protection auprès de Toi contre le châtiment de la Géhenne, contre le châtiment de la tombe, contre l’épreuve de la vie et de la mort et contre le mal de l’épreuve du Faux-Messie (Ad-Dajjâl) [14]. (Allahoumma innî a’oûdhou bika min ‘adhâbi jahannam, wa min ‘adhâbi-l-Qabr, wa min fitnati-l-maḥiâ wa-l-mamât, wa min charri fitnati-l-massîhi-d-dajjâl !) [14]. [14] Rapporté par Al-Boukhârî (n°1311) et Mouslim (n°588).
Ensuite, il invoque pour ce qu’il souhaite du bien de ce bas monde et de l’au-delà. Et s’il invoque pour ses parents ou d’autres musulmans, il n’y a pas de mal - que la prière soit obligatoire ou surérogatoire - en raison de la parole générale du Prophète ﷺ dans le hadith d’Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée), lorsqu’il lui a enseigné le Tachahhoud : ثُمَّ لِيَتَخَيَّرْ مِنَ الدُّعَاءِ بَعْدُ أَعْجَبَهُ إِلَيْهِ فَيَدْعُو - Puis, qu'il choisisse les invocations qui lui plaisent le plus, et qu'il invoque ([15]). Et dans une autre version : ثُمَّ لِيَخْتَرْ مِنْ الْمَسْأَلَةِ مَا شَاءَ Puis, qu’il demande ce qu'il veut [16]. [15] Rapporté par An-Nassâ'î (n°1298). [16] Rapporté par Mouslim (n°402).
et cela englobe tout ce qui est utile au serviteur dans ce monde et dans l’au-delà. Puis, il salue à sa droite et à sa gauche en disant : السَّلَامُ عَلَيْكُم وَرَحْمَةُ الله - Que la Paix soit sur vous, ainsi que la Miséricorde d’Allah ! (As-Salâmou ‘aleikoum wa raḥmatouLlâh !).
14 - Si la prière est composée de trois unités comme celle du couchant (Al-Maghrib), ou de quatre unités comme celles de la mi-journée (Aẓ-Ẓouhr), du milieu de l’après-midi (Al-‘Aṣr) et du crépuscule (Al-‘Ichâ`), il récite le Tachahhoud mentionné précédemment avec la prière sur le Prophète ﷺ, puis il se lève en s’appuyant sur ses genoux, levant ses mains à hauteur de ses épaules ou de ses oreilles en prononçant le Takbîr puis il les place sur sa poitrine comme précédemment, et il récite uniquement la Fâtiḥah. S’il lui arrive de réciter plus que la Fâtiḥah dans la troisième et la quatrième unité de la prière de la mi-journée (Aẓ-Ẓouhr) à certaines occasions, cela n’est pas réprouvé car il existe des preuves de cela dans le Hadith rapporté par Abou Sa’îd (qu’Allah l’agrée). Et s'il omet la prière sur le Prophète ﷺ après le premier Tachahoud, il n'y a pas de mal ; car elle est recommandée et non obligatoire à cet endroit. Ensuite, il récite le Tachahhoud après la troisième unité de la prière du couchant (Al-Maghrib), et après la quatrième unité des prières de la mi-journée (Aẓ-Ẓouhr), du milieu de l’après-midi (Al-‘Aṣr) et du crépuscule (Al-‘Ichâ`) comme mentionné précédemment concernant la prière à deux unités. Ensuite, il salue à droite et à gauche. Il demande alors pardon à Allah en disant trois fois : أَسْتَغْفِرُ الله - Je demande pardon à Allah ! (AstaghfirouLlâh!), puis il dit : اللَّهُمَّ أَنْتَ السَّلَامُ وَمِنْكَ السَّلَامُ، تَبَارَكْتَ يا ذَا الجَلَالِ وَالإِكْرَامِ - Ô Allah ! Tu es La Paix* et de Toi proviennent la paix et la sécurité. Béni sois-Tu ! Ô détenteur de la Majesté et de la Magnificence ! (Allahoumma Anta-s-Salâm, wa minka-s-salâm. Tabârakta ! Yâ dhal Jalâli wa-l-Ikrâm !) avant de se tourner vers les fidèles, s'il est imam, puis il dit : لَا إِلـٰهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَه، لَهُ المُلْكُ وَلَهُ الحَمْدُ، وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ - Il n’est de divinité [digne d’adoration] qu’Allah, Unique, sans associé. A Lui la Royauté, à Lui la Louange et Il est parfaitement capable de toute chose ! (Lâ ilâha illa-Llâh, waḥdahou lâ charîka lah. Lahou-l-Moulk, wa lahou-l-Ḥamd, wa houwa ‘alâ koulli chay`in qadîr !) لَا حَوْلَ وَلَا قُوَّةَ إلَّا بِاللَّهِ - Il n’est de force ni de puissance que par Allah ! (Lâ ḥawla wa lâ qouwwata illa bi-Llâh) اللَّهُمَّ لَا مَانِعَ لِما أَعْطَيْتَ، ولَا مُعْطِيَ لِما مَنَعْتَ، وَلَا يَنْفَعُ ذَا الجَدِّ مِنْكَ الجَدُّ - Ô Allah ! Nul ne peut retenir ce que Tu as donné, et nul ne peut donner ce que Tu as retenu. La fortune du fortuné n’est d’aucune utilité contre Toi ! (Allahoumma lâ mâni’a limâ a’ṭayt, wa lâ mou’ṭiya limâ mana’t, wa lâ yanfa’ou dha-l-jaddi minka-l-jadd !) لَا إِلـٰهَ إِلَّا اللَّهُ، وَلَا نَعْبُدُ إِلَّا إِيَّاهُ، لَهُ النِّعْمَةُ وَلَهُ الفَضْلُ، وَلَهُ الثَّنَاءُ الْحَسَنُ - Il n’est de divinité [digne d’adoration] qu’Allah, et nous n’adorons que Lui. Le bienfait, la grâce et le bel éloge Lui appartiennent et Lui reviennent. (Lâ ilâha illa-Llâh wa lâ na’boudou illâ iyyâh, lahou-ni’matou wa lahou-l-faḍl, wa lahou-th-thanâ`ou-l-ḥassan) لَا إِلـٰهَ إلَّا اللَّهُ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ وَلَوْ كَرِهَ الْكَافِرُونَ - Il n’est de divinité [digne d’adoration] qu’Allah, nous Lui vouons un culte exclusif, et quelle que soit l’aversion qu’en éprouvent les mécréants ! (Lâ ilâha illa-Llâh, moukhliṣîna lahou-d-dîn, wa law kariha-l-kâfiroûn). [17] Rapporté par Mouslim (n°591). [18] Rapporté par Mouslim (n°402).
Il dit : - Trente-trois fois : سُبْحانَ اللَّهِ - Gloire et Pureté à Allah ! (Soubḥâna-Llah !) - Trente-trois fois : ٱلْحَمْدُ لِلَّهِ - La Louange revient à Allah ! (Al-ḥamdou li-Llâh !) - Trente-trois fois : اللهُ أَكْبَر - Allah est plus Grand que tout ! (Allâhou Akbar !) - Et pour compléter la centaine, il ajoute : لَا إِلـٰهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ، لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ، وَهُوَ عَلى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ - Il n’est de divinité [digne d’adoration] qu’Allah, Unique, sans associé. A Lui la Royauté, à Lui la Louange et Il est parfaitement capable de toute chose ! (Lâ ilâha illa-Llâh, waḥdahou lâ charîka lah. Lahou-l-Moulk, wa lahou-l-Ḥamd, wa houwa ‘alâ koulli chay`in qadîr !) Après chaque prière, il récite : « le Verset du Marchepied » - Âyatou-l-Koursî (1), ainsi que les trois dernières sourates du Coran : { Dis : « Il est Allah, Unique » } (2), { Dis : « Je cherche protection auprès du Seigneur de l’aube naissante » } (3), et { Dis : « Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes » }. (4) Il est recommandé de répéter ces trois sourates trois fois après la prière de l’aube (Al-Fajr) et celle du couchant (Al-Maghrib), conformément aux hadiths rapportés du Prophète ﷺ. Toutes ces évocations et invocations sont recommandées et non obligatoires.
Il est légiféré pour chaque musulman et musulmane de prier quatre unités avant la prière de la mi-journée (Aẓ-Ẓouhr), et deux après, deux unités après la prière du couchant (Al-Maghrib), deux unités après la prière du crépuscule (Al-’Ichâ’), et deux unités avant la prière de l’aube (Al-Fajr), soit un total de douze unités de prière. Ces unités sont appelées : « Les prières régulières recommandées » (Ar-Rawâtib) car le Prophète ﷺ les accomplissait assidûment lorsqu’il était résident. Quant à lorsqu’il était en voyage, il les délaissait à l’exception de la prière surérogatoire de l’aube et la prière impaire (Al-Witr) (1), car le Prophète ﷺ y était assidu, qu’il soit résident ou en voyage. Le mieux est de prier ces prières régulières recommandées (Ar-rawâtib) ainsi que la prière impaire (Al-Witr) chez soi, mais si le fidèle les prie à la mosquée, cela ne pose pas de problème, selon la parole du Prophète : أفْضَلُ صَلَاةِ المَرْءِ في بَيْتِهِ، إلَّا الصَّلَاةَ المَكْتُوبَةَ La meilleure prière que l’homme puisse faire est celle qu’il accomplit chez lui, sauf s’il s’agit d’une prière obligatoire. ([19]) [19] Rapporté par Al-Boukhârî (n°6860).
La persévérance dans l'accomplissement de ces unités de prière fait partie des causes d'entrée au Paradis selon la parole du Prophète ﷺ : مَنْ صَلَّى اثْنَتَيْ عَشْرَةَ رَكْعَةً فِي يَومٍ وَلَيْلَةٍ، بُنِيَ لَه بِهِنَّ بَيْتٌ فِي الجَنَّةِ Quiconque prie douze unités de prière [surérogatoires] au cours de sa journée et de sa nuit, Allah lui construit une demeure au Paradis ! », ([20]) [20] Rapporté par Mouslim (n°728).
et s'il prie quatre unités avant la prière de l'après-midi (Al-'Aṣr), deux avant la prière du coucher (Al-Maghrib) et deux avant la prière du crépuscule (Al-'ichâ`), c'est une bonne chose ; car il est authentiquement rapporté du Prophète ﷺ ce qui l'indique. Et s'il accomplit quatre unités de prière avant la prière de la mi-journée (Aẓ-Ẓouhr), et quatre après, c'est très bien, conformément à la parole du Prophète ﷺ : مَنْ حَافَظَ عَلَى أَرْبَعِ رَكَعَاتٍ قَبْلَ الظُّهْرِ، وَأَرْبَعٍ بَعْدَهَا حَرَّمَهُ اللَّهُ عَلَى النَّارِ Celui qui veille à accomplir quatre unités de prière avant la prière de la mi-journée (Aẓ-Ẓouhr) et quatre après, Allah l'a rendu interdit au feu de l'Enfer. ([21]) Cela signifie qu'il ajoute deux unités de prière à la prière régulière recommandée (Ar-râtibah) d'après la prière de la mi-journée (Aẓ-Ẓouhr) ; car elle se compose de quatre unités avant et de deux unité après. Ainsi, s'il y ajoute deux unités de prière après, il obtient ce qui est mentionné dans le hadith d'Oum Ḥabîbah (qu'Allah l'agrée). [21] Rapporté par Aḥmad (n°25547), At-Tirmidhî (n°393) et Abou Dâoud (n°1077).
Et c’est Allah le Maître du succès ! Que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur notre Prophète Mouḥammad ibn ʽAbdiLlâh, ainsi que sur sa famille, ses Compagnons et ceux qui les suivent de la meilleure des manières jusqu'au Jour du Jugement.