الدعاء ويليه العلاج بالرقى من الكتاب والسنة
L'invocation suivie du traitement par les incantations (Ar-Ruqâ) issues du Livre et de la Tradition
L'invocation suivie du traitement par les incantations (Ar-Ruqâ) issues du Livre et de la Tradition
L'invocation issue du Livre et de la Tradition [prophétique] (As-Sunna)
Rédigé par :
L'indigent vis-à-vis d'Allah (Élevé soit-Il) Dr. Saïd ibn 'Alî ibn Wahf Al Qaḥtânî (qu'Allah lui fasse miséricorde).
{Et Allah possède les noms les plus beaux. Invoquez-Le donc par ceux-ci et laissez ceux qui profanent Ses noms. Ils seront rétribués pour ce qu'ils oeuvraient.} [Sourate : Les Murailles, 7 : 180].
Allah - Le Premier - Le Dernier - L'Apparent - Le Caché - Le Très-Haut - le Plus-Haut -
Le Sublime - l’Immense - le Majestueux - le Très-Grand - L’Oyant - Le Clairvoyant - L’Omniscient -
Le Bien-Informé - Le Digne de Louange - Le Puissant - L'Omnipotent - Le Capable - Le Détenteur de la Capacité - Le Fort -
L'Inébranlable - le Riche - le Sage - le Clément - l'Indulgent - Le Pardonneur - le Grand Pardonneur.
Celui qui accueille le repentir - Le Surveillant - Le Témoin - Le Préservateur - Le Doux - Le Proche - Celui qui exauce.
L'Affectueux - Le Reconnaissant - Le Très Reconnaissant - Le Maître - Le Soutien Universel (Aṣ-Ṣamad) - Le Dominateur - Le Grand Dominateur -
Le Très Imposant - Celui qui tient compte de tout - Le Guide - Le Juge Équitable - Le Très Sanctifié - Celui qui Exempt [ou La Paix] - Le Bienfaisant -
Le Grand Octroyeur - Le Tout-Miséricordieux - le Très-Miséricordieux - Le Généreux - Le Plus Généreux - Le Compatissant - Celui qui ouvre (Al Fattâḥ) -
Le Pourvoyeur - Le Grand Pourvoyeur - Le Vivant - Celui qui Subsiste par Lui-même et par Qui tout subsiste - Le Seigneur - Le Souverain - Le Roi.
Le Seul - L'Unique - Celui qui s'enorgueillit - Le Créateur - Le Grand Créateur - Le Novateur - Le Façonneur -
Celui qui accorde la sécurité - Celui qui est attentionné - Celui qui embrasse tout - Le Nourricier - Le Garant - Le Suffisant - Le Vaste -
Le Vrai - Le Beau - Le Bienveillant - Le Pudique - Celui qui couvre - La Divinité - Celui qui retient -
Celui qui étend [Ses bienfaits] - Le Donateur - Celui qui fait avancer - Celui qui retarde - Le Manifeste - L'Évident - L'Allié [ou le Protecteur] -
Le Maître - Le Secoureur - Le Guérisseur - Le Souverain du royaume - Le Rassembleur des gens -
La Lumière des cieux et de la Terre - Le Détenteur de la Majesté et la Générosité - Le Créateur [sans exemple préalable] des cieux et de la Terre [1] [1] Voir ces noms avec leurs preuves issues du Coran et de la Tradition [Prophétique] dans le livre : " Explication des plus beaux Noms d'Allah à la lumière du Coran et de la Tradition " de l'auteur lui-même.
Au Nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux
Introduction
Certes, la louange appartient à Allah, nous Le louons, nous implorons Son aide et Son pardon. Nous nous réfugions auprès d'Allah contre les maux de nos âmes et les méfaits de nos œuvres. Quiconque Allah guide, personne ne peut l'égarer ; et quiconque Il égare, personne ne peut le guider. Et j'atteste qu'il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah, Seul et sans associé ; et j'atteste que Muḥammad est Son serviteur et Son Messager. Qu'Allah le couvre d'éloges, ainsi que sa famille, ses Compagnons et quiconque les suit en toute vertu jusqu'au Jour de la Rétribution, et qu'Il les salue abondamment. Ceci étant dit :
Voici un résumé de mon livre : « Le rappel, l'invocation et le traitement par les incantations issues du Livre et de la Tradition » [2]. J'y ai résumé la section sur l'invocation pour faciliter son avantage et j'y ai ajouté des invocations ainsi que des bénéfices utiles, si Allah (Élevé soit-Il) le souhaite. Je demande à Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) par Ses plus beaux Noms et Ses plus hauts Attributs, de le rendre sincère pour Son Noble Visage. Certes, Il est le Protecteur de cela et Celui qui en est Capable. [2] L'ouvrage original mentionné a été imprimé, louange à Allah, avec une extraction élargie de ses hadiths en quatre volumes : les rappels (La Citadelle du Musulman) dans le premier et le deuxième volume, l'invocation dans le troisième volume, et le traitement par les incantations dans le quatrième volume.
Que la paix, le salut et la bénédiction soient sur notre Prophète Muḥammad, ainsi que sur sa famille, ses Compagnons et ceux qui le suivent en toute vertu jusqu'au Jour de la Rétribution.
Écrit par : Saïd ibn 'Alî ibn Wahf Al Qaḥṭânî.
Rédigé durant [le mois de] Cha'bân, de l'année 1408 AH.
Le mérite de l'invocation
Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Et votre Seigneur a dit : « Invoquez-Moi, Je vous exaucerai. Certes, ceux qui s'enorgueillissent de Mon adoration entreront dans la Géhenne avilis. »} Sourate : Le Pardonneur, 40 : 60. Il (Exalté et Magnifié soit-Il) a dit : {Et lorsque Mes serviteurs t’interrogent sur Moi, alors certes Je suis proche. Je réponds à l'invocation de l'invocateur lorsqu'il M'invoque. Qu’ils Me répondent donc [en M'obéissant] et qu'ils croient en Moi pour que peut-être ils soient bien dirigés.} Sourate : La Vache, 2 : 186. Le Prophète ﷺ a dit : « L’invocation est l’adoration. Votre Seigneur a dit : {Invoquez-moi, Je vous exaucerai.} » [3] Et il ﷺ a aussi dit : « Certes, votre Seigneur (Béni et Élevé soit-Il) est pudique et généreux. Lorsque Son serviteur lève ses mains vers Lui, Il a honte de les rendre vides. » [4]. Et il ﷺ a aussi dit : « Il n'y a pas un musulman qui formule une invocation dans laquelle il n'y a pas un péché ni une rupture du lien de parenté sans qu'Allah ne lui donne une de ces trois affaires : soit, Il lui hâte [de répondre à] son invocation ; soit, Il la lui épargne dans l'au-delà ; soit, Il écarte de lui un mal équivalent. » Ils dirent alors : « Nous devons donc beaucoup demander ! » Il ﷺ a alors dit : « Et Allah a plus encore ! » [5]. [3] Rapporté par Abû Dâwud (2/78 - n°1481) ; Tirmidhî (5/211 - n°2959) ; Ibn Mâjah (2/1258 - n°3828). Al Albânî, qu'Allah lui fasse miséricorde, l'a authentifié dans Saḥîḥ Al Jâmi' Aṣ-Ṣaghîr (3/150) et Ṣaḥîḥ Ibn Mâjah (2/324). [4] Rapporté par Abû Dâwud (2/78 - n°1488) ; Tirmidhî (5/557 - n°3556) ; Ibn Mâjah (2/1271 - n°3865). Ibn Ḥajar a dit : « Sa chaîne est bonne ». Et Al Albânî l'a authentifié dans : Ṣaḥîḥ Tirmidhî (3/179). [5] Rapporté par Tirmidhî dans son Sunan (5/566 et 5/462 - n°3573) ; Aḥmad dans son Musnad (3/18 - n°11150). Al Albânî l'a authentifié dans Ṣaḥîḥ Al Jâmi' Aṣ-Ṣaghîr (5/116) et Ṣaḥîḥ Sunan Tirmidhî (3/140).
Les bonnes manières de l'invocation et les causes d'exaucement [6] : [6] Voir ces bonnes manières et les causes de la réponse avec leurs preuves dans l'original (3/927-975).
1- La sincérité pour Allah.
2- Commencer par louer Allah et faire Son éloge, prier sur le Prophète ﷺ et conclure par cela.
3- Être déterminé dans l'invocation et avoir la certitude de la réponse.
4- Insister dans l'invocation et ne pas se précipiter.
5- Avoir le cœur présent lors de l'invocation.
6- Invoquer dans la facilité et la difficulté.
7- Ne demander qu'à Allah, Seul.
8- Ne pas invoquer contre la famille, les biens, les enfants et soi-même.
9- Invoquer d'une voix qui n'est ni trop basse, ni trop haute.
10- Reconnaître le péché et demander pardon de l'avoir commis ; reconnaître le bienfait et remercier Allah pour celui-ci.
11- Ne pas se forcer à la rime dans l'invocation.
12- La docilité, le recueillement, le vif désir et l'appréhension.
13- Se délier des injustices [à l'encontre d'autrui] tout en se repentant sincèrement.
14- [ Répéter ] L'invocation trois fois.
15- Se diriger vers la Qiblah.
16- Lever les mains lors de l'invocation.
17- Effectuer les ablutions avant l'invocation si possible.
18- Ne pas transgresser dans l'invocation.
19- Celui qui invoque doit commencer par lui-même lorsqu'il invoque pour autrui [7]. [7] Il est attesté que le Prophète ﷺ a commencé par lui-même dans certaines invocations, et il est aussi attesté qu'il ne l'a pas fait, comme dans ses invocations pour Anas, Ibn ‘Abbâs, Umm Ismâ‘îl, et d'autres. Pour plus de détails sur cette question, voir : « Charḥ An-Nawawî 'Ala Ṣaḥîḥ Muslim (15/144) » ; « Tuḥfat Al Aḥwadhî Charḥ Sunan Tirmidhî ( 9/238) » ; « Fatḥ Al Bârî Charḥ Ṣaḥîḥ Al Bukhârî (1/281) ».
20- Se rapprocher d'Allah par Ses plus beaux Noms et Ses plus hauts Attributs, ou par une œuvre vertueuse accomplie par l'invocateur lui-même, ou par l'invocation d'un homme vertueux vivant et présent en sa faveur.
21- Manger, boire et s'habiller de ce qui est licite.
22- Ne pas invoquer par un péché ou une rupture [du lien] de la parenté.
23- Ordonner le convenable et interdire le blâmable.
24- S'éloigner de l'ensemble des désobéissances.
Les temps, les situations et les lieux dans lesquels l'invocation est exaucée [8] : [8] Voir ces temps, situations et lieux avec leurs preuves en détail dans l'original (3/975-1117).
1- La nuit du Destin.
2- Au coeur de la fin de la nuit.
3- Après les prières prescrites.
4- Entre l'appel à la prière (Al Adhân) et l'Iqâmah.
5- Un moment de chaque nuit.
6- Au moment de l'appel aux prières obligatoires.
7- Lors de la tombée de la pluie.
8- Lors de l'avancée des rangs dans le sentier d'Allah [ lors du combat].
9- Un moment du jour du vendredi.
Et l'avis le plus vraisemblable à ce sujet est que c'est la dernière heure du temps de la prière du milieu de l'après-midi (Ṣalât Al Aṣr) le jour du vendredi, et cela pourrait être [durant] le moment du sermon et de la prière.
10- Au moment de boire l'eau de Zamzam, avec une intention sincère.
11- Dans la prosternation.
12- En se réveillant durant le sommeil de la nuit avec l'invocation qui a été rapportée concernant cela.
13- Lorsque la personne s'endort en état de purification ensuite elle se réveille au milieu de la nuit et invoque.
14- Lors de l'invocation avec : « Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Toi ! Gloire Toi ! Certes, j'ai été parmi les injustes. »
15- L'invocation des gens à la suite du décès du défunt.
16- L'invocation après l'éloge d'Allah et la prière sur le Prophète ﷺ dans le dernier Tachahud.
17- Lorsqu'Allah est invoqué par Son Nom le plus majestueux, celui par lequel lorsqu'on L'invoque, Il répond ; et lorsqu'on Lui demande, Il donne [9]. [9] Voir : le Nom le plus Majestueux d'Allah dans les hadiths : n°104, n°105 et n°203 de ce livre.
18- L'invocation du musulman en faveur de son frère musulman en secret.
19- L'invocation le jour de 'Arafat, à 'Arafat.
20- L'invocation durant le mois de Ramaḍân.
21- Lors de la réunion des musulmans dans les assises de rappel (Majâlis Adh-Dhikr).
22- Lors de l'invocation durant un malheur en disant : « Certes, nous appartenons à Allah et c'est vers Lui que nous retournons. Ô Allah ! Récompense-moi dans mon malheur et accorde-moi mieux en compensation pour celui-ci. »
23- L'invocation lorsque le cœur se tourne vers Allah, avec l'intensité de la sincérité.
24- L'invocation de l'opprimé contre celui qui l'a opprimé.
25- L'invocation du parent en faveur de son enfant et contre celui-ci.
26- L'invocation du voyageur.
27- L'invocation du jeûneur jusqu'à ce qu'il rompe son jeûne.
28- L'invocation du jeûneur au moment de la rupture de son jeûne.
29- L'invocation de la personne en détresse.
30- L'invocation de l'imam juste.
31- L'invocation de l'enfant bon pour ses parents.
32- L'invocation après les ablutions, notamment lorsque la personne invoque avec ce qui a été rapporté à ce sujet.
33- L'invocation après le jet [de cailloux] sur la stèle mineure (Al Jamrah Aṣ-Ṣughrâ).
34- L'invocation après le jet [de cailloux] sur la stèle moyenne (Al Jamrah Al Wusṭâ).
35- L'invocation à l'intérieur de la Ka'bah ; et quiconque prie à l'intérieur du Ḥijr, cela est considéré comme faisant partie de la Maison.
36- L'invocation sur [le mont] Aṣ-Ṣafâ.
37- L'invocation sur [le mont] Al Marwah.
38- L'invocation au Mach'ar Al Ḥarâm.
Le croyant invoque continuellement son Seigneur où qu'il soit. Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) a dit : {Et lorsque Mes serviteurs t’interrogent sur Moi, alors certes Je suis proche. Je réponds à l'invocation de l'invocateur lorsqu'il M'invoque. Qu’ils Me répondent donc [en M'obéissant] et qu'ils croient en Moi pour que peut-être ils soient bien dirigés.} Sourate : La Vache, 2 : 186. Mais ces temps, ces situations et ces lieux demandent un surplus d'attention.
Les invocations tirées du Livre et de la Tradition [prophétique] (As-Sunnah)
Louange à Allah, Seul, et que la prière et le salut soient sur celui après qui il n'y a plus de Prophète.
1- {Au Nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. Louange à Allah, Seigneur des mondes * Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux * Souverain du Jour de la Rétribution * C’est Toi [Seul] que nous adorons et c'est à Toi [Seul] dont nous demandons aide * Guide-nous dans le droit chemin * Le chemin de ceux que Tu as gratifiés non celui de ceux qui ont encouru Ta colère ni celui des égarés.} Sourate : L'Ouverture, 1 : 1 à 7.
2- {Notre Seigneur ! Accepte de notre part ! Certes, c'est Toi qui es l'Oyant, l'Omniscient.} Sourate : La Vache, 2 : 127.
3- {Et accueille notre repentir. Certes, c'est Toi qui est l'Accueillant au repentir, le Très-Miséricordieux.} Sourate : La Vache, 2 : 128.
4- {Notre Seigneur ! Accorde-nous ici-bas une belle part, dans l'au-delà une belle part et protège-nous du châtiment du Feu !} Sourate : La Vache, 2 : 201.
5- {Nous avons entendu et nous avons obéi. [Nous implorons] Ton pardon, notre Seigneur. Et c'est vers Toi qu'est le devenir.} Sourate : La Vache, 2 : 285.
6- {Notre Seigneur ! Ne nous prends si nous avons oublié ou si nous nous sommes trompés ! Notre Seigneur ! Ne nous charge pas d’un fardeau comme Tu en as chargé ceux qui étaient avant nous. Notre Seigneur ! Ne nous impose pas ce que nous ne pouvons supporter. Absous-nous, pardonne-nous et fais-nous miséricorde. Tu es notre Maître [notre Protecteur], secours-nous donc des gens mécréants.} Sourate : La Vache, 2 : 286.
7- {Notre Seigneur ! Ne fais pas dévier nos cœurs après que Tu nous as guidé et octroie-nous de Ta part une miséricorde. Certes, Tu es le Grand Octroyeur.} Sourate : La Famille de ’Imrân, 3 : 8.
8- {Notre Seigneur ! Certes, nous avons cru. Pardonne-nous donc nos péchés et protège-nous du châtiment du Feu.} Sourate : La Famille de ’Imrân, 3 : 16.
9- {Notre Seigneur ! Octroie-moi, de Ta part, une bonne descendance. Certes, Tu es Celui qui entend l'invocation.} Sourate : La Famille de 'Imrân, 3 : 38.
10- {Notre Seigneur ! Nous avons cru à ce que Tu as fait descendre et nous avons suivi le Messager. Écris-nous donc parmi les témoins.} Sourate : La Famille de 'Imrân, 3 : 53.
11- {Notre Seigneur ! Pardonne-nous nos péchés et nos excès dans notre affaire. Affermis nos pas et secours-nous des gens mécréants.} Sourate : La Famille de 'Imrân, 3 : 147.
12- {Notre Seigneur ! Tu n'as pas créé ceci en vain. Gloire à Toi ! Protège-nous donc du châtiment du Feu. * Notre Seigneur ! Certes, quiconque Tu le fais entrer en Enfer, alors assurément Tu l'as avili et pour les injustes, il n'y a aucun secoureur. * Notre Seigneur ! Certes, nous avons entendu une personne qui appelle à la foi : " Croyez en votre Seigneur ! " Nous avons donc cru, notre Seigneur, pardonne-nous donc nos péchés, expie de nous nos mauvaises actions et fais-nous mourir avec les bons. * Notre Seigneur ! Accorde-nous ce que Tu nous as promis par [la bouche de] Tes Messagers et ne nous avilis pas au Jour de la Résurrection. Certes, Tu ne manques jamais à Ta promesse.} Sourate : La Famille de 'Imrân, 3 : 191 à 194.
13- {Notre Seigneur ! Nous avons cru. Écris-nous donc parmi les témoins.} Sourate : La Table Servie, 5 : 83.
14- {Notre Seigneur ! Nous nous sommes faits du tort à nous-mêmes. Et si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fais pas miséricorde, nous serons vraiment parmi les perdants.} Sourate : Les Murailles, 7 : 23.
15- {Notre Seigneur ! Ne nous mets pas avec les gens injustes.} Sourate : Les Murailles, 7 : 47.
16- Ô Allah (Allahumma) ! Tu es notre Maître. Pardonne-nous et fais-nous miséricorde. Tu es le meilleur des pardonneurs * {Écris-nous en cette vie d'ici-bas une belle part et dans l’au-delà [une belle part].} Sourate : Les Murailles, 7 : 155-156.
17- {Allah me suffit. Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Lui. En Lui j'ai placé ma confiance et Il est le Seigneur du Trône immense.} Sourate : Le Repentir, 9 : 129.
18- {Notre Seigneur, ! Ne fais pas de nous une tentation pour les gens injustes * Et sauve-nous, par Ta miséricorde, des gens mécréants.} Sourate : Jonas, 10 : 85-86.
19- {Notre Seigneur ! Certes, je me réfugie auprès de Toi que je te demande ce dont je n'ai aucune science. Et si Tu ne me pardonnes pas et ne me fais pas miséricorde, je serai parmi les perdants.} Sourate : Houd, 10 : 47.
20- Ô Allah ! {Créateur des cieux et de la Terre ! Tu es mon allié, ici-bas et dans l'au-delà. Fais-moi mourir en parfaite soumission [littéralement : musulman] et fais-moi rejoindre les vertueux.} Sourate : Joseph, 12 : 101 [10]. [10] Voir en guise de bénéfice : Al Fawâ'id (pages : 436 et 437), d'Ibn Al Qayyim.
21- {Seigneur ! Fais de cette cité un lieu sûr et préserve-moi ainsi que mes enfants que nous adorions les idoles.} Sourate : Abraham, 14 : 35.
22- {Seigneur ! Fais que je sois assidu à la prière ainsi qu'une partie de ma descendance ! Notre Seigneur ! Accepte l'invocation.} Sourate : Abraham, 14 : 40.
23- {Notre Seigneur ! Pardonne-moi ainsi qu’à mes parents et aux croyants, au Jour où se tiendra les comptes.} Sourate : Abraham, 14 : 41.
24- {Notre Seigneur ! Attribue-nous de Ta part une miséricorde ; et assure-nous dans notre affaire une droiture.} Sourate : La Caverne, 18 : 10.
25- {Seigneur ! Élargis ma poitrine * Facilite-moi mon affaire * et enlève un noeud de ma langue pour qu’ils comprennent ma parole.} Sourate : Ṭâ-Hâ, 20 : 25 à 28.
26- {Seigneur ! Augmente-moi ma science}. Sourate : Ṭâ-Hâ, 20 : 114.
27- {Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Toi ! Gloire à Toi ! Certes, j'étais parmi les injustes.} Sourate : Les Prophètes, 21 : 87.
28- {Seigneur ! Ne me laisse pas seul alors que Tu es le meilleur des héritiers}. Sourate : Les Prophètes, 21 : 89.
29- {Seigneur ! Je me réfugie auprès de Toi contre les incitations des diables * Et je me réfugie auprès de Toi, Seigneur, qu'ils soient présents près de moi.} Sourate : Les Croyants, 23 : 97-98.
30- {Notre Seigneur ! Nous avons cru. Pardonne-nous donc et fais-nous miséricorde. Tu es le meilleur des Miséricordieux.} Sourate : Les Croyants, 23 : 109.
31- {Seigneur ! Pardonne et fais miséricorde. tu es le Meilleur des miséricordieux.} Sourate : Les Croyants, 23 : 118.
32- {Notre Seigneur ! Écarte de nous le châtiment de la Géhenne. Certes, son châtiment est permanent * Certes, elle [la Géhenne] est la pire résidence et le pire lieu de séjour.} Sourate : Le Discernement, 25 : 65-66.
33- {Notre Seigneur ! Octroie-nous de nos épouses et nos descendants, la prunelle des yeux et fais-nous être des imams pour les pieux.} Sourate : Le Discernement, 25 : 74.
34- {Seigneur ! Octroie-moi de pouvoir juger et fais-moi rejoindre les vertueux * Et octroie-moi une langue de véracité dans la postérité * Et fais-moi être parmi les héritiers du Jardin des Délices.} Sourate : Les Poètes, 26 : 83 à 85.
35- {Ne m'avilis pas le Jour où l’on sera ressuscité * Le Jour où ni l'argent ni les enfants ne seront d’aucun bénéfice * excepté quiconque viendra à Allah avec un coeur sain.} Sourate : Les Poètes, 26 : 87 à 89.
36- {Seigneur ! Permets-moi de Te remercier pour Ton bienfait dont Tu m'as gratifié, ainsi que pour mes deux parents. Fais que j'œuvre vertueusement que Tu agrées et intègre-moi, parTa miséricorde, parmi Tes serviteurs vertueux.} Sourate : Les Fourmis, 27 : 19.
37- {Seigneur ! Certes, je me suis fait du tort à moi-même, pardonne-moi donc.} Sourate : Les Récits, 28 : 16.
38- {Seigneur ! Sauve-moi des gens injustes.} Sourate : Les Récits, 28 : 21.
39- {Il se peut que mon Seigneur me guide sur le droit sentier.} Sourate : Les Récits, 28 : 22.
40- {Seigneur ! Certes, j'ai grand besoin d'un bien que Tu feras descendre sur moi}. Sourate : Les Récits, 28 : 24.
41- {Seigneur ! Secours-moi des gens corrupteurs.} Sourate : L’Araignée, 29 : 30.
42- {Seigneur ! Octroie-moi une descendance parmi les vertueux.} Sourate : Les Rangées, 37 : 100.
43- {Seigneur ! Permet-moi de Te remercier pour Ton bienfait dont Tu m’as gratifié ainsi que pour mes deux parents et fais que j'œuvre vertueusement que tu agrées. Réforme-moi dans ma descendance. Certes, je me repens à Toi et certes je suis parmi les soumis [littéralement : les Musulmans].} Sourate : Les Dunes, 46 : 15.
44- {Notre Seigneur ! Pardonne-nous ainsi qu'à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne mets pas dans nos cœurs de rancœur envers ceux qui ont cru. Notre Seigneur ! Certes, Tu es Compatissant et Très-Miséricordieux.} Sourate : Le Rassemblement, 59 : 10.
45- {Notre Seigneur ! C'est en Toi que nous avons placé notre confiance et c'est vers Toi que nous revenons [repentants] et vers Toi est le Devenir.} Sourate : L’Éprouvée, 60 : 4.
46- {Notre Seigneur ! Ne fais pas de nous une tentation pour ceux qui ont mécru ; et pardonne-nous, notre Seigneur, certes, c'est Toi le Puissant, le Sage.} Sourate : L'Éprouvée, 60 : 5.
47- {Seigneur ! Pardonne-moi ainsi qu'à mes deux parents et à quiconque est entré dans ma maison croyant, ainsi qu'aux croyants et croyantes ; et ne fait croître les injustes qu'en perdition.} Sourate : Noé, 71 : 28.
48- {Notre Seigneur ! Parfais-nous notre lumière et pardonne-nous. Certes, Tu es sur toute chose Omnipotent.} Sourate : L'Interdiction, 66 : 8.
49- « Ô Allah ! Guide-moi vers la vérité sur laquelle les gens ont divergé par Ta permission. Certes, Tu guides qui Tu souhaites vers un droit chemin. » [11]. [11] Extrait de la sourate : La Vache, 2 : 213.
50- « Ô Allah ! Attribue-moi la sagesse, celle à qui elle est donnée, alors assurément il a été donné un bien immense. » [12]. [12] Extrait de la sourate : La Vache, 2 : 269.
51- « Ô Allah ! Affermis-moi par une parole ferme dans la vie d'ici-bas et dans l’au-delà. » [13]. [13] Extrait de la sourate : Abraham, 14 : 27.
52- « Ô Allah ! Rends la foi aimée dans nos cœurs et embellis-la en nous. Fais-nous répugner la mécréance, la perversité et la désobéissance. Et fais de nous des gens bien-dirigés. » [14]. Sourate : Les Appartements, 49 : 7.
53- « Ô Allah ! Protège-moi de l'avarice de mon âme et compte-moi parmi ceux qui réussissent. » [15]. [15] Extrait de la sourate : La Tromperie, 64 : 16.
54- « Ô Allah ! Accorde-nous ici-bas une belle part, dans l'au-delà une belle part et protège-nous du châtiment du Feu. » [16]. [16] Al Bukhârî (n°4522) et (n°6389) et Muslim (n°2690).
55- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre l'épreuve et le châtiment de l'Enfer, l'épreuve et le châtiment de la tombe, le mal de l'épreuve de la richesse et le mal de l'épreuve de la pauvreté. Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre le mal de l'épreuve de l'Antéchrist. Ô Allah ! Lave mon cœur avec l'eau, la neige et la grêle. Purifie mon cœur des fautes tout comme Tu as purifié l'habit blanc des souillures. Éloigne entre moi et mes fautes comme Tu as éloigné entre l'Orient et l'Occident. Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre la paresse, les péchés et les lourdes dettes. » [17]. [17] Al Bukhârî (n°832) et Muslim (n°589).
56- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre l’impuissance, la paresse, la lâcheté, la sénilité et l’avarice. Je me réfugie auprès de Toi contre le châtiment de la tombe et contre l’épreuve de la vie et de la mort. » [18]. [18] Al Bukhârî (n°2823) et Muslim (n°2706).
57- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre la peine de l'épreuve, l'atteinte du malheur, le mauvais décret et la réjouissance des ennemis. » [19]. [19] Al Bukhârî (n° 6347) et Muslim (n° 2707) dont c'est l'expression : « Le Messager d’Allah ﷺ se réfugiait auprès d’Allah contre une épreuve épuisante, un malheur affligeant, un mauvais décret et la réjouissance des ennemis. »
58- « Ô Allah ! Réforme-moi ma religion, celle qui est une protection de mon affaire ; réforme-moi ma vie d'ici-bas, celle dans laquelle il y a ma vie quotidienne ; réforme-moi mon au-delà, celui vers lequel il y a ma destination finale ; fais que la vie d’ici-bas soit, pour moi, une augmentation de tout bien en ma faveur ; et fais que la mort soit, pour moi, un repos contre tout mal. » [20]. [20] Rapporté par Muslim (n°2720).
59- « Ô Allah ! Certes, je Te demande la guidée, la piété, la chasteté et la richesse. » [21]. [21] Rapporté par Muslim (n°2721).
60- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre l’impuissance, la paresse, la lâcheté, l’avarice, la sénilité et le châtiment de la tombe. Ô Allah ! Accorde à mon âme sa piété et purifie-la, car Tu es le Meilleur qui la purifie, Tu es son allié et son maître. Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre un science qui n’est pas bénéfique, contre un cœur qui ne se recueille pas, contre une âme qui ne se rassasie pas et contre une invocation qui n’est pas exaucée. » [22]. [22] Rapporté par Muslim (n°2722).
61- « Ô Allah ! Guide-moi et accorde-moi la justesse, Ô Allah ! Certes; je te demande la guidée et la justesse. » [23]. [23] Rapporté par Muslim (n°2725).
62- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre la dissipation de Ton bienfait, le retournement de Ta préservation, la venue soudaine de Ton Châtiment et l'ensemble de ce qui provoque Ton courroux. » [24]. [24] Rapporté par Muslim (n°2739).
63- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre le mal que j'ai commis et contre le mal que je n'ai pas commis. » [25]. [25] Rapporté par Muslim (n°2716).
64- « Ô Allah ! Augmente mon argent et mes enfants ; et bénis-moi dans ce que Tu m'as donné. » [26]. [« Et prolonge ma vie dans Ton obéissance, rend mon oeuvre vertueuse] et pardonne-moi. » [27]. [26] Ceci est prouvé par l'invocation du Prophète ﷺ en faveur d'Anas : « Ô Allah ! Multiplie son argent et ses enfants, et bénis-le dans ce que Tu lui as donné. » Al Bukhârî (n° 1982) et Muslim (n° 660). [27] Al Bukhârî dans : Al Adab Al Mufrad (n°653) et authentifié par Al Albânî dans : Silsilat Al Aḥādīth Aṣ-Ṣaḥīḥa (n°2241) et dans : Ṣaḥīḥ Al Adab Al Mufrad (page : 244). Ce qui est entre crochets est indiqué par la parole du Prophète ﷺ lorsqu'on lui a demandé : Qui est le meilleur des hommes ? Il a répondu : « Celui dont sa vie est prolongée et son oeuvre est vertueuse. » Tirmidhî (n°2329) ; Ahmad (n°17716) ; et authentifié par Al Albânî dans : Ṣaḥīḥ At-Tirmidhî (2/271). J'ai demandé à son éminence, notre cheikh Ibn Bâz (qu’Allah lui fasse miséricorde) si cette invocation est une tradition et il a répondu : « Oui. »
65- « Il n’y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah, L'Immense, L'Indulgent. Il n’y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah, Le Seigneur du Trône Immense. Il n’y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah, Le Seigneur des Cieux, Le Seigneur de la Terre et Le Seigneur du Trône Sublime. » [28]. [28] Rapporté par Al Bukhârî (n°6345) et Muslim (n°2730).
66- « Ô Allah ! C’est Ta miséricorde que j'espère. Ne me laisse donc pas livré à moi-même, ne serait-ce l'instant d'un clin d’œil et réforme-moi toute mon affaire. Il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] excepté Toi. » [29]. [29] Abû Dâwud (n°5090) ; Ahmad (5/42). Déclaré bon par Al Albânî dans : Sahîh Abî Dâwud (3/250) et dans : Sahîh Al Adab Al Mufrad (260). Sa chaîne a aussi été déclarée bonne par l'éminent savant Ibn Bâz dans : Tuhfat Al Akhyâr (page : 24).
67- « Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Toi ! Gloire à Toi. Certes, j'ai été parmi les injustes. » [30]. [30] Rapporté par At-Tirmidhi (n°3505). Al Hâkim l'a authentifié et Adh-Dhahabî a été d'accord (1/505). Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh At-Tirmidhî (3/168) avec les termes suivants : « L'invocation de Dhû-Nûn lorsqu'il l'a prononcée alors qu'il était dans le ventre de la baleine : Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Toi ! Gloire à Toi ! Certes, j’ai été parmi les injustes. [Les Prophètes, 21 : 87] : Pas une personne musulmane n'invoque par cette invocation pour quoi que ce soit sans qu'Allah ne l'exauce. »
68- « Ô Allah ! Certes, je suis Ton serviteur, fils de Ton serviteur, fils de Ta servante, mon toupet est dans Ta main. Ton jugement s'accomplit sur moi, Ton décret sur moi est juste. Je Te demande par tout Nom qui T'appartient, par lequel Tu T'es nommé Toi-même, ou que Tu as fait descendre dans Ton Livre, ou que Tu as enseigné à l'une de Tes créatures, ou que Tu as gardé secret dans Ta science de l'Inconnu, de faire du Coran le printemps de mon cœur, la lumière de ma poitrine, la dissipation de ma tristesse et la disparition de mon souci. » [31]. [31] Rapporté par Ahmad (1/391 - 452) et Al Hâkim (1/509). Al Ḥâfiẓ l'a jugé bon dans : Takhrîj Al Adhkâr et Al Albânî l'a authentifié dans : Takhrîj Al Kalim At-Tayyib (page : 73).
69- « Ô Allah ! Toi qui diriges les cœurs, dirige nos cœurs vers Ton obéissance ! » [32]. [32] Muslim (n°2654).
70- « Ô Toi qui tournes les cœurs ! Affermis mon cœur sur Ta religion ! » [33]. [33] Rapporté par At-Tirmidhî (n°3522) ; Ahmad (4/182) ; Al Hâkim (1/525 et 528) qui l'a authentifié et Adh-Dhahabî a été d'accord avec lui. Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh Al Jâmi' (6/309) et Sahîh At-Tirmidhî (3/171). Oum Salama (qu'Allah l'agrée) a dit : « C’était l’invocation qu’il ﷺ répétait le plus. »
71- « Ô Allah ! Certes, je Te demande la préservation ici-bas et dans l'au-delà. » [34]. [34] At-Tirmidhî (n°3514) et Al Bukhârî dans : Al Adab Al Mufrad (n°726) dont l'expression chez At-Tirmidhî est : « Demandez à Allah la préservation ici-bas et dans l'au-delà. » Et dans une autre version : « Demandez à Allah le pardon et la préservation, car personne n'a reçu après la certitude un bien meilleur que la préservation. » Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh Ibn Mâjah (3/170), (3/180 et (3/185). Et cette chaine a des supports. Voir dans : Al Musnad (1/156-157), de l'Imâm Ahmad selon la classification d'Ahmad Châkir.
72- « Ô Allah ! Fais que l'issue finale de toutes nos affaires soient bonnes. Protège-nous de l'ignominie d'ici-bas et du châtiment de l'au-delà. » [35]. [35] Ahmad (4/181) ; At-Tabarânî dans : Al-Kabîr (2/33 - n°1169) et dans : Ad-Du'â' (n°1436) ; Ibn Hibbân (n°2424 - 2425 - Mawârid). Al Hâfidh Al Haythamî a dit dans Majma' Az-Zawâ'id (10/178) : « Les narrateurs d'Ahmad et l'une des chaînes de transmission d'At-Tabarânî sont dignes de confiance. »
73- « Seigneur ! Aide-moi et n'aide pas contre moi, secours-moi et ne secours pas contre moi, ruse en ma faveur et ne ruse pas contre moi, guide-moi et facilite-moi la guidée, et secours-moi contre celui qui m'opprime. Seigneur ! Fais de moi une personne très reconnaissante envers Toi, qui T'évoque souvent, qui Te craint, qui est très obéissante, qui s'humilie devant Toi, qui revient repentante à Toi. Seigneur ! Accepte mon repentir, lave mes fautes, exauce mon invocation, affermis mon argument, guide mon cœur, accorde la justesse à ma langue et retire la haine de mon cœur. » [36]. [36] Al Bukhârî dans : Al Adab Al Mufrad (n°664) et (n°665) ; Abû Dâwud (n°1510) et (n°1511) ; At-Tirmidhî (n°3551) ; Ibn Mâjah (n°3830) ; Aḥmad (1/127). Al Ḥâkim l'a authentifié et Adh-Dhahabî l'a approuvé (1/519). Al Albânî l'a authentifié dans : Saḥîḥ Abî Dâwud (1/414) et dans : Saḥîḥ At-Tirmidhî (3/178).
74- « Ô Allah ! Nous Te demandons du bien que Ton prophète Muhammad ﷺ T'a demandé et nous nous refugions auprès de Toi contre du mal duquel Ton prophète Muhammad ﷺ T'a demandé protection. Tu es Celui à qui on demande aide et c'est Toi qui satisfais nos besoins. Il n'y a ni force ni puissance excepté par Allah. » [37]. [37] Rapporté par At-Tirmidhî (n° 3521) et Ibn Mâjah (n° 3846) avec la même signification. Et At-Tirmidhî a dit : " Ce hadith est bon-étrange. " Et Al Albânî l'a jugé faible dans : Da'îf At-Tirmidhî (page : 387).
75- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre le mal de mon ouïe, contre le mal de ma vue, contre le mal de ma langue, contre le mal de mon cœur et contre le mal de mon sperme. » [38]. [38] Rapporté par Abû Dâwud (n°1551) ; At-Tirmidhî (n°3492) ; An-Nassâ'î (n°5470) et d'autres. Al Albânî l'a authentifié dans : Saḥîḥ At-Tirmidhî (3/166) et dans : Saḥîḥ An-Nassâ'î (3/1108).
76- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de toi contre la dépigmentation, la folie, la lèpre et les mauvaises maladies. » [39]. [39] Rapporté par Abû Dâwud (n°1554) ; An-Nassâ'î (n°5493) et Ahmad (3/192). Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh An-Nassâ'î (3/1116) et dans : Sahîh At-Tirmidhî (3/184).
77- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre les comportements, les œuvres et les passions blâmables. » [40]. [40] Rapporté par At-Tirmidhî (n°3591) ; Ibn Hibbân (n°2422) (Mawârid) ; Al Hâkim (1/532) ; et At-Tabarânî dans : Al Kabîr (19/19 - n°36). Et Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh At-Tirmidhî (3/184).
78- « Ô Allah ! Certes, Tu es Pardonneur, Généreux, Tu aimes le pardon, alors pardonne-moi. » [41]. [41] Rapporté par At-Tirmidhî (n°3513) ; An-Nassâ'î dans : As-Sunan Al Kubrâ (n°7712). Et Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh At-Tirmidhî (3/170).
79- « Ô Allah ! Certes, je Te demande de faire les actes de bien, de délaisser les actes répréhensibles et d’aimer les pauvres ! Et [je Te demande] de me pardonner et de me faire miséricorde et, si Tu veux soumettre un peuple à la tentation, alors fais-moi mourir en m’épargnant cette épreuve ! Je Te demande Ton amour, l’amour de celui qui T’aime et l’amour d’une œuvre qui me rapproche de Ton amour. » [42]. [42] Rapporté par Ahmad avec cette expression (5/243) ; At-Tirmidhî (n°3235) dans des termes similaires et il l'a déclaré bon. Il a dit : "J'ai interrogé Muhammad Ibn Ismâ'îl - c'est-à-dire : Al Bukhârî - et il a dit : " C'est un hadith bon-authentique. " À la fin du hadith, le Prophète ﷺ a dit : « C'est une vérité, étudiez-la et apprenez-la. » Rapporté par Al Hâkim (1/521) et Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh At-Tirmidhî (3/318).
80- « Ô Allah ! Certes, je Te demande tout le bien : le bien immédiat et le bien futur, ce que j’en ai connu et ce que j’en ignore. Et je me réfugie auprès de Toi contre tout le mal : le mal immédiat et le mal futur, ce que j’en ai connu et ce que j’en ignore. Ô Allah ! Certes, je Te demande le bien de ce que Ton serviteur et Ton Prophète T’a demandé et je me réfugie auprès de Toi contre le mal de ce dont Ton serviteur et Ton Prophète s'est réfugié. Ô Allah ! Certes, je Te demande le Paradis ainsi que toute parole ou œuvre qui en rapproche et je me réfugie auprès de Toi contre l’Enfer, ainsi que contre toute parole ou œuvre qui en rapproche. Et je Te demande que tout décret que Tu as décrété soit un bien en ma faveur. » [43]. [43] Rapporté par Ibn Mâjah (n°3846) dont c'est l'expression ; Ahmad (6/134) dont l'expression est celle du deuxième ajout. Al Hâkim l'a authentifié et Adh-Dhahabî l'a approuvé (1/521) avec l'expression du premier ajout. Et Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh Ibn Mâjah (2/327).
81- « Ô Allah ! Protège-moi par l'Islam en étant debout, protège-moi par l'Islam en étant assis, protège-moi par l'Islam en étant allongé. Et ne fais pas qu'un ennemi ou un envieux se réjouisse de mon malheur. Ô Allah ! Certes, je Te demande tout bien, ses réserves sont dans Ta main. Et je me réfugie auprès de Toi contre tout mal, ses réserves sont dans Ta main. » [44]. [44] Rapporté par Al Hâkim (1/525). Al Hâkim l'a authentifié et Adh-Dhahabî l'a approuvé. Et Al Albânî l'a déclaré bon dans : Sahîh Al Jâmi' (2/398) et dans : Silsilah As-Sahîhah (4/54 - n°1540).
82- « Ô Allah ! Attribue-nous une part de Ta crainte qui s'interpose entre nous et Tes désobéissances, une part de Ton obéissance qui nous fasse atteindre Ton Paradis et de la certitude qui nous allège les malheurs de ce bas monde. Ô Allah ! Fais-nous jouir de notre ouïe, notre vue et notre force aussi longtemps que Tu nous maintiens en vie, et fais que ceci soit ce qu'il reste de nous. Fais que notre vengeance soit contre quiconque nous a opprimés et secours-nous contre quiconque nous a été hostiles. Fais que notre malheur ne soit pas dans notre religion, que ce bas-monde ne soit pas notre plus grande préoccupation ni la somme [ultime] de notre science. Et ne nous fais pas être dominé par quiconque ne nous fait pas miséricorde. » [45]. [45] Rapporté par At-Tirmidhî (n°3502). Al Hâkim (1/528) l'a authentifié et Adh-Dhahabî l'a approuvé ; Ibn As-Sunnî (n°446). Et Al Albânî l'a déclaré bon dans : Sahîh At-Tirmidhî (3/168) et dans : Sahîh Al Jâmi' (1/400).
83- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre la lâcheté, je me réfugie auprès de Toi contre l’avarice, je me réfugie auprès de Toi contre le fait de revenir au plus vil âge, et je me réfugie auprès de Toi contre la tentation de ce bas monde et le châtiment de la tombe. » [46]. [46] Al Bukhârî (n°2822).
84- « Ô Allah ! Pardonne-moi mes fautes, mon ignorance, mes excès dans mon affaire et ce dont Tu es bien plus connaisseur que moi. Ô Allah ! Pardonne-moi ma légèreté, mon sérieux, mon erreur involontaire et volontaire et tout cela vient de ma part. » [47]. [47] Unanimement Reconnu Authentique : Al Bukhârî (n°6398) et Muslim (n°2719).
85- « Ô Allah ! Certes, j'ai été injuste envers moi-même, à de nombreuses reprises, et nul ne pardonne les péchés à part Toi ; pardonne-moi donc d'un pardon de Ta part, et fais-moi miséricorde. Certes, Tu es le Pardonneur, le Miséricordieux. » [48]. [48] unanimement Reconnu Authentique : Al Bukhârî (n°834) et Muslim (n°2705).
86- « Ô Allah ! C’est à Toi que je me suis soumis, c'est en Toi que j'ai cru, en Toi que j'ai placé ma confiance, vers Toi que je suis revenu repentant et par Toi que je me suis disputé ! Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Ta puissance, Il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] excepté Toi, à ce que Tu ne m’égares pas ! Tu es le Vivant, Celui qui ne meurt pas, alors que les djinns et les hommes meurent. » [49]. [49] Unanimement Reconnu Authentique : Al Bukhârî (n°6398) et Muslim (n°2719).
87- « Ô Allah ! Certes, nous Te demandons ce qui entraîne Ta miséricorde, ce qui provoque Ton pardon, la préservation de tout péché, le butin de toute [oeuvre de] bonté, le gain du Paradis et la délivrance du Feu. » [50]. [50] Al Hâkim (1/525) qui l'a authentifié et Adh-Dhahabî a été d'accord avec lui ; Al Bayhaqî dans : Les invocations (n°206). Voir : Al Adhkâr (page : 340), de Nawawî dont le vérificateur 'Abd Al Qâdir Al Arna'ût l'a jugé bon.
88- « Ô Allah ! Pardonne aux croyants et aux croyantes. »[51]. [51] En raison du hadith de 'Ubâdah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « J'ai entendu le Prophète ﷺ dire : « Quiconque implore le pardon pour les croyants et les croyantes, Allah lui inscrit pour chaque croyant et croyante une bonne action. » Rapporté par Aṭ-Ṭabarânî dans : Al-Kabîr (5/202 - n°5092) et (3/334 - n°2155) et Al Haythamî a jugé sa chaîne de transmission bonne dans : Majma' Az-Zawâ'id (10/210). Et Al Albânî l'a jugé bon dans : Ṣaḥîḥ Al Jâmi' (5/242 - n°5902).
89- « Ô Allah ! Pardonne-moi mon péché, élargis-moi ma demeure et bénis-moi dans ce que Tu m'as pourvu. » [52]. [52] Rapporté par Ahmad (n°16599 - n°23114 - n°23188) et At-Tirmidhî (n°3500). Les correcteurs du Musnad (27/144 - 38/145 - 38/197) ont dit : « Ce hadith est bon par d'autres voies. »
90- « Ô Allah ! Certes, je Te demande de Ta grâce et de Ta miséricorde ; en effet, nul ne les possède excepté Toi. » [53]. [53] Rapporté par At-Tabarânî. Et Al Haythamî a dit dans : " Majma' Az-Zawâ'id " (10/159) : « Les rapporteurs sont ceux du Sahîh, à l'exception de Muhammad Ibn Ziyâd qui est digne de confiance. » Et Al Albânî l'a authentifié dans : " Sahîh AlJâmi' " (1/404 - n°1278).
91- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre la sénilité, la chute, la destruction, l'angoisse, la noyade et l'incendie. Je me réfugie auprès de Toi d'être bouleversé par Satan au moment de la mort. Je me réfugie auprès de Toi de mourir dans Ton sentier en tournant le dos [lors du combat]. Je me réfugie auprès de Toi de mourir en étant mordu ou piqué [par un serpent ou un scorpion]. » [54]. [54] Rapporté par Abû Dâwud (n°1552) et An-Nassâ'î (n°5531 - n°5532). Al Albânî l'a authentifié dans : Saḥîḥ An-Nassâ'î (3/1123) et dans : Saḥîḥ Sunan Abî Dâwud (1/425).
92- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre la faim ; en effet, c’est un mauvais compagnon de lit et je me réfugie auprès de Toi contre la traîtrise ; en effet, c’est un mauvaise caractéristique intérieure. » [55]. [55] Rapporté par Abû Dâwud (n°1547) et An-Nassâ'î (n°5483). Al Albânî l'a jugé bon dans : Ṣaḥīḥ An-Nassâ'î (3/1112).
93- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre l’impuissance, la paresse, la lâcheté, l’avarice, la sénilité, la dureté de cœur, l’insouciance, la pauvreté, l’humiliation et la misère. Je me réfugie auprès de Toi contre la pauvreté, la mécréance, la débauche, la dissension, l’hypocrisie, la recherche de renommée et l’ostentation. Je me réfugie auprès de Toi contre la surdité, le mutisme, la folie, la lèpre, le vitiligo et les mauvaises maladies. » [56]. [56] Rapporté par An-Nassâ`î (n°5493) et Al Hâkim (1/530). Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh Al Jâmi' (1/406) et dans : Irwâ` Al Ghalîl (n°852).
94- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre la pauvreté, l'indigence et l'avilissement ; et je me réfugie auprès de Toi de commettre une injustice ou d'en subir une. » [57]. [57] Rapporté par Abû Dâwûd (n°1544) et An-Nassâ'î (n°5475). Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh An-Nassâ'î (3/1111) et dans : Sahîh Al Jâmi' (1/407). Et ce qui est entre crochets chez Ibn Hibbân (Mawârid). Al-Albânî l'a authentifié dans : Sahîh Mawârid Az-Zamân (2/455).
95- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre un mauvais voisin dans une demeure de sédentarisation ; en effet, le voisin de la brousse se déplace. » [58]. [58] Rapporté par Al Bukhârî dans : Al Adab Al Mufrad (n°117) et Al Hâkim (1/532) qui l'a authentifié. Adh-Dhahabî a été d'accord avec lui. Rapporté [aussi] par Nassâ'î (n°5517) et Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh Al Jâmi' (1/408) et dans : Sahîh An-Nassâ'î (3/1118).
96- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre un cœur qui ne se recueille pas, contre une invocation qui n'est pas entendue, contre une âme qui ne se rassasie pas, et contre une science qui n'est pas bénéfique. Je me réfugie auprès de Toi contre ces quatre choses. » [59]. [59] Rapporté par At-Tirmidhî (n°3482) et Abû Dâwud (n°1549). Et Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh Al Jâmi' (n°1295) et dans : Sahîh An-Nassâ'î (3/1113).
97- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre un mauvais jour, une mauvaise nuit, une mauvaise heure, un mauvais compagnon et un mauvais voisin dans une demeure de sédentarisation. » [60] [60] Rapporté par At-Tabarânî et Al Haythamî a dit dans : Az-Zawâ'id (10/144) : « Ses narrateurs sont ceux du Sahîh ». Et Al Albânî l'a déclaré bon dans : Sahîh Al Jâmi' (1/411 - n°1290).
98- « Ô Allah ! Certes, je Te demande le Paradis et je cherche asile auprès de Toi contre l'Enfer » (trois fois) [61]. [61] Rapporté par At-Tirmidhî (n°2572), Ibn Mâjah (n°3340) et An-Nasâ'î (n°5536). Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh At-Tirmidhî (2/319) et dans : Sahîh An-Nasâ'î (3/1121) dont l'expression est : « Quiconque demande à Allah le Paradis, trois fois, le Paradis dit : « Ô Allah ! Fais-le entrer au Paradis. » Et quiconque cherche refuge contre l'Enfer, trois fois, l'Enfer dit : « Ô Allah ! Accorde-lui refuge contre l'Enfer. »
99- « Ô Allah ! Instruis-moi dans la Religion. » [62]. [62] Ceci est indiqué dans la version d'Al Bukhârî et de Muslim concernant l'invocation du Prophète ﷺ en faveur d'Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée tous les deux). Al Bukhârî (n°143) et Muslim (n°2477).
100- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre le fait de T'associer quoi que ce soit que je connais et j'implore Ton pardon pour ce que je ne connais pas. » [63] [63] Rapporté par Ahmad (4/403) ; Ibn Abî Chaybah (10/337) ; et At-Tabarânî dans : Al Mu'jam Al Awsat (4/284). Et Al Albânî l'a déclaré bon dans : Sahîh At-Targhîb Wat-Tarhîb (1/19).
101- « Ô Allah ! Fais-moi bénéficier ce que Tu m’as enseigné, enseigne-moi ce qui m’est bénéfique et ajoute-moi de la science. » [64]. [64] Rapporté par At-Tirmidhî (n°3599) et Ibn Mâjah (n°259). Et Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh Ibn Mâjah (1/47).
102- « Ô Allah ! Certes, je Te demande une science bénéfique, une subsistance bonne et une œuvre acceptée. » [65]. [65] Rapporté par Ibn Mâjah (n°925), An-Nassâ'î dans : 'Amal Al Yawm Wal-Laylah (n°102) et Aḥmad (6/294 et 305). Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh Ibn Mâjah (1/152).
103- « Ô Allah ! Certes, je Te demande, ô Allah, du fait que Tu es l’Unique, le Seul, le Recours Suprême, Celui qui n’a pas enfanté et n’a pas été enfanté, et rien ni personne ne Lui est semblable, de me pardonner mes péchés car Tu es, Toi, le Grand Pardonneur, le Très-Miséricordieux. »[ 66]. [66] Rapporté par An-Nassâ'î (n°1300) dont l'expression [citée ici] est de lui ; An-Nassâ'î dans : Sunan Al Kubrâ (n°7665) ; et Abû Dâwud (n°985). Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh Sunan An-Nassâ'î (1/147).
104- « Ô Allah ! Certes, je Te demande par le fait que la louange T'appartienne. Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Toi [Seul et sans associé], le Bienfaisant, [Ô] Créateur original des cieux et de la Terre ! Ô Possesseur de la Majesté et de la Générosité ! Ô Vivant ! Ô Subsistant par Lui-même [et par Qui tout subsiste] ! Certes, je Te demande [le Paradis et je me réfugie auprès de Toi contre l'Enfer]. » [67]. [67] Rapporté par Abû Dâwud (n°1495) ; Ibn Mâjah (n°3858) ; An-Nassâ'î (n°1299) ; At-Tirmidhî (n°3544). Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh An-Nassâ'î (1/279) et dans : Sahîh Ibn Mâjah (2/329).
105- « Ô Allah ! Certes, je Te demande, du fait que j’atteste qu’il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] excepté Toi, L'Unique, Le Recours Suprême, Celui qui n’a pas enfanté, n’a pas été enfanté et rien ni personne ne Lui est semblable. » [68]. [68] Rapporté par Abu Dâwud (n°985), At-Tirmidhî (n°3475), Ibn Mâjah (n°3857) et Ahmad (5/360). Al Albânî l'a authentifié dans : Saḥîḥ Sunan At-Tirmidhî (3/163).
106- « Seigneur ! Pardonne-moi et accueille mon repentir. Certes, Tu es Celui qui accueille le repentir, le Grand Pardonneur. » [69]. [69] Rapporté par Abû Dâwud (n°1518) ; At-Tirmidhî (n°3434) dont l'expression [citée ici] est de lui ; An-Nassâ'î dans : Al Kubrâ (n°10292) et Ibn Mâjah (n°3814). Al Albânî l'a authentifié dans : Ṣaḥîḥ Ibn Mâjah (2/321) et dans : Ṣaḥîḥ At-Tirmidhî (3/153).
107- « Ô Allah ! Par Ta connaissance de l'Invisible et Ta capacité sur la création, fais-moi vivre tant que Tu as su que la vie est meilleure pour moi et fais-moi mourir si Tu as su que la mort est meilleure pour moi. Ô Allah ! Certes, je Te demande Ta crainte en secret et en public. Je Te demande la parole de vérité dans la satisfaction et la colère. Je Te demande la tempérance en période de richesse et de pauvreté. Je Te demande un délice qui ne tarit pas. Je Te demande une réjouissance de l'œil qui ne s'interrompt pas. Je Te demande la satisfaction après le décret. Je Te demande la vie paisible après la mort. Je Te demande le délice de regarder vers Ton visage, le vif désir de Ta rencontre sans préjudice considérable ni tentation qui égare. Ô Allah ! Embellis-nous de la parure de la foi et fais de nous des guides bien guidés. » [70]. [70] Rapporté par Nassâ'î (n°1305) et Aḥmad (4/264). Et Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh An-Nassâ'î (1/280 et 1/281).
108- « Ô Allah ! Pourvois-moi Ton amour et l'amour de quiconque dont l'amour m'est bénéfique auprès de Toi. Ô Allah ! Ce dont Tu m'as pourvu parmi ce que ce que j'aime, fais-le donc être une [source de] force pour [accomplir] ce que Tu aimes. Ô Allah ! Ce dont Tu m'as privé parmi ce que j'aime, fais-le donc être un temps libre pour moi dans [l'accomplissement de] ce que Tu aimes. » [71]. [71] Rapporté par At-Tirmidhî (n°3491) qui l'a jugé bon. Cheikh 'Abd Al Qâdir Al Arnâ'ût a dit : « Et c'est comme il a dit. » Voir sa vérification de : Jâmi' Al Usûl (4/341).
109- « Ô Allah ! Purifie-moi des péchés et des fautes. Ô Allah ! Nettoie-moi d'elles comme on nettoie le vêtement blanc de l’impureté. Ô Allah ! Purifie-moi avec la neige, la grêle et l'eau froide. » [72]. [72] Rapporté par Muslim (n°476) et An-Nassâ'î (n°400).
110- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre l’avarice, la lâcheté, le vil âge, la tentation de la poitrine et le châtiment de la tombe. » [73]. [73] An-Nassâ'î (n°5469) dont l'expression est : « Le Prophète ﷺ cherchait refuge contre cinq choses : contre l’avarice, la lâcheté, le vil âge, l’épreuve de la poitrine et le châtiment de la tombe. » Rapporté par Abû Dâwûd (n°1539) et jugé bon par Al Arna'ût dans sa vérification de : Jâmi' Al Usûl (4/363).
111- « Ô Allah ! Seigneur de Jibrîl et Mîkâ'îl et Seigneur d'Isrâfîl ! Je me réfugie auprès de Toi contre la chaleur du Feu et contre le châtiment de la tombe. » [74]. [74] Rapporté par Nassâ'î (n°1344) ; Ahmad (6/61) ; et Al Bayhaqî dans : Ad-Da'awât (n°109). Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh An-Nassâ'î (3/1121) et dans : Silsilah As-Sahîha (n°1544).
112- « Ô Allah ! Inspire-moi ma droiture et protège-moi contre le mal de mon âme. » [75]. [75] Rapporté par At-Tirmidhî dont c'est l'expression (5/519 - n°3483). Rapporté de manière similaire par Ahmad (33/197 - n°19992). Et par Al Hâkim (1/510) de manière similaire aussi, qui l'a authentifié, et Adh-Dhahabî l'a approuvé. Les vérificateurs du Musnad ont dit à propos du hadith d'Ahmad (33/197) : « Sa chaîne est authentique selon les conditions des deux Cheikhs. » Quant à l'expression de Tirmidhî, Al Albânî l'a déclaré faible dans : Da'îf At-Tirmidhî (page : 397).
113- « Ô Allah ! Certes, je Te demande une science bénéfique et je me réfugie auprès de Toi contre une science qui n'est pas bénéfique. » [76]. [76] Rapporté par An-Nassâ'î dans : Sunan Al Kubrâ (n°7867) et Ibn Mâjah (n°3843). Al Albânî l'a jugé bon dans : Ṣaḥîḥ Sunan Ibn Mâjah (2/327) dont l'expression est : « Demandez à Allah une science bénéfique et cherchez refuge auprès d'Allah contre une science qui n'est pas bénéfique. »
114- « Ô Allah ! Seigneur des cieux [les sept] et Seigneur de la Terre, Seigneur du Trône immense, notre Seigneur et Seigneur de toute chose, Le Fendeur de la graine et du noyau, le Descendeur de la Torah, de l’Évangile et du Discernement (le Coran). Je me réfugie auprès de Toi contre le mal de toute chose que Tu tiens par son toupet. Ô Allah ! Tu es le Premier, rien n'est avant Toi ; Tu es le Dernier, rien n'est après Toi ; Tu es l'Apparent, rien n'est au-dessus de Toi ; et Tu es le Caché, rien n'est en-dessous de Toi. Rembourse-nous nos dettes et enrichis-nous de la pauvreté. » [77]. [77] Rapporté par Muslim (n°2713), d'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée).
115- « Ô Allah ! Unis entre nos coeurs et réforme ce qu'il y a entre nous. Guide-nous sur les sentiers de la Paix, délivre-nous des ténèbres vers la lumière et écarte-nous des turpitudes, manifestes ou cachées. Ô Allah ! Bénis-nous dans notre ouïe, notre vue, nos cœurs, nos épouses et nos descendances. Permets-nous de nous repentir à toi, certes, Tu es l'Accueillant au repentir, le Très-Miséricordieux. Fais que nous soyons remerciants de Tes bienfaits, nous Te louons pour ceux-ci, nous les accueillons [comme il se doit] et parachève-les en notre faveur. » [78]. [78] Rapporté par Abû Dâwud (n°969) ; Al Hâkim, dont l'expression [citée ici] est de lui (1/265), a dit : « Authentique selon les conditions de Muslim » ; et Adh-Dhahabî a été d'accord avec lui (1/26). Al Albânî l'a authentifié dans : Ṣaḥîḥ Al Adab Al Mufrad (n°630).
116- « Ô Allah ! Certes, je Te demande la meilleure demande, la meilleure invocation, la meilleure réussite, la meilleure œuvre, la meilleure rétribution, la meilleure vie et la meilleure mort. [Ô Allah !] Affermis-moi et alourdis mes balances [lors du Jugement]. Concrétise ma foi et élève mon rang [auprès de Toi]. Accepte ma prière et pardonne mes fautes. Je Te demande les degrés les plus hauts du Paradis. Ô Allah ! Certes, je Te demande [toutes] les portes du bien, leurs fins, leurs ensembles ainsi que son début et sa fin, son aspect apparent et celui dissimulé. Et [je Te demande] les degrés les plus hauts du Paradis. Âmîn ! Ô Allah ! Certes, je Te demande le meilleur de ce que j'entame, le meilleur de ce que fais, le meilleur de ce que j'oeuvre, le meilleur de ce qui est dissimulé, le meilleur de ce qui est apparent. Et [je Te demande] les degrés les plus hauts du Paradis. Âmîn ! Ô Allah ! Certes, je Te demande d’élever mon souvenir, d'abaisser mon fardeau, de réformer mon affaire, de purifier mon cœur et de l'illuminer, de préserver mon sexe [de tout rapport illicite] et de pardonner mon péché. Et je Te demande les degrés les plus hauts du Paradis. Âmîn ! Ô Allah ! Certes, je Te demande de me bénir dans ma personne, mon ouïe, ma vue, mon âme, ma constitution, mon comportement, ma famille, ma vie [ici-bas], ma mort et mon œuvre [toute entière]. [Ô Allah] Accepte mes bonnes actions. Et je Te demande les degrés les plus hauts du Paradis. Âmîn. » [79]. [79] Rapporté par Al Hâkim, d'après Oum Salamah de manière Marfû' (1/520), et il l'a authentifié et Adh-Dhahabî l'a approuvé (1/520) ; Al Bayhaqî dans : Ad-Da'awât (n°225) ; et At-Tabarânî dans : Al Kabîr, (23/326 - n°717).
117- « Ô Allah ! Écarte-moi des mauvais comportements, des mauvais penchants, des mauvaises oeuvres et des mauvaises maladies. » [80]. [80] Rapporté par Al Hâkim (1/523) qui a dit : « Authentique selon les conditions de Muslim » ; et Adh-Dhahabî a été d'accord avec lui (1/532). Rapporté par At-Tabarânî dans : Al Mu'jam Al Kabîr (19/19 - n°36). Et Al Albânî l'a authentifié dans : Ẓilâl Al Jannah (n°13).
118- « Ô Allah ! Contente-moi de ce que Tu m'as pourvu, bénis-le moi et remplace-moi toute chose manquée par un bien. » [81]. [81] Rapporté par Al Hâkim (1/532) qui l'a authentifié et Adh-Dhahabî a été d'accord avec lui (1/510), d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allâh l'agrée) ; Al-Bayhaqî dans : Al-Âdâb (n°1084) et dans : Ad-Da'awât Al Kabîr (n°211). Al Hâfiz Ibn Hajar l'a considéré bon dans : Al-Futûhât Ar-Rabbâniyyah (4/383).
119- « Ô Allah ! Juge-moi d'un jugement facile. » [82]. [82] Rapporté par Ahmad (6/48) et Al Hâkim (1/255) qui a dit : « Authentique selon les conditions de Muslim » et Adh-Dhahabî l'a approuvé (1/255). ʽAïcha (qu'Allah l'agrée) a dit : « Lorsqu'il a terminé, j'ai dit : Ô Prophète d'Allah ! Qu'est-ce que le jugement facile ? » Il a répondu : « C'est le fait qu'Il regarde dans son Livre et qu'Il passe outre [en lui pardonnant]. Ô 'Aïcha ! Ce Jour-là, quiconque discute le jugement sera détruit. Et tout ce qui atteint le croyant, jusque même une épine qui le pique, Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) lui expie à travers cela [ses péchés]. » Dans : Michkât Al Masâbîh, concernant ce hadith, l'érudit Al Albânî a dit : « Sa chaîne de transmission est bonne. »
120- « Ô Allah ! Aide-nous dans Ton rappel, Ton remerciement et à Ta vertueuse adoration. » [83]. [83] Rapporté par Aḥmad (2/299). Al Hâkim (1/499) l'a authentifié et Adh-Dhahabî a été d'accord avec lui, et c'est comme ils ont dit. Il est chez Abû Dâwud (n°1524) et An-Nassâ'î dans : Al Kubrâ (n°9973). Et Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh Al Adab Al Mufrad (n°534).
121- « Ô Allah ! Certes, je Te demande une foi qui n'apostasie pas, un délice qui ne s'épuise et la compagnie de Muhammad ﷺ au plus haut degré du Paradis éternel. » [84]. [84] Rapporté par Ibn Ḥibbân (Mawârid) (page : 604 - n°2436) d’après Ibn Mas'ûd (qu’Allah l’agrée) de manière Mawqûf ; rapporté par Aḥmad par une autre voie (1/386 - n°400) ; An-Nassâ'î dans : 'Amal Al Yawm Wal-Laylah (n°869). Et Al Albânî l'a jugé bon dans : As-Silsilah As-Sahîhah (n°2301).
122- « Ô Allah ! Préserve-moi du mal de mon âme et accorde-moi la résolution vers ce qui est le plus droit dans mes affaires. Ô Allah ! Pardonne-moi ce que j’ai accompli en secret, ce que j’ai accompli en public, ce que j’ai fait par erreur, ce que j’ai fait délibérément, ce que j'ai su et ce que j’ai ignoré. » [85]. [85] Rapporté par An-Nassâ'î dans : Sunan Al Kubrâ (6/246 - n°10830). Al Hâkim (1/510) qui l'a authentifié et Adh-Dhahabî l'a approuvé. Ahmad dans : Al Musnad (4/444) et il est dans le Musnad vérifié (33/197 - n°19992). Al Hâfiz a dit dans : Al Isâbah : « Sa chaîne de transmission est authentique ». Et Al Albânî l'a authentifié dans : Takhrîj Riyâd As-Sâlihîn, dans son commentaire du hadith (n°1495).
123- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre la domination des dettes, la supériorité de l’ennemi et la réjouissance des ennemis [de mon malheur]. » [86]. [86] Rapporté par An-Nassâ`i (n°5475) et Aḥmad (2/173). Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh An-Nassâ`i (3/1113).
124- « Ô Allah ! Pardonne-moi, guide-moi, pourvois-moi et accorde-moi le salut. Je me refugie auprès d'Allah contre l'étroitesse de la situation au Jour de la Résurrection. » [87]. [87] Rapporté par An-Nassâ'î (n°1617) et Ibn Mâjah (n°1356). Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh Sunan An-Nassâ'î (1/356) et dans : Sahîh Ibn Mâjah (1/226).
125- « Ô Allah ! Fais-moi jouir de mon ouïe et de ma vue, et fais qu'ils perdurent. Secours-moi contre quiconque m'opprime et prends ma revanche sur lui. » [88]. [88] Rapporté par At-Tirmidhî (n°3681) ; Al Bukhârî dans : Al Adab Al Mufrad (n°650) ; Al Hâkim (1/523). Authentifié par Al Hâkim et approuvé par Adh-Dhahabî, et Al Albânî l'a déclaré bon dans : Sahîh At-Tirmidhî (3/188).
126- « Ô Allah ! Certes, je Te demande une vie pure, une mort convenable, un retour vers Toi ni avilissant ni déshonorant. » [89]. [89] Rapporté par Al Hâkim (1/541) ; Zawâ'id Musnad Al Bazzâr (2/442 - n°2177) ; At-Tabarânî dans : Ad-Du'â (n°1435). Dans : Majma' Az-Zawâ'id (10/179), Al Haythamî a dit : « La chaîne de transmission de At-Tabarânî est bonne. »
127- « Ô Allah ! À Toi toute la louange. Ô Allah ! Nul ne peut retenir ce que Tu as largement dispensé et nul ne peut dispenser largement ce que Tu as retenu. Il n'y a pas de guide pour quiconque Tu as égaré et il n'y a pas d'égareur pour quiconque Tu as guidé. Nul ne donne ce que Tu as empêché et nul n'empêche ce que Tu as donné. Nul ne rapproche ce que Tu as éloigné et nul n'éloigne ce que Tu as rapproché. Ô Allah ! Étends sur nous [une part] de Ta bénédiction, Ta miséricorde, Ta grâce et Ta subsistance. Ô Allah ! Certes, je Te demande la félicité permanente qui ni ne se modifie ni cesse. Ô Allah ! Certes, je Te demande la félicité le jour de l'indigence et la sécurité le jour de la peur. Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre le mal émanant de ce que Tu nous as donné et le mal émanant de ce dont Tu nous as privés. Ô Allah ! Fais que nous aimions la foi et embellis-la dans nos cœurs. Fais que nous répugnions la mécréance, la turpitude et la désobéissance. Fais que nous soyons parmi les bien-dirigés. Ô Allah ! Fais que nous mourions musulmans et que nous vivions musulmans. Fais-nous rejoindre les vertueux, en n'étant ni avilis ni séduits. Ô Allah ! Combats les négateurs, ceux qui traitent Tes Messagers de menteurs et obstruent Ton sentier. Fais que Ton ignominie s'abatte sur eux et que ton châtiment les atteigne. Ô Allah ! Dieu de la Vérité, combats les négateurs parmi ceux qui ont reçu le Livre [révélé]. [Amîn]. » [90]. [90] Rapporté par Ahmad dont c'est l'expression (3/424 et 24/246 - n°15492) et ce qui est entre crochets est d'Al Hâkim (1/507 et 3/23-24). Rapporté par Al Bukhârî dans : Al Adab Al Mufrad (n°699). Authentifié par Al Albânî dans : Takhrîj Fiqh As-Sîrah (page : 284) et dans : Saḥîḥ Al Adab Al Mufrad d'Al Bukhârî (n°538 - page : 259).
128- « Ô Allah ! Pardonne-moi, fais-moi miséricorde, guide-moi, préserve-moi et pourvois-moi. » [91]. [91] Rapporté par Muslim (n°2696) et (n°2697), et dans une version de Muslim : « En effet, ceux-ci rassemblent pour toi ta vie d'ici-bas et ton au-delà. » Et dans : As-Sunan d'Abû Dâwud (n°850), il a dit : « Lorsque le bédouin s'en alla, le Prophète ﷺ a dit : « Assurément, il a rempli ses deux mains de bien. »
« ...Et panse-moi, et élève-moi. » [92]. [92] Voir : Sunan Ibn Mâjah (n°898) ; Sunan At-Tirmidhî (n°284) ; Sahîh Ibn Mâjah (1/148) ; Sahîh At-Tirmidhî (1/90).
129- « Ô Allah ! Ajoute-nous et ne nous diminue pas. Honore-nous et ne nous humilie pas. Donne-nous et ne nous prive pas. Devance-nous et ne devance pas autrui sur nous. Agréé-nous et sois satisfait de nous. » [93]. [93] Rapporté par At-Tirmidhî (5/326 - n°3173) et Al Hâkim (2/98) qui l'a authentifié. Et cheikh 'Abd Al Qâdir Al Arnâ'ût l'a déclaré bon dans sa vérification de : Jâmi' Al Usûl (11/282 - n°8847).
130- « Ô Allah ! Tout comme tu as parfait ma création, parfais mon comportement. » [94]. [94] Rapporté par Ahmad (1/403 - 6/68 et 155) ; Ibn Ḥibbân (n°2423 – Mawârid) ; Aṭ-Ṭayâlisî (n°374) et Musnad Abî Ya'lâ (n°5075). Al Albânî l'a authentifié dans : Irwâ` Al Ghalîl (1/115 - n°74).
131- « Ô Allah ! Affermis-moi et fais de moi un guide bien guidé. » [95]. [95] Ceci est indiqué par l'invocation du Prophète ﷺ en faveur de Jarîr (qu'Allah l'agrée). Voir : Al Bukhârî (n°6333) ainsi que (n°3020), (n°3036) et autres.
132- « Ô Allah ! Certes, je Te demande la fermeté dans l'affaire, la résolution dans la droiture ; je Te demande ce qui entraîne Ta miséricorde et ce qui provoque Ton pardon. Je Te demande le remerciement pour Ton bienfait, Ta vertueuse adoration. Je Te demande un cœur sain et une langue véridique. Je Te demande [de m'accorder] du bien que Tu connais et je me réfugie auprès de Toi du mal que Tu connais. J'implore Ton pardon de ce que Tu connais, car certes Tu es le Grand Connaisseur des choses invisibles. » [96]. [96] Rapporté par Ahmad (28/338 - n°17114 ; 28/356 - n°17133) ; At-Tirmidhî (n°3407) ; At-Tabarânî dans : Al Mu'jam Al Kabîr avec le même texte (n°7135 - n°7157 - n°7175 - n°7176 - n°7177 - n° 7178 - n°7179 - n°7180) ; Ibn Hibbân dans son Sahîh (3/215 - n°935 ; 5/310 - n°1974). Et il a été jugé bon par Chu'ayb Al Arna'ût dans : Sahîh Ibn Hibbân (5/312) et par les vérificateurs du Musnad (28/338). Al Albânî l'a mentionné dans : As-Silsilah As-Sahîhah (volume : 7 - n°3228) et dans : Sahîh Mawârid Az-Zam'ân (n°2416 - n°2418) en disant : « Authentique par d'autre que lui. »
133- « Ô Allah ! Certes, je Te demande Al Firdaws, le Plus Haut Degré du Paradis. » [97]. [97] Tiré de la parole du Prophète ﷺ : « ...Ainsi donc, lorsque vous demandez à Allah, alors demandez-Lui Al Firdaws ; car c'est le milieu du Paradis et le plus haut du Paradis, et au-dessus de lui se trouve le Trône du Tout-Miséricordieux, et de lui jaillissent les rivières du Paradis. » Al Bukhârî (n°2790) et (n°7423).
134- « Ô Allah ! Renouvelle la foi dans mon cœur. » [98]. [98] Extrait d'un hadith rapporté par 'AbduLlah ibn 'Umar (qu'Allah les agrée tous deux) qui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Certes, la foi s'use à l'intérieur de l'un de vous comme s'use l'habit déchiré. Demandez donc à Allah de renouveler la foi dans vos cœurs. » Rapporté par Al Hâkim (1/4) qui l'a authentifié et Adh-Dhahabi l'a approuvé. Al Haythamî a dit dans : Majma' Az-Zawa'id (1/52) : « Rapporté par At-Tabarânî dans : Al Kabir et sa chaîne de transmission est bonne. » Al Albani l'a jugé bon dans : Silsilat Al Ahâdîth As-Sahîhah (4/113 - n°1585).
135- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre une prière qui n'est pas bénéfique. » [99]. 136- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre un mauvais voisin, contre une épouse qui me fait vieillir avant l'âge de la viellesse, contre un enfant qui devient un seigneur sur moi, contre une richesse qui devient un châtiment pour moi et contre un ami intime rusé dont son œil me voit et son cœur me surveille ; s'il voit une bonne action, il l'enterre ; et s'il voit une mauvaise action, il la diffuse. » [100]. [99] Abû Dâwud (n°1549) et authentifié par Al Albânî dans : Sahîh Sunan Abî Dâwud (1/424). [100] At-Tabarânî dans : Ad-Du'â (3/1425 - n°1339) et Al Albânî dans : Silsilah Al Ahâdîth As-Sahîhah (7/377 - n°3137) qui a dit : « Je dis : Cette chaîne est bonne. Tous ses hommes sont des hommes du recueil de At-Tahdhîb... ».
137- « Ô Allah ! Ne m'avilis pas au Jour de la Résurrection. »[101]. [101] Rapporté par Ahmad dans : Al Musnad (29/596 - n°18056) et les correcteurs du Musnad ont dit : « Sa chaine est authentique. » Rapporté aussi par At-Tabarânî dans : Al-Mu'jam Al Kabîr (3/20 - n°2524) dont l'expression est : « Ô Allah ! Ne m'avilis pas au Jour de la Résurrection et ne m'avilis pas le Jour de l'adversité. »
138- « Ô Allah ! Certes, je Te demande la préservation ici-bas et dans l'au-delà. » [102]. [102] Rapporté par Ibn Mâjah (n°3851). Et Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh Ibn Mâjah (3/259) et dans : Silsilah Al Ahâdîth As-Sahîhah (n°1138).
139- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre une science qui n'est pas bénéfique, une oeuvre qui ne s'élève pas, un cœur qui ne se recueille pas, et une parole qui n'est pas entendue. » [103]. [103] Rapporté par Ibn Hibbân (n°2440) (Mawârid) et Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh Mawârid Az-Zamân (2/454 - n°2066).
140- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre le souci et la tristesse, l'impuissance et la paresse, l'avarice et la lâcheté, le poids de la dette et la domination des hommes. » [104]. [104] Al Bukhârî (n°6363). Anas (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'étais au service du Messager d'Allah ﷺ. Chaque fois qu'il s'arrêtait, je l'entendais souvent dire : Ô Allah ! Certes, je me refugie auprès de Toi... ».
141- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre le châtiment du Feu. Je me réfugie auprès de Toi contre le châtiment de la tombe. Je me réfugie auprès de Toi contre les tentations apparentes et cachées. Et je me réfugie auprès de Toi contre la tentation de l'Antéchrist. » [105]. [105] Muslim (n°2867) dans lequel il y a : « Cherchez refuge auprès d'Allah contre le châtiment de l'Enfer... » [Cherchez refuge auprès d'Allah contre le châtiment de la tombe... »] Et ainsi de suite.
142- « Ô Allah ! Certes, je Te demande le martyre dans Ton sentier. »[106]. [106] Muslim (n°1909). Extrait de la parole du Prophète ﷺ : « Quiconque demande véridiquement à Allah le martyre, Il le fera parvenir aux positions des martyrs même s’il meurt dans son lit. »
143- « Ô Allah ! Pardonne-moi. Ô Allah ! Place-moi au Jour de la Résurrection au-dessus de beaucoup de Tes créatures parmi les gens. Ô Allah ! Pardonne-moi mon péché et fais-moi entrer au Jour de la Résurrection dans une noble entrée. » [107]. [107] Al Bukhârî (n°4323) et Muslim (n°2498). Il est extrait de l'invocation du Prophète ﷺ pour 'Ubayd Abî 'Âmir et de son invocation ﷺ pour Abû Burdah (qu'Allah les agrée tous les deux).
144- « Ô Allah ! Guide-moi parmi quiconque Tu as guidés. Préserve-moi parmi quiconque Tu as préservé. Prends-moi comme allié parmi quiconque Tu as pris comme allié. Bénis-moi dans ce que Tu m’as donné. Protège-moi du mal que Tu as décrété, certes jamais ne sera humilié quiconque Tu as pris comme allié. Béni sois-Tu, notre Seigneur, et sois Exalté. » [108]. [108] Rapporté par Ahmad dans : Al Musnad, (3/249 - n°1723) et les vérificateurs du Musnad (3/249) ont dit : « Sa chaîne [de transmission] est authentique. » Cette version est absolue et non restreinte au Witr comme ceci a été rapporté dans une autre version. En effet, dans cette version, Anas (qu'Allah l'agrée) a dit : « Il nous enseignait cette invocation... ».
145- « Seigneur ! Pardonne-moi ma faute au Jour de la Rétribution. » [109]. [109] Muslim (n°214). Il a été dit au Prophète ﷺ : Ô Messager d'Allah ! Certes, dans la période du paganisme préislamique, Ibn Jud'ân maintenait le lien de parenté et il nourrissait le pauvre. Est-ce que ceci lui sera bénéfique ? Il a répondu : « Non. Ceci ne lui sera pas bénéfique. Certes, il n'a jamais dit un seul jour : Seigneur ! Pardonne-moi ma faute au Jour de la Rétribution. »
146- « Je demande à Allah, l'Immense, Celui dont Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même et par Qui tout subsiste, de me pardonner et je me repens à Lui. » [110]. [110] At-Tirmidhî (n°3577) et authentifié par Al Albânî dans : Sahîh At-Tirmidhî (3/469) : « Quiconque le dit, Allah lui pardonne même s’il a fui lors du paroxysme de la bataille. »
147- « Ô Allah ! Pardonne-moi mon péché, dissipe la rage de mon cœur et protège-moi des tentations égarantes. » [111]. [111] Tiré de l'invocation du Prophète ﷺ en faveur d'Aïcha (qu’Allah l’agrée) : « Ô Allah ! Pardonne-lui son péché, dissipe la rage de son cœur et protège-la des tentations égarantes. » Rapporté par Ibn ʽAsâkir avec sa chaîne de transmission dans : « Al Arbaʽîn fî Manâqib Ummahât Al Mu’minîn » (page : 85), d’après 'Aïcha (qu’Allah l’agrée). Il a dit : « Ce hadith est authentique-bon, d’après le hadith de Baqiyyah ibn Al Walîd. » Rapporté aussi par Ibn As-Sunnî dans : « ʽAmal Al Yawm Wal-Laylah » (n° 457) et dans un autre manuscrit d’Ibn As-Sunnî, il a dit : « Et préserve-moi du Diable » au lieu de : « des tentations égarantes ». Voir son extraction par Al Albânî dans : « Ad-Daʽîfah » (n° 4207). Ce hadith a un support d’après Oum Salamah (qu’Allah l’agrée) chez Ahmad (2/44 - n° 26576) de manière similaire dont l'expression est : « Dis : Ô Allah ! Seigneur de Muhammad, le Prophète ! Pardonne-moi mon péché, dissipe la rage de mon cœur et protège-moi des tentations égarantes tant que Tu nous fais vivre. » Al Haythamî l'a déclaré bon dans : « Majmaʽ Az-Zawâ’id » (10/27) et il est chez At-Tabarânî dans : « Al-Muʽjam Al Kabîr » (23/338 - n° 785) sans l’expression : « Tant que Tu nous fais vivre. » Il a un [autre] support d'après Oum Hânî (qu’Allah l’agrée) qui a dit : « Ô Messager d’Allah ! Enseigne-moi une invocation par laquelle j'invoque [Allah]. » Il a dit : « Dis : Ô Allah ! Pardonne-moi mon péché... » Le hadith. Rapporté par Al Kharâ’itî dans : « Iʽtilâl Al Qulûb » (n° 52) et : « Masâwi’ Al Akhlâq » (n° 323).
148- « Ô Allah ! Fais-moi vivre sur la Tradition (As-Sunnah) de Ton Prophète ﷺ et fais-moi mourir sur sa religion / sa voie et préserve-moi des tentations égarantes. » [112]. [112] Rapporté par Al Bayhaqî dans : Al Kubrâ (5/95) parmi l'invocation d'Ibn ‘Umar de manière Mawqûf et ceci a été transmis par Ibn Al Mulqin dans : Al Badr Al Munîr (6/309) qui, en citant Ad-Diyâ', a dit : « Sa chaine [de transmission] est bonne. » Ibn Mas‘ud (qu’Allah l’agrée) a dit : « Que personne parmi vous ne dise : Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre la tentation. En effet, il n'y a personne qui ne soit exposé à une tentation parce qu'Allah a dit : {Certes, vos biens et vos enfants ne sont qu'une tentation.} [La Tromperie, 64 : 15]. Ainsi donc, quiconque parmi vous cherche refuge, alors qu'il cherche refuge auprès d'Allah contre les tentations égarantes. » Rapporté par Ibn Jarîr dans son Exégèse (13/475 - n°15912) et mentionné par Ibn Battâl dans son explication du Sahîh Al Bukhârî (4/13).
149- « Ô Allah ! Prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad comme Tu as prié sur Abraham et sur la famille d'Abraham. Certes, Tu es digne de louange et de glorification. Et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni Abraham et la famille d'Abraham [dans les mondes]. Certes, Tu es digne de louange et de glorification. » [113]. [113] Al Bukhârî (n°3370). Ce qui est entre crochets provient du hadith d'Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) chez Muslim (n°405).
La louange appartient à Allah, Seigneur des mondes, comme il sied à Sa Majesté et à Son immense Souveraineté. Ô Allah ! Prie sur notre Prophète Muḥammad et salue le ainsi que sa famille, ses Compagnons et ceux qui les suivent en toute vertu jusqu'au Jour de la Rétribution.
Le traitement par les incantations (Ar-Ruqâ)
issu du Livre et de la Tradition [prophétique]
L'indigent vis-à-vis d'Allah (Élevé soit-Il).
Dr. Saïd ibn 'Alî ibn Wahf Al Qaḥtânî (qu'Allah lui fasse miséricorde).
Au Nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
Introduction : L'importance du traitement par le Coran et la Tradition
Certes, la louange appartient à Allah. Nous Le louons, nous recherchons Son aide, nous implorons Son pardon et nous nous réfugions auprès d'Allah contre les maux de nos âmes et les méfaits de nos œuvres. Quiconque Allah guide, personne ne peut l'égarer ; et quiconque Il égare, personne ne peut le guider. Et je témoigne qu'il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah, Seul et sans associé ; et je témoigne que Muḥammad est Son serviteur et Son Messager. Que la prière d'Allah soit sur lui, sa famille, ses Compagnons et quiconque les suit en toute vertu jusqu'au Jour de la Rétribution. Salut sur eux d'une salutation abondante. Ceci étant dit :
Il n'y a aucun doute que le traitement par le noble Coran, et par ce qui a été [authentiquement] attesté du Prophète ﷺ concernant les incantations (Ar-Ruqâ), est un traitement bénéfique et une guérison parfaite. Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) a dit : {Dis : « Il [Le Coran] est pour ceux qui ont cru une guidée et une guérison. »} Sourate : Les Versets Détaillés, 41 : 44. Allah (Glorifié et Élevé soit-Il) a dit : {Et nous faisons descendre du Coran ce qui est guérison et une miséricorde pour les croyants. Mais cela n'ajoute aux mécréants que de la perdition.} Sourate : Le Voyage Nocturne, 17 : 82. Ici, la particule : {... du (Min) ...} est pour montrer le genre ; en effet, le Coran tout entier est une guérison, comme dans le verset précédent [1]. Allah (Glorifié et Élevé soit-Il) a dit : {Ô gens ! Assurément, une exhortation vous est venue, de votre Seigneur, une guérison de ce qui est dans les poitrines, une guidée et une miséricorde pour les croyants.} Sourate : Jonas, 10 : 57. [1] Voir : Al Jawâb Al Kâfî Liman Sa'ala 'An Ad-Dawâ' Ach-Châfî (page : 20), Ibn Al Qayyim.
Ainsi donc, le Coran est la guérison parfaite pour l'ensemble des maux du cœur, du corps, des maux d'ici-bas et de l'au-delà. Cependant, tout le monde n'est pas qualifié ni a la réussite de demander la guérison par le Coran. Lorsque le malade utilise parfaitement le Coran en guise de traitement, il soigne grâce à lui sa maladie avec véracité, foi, acceptation parfaite, croyance ferme, et en remplissant toutes ses conditions, aucune maladie ne pourra jamais lui résister. Comment les maladies pourraient-elles résister à la Parole du Seigneur de la terre et du ciel, qui, si elle descendait sur les montagnes, elle les ferait s'effondrer, ou sur la terre, elle la déchirerait ? Il n'y a donc pas une maladie parmi les maladies des cœurs et des corps pour laquelle le Coran ne montre pas la voie de son traitement, sa cause, et la prévention pour celui qu'Allah lui a pourvu la compréhension de Son Livre. Assurément, Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) a mentionné dans le Coran les maladies des cœurs et des corps, ainsi que la médecine des cœurs et des corps.
Les maladies du cœur sont de deux types : la maladie d'ambiguïté et du doute ; et la maladie du désir et de l'égarement. Allah (Glorifié soit-Il) mentionne les maladies du cœur de manière détaillée et Il mentionne les causes de ces maladies et leur traitement [2]. Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Ne leur suffit-il pas que certes Nous avons fait descendre sur toi le Livre et qu’il leur soit récité ? Certes, dans cela, il y a une miséricorde et un rappel pour des gens qui croient.}. Sourate : L'Araignée, 29 : 51. L'érudit Ibn Al Qayyim (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Quiconque donc le Coran n ele guérit pas, alors Allah ne le guérira pas. Et quiconque le Coran ne lui suffit pas, alors Allah ne lui suffira pas. » [3]. [2] Zâd Al Ma'âd (4/6 et 4/352), d'Ibn Al Qayyim. [3] Zâd Al Ma'âd (4/352).
Quant aux maladies du corps, alors assurément le Coran a orienté vers les principes fondamentaux de leur traitement, ainsi que leurs fondements et leurs règles. Cela parce que les règles de la médecine corporelle se trouvent dans le majestueux Coran et elles se résument en trois points : la préservation de la santé, la prévention contre ce qui est nuisible, et l’élimination des substances nocives et préjudiciables, en déduisant de cela les autres aspects de ces catégories. [4]. [4] Zâd Al Ma'âd (4/6 et 4/352).
Et si le serviteur savait bien se guérir par le Coran, certainement il verrait en cela un effet étonnant dans la guérison rapide.
L'imam Ibn Al Qayyim (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Il m'est arrivé un moment à La Mecque où je suis tombé malade, sans trouver ni médecin ni remède. Je me soignais alors avec la sourate : L'Ouverture (Al Fâtiha), et j'ai constaté un effet étonnant : je prenais une gorgée d'eau de Zamzam, je la récitais plusieurs fois dessus, puis je la buvais, et je trouvais ainsi un rétablissement complète. Ensuite, j'ai commencé à recourir à cela pour de nombreuses douleurs, et j'en ai tiré un immense bénéfice. Je décrivais cela à quiconque se plaignait de douleurs, et beaucoup d'entre eux se rétablissaient rapidement. » [5]. [5] Voir : Zâd Al Ma'âd (4/178) ; Al Jawâb Al Kâfî (page : 21).
De même, le traitement par les incantations prophétiques attestées est parmi le plus bénéfique des médicaments et l'invocation, lorsqu'elle est exempte d'empêchements est parmi la plus bénéfique des causes dans le repoussement du mal et l'obtention de ce que l'on désire. Elle est donc parmi le plus bénéfique des médicaments, plus particulièrement lorsqu'elle est faite avec insistance. Elle est l'ennemi de l'épreuve, elle la repousse et la soigne, elle empêche sa survenue ou l'allège lorsqu'elle est survenue [6] ; en raison de la parole du Prophète ﷺ : « L’invocation est bénéfique pour ce qui est descendu et pour ce qui n’est pas encore descendu. Ainsi donc, serviteurs d’Allah, attachez-vous à l'invocation. » [7]. Et en raison de sa parole ﷺ : « Rien ne repousse le décret divin si ce n'est l'invocation, et rien n'augmente la durée de vie si ce n'est la piété filiale. » [8]. Mais, ici, il y a une affaire à laquelle il convient de prêter attention : les versets, les rappels, les invocations et les conjurations par lesquels on cherche la guérison et on les utilise en guise d'incantations sont bénéfiques et curatifs en eux-mêmes. Cependant, ils nécessitent l'acceptation et la force du sujet ainsi que son effet. Ainsi donc, quand la guérison ne se produit pas, c'est dû à la faiblesse de l'effet du sujet, ou à l'absence d'acceptation de la part du récepteur, ou à un fort mpêchement en lui qui empêche le remède d'agir. En effet, le traitement par les incantations repose sur deux affaires : [6] Voir : Al Jawâb Al Kâfî (pages : 22 à 25). [7] Rapporté par At-Tirmidhî (n°3548) ; Al Hâkim (1/670) ; et Ahmad (n°22044). Et Al Albânî l'a déclaré bon. Voir : Sahîh Al Jâmi' (3/151 - n°3403). [8] Rapporté par Al Hâkim (1/670) et At-Tirmidhî (n°2139). Et Al Albânî l'a déclaré bon dans : Silsilah Al Ahâdîth As-Sahîhah (1/76 - n°154).
La première affaire : du côté du malade. Ceci réside dans la force de sa personne, la véracité de son orientation vers Allah (Élevé soit-Il), et sa croyance catégorique que le Coran est une guérison et une miséricorde pour les croyants, ainsi que dans la formule de refuge correcte dans laquelle le cœur et la langue se sont enfermés ; en effet, ceci est une forme de combat, et le combattant ne peut triompher de son ennemi que par deux affaires :
Que l'arme soit efficace en elle-même et bonne, et que le bras soit fort. En effet, dès lors où l'une de ces deux affaires fait défaut, l'arme ne sera pas d'une grande utilité. Que dire donc si les deux affaires sont toutes les deux absentes : le cœur est dépourvu de l'uUnicité, de la confiance en Allah, de la piété et de l'orientation, sans aucune arme.
La deuxième affaire : du côté de celui qui traite par le Coran et la Sunnah. Il doit aussi posséder ces deux qualités [9] ; et c'est pourquoi Ibn At-Tin (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Les incantations par les sourates protectrices et autres qu'elles parmi les Noms d'Allah constituent la médecine spirituelle. Lorsqu'elles sont prononcées par les pieux parmi les créatures, la guérison est obtenue par la permission d'Allah (Élevé soit-Il) [10]. » [9] Voir : Zâd Al Ma'âd (4/68), et Al Jawâb Al Kâfî (page : 21). [10] Fath Al Bârî (10/196), d'Ibn Hajar.
Les savants se sont unanimement accordés sur l'autorisation des incantations dès lors où trois conditions sont remplies :
La première condition : elle doit être [effectuée] avec la parole d'Allah (Élevé soit-Il), ou avec Ses noms et Ses attributs, ou avec la parole de Son Messager ﷺ.
La deuxième condition : Elle doit être en langue arabe, ou une autre dont on connaît la signification.
La troisième condition : On doit croire que la " Ruqyah " n'a pas d'impact en elle-même, mais c'est par la puissance d'Allah (Élevé soit-Il) [11] et la " Ruqyah " n'est qu'une cause parmi les causes. [11] Voir : Fath Al Bârî (10/195) et Fatâwâ de l'érudit Ibn Bâz (2/384).
En raison de cette immense importance, jai résumé la partie sur les incantations de mon livre : « Le rappel, l'invocation et le traitement par les incantations issu du Livre et de la Tradition (As-Sunnah). » et j'y ai ajouté des bénéfices utiles, si Allah (Élevé soit-Il) le souhaite. Je demande à Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) par Ses plus beaux Noms et Ses plus hauts attributs, qu'Il le rende exclusivement pour Son noble Visage, qu'Il m'en fasse bénéficier, qu'Il en fasse bénéficier quiconque le lit, l'imprime ou contribue à sa diffusion, ainsi que l'ensemble des musulmans. Certes, Il (Glorifié soit-Il) est Garant de cela et Capable de le faire. Que la prière d'Allah, Son salut et Sa bénédiction soient sur notre Prophète Muḥammad, sur sa famille, ses Compagnons et quiconque les suit en toute vertu jusqu'au Jour de la Rétribution.
L'indigent devant Allah (Élevé soit-Il).
Dr. Saïd ibn 'Alî ibn Wahf Al Qaḥtânî (qu'Allah lui fasse miséricorde).
Rédigé le 18 / 6 / 1414 AH.
1- Le traitement de la sorcellerie :
Le traitement divin de la sorcellerie se divise en deux parties :
La première partie : Ce qui permet de se prémunir contre la sorcellerie avant qu'elle ne se produise :
1- Accomplir l'ensemble des obligations, délaisser l'ensemble des interdictions et se repentir de l'ensemble des mauvaises actions.
2- Multiplier la lecture du Noble Coran, de sorte à se fixer une partie [régulière] à lire chaque jour.
3- Se protéger par les invocations, les formules de protection et les rappels prescrits, parmi lesquels : « Au nom d'Allah, Celui grâce à qui rien ne porte préjudice [au serviteur] sur la Terre et dans le ciel. Et Il est Celui qui entend, l'Omniscient. » Trois fois, matin et soir [12], ainsi que la récitation du verset du Marchepied (Ayah Al Kursî) après chaque prière, au moment de dormir, et matin et soir [13]. Ainsi que la lecture de : {Dis : « Il est Allah, Unique. »} Les Deux Protectrices, trois fois, matin et soir, ainsi qu'au moment de dormir, et la parole : " Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah, Seul et sans associé à Lui. À Lui appartient la royauté, à Lui la louange, et Il est Omnipotent sur toute chose. " Cent fois chaque jour [14]. L'assiduité aux rappels du matin et du soir, aux formules d'évocation après les prières, aux rappels du sommeil et du réveil, aux rappels en entrant et en sortant de la maison, aux rappels en montant une monture, aux rappels en entrant et en sortant de la mosquée, à l'invocation en entrant et en sortant des toilettes, à l'invocation pour quiconque voit une personne éprouvée, et autre que cela. J'ai mentionné beaucoup de cela dans : « La Citadelle du Musulman (Hisn Al Muslim) » en fonction des circonstances, des occasions, des lieux et des temps. Il ne fait aucun doute que l'assiduité à cela est parmi les causes qui empêchent d'être atteint par la sorcellerie, le mauvais œil et les djinns, par la permission d'Allah (Élevé soit-Il). C'est aussi parmi les plus grands traitements après avoir été touché par ces fléaux et d'autres [15]. [12] Rapporté par At-Tirmidhî (n°3388), Abû Dâwud (n°5088) et Ibn Mâjah (n°3869). Et Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh Ibn Mâjah (2/332). [13] Rapporté par Al Hâkim qui l'a authentifié et Adh-Dhahabî l'a approuvé (1/562). Al Albânî l'a authentifié dans : Ṣaḥîḥ At-Targhîb Wat-Tarhîb (1/273 - n°658). [14] Al Bukhârî (4/95 - n°3293) et Muslim (4/2071 - n°2691). [15] Voir : Zâd Al Ma'âd (4/126) et Majmû' Fatâwâ de l'érudit Ibn Bâz (3/277). Voir aussi les dix raisons qui repoussent le mal de l'envieux et du sorcier dans la troisième partie du traitement du mauvais œil de ce livre.
4- Manger sept dattes Ajwa à jeun le matin si possible, en raison de la parole du Prophète ﷺ : « Quiconque, au matin, consomme sept dattes 'Ajwa, aucun poison ni sorcellerie ne lui portera préjudice ce jour-là. » [16]. Et le plus parfait est que ce soit des dattes de Médine, de ce qui se trouve entre les deux zones volcaniques, comme mentionné dans le récit de Muslim. Notre éminent Cheikh, l'érudit 'Abd Al 'Azîz ibn 'AbdaLlâh ibn Bâz (qu'Allah lui fasse miséricorde) estime que toutes les dattes de Médine possèdent cette caractéristique, en raison de la parole du Prophète ﷺ : « Quiconque mange sept dattes de ce qui se trouve entre ses deux collines basaltiques [17] au matin... » Le hadith [18]. [16] Al Bukhârî avec Al Fath (10/247 - n°5445) et Muslim (3/1618 - n°2047). [17] « Ses deux collines basaltiques (Lâbatayhâ) » : C'est le duel du mot : " Lâbah " qui désigne une région volcanique, une terre parsemée de pierres noires friables comme si elles avaient été brûlées par le feu. Ici, il s'agit des deux régions volcaniques qui entourent la ville prophétique. Voir : Fayḍ Al Qadîr (2/154) d'Al Munâwî. [18] Muslim (3/1618 - n°2047).
Comme il le considère (qu'Allah lui fasse miséricorde), cela est espéré pour quiconque mange sept dattes, même si elles ne proviennent pas de Médine, de manière absolue.
La deuxième partie : le traitement de la sorcellerie après son atteinte et ceci se divise en plusieurs types :
Le premier type : l'extraction et l'annulation du sort lorsque son emplacement est connu par des moyens permis légalement, et ceci est parmi le plus efficace pour traiter la personne ensorcelée [19]. [19] Voir : Zâd Al Ma'âd (4/124) ; Al Bukhârî avec Al Fath (10/132 - n°5765) ; Muslim (4/1917 - n°2189) ; et Majmû' Fatâwâ (3/228), Ibn Bâz.
Le second type : l'incantation légale, dont en voici parmi ce qui suit [20] : [20] Voir : Fath Al Haqq Al Mubîn Fî 'Ilâj As-Sar' Was-Sihr Wal 'Ayn (page : 138).
Premièrement : On réduit en poudre sept feuilles de jujubier (As-Sidr) vert entre deux pierres ou quelque chose de similaire, puis on verse sur elles suffisamment d'eau pour le lavage, et on lit sur elles :
Je me refugie auprès d'Allâh contre Satan le lapidé. {Allah, il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même et par Qui tout subsiste. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. À Lui appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la Terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît ce qui est devant eux et ce qui est derrière eux, et ils n'embrassent de Sa science que ce qu'Il veut. Son Trône s'étend sur les cieux et la Terre, et leur garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très-Haut.} Sourate : La Vache, 2 : 255.
{Et Nous révélâmes à Moïse: « Jette ton bâton. » Et voilà que celui-ci se mit à engloutir ce qu’ils avaient fabriqué. (117) La vérité éclata et ce qu'ils oeuvraient fut vain. (118) Ils furent donc vaincus et s'en retournèrent humiliés. (119) Et les sorciers se jetèrent prosternés (120) Ils dirent : « Nous avons cru au Seigneur des mondes : (121) le Seigneur de Moïse et Aaron. » (122) } Sourate : Les Murailles, 7 : 117 à 122.
{Et Pharaon a dit : « Amenez-moi tout sorcier savant. » (79) Quand les sorciers vinrent, Moïse leur dit : « Jetez ce que avez à jeter. » (80) Lorsqu’ils jetèrent, Moïse a dit : « Ce avec quoi vous êtes venus est de la sorcellerie ! Certes, Allah l’annulera. Certes, Allah ne réforme pas l'oeuvre des corrupteurs. » (81) Et, par Ses paroles, Allah fait triompher la Vérité, même si les criminels la répugnent. (82) } Sourate : Jonas, 10 : 79 à 82.
{Ils dirent : « Ô Moïse ! Soit tu jettes, soit nous sommes les premiers à jeter. » (65) Il a dit : « Plutôt, jetez ! » Et voilà que leurs cordes et leurs bâtons lui parurent ramper par l’effet de leur sorcellerie. (66) Moïse ressentit alors en lui quelque peur. (67) Nous lui dîmes : « N’aie pas peur ! Certes, c’est toi qui auras le dessus. (68) Et jette ce qu’il y a dans ta main droite ; cela dévorera ce qu’ils ont fabriqué. Ce qu’ils ont fabriqué n’est qu’une ruse de sorcier ; et le sorcier ne réussit pas où qu’il aille. » (69) Alors, les sorciers se jetèrent prosternés et dirent : « Nous avons cru au Seigneur d’Aaron et de Moïse. » (70) } Sourate : Tâ-Hâ, 20 : 65 à 70.
Au Nom d'Allah, Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. {Dis : « Ô vous les infidèles ! (1) Je n’adore pas ce que vous adorez ; (2) Et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore. (3) Et je ne suis pas adorateur de ce que vous avez adoré. (4) Et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore. (5) À vous votre religion, et à moi la mienne. » (6) }
Au Nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. {Dis : « Il est Allah, l’Unique. (1) Allah, le Recours Suprême. (2) Il n’a pas engendré et Il n’a pas été engendré. (3) Et nul ne Lui est égal. » (4) }
Au Nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. {Dis : « Je me réfugie auprès du Seigneur de l’aube naissante. (1) Contre le mal de ce qu’Il a créé. (2) Et contre le mal de l’obscurité lorsqu'elle s'approfondit. (3) Et contre le mal de celles (les sorcières) qui soufflent dans les nœuds. (4) Et contre le mal de l'envieux lorsqu'il envie. » (5) }
Au Nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. {Dis : « Je me réfugie auprès du Seigneur des hommes. (1) le Roi des hommes. (2) Le Dieu des hommes. (3) Contre le mal de celui qui insuffle, le furtif. (4) Celui qui insuffle [le mal] dans les poitrines des hommes. (5) qu’il fasse partie des djinns ou des hommes. » (6) }
Après avoir lu ce qui a été mentionné sur l'eau, on en boit trois fois et on se lave avec le reste, et ainsi le mal disparaît, si Allah (Élevé soit-Il) le souhaite. Et s'il est nécessaire de répéter cela deux fois ou plus, il n'y a pas de mal jusqu'à ce que la maladie disparaisse. Ceci a été souvent expérimenté et Allah a accordé le succès par cela, et c'est bénéfique pour quiconque est empêché d'être avec sa femme. [21] Voir : Fatâwâ Ibn Bâz (3 / 279) ; Fath Al Majîd (page : 346) ; As-Sârim Al Battâr Fît-Tasaddî Lis-Saharah Wal Achrâr (pages : 109-117), de Wahîd 'Abd As-Salâm où il y a une « Ruqyah » utile, longue et bénéfique si Allah (Élevé soit-Il) le souhaite ; Al Musannaf d'Abd Ar-Razzâq (11/13) ; et Fath Al Bârî (10/123), d'Ibn Hajar.
Deuxièmement : On récite la sourate : L'Ouverture ; le verset du Trône ; les deux derniers versets de la sourate : La Vache ; la sourate : La Sincérité ; et les deux sourates protectrices, trois fois ou plus, en soufflant et en essuyant la douleur avec la main droite [22]. [22] Voir : Al Bukhârî avec Al Fath (9/62 - n°5016) ; Muslim (4/1723 - n°2192) ; et Al Bukhârî avec Al Fath (10/208).
Troisièmement : Les formules de protection, les incantations et les invocations globales :
1- Je demande à Allah, le Majestueux, le Seigneur du Trône immense qu'Il te guérisse. (Sept fois) [23]. [23] Rapporté par Abû Dâwud (3/187 - n°3106) ; At-Tirmidhî (2/410 - n°2083). Al-Albânî l'a authentifié dans : Saḥîḥ Al-Jâmi' (5/180 et 322) et dans : Saḥîḥ Sunan Abî Dâwud (2/276).
2- Le malade pose sa main sur l’endroit de son corps qui lui fait mal et dit trois fois : « Au nom d’Allah ! » Ensuite, il dit sept fois : « Je me réfugie auprès d’Allah et de Son omnipotence contre le mal que je ressens et que je crains. » (Sept fois) [24]. [24] Muslim (4/1728 - n°2202).
3- « Ô Allah ! Seigneur des hommes ! Dissipe le mal et guéris ; Tu es le Guérisseur, il n'y a aucune guérison excepté Ta guérison, une guérison qui ne laisse plus de maladie. » [25] [25] Al Bukhârî avec Al Fath (10/206 - n°5750) et Muslim (4/1721 - n°2191).
4- « Je me réfugie auprès des paroles parfaites d'Allah contre tout démon et tout bête venimeuse, et contre tout mauvais œil. » [26]. [26] Al Bukhârî avec Al Fath (6/408 - n°3371).
5- « Je me réfugie par le biais des paroles parfaites d'Allah contre le mal de ce qu'Il a créé. » [27]. [27] Muslim (4/1728 - n°2709).
6- « Je me réfugie par le biais des paroles parfaites d'Allah contre Sa colère, Sa punition, le mal de Ses serviteurs, contre les incitations des diables et qu'ils soient présents à mes côtés. » [28]. [28] Rapporté par Abû Dâwud (n°3893) et At-Tirmidhî (n°3528). Al Albânî l'a déclaré bon dans : Sahîh At-Tirmidhî (3/171).
7- « Je me réfugie par le biais des paroles parfaites d'Allah, celles que ne peut transgresser un pieux ni un dépravé, contre le mal de ce qu'Il a créé, formé et disséminé ; contre le mal de ce qui descend du ciel et de ce qui y remonte ; contre le mal de ce qu'Il a disséminé sur la Terre et de ce qui en ressort ; contre le mal des tentations de la nuit et de la journée ; et contre le mal de tout visiteur sauf d'un visiteur qui est porteur de bien, ô Tout-Miséricordieux. » [29]. [29] Rapporté par Ahmad dans : Al Musnad (3/119 - n°15461) avec une chaîne authentique et Ibn As-Sunnî (n°637). Voir aussi : Majma' Az-Zawâ'id (10/127). Et Al Albânî l'a authentifié dans : Silsilah Al Ahâdîth As-Sahîhah (7/196).
8- « Ô Allah ! Seigneur des sept cieux, Seigneur de la Terre et Seigneur du Trône Immense. Notre Seigneur et Seigneur de toute chose. Le Fendeur de la graine et du noyau, le Descendeur de la Torah, de l’Évangile et du Coran. Je me réfugie auprès de Toi contre le mal de toute chose que Tu tiens par son toupet. Tu es le Premier, rien n'est avant Toi et Tu es le Dernier, rien n'est après Toi. Tu es l'Apparent, rien n'est au-dessus de Toi et Tu es le Caché, rien n'est en-dessous de Toi... » [30]. [30] Muslim (4/2084 - n°2713).
9- « Au nom d'Allah ! Je t'exorcise contre toute chose qui te nuit, contre le mal de toute âme, ou contre un œil envieux. Qu'Allah te guérisse. Au nom d'Allah ! Je t'exorcise. » [31]. [31] Rapporté par Muslim d'après Abû Saïd (qu'Allah l'agrée) (4/1718 - n°2186).
10- « Au Nom d’Allah ! Qu’Il te rétablisse, qu’Il te guérisse de tout mal, et contre le mal d’un envieux lorsqu’il envie, et contre le mal de tout être au mauvais œil. » [32]. [32] Muslim (4/1718 - n°2185), d'après 'Aïcha (qu'Allah l'agrée).
11- « Au nom d'Allah ! Je t'exorcise contre toute chose qui te nuit, contre l'envie d'un envieux, et contre tout être au mauvais œil. Qu'Allah te guérisse. » [33]. [33] Rapporté par Ibn Mâjah (n°3527), d'après 'Ubâdah ibn As-Sâmit (qu'Allah l'agrée), et authentifié par Al Albânî dans : Sahîh Ibn Mâjah (2/268).
Ces formules de protections, ces invocations et ces incantations permettent de traiter la sorcellerie, le mauvais œil, la possession par les djinns et l'ensemble des maladies ; en effet, ce sont des « ruqyah » complètes et bénéfiques par la permission d'Allah (Élevé soit-Il).
Le troisième type : l'évacuation par la saignée (Al Ḥijâmah) au niveau de l'endroit ou du membre où l'effet de la sorcellerie est apparu, si cela est possible. Et si cela n'est pas possible, ce qui a précédemment été mentionné comme traitement suffit, par la louange d'Allah (Élevé soit-Il) [34]. [34] Voir : Zâd Al Ma'âd (4/125). Il existe des types de traitement de la sorcellerie après son apparition qui ne posent pas de problème s'ils ont été essayés et se sont avérés bénéfiques. Voir : Musannaf Ibn Abî Chaybah (7/386-387) ; Fath Al Bârî (10/233-234) ; Musannaf 'Abd Ar-Razzâq (11/13) ; As-Sârim Al Battâr (pages : 194 à 200) ; et : As-Sihr Haqîqatuh Wa Hukmuh, du Dr. Musfir Ad-Damînî (pages : 64 à 66).
Le quatrième type : Les remèdes naturels. Il existe des remèdes naturels bénéfiques, indiqués par le noble Coran et la Tradition purifiée. Lorsqu'une personne les prend avec certitude, véracité et bonne direction, tout en croyant que le bénéfice vient d'Allah, Allah les rend bénéfiques, s'Il (Élevé soit-Il) le souhaite. De même, il existe des remèdes composés d'herbes et ce qui y ressemble basés sur l'expérience. Il n'y a donc pas d'empêchement à en tirer profit légalement, tant qu'ils ne sont pas interdits. [35]. [35] Voir : Fath Al Haqq Al Mubîn Fî 'Ilâj As-Sar' was-Sihr wal 'Ayn (page : 139).
Et parmi les traitements naturels bénéfiques, par la permission d'Allah (Élevé soit-Il), il y a : le miel [36], la graine de nigelle [37], l'eau de Zamzam [38], et l'eau de pluie ; en raison de Sa parole (Élevé soit-Il) : {Et Nous avons fait descendre du ciel une eau bénie.} Sourate : Qâf, 50 : 9. L'huile d'olive, en raison de la parole du Prophète ﷺ : « Consommez l'huile [d'olive] et enduisez-vous en car elle émane d'un arbre béni. » [39]. Il est attesté par la réalité de l'expérience, l'utilisation et la lecture qu'il s'agit de la meilleure huile [40]. [Toujours] Parmi les remèdes naturels, il y a : se laver, être propre et se parfumer [41]. [36] Voir : Fatḥ Al Ḥaqq Al Mubîn (page : 140). Et le traitement par le miel est abordé dans ce livre. [37] Voir : Fath Al Haqq Al Mubîn (page : 141). Et le traitement par la graine noire de nigelle est abordé dans ce livre. [38] Voir : Fath Al Haqq Al Mubîn (page : 144). Et le traitement par l'eau de Zamzam est abordé dans ce livre. [39] Rapporté par Ahmad dans : Al Musnad (3/497 - n°16055) ; At-Tirmidhî (n°1851) ; et Ibn Mâjah (n°3319). Et Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh At-Tirmidhî (2/166). [40] Voir : Fatḥ Al Ḥaqq Al Mubîn dans le traitement de l'épilepsie, la sorcellerie et le mauvais œil (page : 142). [41] Voir : le même ouvrage (page : 145).
2- Traitement du mauvais œil
Les catégories de traitement de l'atteinte du mauvais œil :
La première catégorie : avant l'atteinte et c'est de plusieurs types :
1- La protection et la préservation de quiconque dont on craint pour lui par les rappels, les invocations et les formules de protection prescrites, comme dans la première partie du traitement de la sorcellerie [42]. [42] Voir : ce qui a précédemment été mentionné dans ce livre concernant le traitement de la sorcellerie.
2- Quiconque craint ou a peur d'être atteint par son mauvais œil - lorsqu'il voit chez lui-même, ou dans son argent, ou son enfant, ou son frère, ou autre chose qu'il admire - qu'il invoque donc en sa faveur la bénédiction, en disant : « Ce qu'Allah a souhaité. Il n'y a de force qu'en Allah. Ô Allah ! Bénis-le. » ; en raison de la parole du Prophète ﷺ : « Lorsque l’un de vous voit chez son frère une chose qu'il admire, qu’il invoque donc en sa faveur la bénédiction d’Allah. » [43]. [43] Mâlik dans Al Muwaṭṭa' (2/938) ; Ibn Mâjah (2/1160 - n°3509) ; Aḥmad (4/447 - n°15700). Et Al Albânî l'a authentifié dans : Ṣaḥîḥ Ibn Mâjah (2/265). Zâd Al Ma'âd (4/170) et As-Ṣârim Al Battâr fît-Taṣaddî Li-Saḥara Wal Achrâr (pages : 229 et 252), de Cheikh Waḥîd 'Abd As-Salâm.
3- Cacher les attraits de celui dont on craint le mauvais œil. [44]. [44] Voir : Charḥ As-Sunnah (13/116), d'Al Baghawî ; Zâd Al Ma'âd (4/173), d'Ibn Al Qayyim.
La seconde catégorie : après l'atteinte du mauvais œil, et là encore il y a plusieurs types :
1- Lorsqu'on connaît celui qui a jeté le mauvais œil, on lui ordonne de faire ses ablutions, ensuite la personne atteinte par le mauvais œil doit se laver avec cette eau [45]. [45] Voir : Sunan Abû Dâwud (4/9 - n°5056) et authentifié par Al Albânî dans : As-Silsilah Al Ahâdîth As-Sahîhah (6/61). Zâd Al Ma'âd (4/163). Voir aussi : La prévention et le traitement issus du Coran et de la Tradition de Muhammad Ibn Châyi' (pages : 144-147).
2- L'abondance de la lecture de : {Dis : « Il est Allah, Unique} Les « Deux Protectrices » ; L'Ouverture du Livre (Fâtihah Al Kitâb) ; le verset du Trône ; les derniers versets de la sourate : La Vache ; et les invocations prescrites dans la « Ruqyah » en crachotant et en passant la main droite sur l'endroit de la douleur, comme dans le deuxième type de traitement de la sorcellerie / Paragraphe « c » des numéros 1 à 11 [46]. [46] Voir : ce qui a été mentionné dans le deuxième type de traitement de la sorcellerie de ce livre.
3- « On récite dans de l'eau en postillonant dedans, ensuite le malade en boit et on verse sur lui le reste de l'eau [47]. Ou bien, on récite dans de l'huile et on s'en oint [48]. » Et si la récitation se fait dans de l'eau de Zamzam, alors c'est plus complet si cela est possible [49]. Ou sinon dans de l'eau de pluie [50]. [47] Sunan Abû Dâwud (4/10 - n°3885). Le Prophète ﷺ a fait cela pour Thâbit ibn Qays. Al Albânî l'a jugé faible dans : Da'îf Abî Dâwud (n°836). [48] Rapporté par Ahmad dans : Al Musnad (3/497 - n°16055). Al Albânî l'a authentifié dans : As-Silsilah Al Ahâdîth As-Sahîhah (1/108 - n°379). [49] Voir ce qui a été mentionné dans le quatrième type de traitement de la sorcellerie, dans ce livre. [50] Voir ce qui a été mentionné dans le quatrième type de traitement de la sorcellerie, dans ce livre.
4- Il n'y a pas de mal à ce que des versets du Coran soient écrits pour le malade, ensuite lavés et qu'il les boive [51]. Parmi cela, il y a la sourate : L'Ouverture (Al Fâtihah) ; le verset du Marchepied [La Vache, 2 : 255] ; et les deux derniers versets de la sourate : La Vache (Al Baqarah). {Dis : « Il est Allah, Unique} Les Deux [sourates] Protectrices et les invocations de la Ruqya comme dans le deuxième type de traitement de la sorcellerie, section « b » et « c » des numéros 1 à 11 [52]. [51] Voir : Zâd Al Ma'âd (4/170), d'Ibn Al Qayyim ; Fatâwâ Ibn Taymiyyah (19/64). [52] Voir : le deuxième type de traitement de la sorcellerie, dans ce livre.
La troisième catégorie : L'accomplissement des moyens qui repoussent le mauvais œil de l'envieux, et ils sont comme suit :
1- La recherche du refuge auprès d'Allah contre son mal.
2- La piété envers Allah et la préservation de Son ordre et Son interdit (Glorifié et Élévé soit-Il) : « Préserve Allah et Il te préservera. » [53]. [53] Rapporté par At-Tirmidhî (n°2516). Al Albânî l'a authentifié dans : Ṣaḥîḥ At-Tirmidhî (2/309).
3- La patience sur l'envieux et le pardon envers lui, sans le combattre, ni se plaindre de lui, ni se laisser aller à l'idée de lui nuire.
4- La confiance en Allah. En effet, quiconque place sa confiance en Allah, alors Il lui suffit.
5- Ne pas craindre l'envieux et ne pas remplir pas son cœur de pensées à son sujet. Et ceci est parmi les remèdes les plus bénéfiques.
6 - Se tourner vers Allah, être sincère pour Lui et rechercher Sa satisfaction (Glorifié soit-Il).
7- Le repentir des péchés parce qu'ils donnent pouvoir à ses ennemis sur l'Homme : {Tout malheur qui vous a atteint est dû à ce que vos mains ont accompli. Et Il pardonne beaucoup.} Sourate : La consultation, 42 : 30.
8- L'aumône et la bienfaisance autant que possible ; en effet, cela a un effet étonnant dans l'éloignement du malheur, du mauvais œil et du mal de l'envieux.
9- Éteindre le feu de l'envieux, de l'injuste et de celui qui nuit par la bienfaisance à son égard. Plus il augmente en nuisance, en mal, en injustice et en envie à ton égard, plus tu augmentes en bienfaisance envers lui, en conseil sincère et en compassion pour lui. Ceci n'est accordé qu'à celui qui a une grande part de la faveur d'Allah.
10- Le dépouillement pour l'Unicité et sa sincérité pour le Puissant, le Sage, Celui qui ne porte préjudice en rien ni n'est bénéfique en quoi que ce soit excepté par Sa permission (Glorifié soit-Il). Il est Celui qui réunit tout cela et sur Lui repose le fondement de ces causes. L'Unicité est la forteresse suprême d'Allah, celui qui y entre est parmi ceux qui sont en sécurité.
Voici dix raisons par lesquelles on repousse le mal de l'envieux, du jaloux et du sorcier [54]. [54] Voir : Badâ'i' Al Fawâ'id (2/238-245), d'Ibn Al Qayyim.
3- Le traitement de la possession d'un homme par un djinn.
Le traitement de la personne possédée par un djinn, qui entre en elle et se confond avec elle, se divise en deux catégories :
La première catégorie : avant l'atteinte :
La prévention inclut l'assiduité à l'ensemble des obligations et devoirs, l'éloignement de l'ensemble des interdits, le repentir de l'ensemble des mauvaises actions, ainsi que le fait de se fortifier par les rappels, les invocations et les formules de protections prescrites.
La seconde catégorie : Le traitement après l'entrée du djinn :
La guérison se fait par la lecture du musulman dont le cœur est en accord avec sa langue, et par sa " Ruqyah " pour celui qui est possédé. Et le plus immense traitement est la " Ruqyah " par : l'Ouverture du Livre (Fâtihah Al Kitâb) [55], le verset du Trône, les deux derniers versets de la sourate : La Vache, et : {Dis : « Il est Allah, Unique. » } Et {Dis : « Je me réfugie auprès du Seigneur de l’aube naissante. » } Et {Dis : « Je me réfugie auprès du Seigneur des hommes. »} Avec les postillons sur la personne possédée et la répétition de cela, trois fois ou plus, ainsi que d'autres versets coraniques ; car le Coran tout entier contient une guérison pour ce qui est dans les poitrines, une guérison, une guidée, et une miséricorde pour les croyants [56], et les invocations de la " Ruqyah " comme dans le deuxième type de traitement de la sorcellerie, section « b » et « c » [57]. Dans ce traitement, deux points sont indispensables : [55] Voir : Sunan Abû Dâwud (4/13-14 - n°3896), Ahmad (5/210 - n°21835) et authentifié par Al Albânî dans : Silsilah Al Ahâdîth As-Sahîhah (n°2028). [56] Voir : Al Fatḥ Ar-Rabbânî Tartîb Al Musnad de l'Imam Ahmad (17/183). [57] Voir : le deuxième type de traitement de la sorcellerie, de ce livre.
Le premier concerne la personne possédée par la force de son âme, la véracité de son orientation vers Allah, et dans la formule de refuge correcte dans laquelle le cœur et la langue se sont enfermés.
Et le second point concerne le guérisseur, qui doit également être ainsi. En effet, l'arme dépend de celui qui la manie [58]. [58] Voir : La longue et utile Ruqya dans : As-Sârim Al Battâr (pages : 109-117), de cheikh Wahid Abd As-Salam. Voir : Zâd Al Ma'âd (4/66-69), d'Ibn Al Qayyim. Voir aussi : Éclaircissement de la vérité sur l'entrée du djinn dans l'humain et réponse à ceux qui nient cela, de l'érudit 'Abd Al Azîz Ibn AbdaLlah Ibn Bâz (page : 14). Voir encore : Al Fatâwa (19/9-65) et (24/276), d'Ibn Taymiyyah. Voir enfin : La prévention et le traitement issu du Livre et de la Tradition (pages : 66-69), de Muhammad Ibn Chây'a ; Comment chasser les djinns de la maison : prévention et traitement (page : 59), de Muhammad ibn Châya' ; Le monde des djinns et des démons (page : 130), d'Al Achqar.
Et si l'appel à la prière est fait à l'oreille de la personne possédée, alors c'est une bonne chose, car le diable s'enfuit de cela [59]. [59] Voir : Fath Al Haqq Al Mubîn Fî 'Ilâj As-Sar' Was-Sihr Wal 'Ayn (page : 112) et Al Bukhârî (n°574).
4- Le traitement des maladies psychologiques :
Le plus grand remède pour les maladies psychologiques [60] et l'étroitesse de la poitrine se résume à ce qui suit : [60] Voir à ce sujet : Asbâb Charh As-Sadr dans : Zâd Al Ma'âd (2/23-28) ; et : Kitâb Al Wasâ'il Al Mufîdah Lil Hayât As-Sa'îdah de l'érudit 'Abd Ar-Rahmân Ibn Nâsir As-Sa'dî (qu'Allah lui fasse miséricorde).
1- La guidée et le monothéisme sont des sources de paix intérieure, tandis que l'égarement et le polythéisme sont parmi les plus grandes causes de l'étroitesse de la poitrine.
2- La lumière de la foi véridique qu'Allah insuffle dans le cœur du serviteur, accompagnée de l'œuvre vertueuse.
3- Acquérir la science bénéfique. Plus la science du serviteur s'élargit, plus sa poitrine s'épanouit et s'élargit.
4- Retourner repentant vers Allah et revenir vers Lui (Glorifié soit-Il). L'aimer de tout son cœur, se tourner vers Lui et se délecter dans Son adoration.
5- Être assidu et régulier dans le rappel d'Allah en toute circonstance et en tout lieu a un impact étonnant sur l'épanouissement de la poitrine, la félicité du cœur et la dissipation du souci et du chagrin.
6- Être bienfaisant avec les créatures par les différents types de bienfaisance et leur apporter ce qui peut leur être bénéfique. En effet, l'individu généreux et bienfaisant est celui dont la poitrine est la plus épanouie, l'âme la plus pure et le cœur le plus doux.
7- Être courageux. En effet, l'homme courageux a la poitrine épanouie et le cœur large.
8- Extraire du cœur les impuretés [61] et les caractéristiques blâmables qui causent son étroitesse et son tourment, comme : l'envie, l'inimitié, la rancune, l'hostilité, l'animosité et l'oppression. Il est attesté que le Prophète ﷺ a été interrogé sur les meilleures personnes, alors il a dit : « Chaque personne au cœur pur et à la langue véridique. » Ils dirent : « Nous connaissons la langue véridique, mais qu'est-ce qu'au cœur pur ? » Il répondit : « C'est celui qui est pieux, pur, sans péché, sans injustice, sans rancune, et sans envie. » [62]. [61] Le vice d'une chose est : un défaut qui la corrompt. [62] Rapporté par Ibn Mâjah (n°4216). Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh Ibn Mâjah (2/411).
9- Délaisser les excès de regard, de parole, d'écoute, de fréquentation, de nourriture et de sommeil ; en effet, délaisser cela est parmi les causes de l'épanouissement de la poitrine, de la félicité du cœur, et de la dissipation de son souci et de son chagrin.
10- S'occuper par une œuvre ou une science utile et bénéfique, car elle distrait effectivement le cœur de ce qui l'a inquiété.
11 - Se focaliser sur l'œuvre du jour présent en la détachant des préoccupations liées au futur et de la tristesse liée au passé. Ainsi, le serviteur s'efforce dans ce qui lui est bénéfique dans sa religion et sa vie mondaine. Il demande à son Seigneur la réussite de son objectif et il cherche Son assistance pour cela ; en effet, cela le console du souci et de la tristesse.
12- Regarder quiconque est en dessous de soi et ne pas regardez quiconque est au-dessus de soi : en matière de santé et ses corollaires mais aussi de subsistance et ses suites.
13- Oublier ce qui est passé en termes de désagréments qu'il n'est pas possible de repousser ; ainsi, on ne doit pas y penser de manière absolue.
14 - Lorsque le serviteur est atteint par une quelconque calamité, alors il doit s'efforcer de l'alléger en estimant la pire des probabilités concernant ce à quoi aurait pu aboutir son affaire et la repousser en fonction de sa capacité.
15- Être fort dans son cœur, sans se laisser perturber ni réagir face aux illusions et aux imaginations que suscitent les mauvaises pensées, ni se mettre en colère en ne s'attendant pas à la disparition des choses aimées ni à l'apparition des désagréments ; plutôt, la personne confie son affaire à Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) tout en accomplissant les causes bénéfiques et en demandant à Allah le pardon et la préservation.
16 - Le cœur de la personne doit se reposer sur Allah, avoir confiance en Lui et la bonne pensée à Son égard de Lui (Glorifié et Élevé soit-Il) ; en effet, quiconque place sa confiance en Allah n'est pas affecté par les illusions.
17 - L'individu doué de raison sait que sa véritable vie est une vie de bonheur et de tranquillité, et qu'elle est certes très courte. Par conséquent, il ne la raccourcit pas par des soucis et des troubles redondants, car cela est contraire à sa vie en bonne santé.
18 - Lorsque le serviteur est touché par un désagrément, qu'il compare les bienfaits religieux et mondains qu'il a déjà obtenus à ce qui l'a touché comme désagrément. Lors de cette comparaison, nombre de bienfaits dans lesquels il se trouve lui apparaîtront clairement. Tout comme il doit comparer entre ce dont il craint la survenue comme préjudices et les nombreuses probabilités qu'il a d'en être préservés. Il ne doit donc pas laisser une probabilité faible dominer un grand nombre de probabilités fortes. Ainsi, par cela, son souci et sa peur se dissipent.
19- Il doit savoir que les nuisances des gens ne lui portent pas préjudice, plus particulièrement dans leurs paroles malveillantes ; plutôt, elles leur portent préjudice à eux. Ainsi donc, il ne doit y accorder aucune attention ni pensée de sorte qu'elles ne lui portent pas préjudice.
20- Il doit orienter ses pensées vers ce qui lui est bénéfique dans sa religion et sa vie mondaine.
21- Le serviteur ne recherche pas la reconnaissance pour le bien qu'il a prodigué et la bienfaisance dont il a fait preuve excepté qu'auprès d'Allah. Il sait que ceci est une transaction de sa part avec Allah. Par conséquent, il ne se préoccupe pas du remerciement de celui qu'il a gratifié : {En fait, nous vous nourrissons uniquement pour le Visage d'Allah ; nous ne voulons de vous ni récompense, ni reconnaissance.} Sourate : L'Homme, 76 : 9.
22- Faire des choses bénéfiques doit être placer entre les deux yeux du serviteur ainsi qu'œuvrer en vue de leur réalisation sans se retourner sur les affaires nuisibles. Ainsi, on ne doit pas occuper son esprit et sa pensée avec ces affaires.
23- Régler les affaires dans l'instant et se libérer pour l'avenir de sorte à accomplir les affaires futures avec force tant en réflexion qu'en action.
24- Choisir parmi les œuvres bénéfiques et les sciences utiles les plus importantes, en particulier celles pour lesquelles le désir est intense. Chercher assistance auprès d'Allah, ensuite Le consulter. Et lorsque l'intérêt de la chose est concrétisé et que le serviteur est déterminé, alors il doit placer sa confiance en Allah (Exalté et Magnifié soit-Il).
25 - Mentionner les bienfaits d'Allah, qu'ils soient apparents ou cachés ; en effet, les connaître et les mentionner est une cause par laquelle Allah repousse du serviteur le souci et l'anxiété, et cela incite le serviteur au remerciement.
26- Bien se comporter avec l'épouse, le proche parent, le collègue, et toute personne avec qui on a une relation ; et lorsque tu trouves en eux un défaut, alors considère leurs qualités et fais la comparaison. En observant cela, la [bonne] compagnie perdure et la poitrine s'épanouit ; c'est pourquoi le Prophète ﷺ a dit : « Qu’un croyant ne haïsse pas une croyante ! S’il répugne quelque chose en elle, il en apprécie une autre ! » [63]. [63] Muslim (2/1091 - n°1469).
27- Invoquer pour l’amélioration de toutes les affaires, et la plus immense d'entre elles : « Ô Allah ! Améliore-moi ma religion, celle qui est une protection de mon affaire ; améliore-moi ma vie d'ici-bas, celle dans laquelle il y a ma subsistance quotidienne ; améliore-moi mon au-delà, celui vers lequel il y a ma destination finale ; fais que la vie d’ici-bas soit, pour moi, une augmentation de tout bien en ma faveur ; et fais que la mort soit, pour moi, un repos contre tout mal. » [64]. Il en est de même : « Ô Allah ! C’est Ta miséricorde que j'espère ; ne me laisse donc pas livré à moi-même, ne serait-ce l'instant d'un clin d’œil, et améliore-moi ma situation en entier. Il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] excepté Toi. » [65]. [64] Muslim (4/2087 - n°2720). [65] Abû Dâwud (4/324 - n°5090) ; Ahmad (5/42 - n°0430). Al Albânî l'a authentifié dans : Saḥîḥ Al Jâmi' (n°3388) et il l'a jugé bon dans : Saḥîḥ Sunan Abî Dâwud (3/251).
28- Combattre dans le sentier d'Allah ; en raison de la parole du Prophète ﷺ : « Luttez dans le sentier d'Allah ; en effet, la lutte dans le sentier d'Allah est une porte parmi les portes du Paradis, par laquelle Allah sauve du souci et du chagrin. » [66]. [66] Rapporté par Ahmad (5/314, 316, 319, 326, 330 - n°21624 - n°22680 - n°22732) ; Al Hâkim l'a authentifié et Adh-Dhahabî a été d'accord avec lui (2/75). Et Al Albânî l'a authentifié dans : Silsilah Al Ahâdîth As-Sahîhah (2/274).
Et ces causes et moyens constituent un traitement bénéfique pour les maladies psychologiques, et parmi les plus grands traitements pour l'anxiété psychologique pour quiconque les médite et les applique avec véracité et sincérité. Certains savants ont traité de nombreux cas et maladies psychologiques avec ces moyens, et Allah en a accordé un immense bénéfice. [67]. [67] Voir : Muqaddimah Al Wasâ'il Al Mufîdah Lil Hayât As-Sa'ïdah (5ème édition / Page : 6).
5- Traitement de la plaie et de la blessure.
Lorsque quelqu’un était souffrant, ou avait une plaie, ou une blessure, le Prophète ﷺ faisait ainsi avec son doigt - Sufyân posa son index sur le sol, puis le releva - et il disait : « Au Nom d’Allah ! La terre de notre sol et la salive de l’un d’entre nous, on guérit par cela notre malade, par la permission de notre Seigneur. » [68]. [68] Al Bukhârî avec Al Fath (10/206 - n°5745) et Muslim (4/1724 - n°2194).
La signification du hadith est : Il prend de sa propre salive sur son index, puis il la pose sur la terre, alors elle s'y attache à quelque chose puis il essuie avec en passant sur l'endroit blessé ou malade, en disant ces paroles lors de l'essuyage. [69]. [69] Voir : Charh An-Nawawî 'Alâ Sahîh Muslim (14/184) et Fath Al Bârî (10/208), d'Ibn Hajar. Voir l'explication détaillée du hadith dans Zâd Al Ma'âd (4/186-187).
6- Le traitement du malheur
{Aucun malheur n’atteint la Terre ni vos personnes, sans qu'il ne soit [consigné] dans un Livre avant que Nous ne l’ayons créé ; certes, cela est facile pour Allah ; (22) afin que vous ne desésperiez pas pour ce que vous avez raté, ni que vous vous réjouissiez pour ce qu’Il vous a donné. Et Allah n’aime pas tout présomptueux plein de gloriole. (23) } Sourate : Le Fer, 57 : 22-23.
2- {Aucun malheur n'atteint [l’homme] excepté par la permission d’Allah. Et quiconque croit en Allah, [Allah] guide son cœur. Et Allah est Omniscient de toute chose.} Sourate : La Déconvenue, 64 : 11.
3- « Pas un serviteur n'est atteint d'un malheur et dit : « Certes, nous appartenons à Allah et, certes, c'est vers Lui que nous retournons. Ô Allah ! Récompense-moi dans mon malheur et accorde-moi mieux en compensation pour celui-ci. » sans qu'Allah (Élevé soit-Il) ne le récompense pour son malheur et ne lui accorde meilleur en compensation. » [70]. [70] Muslim (2/633 - n°918).
4- « Lorsque l’enfant d’un serviteur meurt, Allah (Élevé soit-Il) demande à Ses Anges : " Avez-vous saisi [l’âme de] l’enfant de Mon serviteur ? " Ils répondent : " Oui. " Il continue : " Avez-vous saisi le fruit de son cœur ? " Ils répondent : " Oui. " Il poursuit : " Qu’est-ce que Mon serviteur a dit ? " Ils disent : Il T’a loué et il est revenu [vers Toi] en prononçant « Al Istirja' » [71] Alors, Allah dit : Construisez pour Mon serviteur une maison au Paradis et appelez-la : La Maison de la Louange. » [72]. [71] C'est-à-dire : Il a dit : « Louange à Allah. Certes, nous appartenons à Allah et, certes, c'est vers Lui que nous retournons. » [72] Tirmidhî (n°1021) et Al Albânî l'a considéré bon dans : Saḥîḥ At-Tirmidhî (1/298).
5- Allah (Élevé soit-Il) dit : « Lorsque j’enlève à mon serviteur croyant un être cher de cette vie d'ici-bas, et qu’il escompte de Moi [la récompense], Je n’ai d’autre rétribution pour lui que le Paradis. » [73]. [73] Al Bukhârî avec Al Fath (11/242 - n°6424).
6- Et le Prophète ﷺ a dit à un homme dont le fils était mort : « N'aimerais-tu pas qu'à chaque porte du Paradis où tu te présentes, tu le trouves qu'il t'attende ? » [74]. [74] Aḥmad (n°15595) ; An-Nassâ'î (4/23) : Livre des funérailles / Chapitre de l'ordre d'escompter la récompense et de patienter lors de la survenue d'un malheur (n°1870) et sa chaîne de transmission est authentique selon les conditions du Sahîh. Ibn Ḥibbân (8/209) l'a authentifié ainsi qu'Al Albânî dans : Sahîh At-Targhîb Wat-Tarhîb » (n°2007). Voir : Fatḥ Al Bârî (11/243).
7- « Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) dit : « Lorsque J’éprouve Mon serviteur dans les deux choses qu’il aime le plus [c'est-à-dire : ses yeux] et qu’il se montre patient [et escompte la récompense], Je lui donne le Paradis en compensation de leur perte. » [75]. [75] Al Bukhârî avec Al Fatḥ (10/116 - n°5653) et ce qui est entre crochets est tiré du Sunan At-Tirmidhî (n°2400). Voir : Saḥîḥ At-Tirmidhî (2/286).
8- « Pas un musulman n'est atteint par une nuisance : une maladie ou autre que cela, sans qu'à travers cela Allah lui fasse tomber ses mauvaises actions comme les arbres perdent leurs feuilles. » [76]. [76] Al Bukhârî avec Al Fath (10/120 - n°5648) et Muslim (4/1991 - n°2571).
9- « Pas un musulman n'est piqué par une épine ou quoi que ce soit au-dessus sans qu'on ne lui écrive pour cela un degré et on lui efface une faute. » [77]. [77] Muslim (4/1991 - n°2572).
10- « Le croyant n'est pas atteint par un éreintement [78], une peine [79], un mal, une tristesse, jusqu'à un souci qui le tracasse [80] sans qu’à travers cela on ne lui expie ses mauvaises actions. » (81]. [78] L’éreintement (Al Waṣab) : la douleur permanente, d’où la parole d’Allah (Élevé soit-Il) : {Et ils auront un châtiment permanent ('Adhâb Wâṣib).} C’est-à-dire : Un châtiment continu et établi. Voir : Charh Nawawî ['Alâ Sahîh Muslim] (16/130). [79] La peine (An-Nasab) : la fatigue (At-Ta'b). [80] il a été dit : « يَهُمُّه » avec la marque du " a " sur la lettre " Ya " et celle du " ou " sur la lettre " Ha ". Il a [aussi] été dit : « يُهَمه » avec la marque du " ou " sur la lettre " Ya " et celle du " a " sur la lettre " Ha ". C'est-à-dire : Ceci le chagrine. Et les deux sont corrects. Voir : Charh Nawawî 'Alâ Sahîh Muslim (16/130). [81] Muslim (4/1993 - n°2573).
11- « Certes, la grandeur de la rétribution est proportionnelle à la grandeur de l’épreuve. Et, certes, lorsqu’Allah aime des gens, Il les éprouve. Ainsi, quiconque est satisfait [du décret d’Allah] aura la satisfaction [d’Allah] ; et quiconque est courroucé subira le courroux [d’Allah]. » [82] [83]. [82] Rapporté par At-Tirmidhî (n°2396) ; Ibn Mâjah (n°4031). Et Al Albânî l'a déclaré bon dans : Sahîh At-Tirmidhî (2/286). [83] On dit : le courroux et la colère sont l'opposé de la satisfaction. Il s'est courroucé, c'est-à-dire : il s'est mis en colère, donc il est courroucé. Il l'a courroucé, c'est-à-dire : il l'a mis en colère. On dit : il a dédaigné son don, c'est-à-dire : il l'a trouvé insuffisant et cela ne l'a pas satisfait. Il s'est courroucé, il a éprouvé du courroux, comme dans le verbe : " se fatiguer " et : As-Sukhṭ " avec la voyelle " ou " est un nom dérivé de ce terme... Je l'ai courroucé, je me suis courroucé contre lui, et je l'ai mis en colère, donc il s'est courroucé, comme je l'ai mis en colère, donc il s'est mis en colère, tant sur le fond que sur la forme. Voir : As-Sihah / Racine : Sa-Kha-Ṭa et : Al Misbâh Al Munîr / Racine : Sa-Kha-Ṭa.
12- « ...les épreuves ne cesseront d’atteindre le serviteur [84] jusqu’à ce qu'il marche sur la terre vierge de tout péché ! » [85]. [84] C'est-à-dire : l'individu musulman. [85] Rapporté par Tirmidhî (n°2698) et Ibn Mâjah (n°4023). Et Al Albânî l'a déclaré bon dans : Sahîh At-Tirmidhî (2/286).
7- Traitement du souci et de la tristesse :
1 - Aucun serviteur n'est atteint par un souci ou une tristesse et il dit : « Ô Allah ! Je suis Ton serviteur, fils de Ton serviteur, fils de Ta servante, mon toupet est dans Ta main. Ton jugement s'accomplit sur moi, Ton décret sur moi est juste. Je Te demande par tout Nom qui T'appartient, par lequel Tu T'es nommé Toi-même, ou que Tu as révélé dans Ton Livre, ou que Tu as enseigné à l'une de Tes créatures, ou que Tu as gardé secret dans Ta science de l'Inconnu, de faire du Coran le printemps de mon cœur, la lumière de ma poitrine, la dissipation de ma tristesse et la disparition de mon souci. » Quiconque dit cela, Allah dissipe sa tristesse et son souci, et les lui remplace par une réjouissance. » [86]. [86] Rapporté par Ahmad (1/391 - n°3712) et Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh At-Targhîb wat-Tarhîb (n°182).
2- « Ô Allah ! Certes, je me réfugie auprès de Toi contre le souci et la tristesse, l'impuissance et la paresse, l'avarice et la lâcheté, le poids de la dette et la domination des hommes. » [87]. [87] Al Bukhârî (7/158 - n°2893). Le Prophète ﷺ multipliait cette invocation, voir : Al Bukhârî avec Fath (11/173).
8- Traitement de l’angoisse
1- « Il n’y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah, Le Majestueux, L'Indulgent. Il n’y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah, Le Seigneur du Trône majestueux. Il n’y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah, Le Seigneur des Cieux, Le Seigneur de la Terre et Le Seigneur du noble Trône. » [88]. [88] Al Bukhârî (7/154 - n°6346) et Muslim (4/2092 - n°2730).
2- « Ô Allah ! C’est Ta miséricorde que j'espère, ne me laisse donc pas à moi-même, ne serait-ce l'instant d'un clin d’œil, et améliore-moi ma situation. Il n’y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Toi. » [89]. [89] Abû Dâwud (4/324 - n°5092) et Ahmad (5/42 - n°20430). Al Albânî l'a jugé bon dans : Irwâ' Al Ghalîl (3/357) ainsi qu'Al Arna'ût dans sa vérification du Musnad (34/75).
3- « Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Toi ! Gloire à Toi ! Certes, j'ai été parmi les injustes. » [90]. [90] Rapporté par At-Tirmidhî (5/529 - n°3505). Al Hâkim l'a authentifié et Adh-Dhahabî l'a approuvé (1/505). Et Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh At-Tirmidhî (3/168).
4- « Allah, Allah est mon Seigneur, je ne Lui associe rien. » [91]. [91] Abû Dâwud (2/87 - n°1525). Al Albânî l'a authentifié dans : Saḥîḥ Ibn Mâjah (2/335) et dans : Saḥîḥ At-Tirmidhî (4/196).
9- Traitement du malade pour lui-même :
« Pose ta main sur l’endroit de ton corps qui te fait souffrir et dis trois fois : " Au nom d’Allah ! " Ensuite, dis sept fois : " Je me réfugie auprès d’Allah et de Son omnipotence contre le mal dont je souffre et dont je me méfie. » [92]. [92] Muslim (4/1728 - n°2202).
10 - Le traitement du malade lors de sa visite.
« Il n'est pas de serviteur musulman qui visite un malade dont le terme n’est pas encore venu et dit sept fois : Je demande à Allah, le Majestueux, le Seigneur du Trône majestueux, de te guérir, sans qu'il ne soit guéri. » [93]. [93] Rapporté par At-Tirmidhî (n°2083) et Abû Dâwûd (n°3893). Et Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh At-Tirmidhî (2/210) et dans : Sahîh Al Jâmi' (5/180).
11- Traitement de l'inquiétude et de la panique durant le sommeil
« Je me réfugie par le biais des paroles parfaites d'Allah : contre Sa colère, Son châtiment, le mal de Ses serviteurs, contre les incitations des diables et contre leur présence à mes côtés. » [94]. [94] Abû Dâwud (4/12 - n°3893) et Al Albânî l'a jugé bon dans : Sahîh At-Tirmidhî (3/171).
12- Traitement de la fièvre
Le Prophète ﷺ a dit : « La fièvre provient de l’ardeur de l’Enfer. Par conséquent, refroidissez-la avec de l’eau. » [95]. [95] Rapporté par Al Bukhârî avec Al Fath (10/174 - n°3264) et Muslim (4/1733 - n°2210).
13- Le traitement de la piqûre et de la morsure.
1- On lit la sourate : L'Ouverture [Al Fâtiḥah] tout en rassemblant la salive et en la crachant sur la piqûre [96]. [96] Al Bukhârî avec Al Fath (10/208) Livre de la médecine / Chapitre de la " Ruqyah " du Prophète ﷺ.
2- On l'essuie avec de l'eau et du sel, tout en lisant : {Dis : « Ô vous les infidèles ! »} Les Deux [sourates] Protectrices [97]. [97] Rapporté par At-Tabarânî dans : Al Mu'jam As-Saghîr (2/830) et Al Haythamî a jugé sa chaîne de transmission bonne dans : Majma' Az-Zawâ'id (5/111) ; et Al Albânî l'a authentifié dans : Silsilah Al Ahâdîth As-Sahîhah (n°548).
14- Le traitement de la colère
Le traitement de la colère se fait par deux méthodes :
La première méthode : La prévention
Elle se réalise en évitant les causes de la colère, parmi lesquelles : l'orgueil, la vanité, la fierté, l'avidité blâmable, la plaisanterie inappropriée, la légèreté, et ce qui ressemble à cela.
La deuxième méthode : le traitement lorsque la colère est survenue
Il est restreint à quatre types :
- Chercher refuge auprès d'Allah contre Satan le lapidé.
- Effectuer ses ablutions.
- Changer l'état dans lequel se trouve la personne en colère : en s'asseyant, ou en s'allongeant, ou en sortant, en s'abstenant de parler, ou autre que cela.
- Se remémorer ce qui a été rapporté concernant la récompense de contenir sa rage, et ce qui a été rapporté concernant la conséquence de la colère, à savoir l'abandon. [98]. [98] Voir ce détail avec ses preuves authentiques dans : Âfât Al-Lisân (page : 110-112) et Al Hikmah Fî Da'wah Ilâ Allah (page : 64-66) de l'auteur.
15- Le traitement par la graine de nigelle
Le Prophète ﷺ a dit : « Dans la graine noire, il y a une guérison pour chaque mal, excepté la mort. » Ibn Chihâb a dit : « As-Sâm désigne : la mort et la graine noire : Ach-Chûnîz. » [99]. La graine noire possède de très nombreux avantages. Et sa parole : « Une guérison pour chaque mal. » est semblable à Sa parole (Élevé soit-Il) : {Qui détruit toute chose par l'ordre de son Seigneur.} Sourate : Les Dunes, 46 : 25. C'est-à-dire : Toute chose est encline à la destruction et de ses semblables. [100] [99] Al Bukhârî avec Al Fath (10/143 - n°5688) et Muslim (1735 - n°2215). [100] Voir : Zâd Al Ma'âd (4/297) et At-Tibb Min Al Kitâb Was-Sunnah (page : 88), de l'érudit Muwaffaq Ad-Dîn 'Abd Al-Latîf Al-Baghdâdî.
16- Le traitement par le miel
[1] Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) a dit en mentionnant Les Abeilles : {De leur ventre, sort une boisson, aux couleurs variées, dans laquelle il y a une guérison pour les gens. Certes, dans cela, Il y a un signe pour des gens qui réfléchissent.} Sourate : Les Abeilles, 16 : 69.
2- Le Prophète ﷺ a dit : « La guérison se trouve dans trois choses : dans une incision de la ventouse, ou dans une gorgée de miel, ou dans une cautérisation par le feu, mais j'interdis à ma communauté de recourir à la cautérisation. » [101]. [101] Al Bukhârî avec Al Fath (10/137 - n°5681). Voir : Fawâ'id Al 'Asal dans : Zâd Al Ma'âd (4/50-62) et At-Tibb Min Al Kitâb Was-Sunnah (page : 129-136), de l'érudit Muwaffaq Ad-Dîn 'Abd Al-Latîf Al-Baghdâdî.
17 - Le traitement par l'eau de Zamzam
Le Prophète ﷺ a dit au sujet de l'eau de Zamzam : « Certes, elle est une bénédiction ; certes, elle est une nourriture savoureuse [et une guérison contre toute maladie]. » [102]. [102] Muslim (4/1922 - n°2473) ; et ce qui est entre crochets est chez : Al Bazzâr (2/86) ; et Al-Bayhaqî dans : As-Sunan Al Kubrâ (5/147) ; et At-Tabarânî dans : Al-Mu'jam Al Awsat (3/247) ; et sa chaîne de transmission est authentique. Voir : Majma' Az-Zawâ'id (3/286).
2- D'après Jâbir (qu'Allah l'agrée) et remontant au Prophète ﷺ : « L'eau de Zamzam est pour ce pour quoi elle est bue. » [103]. [103] Ibn Mâjah (n°3062) et autres. Et Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh Ibn Mâjah (2/183) et Irwâ' Al Ghalîl (4/320).
3 - Il est attesté que le Prophète ﷺ « transportait de l'eau de Zamzam [dans des récipients et des outres] [104] et il la versait sur les malades et leur en donnait à boire. » [105]. Ibn Al Qayyim (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Assurément, j'ai expérimenté, ainsi que d'autres que moi, des choses étonnantes en cherchant la guérison par l'eau de Zamzam, et je m'en suis servi pour me soigner de plusieurs maladies, et je me suis rétabli [106] - par la permission d'Allah. » [107]. [104] Outre / Récipient en peau (Al Idâwah) : Qui purifie. Le pluriel est : Al Adâwâ. Voir : Mukhtâr As-Sihâh (1/11). [105] Rapporté par Tirmidhî (1/180 - n°963) et Al Bayhaqî (5/202). Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh At-Tirmidhî (1/284) et Silsilah Al Ahâdîth As-Sahîhah (2/572 - n°883) ; et : Zâd Al Ma'âd (4/392). [106] Et les personnes qui ne sont pas du Hedjaz disent : « Je suis rétabli. » Voir : An-Nihâyah fî Gharîb Al Ḥadîth (1/111). [107] Zâd Al Ma'âd (4/178 et 393).
18- Le traitement des maladies du cœur
Les cœurs sont [de] trois [types] :
1- Un cœur sain : c'est celui dont la personne qui viendra à Allah avec sera sauvée au Jour de la Résurrection. Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Le jour où ni argent ni enfants ne seront d’aucune utilité (88) excepté quiconque viendra à Allah avec un cœur sain. (89) } Sourate : Les Poètes, 26 : 88-89.
Le coeur sain est celui qui est exempt de tout désir contredisant l'ordre d'Allah et Son l'interdiction, et de tout doute s'opposant Sa parole. Ainsi, il est exempt de l'asservissement à autre que Lui et il est exempt de prendre pour juge un autre que Son Messager ﷺ.
En somme, le cœur sain et correct est celui qui est exempt de toute forme d'association à autre qu'Allah ; plutôt, sa servitude est exclusivement vouée à Allah par : volonté, amour, confiance, retour repentant, humilité, crainte et espoir. Ses oeuvres sont sincèrement pour Allah. S'il aime, il aime pour Allah ; s'il déteste, il déteste pour Allah ; s'il donne, il donne pour Allah ; s'il retient, il retient pour Allah. Tout son souci est donc pour Allah, tout son amour est pour Allah, son intention est pour Lui, son corps est pour Lui, ses œuvres sont pour Lui, son sommeil est pour Lui, son éveil est pour Lui, son discours est le Sien et parler de Lui est plus doux pour lui que toute autre conversation. Ses pensées gravitent autour de ce qui Le satisfait et de ce qu'Il aime [108]. Nous demandons à Allah (Élevé soit-Il) ce cœur. [108] Voir : Ighâthah Al-Lahfân Min Masâ'id Ach-Chaytân (1/7 et 73), d'Ibn Al-Qayyim (qu'Allah lui fasse miséricorde).
2- Le cœur mort : Il est l'opposé du premier, c'est celui qui ne connaît pas son Seigneur et ne L'adore pas selon Son ordre ni ce qu'Il aime et agrée ; plutôt, il s'arrête à ses désirs et ses plaisirs, même s'ils entraînent le courroux de son Seigneur et Sa colère. Il se consacre à autre qu'Allah par amour, peur, espoir, satisfaction, courroux, vénération et humiliation. S'il déteste, il déteste pour sa passion ; s'il aime, il aime pour sa passion ; s'il donne, il donne pour sa passion ; s'il retient, il retient pour sa passion. La passion est son imam, le désir est son guide, l'ignorance est son conducteur, et l'insouciance est sa monture [109]. Nous nous réfugions auprès d'Allah contre ce cœur. [109] Voir : Ighâthah Al-Lahfân Min Masâ'id Ach-Chaytân (1/9).
3- Le cœur malade : c'est un cœur qui a une vie, mais qui est aussi atteint d'un mal. Il est alimenté par deux sources : l'une le soutenant à un moment, l'autre à un autre moment, et il est dominé par celle qui prédomine sur lui. Il contient de l'amour pour Allah (Élevé soit-Il), de la foi en Lui, de la sincérité envers Lui, et de la confiance en Lui, qui sont la matière de sa vie. Mais il contient aussi de l'amour pour les désirs, de l'avidité à les obtenir, de l'envie, de l'orgueil, de la vanité, de l'amour de la domination, de la corruption sur la terre par le pouvoir, de l'hypocrisie, de l'ostentation, de l'avarice et de la cupidité, qui sont la matière de sa destruction et de sa ruine [110]. Nous nous réfugions auprès d'Allah contre ce cœur. [110] Voir : Ighâthah Al-Lahfân (1/9).
Le traitement du cœur contre l'ensemble de ses maladies est contenu dans le Noble Coran.
Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Ô hommes ! Une exhortation vous est venue, de votre Seigneur, une guérison de ce qui est dans les poitrines, un guide et une miséricorde pour les croyants.} Sourate : Jonas, 10 : 57. Et Il (Exalté et Magnifié soit-Il) a dit : {Et Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants. Mais, ceci ne fait qu’accroître la perdition des injustes.} Sourate : Le Voyage Nocturne, 17 : 82.
Les maladies du coeur sont de deux types :
Un premier type qui ne fait pas souffrir son porteur dans l'immédiat, c'est la maladie de l'ignorance, des ambiguïtés et des doutes. Ceci est le plus douloureux des deux types, mais en raison de la corruption du cœur, il ne le ressent pas.
Un second type : une maladie douloureuse dans l'instant, comme : le souci, le chagrin, la tristess et la rage ; cette maladie peut disparaître grâce à des remèdes naturels en éliminant ses causes et autres. [111]. [111] Voir : Ighâthah Al-Lahfân (1/44).
Le traitement du cœur se fait par quatre affaires :
La première affaire : par le noble Coran. En effet, il est une guérison pour ce qui se trouve dans les poitrines de doute, et il élimine ce qui s'y trouve de polythéisme, de souillure de la mécréance, et des maladies des ambiguïtés et des désirs. Il est une guidée pour quiconque connaît la vérité et oeuvre sur elle ainsi qu'une miséricorde pour ce qu'il procure aux croyants comme rétribution immédiate et ultérieure. Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) a dit : {Est-ce que celui qui était mort et que Nous avons ramené à la vie et à qui Nous avons assigné une lumière grâce à laquelle il marche parmi les gens, est pareil à celui qui est dans les ténèbres sans pouvoir en sortir ? Ainsi, on a enjolivé aux mécréants ce qu’ils oeuvraient.} Sourate : Les Bestiaux, 6 : 122.
La deuxième affaire : Le cœur a besoin de trois choses :
1- Ce qui préserve sa force : cela est par la foi, l'œuvre vertueuse, et une oeuvre personnifiée par des actes d'obéissance.
2- La préservation contre les préjudices, en évitant l'ensemble des péchés et toutes sortes d'infractions.
3- Le fait de se débarrasser de toute matière nuisible, et cela par le repentir et la demande de pardon.
La troisième affaire : le traitement de la maladie du cœur due à la domination de l'âme sur lui :
Il y a deux remèdes : se juger et aller à l'encontre de l'âme. Se juger se divise en deux types :
Le premier type : avant l'oeuvre. Il u a quatre stations :
1- Est-il capable d'accomplir cette oeuvre ?
2- L'accomplissement de cette oeuvre est-il meilleur pour lui que son délaissement ?
3- Cette oeuvre est-elle accomplie pour rechercher le Visage d'Allah ?
4- Cette oeuvre est-elle soutenue ? A-t-elle des assistans qui l'aident et la secourent si l'œuvre a besoin d'assistants ? Si la réponse est affirmative : il s'engage, sinon, il ne s'y engage jamais.
Le second type : Après l'oeuvre, et cela se divise en trois types :
1- Se juger soi-même concernant une obéissance dans laquelle la personne a manqué au droit d'Allah (Élevé soit-Il) car il ne l'a pas accomplie de la manière requise. Parmi les droits d'Allah (Élevé soit-Il), il y a : la sincérité, le conseil, le suivi, la contemplation de la bienfaisance, la reconnaissance de la grâce d'Allah sur lui dans cela, et la prise de conscience de son propre manquement après tout cela.
2- Se juger soi-même pour chaque oeuvre dont le délaissement aurait été meilleur pour lui que son accomplissement.
3- Se juger soi-même concernant une affaire permise ou habituelle qu'il n'a pas accomplie, et se demander s'il l'a faite pour Allah et la Demeure Dernière, auquel cas il sera gagnant, ou s'il l'a faite pour ce bas-monde, auquel cas il sera perdant.
En somme, en premier, cela consiste à se juger soi-même concernant les obligations, ensuite à les parfaire si elles sont incomplètes, puis à se juger de nouveau concernant les interdits. Si l'on reconnaît avoir commis l'un d'eux, on le rattrape par le repentir et l'imploration de l'absolution, ensuite pour ce que ses membres ont accompli, et enfin pour l'insouciance. [112]. [112] Voir : Ighâthah Al-Lahfân (1/136).
La quatrième affaire : Le traitement de la maladie du cœur contre la domination de Satan sur lui :
Satan est l'ennemi de l'homme, et la délivrance de son emprise réside dans ce qu'Allah a légiféré en matière de recherche de refuge. Le Prophète ﷺ a réuni la recherche du refuge contre le mal de l'âme et contre celui de Satan. Il ﷺ a dit à Abû Bakr (qu'Allah l'agrée) : « Dis : « Ô Allah ! Créateur des cieux et de la terre, Connaisseur de l'invisible et du visible, Seigneur et Maître de toute chose, je témoigne qu'il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Toi. Je me réfugie auprès de Toi contre le mal de mon âme, contre le mal du diable et son polythéisme, et contre le fait de me causer du tort à moi-même ou d'en causer à un musulman. » Dis-le lorsque tu parviens au matin, lorsque tu parviens au soir et lorsque tu tu mets au lit. » [113]. [113] Rapporté par At-Tirmidhî (n°3392) et Abû Dâwud (n°5058). Al Albânî l'a authentifié dans : Sahîh At-Tirmidhî (3/142).
La recherche du refuge [auprès d'Allah], la confiance en Allah et la sincérité empêchent le pouvoir de Satan. [114]. [114] Voir : Ighâthah Al-Lahfân (1/145-162).
Qu'Allah prie et salue Son serviteur et Son Messager Muḥammad, ainsi que sa famille, tous ses Compagnons, et quiconque les a suivis en toute vertu jusqu'au Jour de la Rétribution.
L'invocation suivie du traitement par les incantations (Ar-Ruqâ) issues du Livre (Al Kitâb) et de la Tradition (As-Sunnah)
Saïd ibn 'Alî ibn Wahf Al Qaḥṭânî.
Le livre : L'invocation suivie du traitement par les incantations (Ar-Ruqâ) issues du Livre (Al Kitâb) et de la Tradition (As-Sunnah) du Dr. Saïd ibn 'Alî ibn Wahf Al Qahtânî est une référence scientifique solide sur le sujet de l'invocation et du traitement des maladies par les incantations religieuses légales. Le livre passe en revue les invocations tirées du Noble Coran et de la Tradition Prophétique, et explique comment en tirer profit pour la guérison des maladies spirituelles et corporelles. Il aborde également le traitement par les incantations, en insistant sur la nécessité d'une foi profonde et d'une orientation véridique vers Allah (Élevé soit-Il) dans la quête de la guérison, et présente des moyens efficaces pour la prévention et le traitement des maux et des maladies.