Les nobles caractères
L’épître traîte du bon comportement dans sa relation avec Allah et les gens, en clarifiant la nécessité d’accueillir Ses informations et Ses jugements avec acceptation et satisfaction, et de patienter vis-à-vis de Ses décrets. Cette épître présente aussi les domaines du bon comportement dans les relations avec les autres, au regard de : s'abstenir de nuire, être généreux et avoir un visage souriant, en donnant des exemples tirés de l'exquise biographie du Prophète ﷺ.
This PDF is generated automatically from the book's text; its layout may differ from the printed edition.
Les nobles comportements
de l’éminent cheikh, l'érudit,
Muhammad ibn Sâlih Al ‘Uthaymîn
Qu’Allah lui pardonne, ainsi qu’à ses parents et à l’ensemble des musulmans.
Au nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
Allah (Élevé soit-Il) l’a envoyé avec la guidée et la religion de vérité afin de la faire prévaloir sur toute autre religion. Il l’a envoyé à l’approche de l’Heure comme annonciateur de bonne nouvelle et avertisseur, appelant à Allah par Sa permission, tel un flambeau lumineux. Il a transmis le Message, s’est acquitté du dépôt, a conseillé sincèrement la communauté et a combattu pour Allah comme il se doit, jusqu’à ce que lui vienne la certitude. Allah a accordé Sa réussite à ceux de Ses serviteurs qu’Il a souhaités : ils ont répondu à Son appel et ont suivi Sa voie. Et, dans Sa sagesse, Il a délaissé ceux qu’Il a souhaités : ils se sont enorgueillis vis-à-vis de Son obéissance, ont démenti Ses informations et ont renié Son ordre ; ils n’en ont récolté que la perte et l'égarement lointain. Certes, la louange appartient à Allah. Nous Le louons, nous cherchons Son aide, nous implorons Son pardon et nous nous repentons à Lui. Nous nous réfugions auprès d’Allah contre les maux de nos âmes et les mauvaises actions de nos oeuvres. Quiconque Allah guide, alors nul ne peut l’égarer ; et quiconque Il égare, alors nul ne peut le guider. Et j’atteste qu’il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] excepté Allah, Seul et sans associé à Lui, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.
Ceci étant dit : Certes, il m’est agréable - à l’occasion de cette rencontre [1] - de discuter du bon comportement. [1] Cette rencontre a eu lieu au centre d’été de l’Institut Scientifique d’‘Unayzah.
Le comportement — comme le disent les gens de science — est la forme intérieure de l'Homme, car l'Homme présente deux formes :
Une forme extérieure : Un aspect physique selon lequel Allah a façonné son corps. Nous savons tous que cette forme extérieure peut être belle et harmonieuse, laide et disgracieuse, ou se situer entre les deux.
De même, la forme intérieure peut être belle ou mauvaise : c’est ce que l’on appelle le comportement. Le comportement est donc cette disposition intérieure sur laquelle l’être humain a été façonné.
Les comportements sont-ils innés ou acquis ?
La réponse est que les comportements sont, sans aucun doute, pour partie innés et pour partie acquis. Si le comportement peut relever de la nature, il peut aussi s’acquérir : de même qu’une personne peut être naturellement dotée d’un bon comportement beau, elle peut également le développer par l’effort et l’entraînement. C’est pourquoi, le Prophète ﷺ a dit à Al Achajj 'Abd Al Qays : « Certes, tu possèdes deux qualités qu’Allah aime : la mansuétude et la pondération. » Il demanda : « Ô Messager d’Allah ! Est-ce que je les ai acquises par effort de ma part ou Allah m’en a-t-Il doté de manière innée ? » Il répondit : « Plutôt, Allah t’en a doté par nature. » Alors, il a dit : « Louange à Allah qui m’a doté par nature de deux qualités qu’Allah et Son Messager aiment. » [2]. [2] Rapporté par Abû Dâwud : Livre de l'éthique / Chapitre : « La tribu de l’homme » (n°5225), d’après le hadith de Zâri‘ (qu’Allah l’agrée), qui faisait partie de la délégation de ‘Abd Al Qays ; et par At-Tirmidhî : Les portes de la bonté et du lien de parenté / Chapitre : « Ce qui a été rapporté au sujet de la pondération et de la précipitation » (n°2011), d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah les agrée tous deux).
Ceci montre que les comportements louables et émérites peuvent être innés comme ils peuvent être acquis. Toutefois, et sans aucun doute, ce qui est inné est meilleur que ce qui est acquis. En effet, lorsqu’une qualité est naturelle, elle devient chez l’être humain une disposition spontanée, une seconde nature, qu’il n'a pas besoin d'entraînement ni de surcharge, ni il n'a besoin de pratique ni d'artifice. Toutefois, ceci relève de la grâce d’Allah, qu’Il accorde à qui Il souhaite. Quant à quiconque en a été privé - c'est-à-dire : il a été privé de ce comportement de manière innée - alors il lui est possible de l’acquérir par l’effort, l’entraînement et la pratique, comme nous allons le mentionner plus loin, si Allah (Élevé soit-Il) le souhaite.
Une question se pose alors : Laquelle des deux est préférable : une personne qui a naturellement été dotée d’un comportement louable ou celle qui lutte contre elle-même pour l’acquérir ? Laquelle des deux occupe une plus haute position et a une plus immense récompense ?
Nous disons en guise de réponse à cette question qu’il ne fait aucun doute que celui qui possède de manière innée ce comportement est plus complet étant donné qu'il est paré de celui-ci ou étant donné que ce comprtement est présent en lui. Il n’a donc pas besoin pas d’effort dur et pénible et ce comportement ne lui fait pas défaut selon les circonstances et les lieux puisque ce bon comportement est chez lui une chose innée et une disposition naturelle. Quel que soit le moment où tu le rencontres, tu le trouves ayant un bon comportement ; quel que soit le lieu où tu le rencontres, tu le trouves ayant un bon comportement ; et quelle que soit la situation où tu le rencontres, tu le trouves ayant un bon comportement. Ainsi donc, sous cet angle, il est sans aucun doute le plus complet et le plus accompli.
Quant au comportement acquis par le travail sur soi, l’exercice, la pratique et l’entraînement, la personne en est récompensée en raison de la lutte qu’elle mène contre elle-même. Mais, du point de vue de la perfection du comportement, elle reste sensiblement en deçà de la première catégorie.
Lorsque la personne possède ces deux comportements ensemble : une disposition naturelle et un effort d’acquisition, alors cela est ce qu'il y a de plus complet. On distingue donc quatre catégories :
1- Quiconque est privé du bon comportement.
2- Quiconque en est naturellement doté, mais se contente de cette disposition innée.
3- Quiconque en est naturellement doté mais rajoute à cela l'acquisition [par l'effort].
4- Quiconque n’en est pas naturellement doté, mais il l’acquiert par l’effort.
En résumé : du point de vue du bon comportement, quiconque en est naturellement doté est plus complet ; mais, du point de vue de l’effort et de la peine nécessaires pour l’acquérir, alors quiconque y parvient par un travail sur lui-même obtient la récompense de cette lutte intérieure.
Une autre question se pose : Existe-t-il des comportements qui ne soient pas mentionnées dans le Coran et la Tradition ? Et comment les connaître ?
Réponse : le Prophète ﷺ a dit : « Je n’ai été envoyé que pour parachever les nobles comportements. » [3] En effet, toutes les législations précédentes qu’Allah a prescrites à Ses serviteurs appelaient aux comportements émérites. C’est pourquoi, les gens de science ont mentionné que les comportements émérites sont ceux dont l’ensemble des législations révélées ont recommandé l’adoption. Toutefois, cette Législation (Charia) parfaite avec laquelle est venu le Prophète ﷺ contient le parachèvement des nobles comportements. [3] Rapporté par Ahmad (2/381) et par Al Bayhaqî dans : As-Sunan Al Kubrâ (10/233), dont l'expression est de lui, d’après Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée).
Prenons pour exemple la question du talion (Al Qisâs), c'est-à-dire : si quelqu’un commet une agression contre autrui, doit-on lui appliquer le talion ou non ? Les savants ont mentionné que, dans la législation des Juifs, le talion était obligatoire et que la victime n’avait pas d’autre choix ; tandis que, dans la législation des Chrétiens, c’était l’inverse : le pardon était obligatoire. Notre Législation, elle, est venue parfaite sous les deux optiques : elle reconnaît le talion comme le pardon. En effet, faire répondre l’auteur de son acte manifeste de la fermeté et met un frein au mal ; lui pardonner relève, quant à lui, de la bienfaisance, de la bonté et de la faveur accordée à celui à qui on pardonne. Notre Législation — louange à Allah — est donc venue parfaire ces deux dimensions, laissant à l’ayant droit le choix entre pardonner et faire valoir son droit, afin qu’il pardonne lorsque le pardon est préférable et qu’il fasse valoir son droit lorsque cela l’est davantage.
*
Les domaines du bon comportement
Certes, nombre de personnes pensent que le bon comportement est propre à la relation avec les créatures en dehors de la relation avec le Créateur. Toutefois, cette compréhension est incomplète ; en effet, tout comme le bon comportement se manifeste dans notre relation avec les créatures, de même le bon comportement se manifeste aussi dans notre relation avec le Créateur.
Le sujet du bon comportement concerne donc à la fois la relation avec le Créateur (Exalté et Magnifié soit-Il) et celle avec les créatures. Il convient donc de prêter une attention particulière à ce sujet :
Premièrement : le bon comportement dans la relation avec le Créateur (Exalté et Magnifié soit-Il) :
Le bon comportement dans la relation avec le Créateur réunit trois affaires :
1- Accueillir avec véracité les informations d'Allah (Élevé soit-Il).
2- Accueillir Ses jugements en les exécutant et en les appliquant.
3- Accueillir Ses décrets avec patience et satisfaction.
Ces trois choses sont le pivot sur lequel repose le bon comportement avec Allah (Élevé soit-Il).
1- Accueillir avec véracité les informations d'Allah : de sorte que la personne n'éprouve ni doute ni hésitation à déclarer véridique ce qu’Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) informe. Car ce qu’Allah (Élevé soit-Il) nous informe émane d’une science parfaite, et Il est (Glorifié soit-Il) le plus véridique de ceux qui parlent, comme Il l’a dit Lui-même : {...Qui donc est plus véridique qu’Allah en discours ?} [Les Femmes, 4 : 87].
Déclarer véridique les informations d'Allah implique que la personne place une confiance entière en elles, les défende et combatte avec elles pour la vérité, sans laisser le doute ni la suspicion s’insinuer au sujet de ce qu’Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) et Son Messager ﷺ ont informé.
Lorsque le serviteur se pare de ce comportement, alors il lui est possible de repousser toute ambiguïté soulevée contre les informations d'Allah et de Son Messager ﷺ, que cette ambiguïté vienne de musulmans qui ont innové dans la religion d’Allah ce qui n’en fait pas partie ou d’athées qui sèment le doute dans le cœur des musulmans.
Prenons pour cela un exemple. Il est authentiquement rapporté dans le Sahîh d’Al Bukhârî, d’après Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée), que le Prophète ﷺ a dit : « Lorsqu’une mouche tombe dans la boisson de l’un d’entre vous, qu’il la plonge donc [entièrement] ensuite la retire ; en effet, dans l’une de ses ailes, il y a un mal et dans l'autre, il y a un remède. » [4]. [4] Rapporté par Al Bukhârî : Livre du commencement de la création / Chapitre : « Lorsqu’une mouche tombe dans la boisson de l’un d’entre vous, qu’il la plonge donc [entièrement] ; en effet, dans l’une de ses ailes, il y a un mal et dans l’autre, il y a un remède » (n°3320) d’après Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée).
Ceci est une information que le Messager d’Allah ﷺ nous a informés au sujet des affaires de l’Invisible. Or, il ne prononce rien sous l’effet de la passion : en fait, il ne prononce [et transmet] que ce qu’Allah (Élevé soit-Il) lui a révélé. Car il est un être humain, et l’être humain ne connaît pas l’Invisible. Plutôt, Allah lui a dit : {« Dis : Je ne vous dis pas que je détiens les trésors d’Allah, ni que je connais l’Inconnaissable ; je ne vous dis pas non plus que je suis un ange. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé...} [Les Bestiaux, 6 : 50].
Nous devons donc accueillir cette information avec le bon comportement qui convient ; et le bon comportement vis-à-vis de cette information est que nous l'accueillons avec acceptation et nous soyons catégoriques comme quoi ce que le Prophète ﷺ a dit dans ce hadith est vrai et véridique, quand bien même certains le contesteraient. En effet, nous savons de science certaine que tout ce qui diverge de ce qui est authentiquement rapporté du Messager d’Allah ﷺ, alors c'est faux car Allah (Élevé soit-Il) a dit : {...Qu’y a-t-il, après la vérité, sinon l’égarement ? Comment donc pouvez-vous vous en détourner ?} [Jonas, 10 : 32].
Autre exemple : Parmi les informations du Jour de la Résurrection :
Le Prophète ﷺ nous a informés [que] : « Au Jour de la Résurrection, le soleil s’approchera des créatures à une distance d’un mile. » [5]. Que ce mile désigne la longueur du bâtonnet à collyre ou une unité de distance, l’écart entre le soleil et les têtes des créatures sera extrêmement réduit. Et pourtant, les gens ne seront pas consumés par sa chaleur, alors que si, dans ce monde, le soleil se rapprochait seulement de la longueur d’une phalange, la terre entière brûlerait. [5] Rapporté par Muslim : Livre du Paradis / Chapitre : De la description du Jour de la Résurrection (n° 2864), d’après Al Miqdâd ibn Al Aswad (qu’Allah l’agrée).
Quelqu’un pourrait alors demander : « Comment le soleil pourra-t-il s’approcher à cette distance des têtes des créatures au Jour de la Résurrection, tout en leur permettant de subsister ne serait-ce qu’un instant !? »
Quel est le bon comportement à adopter vis-à-vis de ce hadith ?
Le bon comportement vis-à-vis de ce hadith consiste à l’accepter, à le déclarer véridique, à n’éprouver dans nos poitrines ni gêne, ni malaise, ni hésitation à son sujet, et à savoir que ce que le Prophète ﷺ nous en a informé est la vérité.
Il ne nous est pas possible de mesurer les situations de l’au-delà à l’aune de celles de ce bas monde, tant la différence entre les deux est immense. Par exemple, au Jour de la Résurrection, nous savons que les hommes resteront debout pendant cinquante mille ans. Si l’on raisonnait selon les lois de ce bas monde, pourrait-on imaginer qu’un être humain demeure ainsi debout cinquante mille ans ?
La réponse est non. Par conséquent, la différence est donc immense. Dès lors, le croyant accueille de telles informations la poitrine épanouie et apaisée ; sa compréhension leur fait place et son cœur s'ouvre à elles sans réserve.
2- Accueillir les jugements d'Allah en les acceptant et en les appliquant : le croyant ne rejette rien des jugements d’Allah. Et lorsqu’il en rejette un, alors il a fait preuve de mauvais comportement envers Allah (Exalté et Magnifié soit-Il), qu’il le rejette en niant que ce soit un jugement d’Allah, ou qu'il le rejette en s'enorgueillissant d'oeuvrer selon lui, ou qu'il le rejette en négligeant de le mettre en pratique. Tout cela infirme le bon comportement avec Allah (Exalté et Magnifié soit-Il).
Prenons pour exemple certaines œuvres vertueuses pénibles que nous accomplissons durant le mois de Ramadan. Sans aucun doute, le jeûne est éprouvant pour l’âme, puisque l'Homme y renonce à ce qui lui est habituel : nourriture, boisson et relations conjugales. Ceci lui demande un effort. Pourtant, le croyant qui adopte un bon comportement avec Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) accueille cette charge obligatoire ou, pour employer un terme plus exact, cet honneur. Il y voit un bienfait d’Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) qu’il reçoit la poitrine épanouie et apaisée, avec une âme pleinement disposée à l’accepter. Tu le vois ainsi jeûner durant de longues journées de chaleur, satisfait et épanoui, parce qu’il adopte un bon comportement avec son Seigneur. À l’inverse, celui qui adopte un mauvais comportement avec Allah accueille une telle adoration avec lassitude et aversion ; et s’il ne craignait pas une conséquence fâcheuse, alors il ne s’astreindrait pas au jeûne.
Autre exemple : la prière. Il ne fait aucun doute qu’elle pèse à certaines personnes, notamment elle est lourde pour les hypocrites, comme l’a dit le Prophète ﷺ : « Les prières les plus lourdes pour les hypocrites sont la prière du soir (Al 'Ichâ') et celle du matin (Al Fajr). » [6]. [6] Rapporté par Al Bukhârî : Livre de l’appel à la prière / Chapitre : « Le mérite de la prière du soir en groupe » (n°657) et par Muslim : Livre des mosquées / Chapitre : « Le mérite de la prière en groupe » (n°651), d’après Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée).
Toutefois, pour le croyant, la prière n’est pas lourde. Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Cherchez aide dans la patience et la prière. Certes, celle-ci est lourde, excepté pour ceux qui se recueillent 45 ceux qui ont la certitude qu’ils rencontreront leur Seigneur et qu’ils retourneront à Lui. » 46 } [La Vache, 2 : 45-46]. Pour ces derniers, elle n’est donc pas lourde ; plutôt, elle est facile et aisée [pour eux]. C’est pourquoi, le Prophète ﷺ a dit : « La réjouissance de mes yeux a été placée dans la prière. » [7]. [7] Rapporté par l’Imam Ahmad (3/128) et par An-Nasâ’î : Livre des relations conjugales / Chapitre « L’amour des femmes » (n°3940), d’après Anas (qu’Allah l’agrée).
Le bon comportement avec Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) dans la prière consiste à s'en acquitter le cœur ouvert et apaisé, en y trouvant joie et réconfort. Tu te réjouis lorsque tu es en prière et tu l’attends avec impatience lorsque son heure approche. Ainsi donc, lorsque tu as prié le Fajr, tu as hâte de retrouver la prière du Dhuhr ; après avoir prié le Dhuhr, tu as hâte de la prière du 'Asr ; après avoir prié le ‘Asr, tu as hâte de la prière du Maghrib ; après avoir prié le Maghrib, tu as hâte de la prière du 'Ichâ’ ; et après avoir prié le 'Ichâ’, tu as hâte de la prière du Fajr. Et il en est ainsi. Ton cœur demeure constamment attaché à ces adorations. Sans aucun doute, ceci relève du bon comportement avec Allah (Élevé soit-Il).
Troisième exemple dans les transactions : L’interdiction de l’intérêt usuraire (Ar-Ribâ). Allah nous a clairement interdit l'intérêt usuraire comme Il (Élevé soit-Il) l'a dit dans le Coran : {…Alors qu’Allah a rendu licite le commerce et interdit l’intérêt usuraire…} Et, à ce sujet, Il a dit : {...Quiconque donc lui est parvenue une exhortation de son Seigneur et qui cesse [de pratiquer l’intérêt usuraire] conservera ce qu’il a acquis auparavant, et son affaire relève d’Allah. Quant à ceux qui récidivent, ceux-là sont les gens du Feu, où ils demeureront éternellement.} [La Vache, 2 : 275]. Ainsi, Allah menace de faire demeurer éternellement dans le Feu quiconque retourne à l’intérêt usuraire après que l’exhortation lui est parvenue et qu’il a connu le jugement - qu’Allah nous en préserve - .
Le croyant accueille ce jugement le cœur ouvert, avec satisfaction et soumission. Le non-croyant, lui, ne l’accepte pas : il en éprouve un malaise et peut chercher à le contourner par toutes sortes de stratagèmes. En effet, nous savons que l’intérêt usuraire procure un gain assuré à l’un sans qu’il supporte de risque ; mais, en réalité, ce gain se fait au détriment d’un autre et constitue une injustice. C’est pourquoi, Allah (Élevé soit-Il) a dit : {...Mais si vous vous repentez, alors vous conserverez vos capitaux : vous ne léserez donc personne et vous ne serez pas lésés.} [La Vache, 2 : 279].
3- Accueillir les décrets d’Allah (Élevé soit-Il) avec satisfaction et patience : c’est le troisième aspect de la bonne conduite envers Allah. Nous savons tous que les décrets qu’Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) fait advenir dans Sa création ne correspondent pas toujours à ce que les créatures souhaitent. Tout ce qu’Allah décrète pour nous est-il nécessairement conforme à nos inclinations et à ce que nos âmes désirent ? En réalité, non.
La maladie, par exemple, n’est pas conforme à ce que l'homme désire naturellement : en effet, il aime être en bonne santé.
Il en est de même de la pauvreté : l’Homme aime être riche. De même encore de l’ignorance : il aime posséder le savoir. Mais les décrets d’Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) se diversifient selon Sa sagesse : certains correspondent à nos penchants naturels et nous procurent du soulagement, d’autres non. Quelle est donc le bon comportement avec Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) face à Ses décrets ?
Le bon comportement avec Allah face à Ses décrets est que tu acceptes ce qu'Allah a décrété pour toi, que tu t'y tranquillises et que tu saches qu’Il (Élevé et Glorifié soit-Il) ne l’a décrété que pour une sagesse et une finalité louables, pour lesquelles Il mérite la louange et le remerciement.
Ce faisant, le bon comportement avec Allah face à Ses décrets consiste donc à ce que l'Homme les agrées, se soumette et se tranquillise. C’est pourquoi, Allah a dressé l'éloge de ceux qui patientent et Il a dit : {...Annonce donc la bonne nouvelle à ceux qui patientent 155 ceux qui, lorsqu’un malheur les atteint, disent : Nous appartenons à Allah et c’est à Lui que nous retournerons. 156 } [La Vache, 2 : 155-156].
Deuxièmement : le bon comportement dans la relation avec les créatures :
Concernant le bon comportement dans la relation avec les créatures, certains - notamment Al Hasan Al Basrî (qu’Allah lui fasse miséricorde) - l’ont défini comme étant : S’abstenir de nuire, faire preuve de largesse et avoir un visage souriant. [8]. [8] Ihyâ’ ‘Ulûm Ad-Dîn (3/52-53).
Premièrement : s’abstenir de nuire signifie que la personne se retienne de tout tort qu'elle pourrait causer à autrui, que ce tort soit lié aux biens, à la personne ou à l'honneur. Quiconque donc ne préserve pas les gens de son tort ne peut être considéré comme ayant un bon comportement ; plutôt, il fait preuve de mauvais comportement.
Le Messager d’Allah ﷺ en a [solennellement] proclamé l’interdiction lors du plus grand rassemblement qui l’ait réuni à sa communauté, lorsqu’il a dit : « Certes, votre sang, vos biens et votre honneur sont sacrés entre vous, comme la sacralité de ce jour-ci, en ce mois-ci et dans cette cité-ci. » [9]. [9] Rapporté par Al Bukhârî : Livre du pèlerinage / Chapitre : « Le sermon durant les jours de Minâ » (n°1741) ; et par Muslim : Livre du serment collectif (Al Qasâmah) / Chapitre : « La gravité de l’interdiction de verser le sang » (n°1679), d’après Abû Bakrah (qu’Allah l’agrée).
Ainsi donc, lorsqu'une personne transgresse contre les gens en s’emparant de leurs biens, en les trompant, en les trahissant, en les frappant ou en commettant quelque agression contre eux, ou encore en les insultant et en médisant d’eux, alors elle ne fait pas preuve d’un bon comportement envers eux, puisqu’elle ne les préserve pas de son mal. Et le péché est d’autant plus grave lorsque l’offense vise une personne dont le droit sur toi est plus important.
Par exemple, mal agir avec ses parents est plus grave que mal agir envers quiconque autre ; mal agir avec ses proches est plus grave qu’avec des personnes éloignées ; et mal agir avec ses voisins est plus grave qu’avec ceux qui ne le sont pas. C’est pourquoi, le Prophète ﷺ a dit : « Par Allah ! ll ne croit pas ! Par Allah ! Il ne croit pas ! Par Allah ! Il ne croit pas ! » Ils demandèrent : « Qui donc, ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Celui dont le voisin n’est pas à l’abri de ses méfaits. » [10]. [10] Rapporté par Al Bukhârî : Livre de l'éthique / Chapitre : « Le péché de celui dont le voisin n’est pas à l’abri de ses méfaits » (n°6016), d’après Abû Churayh (qu’Allah l’agrée).
Deuxièmement : faire preuve de largesse : [En arabe] An-Nadâ désigne : la générosité et la prodigalité. Or, la générosité ne consiste pas seulement, comme certains le pensent, à donner de l’argent ; plutôt, la générosité peut être aussi par le don de soi, par l’usage de son influence au service d’autrui et par le don de ses biens.
Ainsi donc, lorsque nous voyons une personne s’employer à combler les besoins des gens, les aider, intervenir dans leurs affaires auprès de personnes qu’ils ne peuvent eux-mêmes atteindre, diffuser son savoir et mettre ses biens à leur service, alors nous la décrivons comme ayant de bon comportement, car elle fait preuve de largesse. C’est pourquoi, le Prophète ﷺ a dit : « Crains Allah où que tu sois ; fais suivre la mauvaise action d’une bonne : elle l’effacera ; et comporte-toi avec les gens avec un bon comportement. » [11]. [11] Rapporté par At-Tirmidhî : Les portes de la bonté et du lien de parenté / Chapitre : « Ce qui a été rapporté au sujet de la fréquentation des gens » (n°1987), d’après Abû Dharr (qu’Allah l’agrée).
Parmi le bon comportement avec les gens, il y a aussi le fait que lorsque tu subis une injustice ou on se comporte mal envers toi, alors certes tu pardonnes et tu passes outre. En effet, Allah a fait l’éloge de ceux qui pardonnent aux hommes. Et, à propos des gens du Paradis, Il a dit : {Ceux qui dépensent dans l’aisance comme dans l’adversité, qui maîtrisent leur colère et pardonnent aux gens. Et Allah aime les bienfaisants. 134 } [La Famille de ‘Imrân, 3 : 134].
Allah (Élevé soit-Il) a dit : {…Et pardonner est plus proche de la piété…} [La Vache, 2 : 237].
Il (Élevé soit-Il) a aussi dit : {…Qu’ils pardonnent et passent outre…} [La Lumière, 24 : 22].
Il (Élevé soit-Il) a encore dit : {…Quiconque donc pardonne et réforme, alors sa récompense incombe à Allah…} [La Consultation, 42 : 40].
Toute personne qui vit au contact des autres sera inévitablement exposée à certaines offenses. Son attitude vis-à-vis de ces offenses sera qu'elle pardonne et passe outre. Qu’elle sache avec certitude qu’en pardonnant, en passant outre et en répondant au mal par ce qui est meilleur, alors l’inimitié qui l’opposait à son frère se transformera en cordialité et en amitié. Allah (Élevé soit-Il) a dit : {La bonne action et la mauvaise ne sont pas égales. Repousse [le mal] par ce qui est meilleur ; et voilà que celui avec qui tu avais une inimitié devient tel un ami intime. 34 } [Les Versets détaillés, 41 : 34].
Ô vous qui connaissez la langue arabe ! Réfléchissez profondément comment le résultat a été introduit par la particule de soudaineté : « Idhâ » (إذا الفجائية) ; cette tournure marque la survenue immédiate du résultat : {…et (Fâ) voilà que ('Idhâ) celui avec qui tu avais une inimitié devient tel un ami intime.} Mais tout le monde n'a pas la réussite d'agir ainsi. Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Cela n’est accordé qu’à ceux qui font preuve de patience et cela n’est accordé qu’à celui qui possède une part immense [de bien]. 35 } [Les Versets détaillés, 41 : 35].
Est-ce que nous devons comprendre de ceci que pardonner au criminel est louable, de manière absolue, et ordonné [en toute circonstance] ? Le verset pourrait le laisser penser. Toutefois, il faut savoir que le pardon n’est louable que lorsqu’il conduit à un résultat meilleur. Si, au contraire, faire valoir son droit est plus louable, alors ceci devient préférable. C’est pourquoi, Allah (Élevé soit-Il) dit : {…Quiconque donc pardonne et réforme, alors sa récompense incombe à Allah…} [La Consultation, 42 : 40]. Ainsi donc, Allah a lié le pardon à la réforme.
En effet, il est possible que le pardon ne conduise pas à une réforme. En effet, celui qui t’a lésé et s’est enhardi contre toi peut être une personne connue pour sa malfaisance et sa corruption ; si donc tu lui pardonnes, il risque de persévérer davantage dans sa malfaisance et sa corruption. Dans un tel cas, il est donc préférable de faire valoir son droit et de le tenir responsable de son acte, car cela contribue à la réforme. Cheikh Al Islâm Ibn Taymiyyah (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « La réforme est obligatoire, tandis que le pardon est recommandé. Lorsque donc le pardon entraîne la perte de la réforme, alors cela signifie que nous avons devancé un acte recommandé sur une obligation. Or, la Législation ne saurait prescrire une telle chose. » Et il (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit vrai :
Et certes, en cette occasion, je souhaite attirer l’attention sur une pratique à laquelle beaucoup de personnes recourent dans l’intention de bien faire. Il arrive qu’une personne provoque un accident qui entraîne la mort d’une autre ; les ayants droit de la victime renoncent alors à l’indemnité légale (Ad-Diyah) qui est due par l’auteur de l’accident. Ce renoncement à cette indemnité est-il [toujours] louable et est-il considéré comme du bon comportement ou faut-il distinguer selon les situations ?
Il faut distinguer. Nous devons examiner attentivement la situation de l’auteur de l’accident. Est-il parmi les gens connu pour son imprudence et son insouciance ? Est-il de ceux qui — qu’Allah nous en préserve — ne se soucient guère de renverser quelqu’un parce qu’ils sont capables de payer l'indemnité légale ? Ou bien l’accident est-il survenu malgré toute la prudence et toute la mesure dont il a fait preuve ; mais Allah (Élevé soit-Il) a fixé à toute chose son décret ?
S’il appartient à la seconde catégorie, alors le pardon le concernant est plus indiqué. Mais, même s'il appartient à cette seconde catégorie et avant de lui pardonner, il faut se demander si le défunt avait des dettes. S’il en avait et qu’elles ne peuvent être acquittées qu’au moyen de l'indemnité légale (Ad-Diyah), alors il n’est pas possible d’y renoncer, car la dette passe avant l’héritage. Et même si nous pardonnions, alors notre pardon ne serait pas considéré [au niveau juridique]. Ceci est une question que beaucoup de gens négligent peut-être. En effet, nous disons cela parce que les héritiers ne reçoivent leur droit à l'indemnité légale qu’à travers le défunt victime de l’accident, et leur droit ne s’établit qu’après règlement des dettes. C’est pourquoi, lorsqu’Allah a mentionné l’héritage, Il a dit : {…après exécution d’un testament qu’il aurait laissé ou paiement d’une dette…} [Les Femmes, 4 : 11].
En résumé, le pardon accordé aux gens fait partie du bon comportement et fait partie de la largesse parce que se montrer généreux consiste soit à donner ou soit à renoncer à un droit, et le pardon appartient à cette seconde catégorie.
Troisièmement : Avoir un visage souriant : C'est le fait que la personne ait un visage gai et radieux, à l’opposé du visage renfrogné. C’est pourquoi, le Prophète ﷺ a dit : « Ne méprise rien de ce qui est convenable, ne serait-ce que de rencontrer ton frère avec un visage souriant. » [12]. [12] Rapporté par Muslim : Livre de la bonté et du lien de parenté / Chapitre : « La recommandation d’avoir le visage souriant lors de la rencontre » (n°2626), d’après Abû Dharr (qu’Allah l’agrée).
Un visage souriant apporte de la joie à celui que tu rencontres comme à celui qui vient vers toi ; il fait naître l’affection et l’amour, et procure une aisance intérieure aussi bien en toi que pour ton interlocuteur. Fais-en l’expérience, tu le constateras.
Si, au contraire, tu es constamment renfrogné, alors les gens s’éloigneront de toi ; ils ne trouveront aucun plaisir à s’asseoir auprès de toi ni à converser avec toi. Il se peut même que tu sois atteint de cette maladie sérieuse qu’est l’hypertension artérielle. Or, une poitrine épanouie et un visage souriant comptent parmi les moyens les plus efficaces qui préviennent de ce mal. C’est pourquoi, les médecins conseillent à ceux qui en souffrent de s’éloigner de tout ce qui les irrite ou les met en colère, car cela aggrave leur maladie. Un visage souriant contribue donc à prévenir ce mal, car grâce à cela la personne est épanouie et elle est aimée auprès des gens.
Tels sont les trois fondements autour desquels s’articule le bon comportement dans la relation [et les rapports] avec les créatures.
Parmi les manifestations du bon comportement avec les créatures, il y a aussi la bonne relation avec les amis, les proches et la famille : ne pas se montrer excédé par eux ni leur rendre la vie difficile, mais plutôt chercher, autant que possible, à leur apporter de la joie dans les limites de la Loi d’Allah. Cette précision [littéralement : restriction] est indispensable, car certaines personnes ne se réjouissent que dans la désobéissance à Allah — qu’Allah nous en préserve —, et nous ne pouvons évidemment les suivre en cela. En revanche, faire entrer la joie auprès de sa famille, ses amis et ses proches dans les limites de ce qui est permis fait pleinement partie du bon comportement. C’est pourquoi, le Prophète ﷺ a dit : « Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui se comportent le mieux avec leur famille, et je suis celui d’entre vous qui se comporte le mieux avec la sienne. » [13]. [13] Rapporté par At-Tirmidhî : Livre des hauts faits / Chapitre : « Le mérite des épouses du Prophète ﷺ » (n°3895), d’après 'Aicha (qu’Allah l’agrée) ; et par Ibn Mâjah : Livre du mariage / Chapitre : « La bonne relation envers les femmes », (n°1977), d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah les agrée tous deux).
Malheureusement, beaucoup de gens font preuve d’un bon comportement avec les autres, mais non avec leur propre famille. C’est une erreur et un renversement des priorités : comment donc peut-on avoir un bon comportement avec les personnes éloignées tout en étant dur avec ses proches ? Quelqu’un pourrait répondre : « Parce qu’avec mes proches, je n’ai pas à maintenir les formalités ni les politesses d’usage ; je me laisse donc aller avec eux. » Nous lui répondons : ce raisonnement est faux. Les proches sont précisément ceux qui ont le plus droit à ton bon comportement, à ta bonne compagnie et à la qualité de ta relation. C’est pourquoi un homme demanda : « Ô Messager d’Allah ! Qui est le plus en droit de ma bonne compagnie ? » Il répondit : « Ta mère. » L’homme demanda : « Ensuite qui ? » Il répondit : « Ta mère. » Il demanda encore : « Puis qui ? » Il répondit : « Ta mère. » Il demanda enfin : « Ensuite qui ? » Il répondit : « Ton père. » [14]. [14] Rapporté par Al Bukhârî : Livre de l'éthique / Chapitre : « Qui est le plus en droit de la bonne compagnie ? » (n°5971) ; et par Muslim : Livre de la bonté, du lien de parenté et des bonnes manières / Chapitre : « La bonté envers les parents et le fait qu’ils la méritent en priorité », (n°2548), d’après Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée).
Pourtant, chez certaines personnes, c’est l’inverse qui prévaut : elles se comportent mal avec leur mère et bien avec leur épouse, au point de faire passer la qualité de leur relation conjugale avant la bonté due à leur mère.
En somme, bien se comporter avec sa famille, ses amis et ses proches fait pleinement partie du bon comportement.
Dans ces centres d’été, il nous appartient donc de mettre à profit la présence des jeunes pour les entraîner au bon comportement, pour que ces lieux soient à la fois des espaces d’enseignement et d’éducation. Car un savoir dépourvu d’éducation peut parfois être plus préjudicieux que bénéfique ; au contraire, associé à une véritable formation morale, il conduit au fruit recherché. C’est pourquoi, Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Il n’appartient pas à un être humain auquel Allah a accordé le Livre, la sagesse et la prophétie de dire ensuite aux gens : Soyez mes serviteurs en dehors d’Allah. Il doit au contraire leur dire : Soyez des hommes voués au Seigneur, puisque vous enseignez le Livre et que vous l’étudiez. 79 } [La Famille de ‘Imrân, 3 : 79].
Ceci est un des bénéfices du savoir : que l’Homme devienne savant dévôt (un Rabbânî), c’est-à-dire : il éduque les serviteurs d’Allah conformément à la Loi d’Allah. Nous espérons donc que les responsables de ces centres en feront un terrain d’émulation dans les comportements émérites, parmi lesquels : la bienfaisance du comportement.
Précédemment, nous avons mentionné que le bon comportement peut être inné ou acquis, et que le bon comportement de manière innée est plus complet que celui que l’on développe par l’effort. Nous en avons donné pour preuve la parole du Messager d’Allah ﷺ à Al AChajj 'Abd Al Qays : « Plutôt, Allah t’en a doté par nature. » [15]. [15] Rapporté par Abû Dâwud : Livre de l'éthique / Chapitre : « La tribu de l’homme » (n°5225), d’après Zâri‘ (qu’Allah l’agrée), qui faisait partie de la délégation de ‘Abd al-Qays ; et par At-Tirmidhî : Les portes de la bonté et du lien de parenté / Chapitre « Ce qui a été rapporté au sujet de la pondération et de la précipitation », (n°2011), d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah les agrée tous deux).
Car le bon comportement inné demeure solidement ancré chez l'Homme tandis que celui qui est acquis peut lui faire défaut dans bien des circonstances : il exige de la pratique, un effort continu et la capacité de s’en souvenir chaque fois qu’une situation vient provoquer ou irriter la personne. C’est pourquoi, un homme vint trouver le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Ô Messager d’Allah ! Fais-moi une recommandation. » Il répondit : « Ne te mets pas en colère. » L’homme répéta sa demande plusieurs fois, et le Prophète lui répétait [à chaque fois] : « Ne te mets pas en colère. » [16]. Le Prophète ﷺ a aussi dit : « Le fort n’est pas celui qui terrasse les autres ; en fait, le fort est celui qui maîtrise sa personne au moment de la colère. » [17]. [16] Rapporté par Al Bukhârî : Livre de l'éthique / Chapitre : « La mise en garde contre la colère » (n°6116), d’après Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée). [17] Rapporté par Al Bukhârî : Livre de l'éthique / Chapitre : « La mise en garde contre la colère », (n°6114) ; et par Muslim : Livre de la bonté, du lien de parenté et des bonnes manières / Chapitre : « Le mérite de celui qui maîtrise sa personne au moment de la colère » (n°2609), d’après Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée).
[En arabe] Le terme : As-Sur‘ah désigne celui qui terrasse les gens, de la même manière que : Al Humazah désigne celui qui les raille et les blesse et le terme : Al-Lumazah désigne celui qui les dénigre en soulignant leurs défauts. La véritable force ne consiste donc pas à terrasser les gens et à les vaincre. « En fait, le fort est celui qui maîtrise sa personne au moment de la colère. » [18]. Ainsi donc, celui qui parvient à terrasser sa propre impulsion et à se maîtriser dans la colère est donc le véritable fort. La maîtrise de soi au moment de la colère compte assurément parmi les plus beaux des comportements. [18] Rapporté par Al Bukhârî : Livre de l'éthique / Chapitre : « La mise en garde contre la colère », (n°6114) ; et par Muslim : Livre de la bonté, du lien de parenté et des bonnes manières / Chapitre : « Le mérite de celui qui maîtrise sa personne au moment de la colère » (n°2609), d’après Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée).
Ainsi donc, lorsque la colère te gagne, ne lui laisse pas libre cours. Plutôt, cherche refuge auprès d’Allah contre Satan le lapidé. Si tu es debout, alors assieds-toi ; si tu es assis, alors allonge-toi. Et si la colère s’intensifie encore, alors fais tes ablutions jusqu’à ce qu’elle s’apaise.
En résumé, le bon comportement inné est préférable au bon comportement acquis, parce qu’il constitue une disposition naturelle chez la personne qui se manifeste aisément en toute circonstance ; tandis que celui qui résulte d’un effort peut parfois faire défaut dans certaines situations.
De même, nous disons aussi que le bon comportement peut s’acquérir, dans le sens où la personne peut entraîner son âme et développer en elle de belles qualités morales par plusieurs moyens, parmi lesquels :
Premièrement : En regardant dans le Livre d’Allah et la Tradition de Son Messager ﷺ et en examinant les textes qui indiquent l’éloge de cet éminent comportement. Lorsque le croyant voit les textes louer une qualité morale ou une œuvre, alors il s’efforce de la mettre en pratique.
Deuxièmement : En accompagnant quiconque est connu pour ses bons comportements. Le Prophète ﷺ a indiqué cela dans sa parole : « L'exemple du bon compagnon et du mauvais compagnon est comme le porteur de musc et celui qui attise le soufflet de forge. Le porteur de musc soit t’en donnera, soit t’en vendra, ou soit tu sentiras une bonne odeur émanant de lui. Quant à celui qui attise le soufflet, soit il brûlera tes vêtements, soit tu sentiras une mauvaise odeur émanant de lui. » [19]. [19] Rapporté par Al Bukhârî : Livre des sacrifices et de la chasse / Chapitre : « Le musc », (n°5534) ; et par Muslim : Livre de la bonté et du lien de parenté / Chapitre : « La recommandation de l'assise auprès de gens vertueux », (n°2628), d’après Abû Mûsâ Al Ach‘arî (qu’Allah l’agrée).
Tous les jeunes devraient donc rechercher la compagnie de personnes connues pour leurs bons comportements et s’éloigner des mauvais caractères comme des oeuvres viles. Une telle compagnie devient pour eux une véritable école, qui les aide à développer un bon comportement.
Troisièmement : En réfléchissant profondément à tout ce qui découle de son mauvais comportement. Celui qui se comporte mal devient détesté, évité et décrit par des qualificatifs laids. Lorsque la personne prend conscience des effets auxquels conduit le mauvais comportement, alors il est plus enclin à s’en éloigner.
*
Le modèle exemplaire ﷺ
Certes, dans le Messager d’Allah ﷺ, nous avons un modèle exemplaire. En effet, le Messager ﷺ possèdait le plus beau comportement parmi les créatures, car Allah (Élevé soit-Il) a dit à son sujet : {Certes, tu es d’une moralité éminente. 4 } [La Plume, 68 : 4]. Les événements survenus à l’époque du Messager ﷺ prouvent son bon comportement. Il adoptait même un bon comportement jusque dans ses rapports avec les enfants : il plaisantait avec eux, les mettait à l’aise et jouait avec eux. Il disait ainsi à l’un d’eux : « Ô Abû ‘Umayr ! Qu’est devenu le petit moineau (An-Nughayr ? » [20]. Abû ‘Umayr était le surnom d’un jeune enfant qui possédait un " Nughayr ", c'est-à-dire : un petit oiseau semblable à un moineau. Lorsque l’oiseau mourut, l’enfant en fut profondément attristé. Le Prophète ﷺ le réconfortait alors avec douceur en lui disant : « Ô Abû ‘Umayr ! Qu’est devenu le petit moineau (An-Nughayr) ? » [20] Rapporté par Al Bukhârî : Livre de l'éthique / Chapitre : « L’affabilité envers les gens », (n°6129) ; et par Muslim : Livre des bonnes manières / Chapitre : « La recommandation du frottement d'une datte sur la gencive (At-Tahnîk) du nouveau-né » (n°2150), d’après Anas (qu’Allah l’agrée).
Un jour, un bédouin vint uriner dans la mosquée. Alors, les gens le réprimandèrent vivement et voulurent l’arrêter, mais le Prophète ﷺ leur ordonna de le laisser. Lorsqu’il termina d'uriner, il ordonna qu'on lui apporta un seau d’eau et le versa sur l’endroit souillé. Ensuite, il appela le Bédouin et lui dit : « Certes, ces mosquées ne sont pas des lieux où conviennent les nuisances ou les souillures ; en fait, elles sont consacrées à la prière et à la lecture du Coran. » [21]. Ou selon une formulation de sens équivalent, comme l’a dit le Prophète ﷺ. [21] Rapporté par Al Bukhârî : Livre des ablutions / Chapitre : « Verser de l’eau sur l’urine », (n°221) ; et par Muslim : Livre de la purification / Chapitre : « L’obligation de laver l’urine », (n°285), d’après Anas (qu’Allah l’agrée).
Le bon comportement qui ressort de cette histoire est manifeste : le Prophète ﷺ n’a ni réprimandé ce Bédouin ni ordonné qu’on le frappe. Il l’a laissé terminer, ensuite il lui a expliqué que les mosquées ne sont pas faites pour de tels actes, mais plutôt pour la prière, le rappel d’Allah et la lecture du Coran.
Un autre homme vint le trouver pendant Ramadan et s’écria : « Ô Messager d’Allah ! Je suis perdu ! » Alors, le Prophète ﷺ lui demanda : « Qu’est-ce qui t’a perdu ? » L’homme répondit : « J’ai eu un rapport avec mon épouse pendant Ramadan alors que je jeûnais. » Le Prophète ﷺ ne le réprimanda ni ne le rudoya. Plutôt, il lui demanda : « As-tu de quoi affranchir un esclave ? » Il répondit : « Non. » Il demanda : « Peux-tu jeûner deux mois consécutifs ? » Il répondit : « Non. » Il demanda : « As-tu de quoi nourrir soixante pauvres ? » Il répondit : « Non. » Ensuite, l’homme s’assit. On apporta alors au Prophète ﷺ un panier de dattes ; il le lui donna en disant : « Donne ceci en aumône. » L’homme s’exclama : « À quelqu’un de plus pauvre que nous !? Entre les deux étendues rocheuses de Médine, il n’y a pas de famille qui en ait plus besoin que la nôtre ! » Alors, le Prophète ﷺ se mit à rire jusqu’à laisser apparaître ses canines, puis lui a dit : « Va et nourris donc ta famille avec cela. » [22]. [22] Rapporté par Al Bukhârî : Livre du jeûne / Chapitre : « Celui qui a un rapport pendant Ramadan sans rien posséder, ensuite reçoit une aumône grâce à laquelle il peut expier », (n°1936) ; et par Muslim : Livre du jeûne / Chapitre : « La gravité de l’interdiction du rapport conjugal durant la journée de Ramadan pour le jeûneur », (n°1111), d’après Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée).
Dans cette histoire, le bon comportement du Prophète ﷺ apparaît de manière manifeste et évidente. En effet, il n’a ni rudoyé cet homme, ni insulté, ni réprimandé. Cela tenait à sa mansuétude et à sa sagesse : assurément, il avait vu un homme venu plein de remords, repentant et apeuré. Il estima donc qu’il n’avait pas besoin d’être blâmé, mais plutôt il fallait lui exposer la vérité et le traiter avec douceur.
Question : on entend souvent dire que les Occidentaux auraient de meilleurs comportements dans leurs relations commerciales — achat, vente et traitement des affaires —, tandis que l’on constate parmi nous, musulmans, la tromperie, le mensonge et même le recours au faux serment pour écouler une marchandise. Quelle est la cause de cela ? Leur civilisation industrielle a-t-elle joué un rôle important dans la formation de leurs comportements ?
Réponse : le Prophète ﷺ a dit : « Si l’on donnait aux gens ce qu’ils revendiquent sur la seule foi de leurs prétentions, certains réclameraient le sang et les biens d’autrui. Mais la preuve incombe à celui qui formule la prétention. » [23]. Quant à l’idée répandue parmi les gens comme quoi les Occidentaux seraient, de manière générale, dotés d’un bon comportement dans leurs transactions, alors ceci n’est pas exact. En effet, quiconque s’est rendu chez eux et les a observés avec l'oeil de la justice et l'équité — et non pas en les regardant avec l'oeil de l'admiration et la déférence — alors assurément il sait qu’on y trouve aussi du mauvais comportement. Comme l’a dit le poète : L'oeil de la satisfaction s’aveugle à tout défaut *** tandis que l'oeil du courroux révèle tout travers. [24]. [24] Voir : Al Hayawân (3/226), d'Al Jâhiz ; 'Uyûn Al Akhbâr (3/16) ; et Al ‘Iqd Al Farîd (2/194). [23] Rapporté par Al Bukhârî : Livre de l’exégèse du Coran / Chapitre du verset : {Ceux qui vendent à vil prix leur engagement envers Allah et leurs serments n’auront aucune part dans l’au-delà... } [La Famille d'Imrân, 3 : 77] (n°4552) ; et par Muslim : Livre des jugements / Chapitre : « Le serment incombe au défendeur » (n°1711), d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah les agrée tous deux).
Assurément, de nombreux jeunes qui ont voyagé en Occident m’ont rapporté des actes parmi les plus mauvais comportements. S’ils font parfois preuve de sincérité et de sérieux dans les ventes et les achats, ce n’est pas nécessairement parce qu’ils sont dotés de bons comportements ; mais, plutôt, parce qu’ils vouent leur culte à la matière. Plus une personne se montre fiable et loyale dans ses transactions, plus les clients se tournent vers elle, achètent ses produits et contribuent à leur diffusion.
Ils n’agissent donc pas ainsi parce qu’ils auraient atteint la perfection morale, mais parce qu’ils sont attachés aux intérêts matériels et considèrent la qualité des relations commerciales comme l’un des meilleurs moyens de faire prospérer leurs biens et de gagner la confiance du marché. Sans cela, ils sont comme Allah (Exalté et magnifié soit-Il) les a décrits dans Sa parole : {Ceux qui ont mécru parmi les gens du Livre ainsi que les polythéistes seront dans le feu de la Géhenne, où ils demeureront éternellement. Ceux-là sont les pires des créatures. 6 } [La Preuve Évidente, 98 : 6]. Je ne pense pas qu’il existe, pour décrire les mécréants, une parole plus véridique que celle d’Allah (Exalté et Magnifié soit-Il). Ils sont les pires des créatures. Comment alors attendre, d’un peuple ainsi décrit par Allah, un bien qu’il rechercherait pour lui-même comme une fin en soi ? Je ne crois pas que cela puisse être le cas. Jamais. Quant à la véracité, à la clarté et au conseil sincère que l’on peut trouver dans certaines de leurs transactions, ils ne les recherchent que comme des moyens d’obtenir réputation et acquisition. Quiconque a vu leur injustice, leur brutalité et leurs abus envers les autres en de nombreuses circonstances reconnaît alors la véracité de la parole d'Allah (Élevé soit-Il) : {…Ceux-là sont les pires des créatures.}
Quant à ce que l’on trouve chez nombre de musulmans dans leurs transactions, en termes de tromperie, de mensonge et de trahison, alors elles traduisent chez ces musulmans une déficience de leur Islam et de leur foi à la mesure de leur divergence à la Loi révélée dans ces domaines.
Le fait que certains musulmans enfreignent les règles de la Loi et sortent de son cadre dans de telles pratiques ne signifie nullement que la Loi elle-même soit imparfaite : elle est parfaite. Ceux qui agissent ainsi nuisent d’abord à eux-mêmes, ensuite ils donnent une mauvaise image de la Loi de l’Islam, ils portent préjudice à leurs frères musulmans et, enfin, à ceux des non-musulmans avec lesquels ils traitent. En réalité, la faute leur revient à eux seuls. L’homme doué de raison ne transforme pas les mauvais agissements de certains individus pour mettre en défaut la Loi à laquelle ils se rattachent.
C’est pourquoi, certes, j’espère voir l’ensemble des musulmans mener une action ferme contre ces pratiques que l’Islam ne reconnaît pas, bien plus elle les désapprouve : le mensonge, la trahison, la fraude, la tromperie et tout ce qui leur ressemble.
Question : Lequel est préférable : Un homme dont la pratique religieuse est déficiente mais dont son comportement est bon, ou un homme presque irréprochable dans son attachement à la Loi religieuse mais dont son comportement est mauvais ? Et quel rapport cela a-t-il avec cette parole du Prophète ﷺ : « Le bon comportement procure tout le bien de ce bas monde et de l’au-delà. » [25]. Et comment comprendre sa réponse ﷺ à Umm Salamah ? [25] Rapporté par ‘Abd ibn Humayd dans son Musnad (n°1210) ; Al Kharâ’itî dans : Makârim Al Akhlâq (n°50) ; et At-Tabarânî dans : Al Mu‘jam Al Kabîr (23/223), d’après Anas (qu’Allah l’agrée).
Réponse : Il ne fait aucun doute que la perfection du comportement fait partie de la perfection de la religion. Il est authentiquement rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Les croyants dont la foi est la plus complète sont ceux qui ont le meilleur comportement. » [26]. [26] Rapporté par Abû Dâwud : Livre de la Tradition / Chapitre : « La preuve de l'augmentation de la foi et sa diminution » (n°4682) ; et par At-Tirmidhî : Livre de l’allaitement / Chapitre : « Ce qui a été rapporté concernant le droit de l’épouse sur son mari » (n°1162), d’après Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée).
Ainsi, toute personne ayant une déficience de comportement a en fait une déficience dans la religion, parce que la perfection de la religion est dans la perfection du comportement. Nous avons mentionné que le bon comportement se manifeste aussi bien dans la relation avec le Créateur que dans la relation avec les créatures. Ainsi donc, il est clair que la perfection morale accompagne la perfection religieuse. De ce fait, l’influence exercée par une personne au comportement accompli pour attirer autrui à l’Islam et à la religion est plus grande que celle d’une personne très pratiquante mais au mauvais comportement. Ainsi donc, lorsque quiconque est assidu dans l’adoration obtient la grâce d’avoir bon comportement, alors il réunit les deux formes de perfection. Quant à établir, de manière absolue, la préférence entre une personne assidue dans l'adoration mais ayant un mauvais comportement et une autre présentant le profil inverse, alors ceci est une affaire dont il n'est pas possible de fixer un principe général.
Nous demandons à Allah de nous compter parmi ceux qui s'attachent fermement à Son Livre et à la Tradition de Son Messager ﷺ, extérieurement et intérieurement, de nous faire mourir sur cela, d'être notre Protecteur en ce bas monde et dans l'au-delà, de ne pas faire dévier nos cœurs après nous avoir guidés, et de nous accorder une miséricorde de Sa part. Certes, c'est Lui le Grand Donateur.
*
Related books
All books
Les leçons importantes pour la communauté en général40 languesLes leçons importantes pour la communauté en général
Le livre « Les leçons importantes pour la communauté en général » de Cheikh 'Abd Al-'Azîz Ibn Bâz (qu'Allah lui fasse miséricorde) est une épître concise d'un grand bénéfice, que l'imam a composée afin qu'elle constitue une provision de science pour les musulmans en général. Il y traite les fondements de la religion et ses piliers, depuis l'Unicité [At-Tawḥîd], la foi [Al-Îmân] et l'Islam, jusqu'aux règles de la purification rituelle et de la prière, les bonnes manières de l'Islam, l'explication de mises en garde contre le polythéisme et les désobéissances, dans un style simple et clair,…
L'Islam est la religion des Messagers d'Allah85 languesL'Islam est la religion des Messagers d'Allah
L'Islam, c'est la soumission à Allah, le Créateur et l'Agenceur de l'Univers. C'est le fait de se soumettre à Lui par amour et vénération. La base de l'Islam est de croire en Allah, qu'Il est le Créateur et que tout en dehors de Lui est une créature. Il est Celui qui mérite l'adoration, Seul et sans associé, et rien ni personne ne mérite d'être adoré excepté Lui. Il possède les plus beaux Noms, les plus hauts Attributs, de même qu'Il est caractérisé par la perfection absolue et sans aucun manquement. Il n'a pas enfanté, n'a pas été enfanté, rien ne Lui est égal, ni semblable. Il ne s'unit, ne…
الإسلام دين رب العالمين
كيفية صلاة النبي - صلى الله عليه وسلم -79 languesكيفية صلاة النبي - صلى الله عليه وسلم -
Cliquez pour voir les détails du livre.