الحقيقة المُبْهِرَة في العلاقة بين الإسلام والإنسان
La réalité éblouissante
La réalité éblouissante
Les relations entre l'Islam et l'Homme
Dr. ʽAlî ibn Maqbûl Al ʽAmrî
Au Nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux
Introduction
Louange à Allah qui a honoré l'Homme par la parole et l'éloquence. Que la prière et la paix soient sur le Prophète Muhammad, ainsi que sur l'ensemble des Prophètes qu'Allah a envoyés au genre humain.
Voici un ouvrage que j'ai intitulé : « L'Islam et l'Homme » que je dédie à toutes les personnes douées de raison. Elles y trouveront l'explication de la forte relation entre l'Islam et l'Homme .. Une relation qui a vu le jour dès la création du père de l'Humanité, Adam (paix et salut sur lui) traçant pour nous une relation éternelle qui ne s'interrompt à aucune de ses étapes et qui se poursuit en une compagnie permanente .. Plutôt, le bien-être de l'Homme ne se réalise que par la pérennité de cette relation, sans laquelle il ne saurait se distinguer par les caractéristiques grandioses dont Allah (Élevé soit-Il) a honoré l'Homme.
Certes, j'ai veillé à tracer cette relation éternelle en des étapes concrètes, connues de tous les gens, et qui font l'objet d'un consensus parmi les personnes sensées.
Par la rédaction de ce livre, j'ai eu pour intention d'en faire un guide pour toute personne désireuse de connaître la relation entre l'Islam et l'Homme, dans sa vaste conception. J'ai aussi eu pour intention de m'adresser à toutes les personnes douées de raison qu'Allah (Élevé soit-Il) a honorées en leur accordant la raison qui est l'un des plus grands bienfaits dont Il a gratifié l'Homme.
Puisque l'Islam est une religion globale qui se distingue par sa souplesse, il convient en tout temps et en tout lieu. Ce sont cette globalité et cette souplesse sur lesquelles repose ce livre, et sur lesquelles se fonde la relation entre l'Islam et l'Homme.
Le lecteur de cet ouvrage constatera que la relation entre l’Islam et l’Homme ne se limite pas aux législations et aux jugements dont l’Homme a besoin pour réformer sa vie ; plutôt, elle dépasse cela par l’édification de la raison humaine sur les bases de la pensée correcte et à la plénitude spirituelle, laquelle implante dans l’âme la tranquillité et le sentiment de bonheur.
J'ai veillé à ce que l'ouvrage, dans son ensemble, invite à la contemplation et à la réflexion profonde concernant la forte relation entre l'Islam et l'Homme, cette relation éternelle prônée par l'Islam, lequel est la religion de l'ensemble des Prophètes (paix et salut sur eux).
J'espère la réussite vers l'exactitude pour moi-même et pour toute personne douée de raison qui prend l'Islam pour guide, la religion de vérité.
ʽAlî Ibn Maqbûl Al ʽAmrî
Djeddah – Mobile : 0505698764.
La relation entre l'Islam et l'Homme
Et c'est ici que commence la réalité éblouissante entre l'Islam et l'Homme
La relation entre l’Islam et l’homme est une relation remarquable, car l’Islam clarifie l’unité de l’origine humaine : Allah a créé tous les êtres humains à partir d’une seule âme, avec pour père Adam (paix et salut sur lui) et pour mère Ève. Les différences entre eux sont une invitation à se connaître mutuellement, s’entraider et se compléter, et non une raison qui pousse à la dispute.
La relation de l'Islam avec l'Homme est une relation globale, qui vise à réaliser le bien et le bonheur de l'Homme, ici-bas et dans l'au-delà.
Ainsi, l'Islam honore l'Homme, et le considère comme une créature privilégiée. Dans le Coran, il a été dit : {Nous avons honoré les fils d’Adam...} [1]. Il insiste sur ses droits faisant fi de sa couleur, son genre ou sa race. [1] Le Voyage Nocturne, 17 : 70.
L’Islam renforce la relation entre l’Homme et son Créateur, l’incite à trouver un équilibre entre la vie d’ici-bas et l’au-delà, et à s'efforcer à concrétiser cela ici-bas, tout en veillant à ce que cette réussite soit liée à des valeurs et des comportements tout en se préparant à la vie après la mort. À ce sujet, le Coran dit : {Au contraire, cherche à te servir des richesses qu’Allah t’a accordées pour atteindre l’ultime demeure, tout en profitant de ta part des plaisirs terrestres...} [2] [2] Le Récit, 28 : 77.
L'Islam enracine le principe de justice et d'égalité entre les hommes, et exhorte à rejeter l'injustice et la tyrannie.
L'Islam accorde de l'attention aux besoins physiques, psychologiques et rationnels de l'Homme.
L'Islam considère l'homme comme le calife d'Allah sur la Terre à qui il lui est demandé de la peupler par le bien et les œuvres vertueuses, tout en réalisant l'harmonie entre les aspects spirituels et matériels de sa vie.
L'Islam est la religion d'Allah, celle avec laquelle Il a envoyé l'ensemble des Envoyés, du premier d'entre eux, Noé, jusqu'au dernier parmi eux, Mohammed ﷺ. Dans le Coran, Allah dit : {La seule religion acceptée par Allah est l’islam...} [3]. C'est la religion par laquelle Allah a honoré l'Homme. [3] La Famille de 'Imrân, 3 : 19.
Et la relation entre l'Islam et l'homme se manifeste dans l'ensemble des domaines de la vie, qu'ils soient sociaux, économiques ou politiques. Cette relation débute dès le premier jour où Allah (Élevé soit-Il) créa le père de l'Humanité, Adam (paix et salut sur lui). En effet, Il l'a honoré et a ordonné à Ses anges de se prosterner devant lui. Lorsqu'il descendit sur la Terre, Il ne le laissa point à l'abandon ; bien au contraire, Il fit descendre sur lui une législation pour régir sa vie. Il plaça parmi sa descendance les Messagers et les Prophètes (paix et salut sur eux), qui tous appelaient à la législation de l'Islam dans sa globalité. Cette dernière s'est manifestée dans tout ce dont l'Homme a besoin en matière de guidance vers les conduites correctes.
Ainsi, la relation de l'Islam avec l'Homme est présente dans toutes ses affaires essentielles, et partout où il a besoin du guide qui le conduit vers le droit chemin.
Plutôt, il s'agit d'une relation qui s'étend au-delà de la vie d'ici-bas ; en effet, l'Islam est venu pour le bien-être de l'Homme dans cette vie éternelle, où les bienheureux connaîtront le bonheur et les malheureux le malheur, comme il est dit dans le Coran : {À ceux, hommes ou femmes, qui accomplissent de bonnes œuvres, tout en étant croyants, Nous réservons une vie heureuse et une généreuse récompense pour leurs bonnes actions. 97 } [4]. [4] Les Abeilles, 16 : 97.
L'Islam et la mise à l'honneur de l'Homme.
(1)
Assurément, l'Islam est venu avec la réalité éblouissante ; il indique clairement la dignité de l'Homme dans le Coran, qui est la première source de l'Islam ..
L'Islam considère l'Homme comme le calife d'Allah sur la Terre. Comme ceci a été rapporté dans le Coran : {Mentionne ces paroles adressées par ton Seigneur aux anges : « Je vais installer un vicaire sur terre où ses descendants se succéderont de génération en génération. » Les anges s’étonnèrent : « Vas-tu y installer des êtres qui y répandront le mal et y feront couler le sang alors que, par nos louanges, nous célébrons Ta gloire et sanctifions Ton nom ? » Il dit : « Je sais des choses que vous ignorez. » 30 } [5]. [5] La Vache, 2 : 30.
De même, l'Islam considère l'Homme comme la créature la plus honorée sur la Terre, comme il est mentionné dans le Coran : {Nous avons honoré les fils d’Adam, mettant à leur disposition toutes sortes de moyens de transport sur terre et en mer, leur procurant les nourritures les plus pures et les favorisant largement par rapport à nombre de Nos créatures. 70 } [6]. [6] Le Voyage Nocturne, 17 : 70.
L’Islam affirme que l’homme se distingue des autres créatures grâce à la raison, qui lui permet de différencier ce qui exact de ce qui est faux et ce qui est bénéfique de ce qui est préjudiciable. C’est pourquoi Allah (Élevé soit-Il) en a fait le fondement de la responsabilité religieuse. Il explique aussi que l’unicité de l’origine humaine réside dans le fait qu’Allah (Élevé soit-Il) a créé tous les hommes à partir d’une seule et même âme. Le Coran dit : {Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être avant de créer de celui-ci son épouse et, de ce couple, une multitude d’hommes et de femmes qu’Il a dispersés sur terre... } [7] [7] Les Femmes, 4 : 1.
L'honneur que l'Islam accorde à l'Homme s'est manifesté sous ses plus belles formes et dans son expression la plus claire et éloquente, au sein de la plus grande des sources de l'Islam : le Coran. Parmi les formes d'honneur accordé à l'Homme en Islam, il y a :
L'ordre donné aux Anges de se prosterner devant Adam (paix et salut sur lui) :
Assurément, ceci fut le plus immense honneur accordé à l'Homme, comme cela a été mentionné dans le Coran, lorsqu'Allah (Élevé soit-Il) a ordonné à Ses Anges de se prosterner devant Adam. Alors, tous les Anges se prosternèrent excepté Iblis qui refusa. Sa rétribution fut le bannissement de la miséricorde d'Allah et l'expulsion du Paradis. Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Lorsque Nous avons ordonné aux anges de se prosterner devant Adam, tous se sont exécutés, excepté Satan qui refusa par orgueil de se prosterner, se comportant en impie. 34 } [8]. [8] La Vache, 2 : 34.
L'honneur de l'envoi des Prophètes (paix et salut sur eux) :
Le Coran relate ensuite comment Satan tenta Adam (paix et salut sur lui) jusqu'à ce qu'il mangeât de l'arbre qu'Allah lui avait interdit ; l'ordre d'Allah vint alors pour sa descente sur la Terre .. Mais sur la Terre, un autre honneur l'attendait, puisqu'Il fit de lui Son vicaire sur celle-ci, la plus honorée de Ses créatures, et mit à sa disposition tout ce qui s'y trouve .. Ensuite, le plus grand honneur fut de choisir les prophètes (paix et salut sur eux) parmi sa descendance ; Allah les honora en leur révélant les Livres qui devaient leur servir de guide pour que leur vie sur la Terre soit droite et qu'ils se chargent de la fonction de vicaire, pleinement et sans manquement.
Dans le Coran, il est dit : {Des Messagers chargés d’annoncer aux hommes la bonne nouvelle et de les mettre en garde. Ces derniers n’auront ainsi aucun argument à opposer à Allah après l’envoi des Messagers. Allah est Tout-Puissant et infiniment Sage. 165 } [9]. [9] Les Femmes, 4 : 165.
La prééminence de l'homme sur l'ensemble des créatures :
Ceci compte parmi les grandes formes de l'honneur que l'Islam a indiqué, et qui sont explicitement mentionnées dans le Coran. En effet, dans tout ce que l'Islam a apporté, on retrouve l'honneur accordé à l'Homme, comme vous le verrez au fil de ce livre.
L'honneur de l'Homme sur le reste de la création est mentionné dans le Coran. Allah (Élevé soit-Il) dit : {Nous avons honoré les fils d’Adam, mettant à leur disposition toutes sortes de moyens de transport sur terre et en mer, leur procurant les nourritures les plus pures et les favorisant largement par rapport à nombre de Nos créatures. 70 } [10]. [10] Le Voyage Nocturne, 17 : 70.
Le fait d’asservir et d’assujettir l’ensemble de ce qui se trouve dans l’Univers :
Ceci est un immense honneur pour l’Homme, mentionné à plusieurs reprises dans le Noble Coran, pour mettre en valeur sa noblesse et sa dignité.
Notamment, la parole d'Allah (Élevé soit-Il) : {C’est Allah qui a créé les cieux et la terre, et qui fait descendre du ciel une eau par laquelle Il fait pousser toutes sortes de fruits dont vous vous nourrissez. Il vous a soumis les vaisseaux qui, par Sa volonté, voguent en mer, comme Il vous a assujetti les rivières. 32 Il vous a assujetti le soleil et la lune, constants dans leur course, et Il vous a assujetti la nuit et le jour. 33 } [11]. [11] Abraham, 14 : 32 - 33.
Notamment, aussi la parole d'Allah (Élevé soit-Il) : {Il vous a également soumis, par un effet de Sa grâce, tout ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre. Voilà bien des signes pour des hommes capables de les méditer. 13 } [12]. [12] L'Agenouillée, 45 : 13.
L'honneur accordé par les nobles caractères :
L'Islam est venu avec l'appel aux vertus et aux nobles caractères, car en Islam l'Homme est cette créature qui aime les vertus et déteste les vices.
Dans le Coran, le Messager de l'Islam, Muhammad ﷺ, est décrit par la beauté de ses caractères, et ce, dans la parole d'Allah (Élevé soit-Il) : {Tu es, en vérité, doté du caractère le plus élevé. 4 } [13]. [13] La Plume, 68 : 4.
Plutôt, il est mentionné explicitement dans la parole du Prophète ﷺ que l'Islam auquel il appelle repose sur les nobles caractères, qui sont la base de la mise à l'honneur de l'Homme et de sa prééminence sur l'animal .. Comme ceci est rapporté dans sa parole ﷺ : « Je n’ai été envoyé que pour parfaire les nobles caractères. » [14]. [14] Rapporté par Al Bayhaqî et Al Hâkim dans : Al Mustadrak.
Ceci sont les bases de la mise à l'honneur de l'Homme, en Islam, qui montrent le statut éminent de l'Homme au sein de l'Islam et qu'il est l'axe des créatures en cet univers.
L'Islam et la globalité de la vie de l'Homme
(2)
La réalité éblouissante se manifeste dans l'Islam ..
Cette voie intégrale, qui englobe tous les domaines de la vie, est foi, œuvre, croyance, législation, adoration, transaction, pensée, sentiment, nobles mœurs, civilisation, économie, politique, et réforme de tous les domaines de la vie.
Par la globalité, nous entendons ici les règles, les lois et les systèmes qui régissent la vie de l'individu, de la famille, de la société et du monde entier, et c'est cette méthodologie qui réalise le bonheur pour l'Humanité.
L'une des plus grandes formes de la globalité de l'Islam est la mission du Prophète Muhammad ﷺ à l'Humanité toute entière, comme il est dit dans le Coran : {Dis : « Ô hommes ! Je suis le Messager envoyé à vous tous par Allah qui règne en Maître absolu sur les cieux et la terre. Il n’est de divinité en droit d’être adorée que Lui. Il donne la vie et la mort. Ayez donc foi en Allah et en Son Messager, le prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles, et suivez sa voie afin d’être bien guidés. 158 » } [15]. [15] Les Murailles, 7 : 158.
Et Il (Élevé soit-Il) a dit : {Nous ne t’avons envoyé à l’ensemble de l’humanité que pour annoncer la bonne nouvelle et mettre en garde les hommes, mais la plupart d’entre eux n’en sont pas conscients. 28 } [16]. [16] Sabâ', 34 : 28.
Parmi les exemples de la globalité de l’Islam, on retrouve le fait que ses préceptes couvrent tous les aspects de la vie. L’Islam est venu avec une législation complète qui s’applique à tout ce qui concerne les intérêts de l’Homme, aussi bien dans la vie d’ici-bas que dans l’au-delà. Cela englobe ses affaires quotidiennes : dans sa maison, à son travail, au marché, qu’il soit chez lui ou en voyage, dans ses relations avec les autres et dans toutes ses activités. De plus, ces préceptes l’accompagnent à chaque étape de son existence : depuis sa présence dans le ventre maternel, ensuite sa naissance, son enfance, sa jeunesse, sa maturité et jusqu’à sa vieillesse. Il en va ainsi pour l’ensemble de ses affaires.
L’universalité de l’Islam se manifeste notamment par son message adressé à toute l’Humanité. En effet, l’Islam s’adresse à chaque être humain, sans distinction particulière. Dans le Coran, ce discours prend souvent la forme d’un appel comme : « Ô vous les hommes » ou « Ô fils d’Adam ». Le Coran informe aussi de la mise à l’honneur accordé à l'ensemble des fils d’Adam comme dans la parole d’Allah (Élevé soit-Il). {Nous avons honoré les fils d’Adam, mettant à leur disposition toutes sortes de moyens de transport sur terre et en mer, leur procurant les nourritures les plus pures et les favorisant largement par rapport à nombre de Nos créatures. 70 } [17]. [17] Le Voyage Nocturne, 17 : 70.
Ce verset s’adresse à tous les êtres humains, sans distinction de religion, de race ou de couleur. Il souligne les caractéristiques communes à chacun, illustrant ainsi l’universalité du message de l’Islam lorsqu’il s’adresse à l’humanité dans un contexte à portée générale.
Parmi les aspects universels de l’Islam, on trouve la solidarité sociale dans toute son ampleur. Elle se traduit par l’encouragement à la miséricorde mutuelle, à la bonté et la bienfaisance envers les pauvres et les faibles, jusqu’à la bienveillance envers les animaux. Ceci ressort clairement de l’histoire de l’homme qui, dans le désert, donna à boire à un chien. Lorsque le Prophète Muhammad ﷺ raconta cet épisode à ses Compagnons (qu’Allah les agrée), ils lui demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! Serons-nous récompensés pour le bien que nous faisons aux animaux ? » Il répondit : « Pour toute créature vivante, il y a une récompense. » [18]. [18] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Et s'il en est ainsi pour les animaux, alors la bienfaisance à l'égard de l'être humain comporte une récompense plus immense encore. Cette solidarité englobe l'ensemble des créatures, ce qui est une preuve de l'universalité de l'Islam en matière de solidarité sociale.
Parmi les formes de la globalité de l'Islam, on trouve la globalité du développement économique : l'Islam a exhorté à faire prospérer la terre ; cette prospérité profite à tous les gens et constitue une aide pour l'Homme afin qu'il accomplisse la fonction pour laquelle Allah l'a créé, à savoir : l'adoration.
Dans le Coran, il est dit : {... C’est Lui qui vous a tirés de la terre et vous a permis de peupler ses contrées... } [19]. [19] Hûd, 11 : 61.
De même que le développement des ressources économiques de la personne, afin de mener une vie bonne et digne, remplie de réalisations et de travail.
À travers ces illustrations, il apparaît que la globalité de l'Islam est venue consacrer le bonheur de l'Homme et créer les conditions propices pour qu'il accomplisse sa fonction suprême, à savoir : l'adoration d'Allah (Élevé soit-Il).
L'Islam et la pérennité de l'existence humaine
(3)
La réalité éblouissante transparaît clairement dans l'Islam ..
Il établit cette étape nécessaire, d'où s'élance l'existence humaine dans cet univers.
C’est ce lien sacré que l’Islam considère comme le véritable point de départ de l’existence humaine .. Et à travers lui, nous découvrirons comment l’Islam a fixé pour l’Homme une condition essentielle lorsqu’il souhaite fonder une famille.
Dans le Coran, une indication est clairement rapportée dans la parole d’Allah (Élevé soit-Il) : {Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés à partir d’un seul être, puis de celui-ci a fait son épouse, et de ce couple est issue une multitude d’hommes et de femmes qu’Il a répandus sur la terre... } [20]. [20] Les Femmes, 4 : 1.
L'Islam a fait du mariage légitime la seule voie pour l'existence de l'espèce humaine ; en effet, le bonheur de l'être humain lui-même réside dans ce mariage. L'Islam a honoré l'Homme et ne l'a pas assimilé aux animaux qui se reproduisent sans mariage, et ceci fait partie de l'honneur que l'Islam a conféré à l'être humain, comme il est dit dans le Coran : {Nous avons honoré les fils d’Adam, mettant à leur disposition toutes sortes de moyens de transport sur terre et en mer, leur procurant les nourritures les plus pures et les favorisant largement par rapport à nombre de Nos créatures.} [21]. [21] Le Voyage Nocturne, 17 : 70.
Et dans Sa parole (Élevé soit-Il) : {Et Nous les avons nettement préférés à plusieurs de Nos créatures.} Une preuve explicite de la faveur accordée au genre humain sur l'ensemble des créatures, et c'est un grand honneur pour l'être humain, ce que l'Islam a clairement indiqué.
En raison de cette place éminente de l'Homme en Islam, Il a voulu pour lui que son existence sur la Terre se fasse par une voie juste, qui lui préserve son humanité et sa prééminence sur le reste des créatures.
Ainsi donc, le mariage en Islam fut la voie correcte pour cette marque d'honneur. Pour ce mariage, l'Islam a établi des cadres, des droits et des devoirs, afin que le fruit qui en découle soit mûr et vertueux.
C'est pourquoi, nous trouvons l'immense importance que l'Islam a accordé au mariage, comme ceci est mentionné dans le Coran dans Sa parole (Élevé soit-Il) : {Un autre signe de Sa toute-puissance est d’avoir créé pour vous des épouses de votre espèce auprès desquelles vous goûtez au repos et d’avoir fait naître entre vous affection et tendresse. Voilà bien des signes pour des hommes capables de les méditer. 21 } [22]. [22] Les Byzantins, 30 : 21.
Ce verset montre que, dans l’Islam, le mariage ne se limite pas à combler un désir charnel. Au contraire, il offre aux époux de la sérénité, de l'affection et de la miséricorde, leur permettant de vivre heureux ensemble, liés par un contrat sacré que chacun doit honorer.
En Islam, le mariage est d’une grande importance, et la compatibilité religieuse et morale en est l’une des principales conditions. C’est pourquoi, le Messager de l’Islam ﷺ a dit : « Si un prétendant dont vous agréez sa religion et son comportement se présente à vous, alors mariez-le ; sinon, il en résultera discorde et grande corruption sur la Terre. » [23]. [23] Rapporté par At-Tirmidhî.
Et si cela est valable pour le mari, cette même condition est également valable pour l'épouse, comme dans la parole du Prophète ﷺ : « On décide de se marier avec une femme pour quatre raisons : son argent, sa réputation, sa beauté, ou sa religiosité. Fais donc en sorte de choisir celle qui est religieuse et tu réussiras. » [24]. [24] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
C'est ainsi que l'Islam a voulu pour l'Homme un commencement sain pour son mariage, lequel sera le noyau de la formation de la famille ; et c'est de la vertu de cette dernière que découle celle de la société. Car, si ce commencement n'est pas sain, la relation entre l'homme et la femme ne sera ni saine, ni heureuse.
Et ceci jusqu'à ce que l'Homme se distingue par son mariage du reste des créatures, l'Islam a accordé une attention particulière à la relation conjugale entre les époux, et n'en a pas fait une simple relation de désir sexuel .. En effet, l'Islam a institué des droits pour l'époux sur son épouse, et des droits pour l'épouse sur son époux, comme mentionné dans le Coran : {Les femmes ont sur leurs maris des droits équivalents à leurs devoirs envers eux, conformément aux usages... } [25]. [La Vache, 2 : 228].
En effet, le Messager de l'Islam ﷺ a fait de son mariage un modèle authentique de la relation conjugale correcte. Notamment, lorsqu'il a dit : « Le meilleur parmi vous est le meilleur d'entre vous avec son épouse [littéralement : sa famille] ; et moi, je suis le meilleur d'entre vous avec ma famille. » [26]. [26] Rapporté par Abû Dâwud et At-Tirmidhî.
L’islam a entouré le mariage d’un ensemble solide de décrets concernant l’époux, comme : le divorce, la dot, l’entretien, le logement, la vie commune la nuit, et d’autres droits ; ainsi que des décrets concernant l’épouse, comme : l’obéissance à son mari, la préservation de ses biens et de leur intimité conjugale, les dispositions liées aux menstrues et aux lochies, et d’autres encore.
On voit bien que l’Islam a valorisé l’être humain en organisant la vie autour de la procréation et du mariage, tout en favorisant une belle harmonie dans un foyer heureux et épanoui. C’est ainsi que l’amour et l'affection s’expriment au sein de la famille : entre le mari, l’épouse, les enfants, les grands-parents et les proches. Cette harmonie contribue à équilibrer et réguler la vie des êtres humains.
L'Islam et l'Homme en tant qu'enfant
(4)
La réalité éblouissante de l'Islam se manifeste.. dans cet édifice étonnant que l'Islam a institué comme fondement pour la multiplication de l'être humain sur la Terre ..
En effet, la procréation des enfants est l'un des plus grands fruits du mariage, dont l'Islam a établi la voie légitime pour la multiplication de l'être humain.
En Islam, l’Homme est honoré d’une manière particulière, ce qui fait que ce fruit n’est pas comparable à celui des autres créatures. L’Islam exige qu’il soit issu d’un mariage valide et a établi des exigences à cet effet, comme : l’interdiction de l’avortement, l’affiliation de l’enfant à son père, l’obligation de subvenir à ses besoins, le choix d’un beau prénom, la joie de sa venue, une bonne éducation et le droit d’hériter des biens de son père.
Après la naissance d’un enfant, l’Islam lui offre une protection totale au sein d’une famille attentive à ses besoins jusqu’à ce qu’il grandisse. Et même après son mariage, le lien avec ses parents reste fort : il continue à leur montrer de la bonté lorsqu’ils vieillissent et pourvoit à leurs besoins s’ils sont dans le besoin. Il en est de même avec ses frères, où règnent affection, amour et entraide.
Et s'il se marie, il y a une autre relation, une nouvelle vie, avec les droits de l'épouse et les droits des enfants .. Ainsi, on trouve que l'Islam a bâti l'édifice de la famille sur la miséricorde mutuelle et l'entraide ..
Et l'attention accordée par l'Islam à l'enfant se manifeste dans des affaires qui lui sont nécessaires, parmi lesquelles :
Premièrement : La tendresse et la miséricorde. En effet, lorsque la fille du Messager de l'Islam, Muhammad ﷺ, Fâtimah (qu'Allah l'agrée) entrait auprès de lui, alors il se levait, allait vers elle, lui prenait la main, l'embrassait et l'asseyait à sa place. De même, lorsqu'il ﷺ entrait auprès d'elle, elle se levait, lui prenait la main, l'embrassait et l'asseyait à sa place. [27]. {27] Rapporté par Abû Dâwud, At-Tirmidhî et An-Nassâ'î.
Deuxièmement : Le droit à l'allaitement. Allah a institué ce droit pour lui et, en raison de son importance, l'ordre à ce sujet a été révélé dans le Coran. Allah (Élevé soit-Il) a dit : {La mère qui désire mener l’allaitement à son terme allaitera son enfant deux années entières... } [28]. [28] La Vache, 2 : 233.
Troisièmement : La justice entre les enfants se manifeste de la plus belle manière lorsque l’Islam impose l’égalité en toute chose, même dans un simple baiser. Ainsi, si le père embrasse l’un de ses enfants devant son frère, il doit aussi embrasser l’autre. Pour ce qui est de la justice dans les dons, elle apparaît clairement dans l’histoire d’un Compagnon du Prophète ﷺ qui voulut offrir un présent à l’un de ses fils sans en donner l’équivalent à ses frères. Lorsqu’il demanda au Prophète ﷺ de témoigner de ce don, celui-ci lui répondit : « Ô Bachîr ! As-tu d’autres enfants que celui-ci ? » Il répondit : « Oui. » Alors, il poursuivit : « Leur as-tu fait à tous le même cadeau ? » Il répondit : « Non. » Alors, il lui a dit : « Dans ce cas, ne me prends pas à témoin, car je ne témoigne pas de l’injustice ! » Et dans une version : « Craignez Allah et soyez justes concernant vos enfants. » [29]. [29] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Quatrièmement : Les dépenses et l’éducation. Concernant les dépenses, l’Islam a ordonné au père de subvenir aux besoins de ses enfants et de ne pas les négliger jusqu'à ce que le Messager de l’Islam ﷺ dise : « Qu'il suffise à l'homme comme péché de ne pas pourvoir aux besoins de quiconque dépend de lui. » [30]. [30] Rapporté par Abû Dâwud.
En matière d’éducation, il est obligatoire d'éduquer l’enfant sur la véracité et les nobles comportements. Ceci a clairement été illustré dans l’orientation du Messager de l’Islam ﷺ à l’égard de cette femme qui appela son fils et lui a dit : « Viens ! Je vais te donner quelque chose. » Alors, il lui demanda : « Et qu'as-tu voulu lui donner ? » Elle répondit : « Des dattes. » Alors, il lui a dit : « Sache que si tu ne lui avais rien donné, alors un mensonge aurait été inscrit contre toi. » [31]. [31] Rapporté par Abû Dâwud.
Cinquièmement : La miséricorde et la compassion envers l’enfant. L’Islam s'est soucié de la nature humaine dès l’enfance de sorte qu'il a été rapporté dans les paroles du Messager de l’Islam ﷺ que nous devons faire preuve de miséricorde envers le petit enfant. « N’est pas des nôtres quiconque ne fait pas miséricorde envers nos jeunes et ne reconnaît pas l'honneur de nos anciens. » [32]. [32] Rapporté par At-Tirmidhî.
Sixièmement : La prise en compte de l'avis de l'enfant : L'Islam a reconnu à l'enfant une valeur psychologique et personnelle, sans jamais le négliger. Notamment, ceci s'est manifesté le jour où une coupe fut présentée au Prophète ﷺ. Après en avoir bu, il remarqua qu’à sa droite se tenait un jeune garçon, le plus jeune de l’assemblée, tandis que les anciens étaient à sa gauche. Alors, il a dit : « Ô jeune garçon ! Me permets-tu de donner aux hommes âgés ? » Il a dit : « Je ne saurais accorder à personne le privilège de la part qui me vient de toi, ô Messager d'Allah. » Alors, il la lui donna. [33]. [33] Rapporté par Muslim et Ibn Mâjah.
Septièmement : Le droit de l’enfant au jeu innocent : L’Islam permet à l’enfant de profiter pleinement de son enfance et le dispense des obligations religieuses jusqu’à la puberté. Un bel exemple se trouve dans l’attitude du Messager de l’Islam ﷺ envers les enfants. En effet, un jour, alors qu’il priait, l’un des fils de sa fille Fatimah (qu’Allah l’agrée) grimpa sur son dos pendant qu’il était prosterné ; il prolongea alors sa prosternation. Après la prière, les fidèles lui demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! Certes, tu as prolongé une prosternation jusqu'à ce que nous ayons cru qu’il s’était passé quelque chose ou que tu recevais une révélation !? » Il répondit : « Il n'en était rien, mais mon fils m'avait pris pour monture, et je n'ai pas voulu le hâter jusqu'à ce qu'il ait satisfait son besoin. » [34]. [34] Rapporté par An-Nassâ'î et Ahmad.
Ainsi, l’Islam a protégé l'humanité de l'enfant avant même qu'il sorte du ventre de sa mère et après son arrivée en ce bas monde. Il lui a offert un soutien physique, moral et psychologique, ainsi qu’une famille bienveillante, véritable cocon où il peut grandir de façon saine et heureuse.
L’Islam et les parents
(5)
Avec la réalité éblouissante de l'Islam apparaît l'une des plus belles preuves de l'attention portée aux sentiments humains, lorsque ses préceptes, commandements et règles de bienséance ont été instaurés pour prendre soin des parents, à l'origine même de l'existence humaine.
La bonté envers les parents en Islam revêt de multiples formes, dont la plus immense est l'interdiction de prononcer la moindre parole qui puisse leur nuire, et nous voyons cela dans le Coran : {Ton Seigneur a ordonné que Lui seul soit adoré et que les père et mère soient traités avec bonté. Si l’un d’eux, ou tous deux, doivent atteindre auprès de toi un âge avancé, garde-toi de leur montrer le moindre signe d’agacement ou de les rudoyer, mais adresse-leur des paroles délicates. 23 } Adopte envers eux une attitude pleine d’humilité et de tendresse, et dis : « Veuille, Seigneur, te montrer clément envers eux, comme ils l’ont été envers moi lorsqu’ils m’ont élevé tout petit ! » 24 } [35]. [35] Le Voyage Nocturne, 17 : 23 - 24.
Ces deux versets ont rassemblé cinq significations qui confèrent aux parents un mérite immense.
La première signification : Allah (Élevé soit-Il) a lié l'ordre de L'adorer à la bienfaisance envers les parents, et ceci est un immense honneur pour l'Homme.
La deuxième signification : Allah a interdit de dire : " Pfff ", une expression utilisée en cas d'agacement et de contrariété. Il y a en cela une immense éducation parce que l'interdiction de dire : " Pfff " indique que toute parole qui les blesse constitue un péché grave.
La troisième signification : L'ordre de s'adresser à eux avec des paroles douces et belles.
La quatrième signification : Leur obéissance et la soumission envers eux dans ce qu'ils ordonnent.
La cinquième signification : L'invocation en leur faveur de la miséricorde, en récompense de l'éducation et de l'attention qu'ils ont prodigué.
Voici d'autres magnifiques illustrations qui mettent en lumière le soin que l'Islam accorde aux parents, et dans lequel se trouve la plus immense intention envers l'Homme.
Parmi ces illustrations : le fait de demander la permission aux parents avant d'entreprendre un long voyage. C'est ainsi que l'Islam préserve leurs cœurs de la peine causée par la séparation d'avec leur fils. En effet, un homme se présenta au Prophète ﷺ et a dit : « Je suis venu te prêter allégeance sur l'Émigration, et j'ai laissé mes parents en train de pleurer. » Alors, il lui a dit : « Retourne auprès d'eux ; fais-les rire comme tu les as fait pleurer. » [36]. [36] Rapporté par Abû Dâwûd, An-Nassâ'î et Ibn Mâjah.
Parmi ces formes, il y a le fait de dépenser pour eux, ce qui témoigne d’une reconnaissance de leurs bienfaits, et ceci reste bien peu au regard de leurs droits. En effet, l’Islam a accordé au père la propriété de son fils et de ses biens, un immense honneur pour le droit paternel. En effet, un homme vint trouver le Prophète Muhammad ﷺ et lui a dit : « Ô Messager d’Allah ! Je possède des biens et un enfant, mais mon père veut s'approprier mes biens. » Alors, le Prophète ﷺ lui a dit : « Toi et tes biens appartenez à ton père. » [37]. [37] Rapporté par Abû Dâwud et Ibn Mâjah.
Parmi ces formes figure l’invocation en leur faveur, aussi bien de leur vivant qu’après leur mort. En effet, dans le verset précédent il est dit : {« Veuille, Seigneur, te montrer clément envers eux, comme ils l’ont été envers moi lorsqu’ils m’ont élevé tout petit ! »} Et ceci inclut l'invocation en leur faveur de leur vivant et après leur mort .. Un homme vint voir le Messager de l'Islam ﷺ et lui demanda : « Ô Messager d’Allah ! Après la mort de mes parents, reste-t-il quelque chose que je puisse faire pour eux afin de leur témoigner de la bonté ? » Il répondit : « Oui. Prier pour eux deux, demander pardon en leur faveur, exécuter leur engagement après eux, maintenir les liens de parenté qui leur sont liés et honorer leurs amis. » [38]. [38] Rapporté par Abû Dâwud.
Dans ce hadith, nous trouvons plusieurs aspects : exécuter leur recommandation après leur mort, entretenir le lien de parenté et avec les proches qui leur sont liés, ainsi qu'honorer leur ami et être bienfaisant à son égard.
Plutôt, l’un des plus immenses signes de l’attention que l’Islam porte aux parents est d’avoir fait de la piété filiale une voie menant à la satisfaction d’Allah (Élevé soit-Il) et à l’entrée au Paradis. En effet, le Prophète de l’Islam ﷺ a dit : « La satisfaction d’Allah est dans la satisfaction du père et le courroux d'Allah est dans le courroux du père. » [39]. [39] Rapporté par At-Tirmidhî, Ibn Hibbân et Al Hâkim.
Et il ﷺ a dit : « Malheur à lui ! Ensuite, malheur à lui ! Et encore, malheur à lui ! » On demanda : Ô Messager d'Allah ! Qui ? Il répondit : « Quiconque atteint la compagnie de l'un de ses parents dans la vieillesse ou les deux, puis n’entre pas au Paradis. » [40]. [40] Rapporté par Muslim.
Il est clair que l’Islam accorde aux parents un statut élevé, en reconnaissance de leur mission de donner naissance à l’être humain, contribuant ainsi au peuplement de la terre et à sa gestion. Les musulmans ont compris l’importance de ce rôle et l’ont concrétisé en suivant les enseignements du Coran et les paroles du Prophète de l’Islam ﷺ afin de préserver l’immense contribution des parents à la continuité de l’humanité, qu’Allah (Élevé soit-Il) a honorée au-dessus de toutes Ses créatures.
L'Islam et le lien de parenté de l'Homme.
(6)
Parmi les belles formes de la réalité éblouissante de l’Islam, on retrouve ce lien précieux qui unit une personne à ses proches : frère ou sœur, oncle et tante paternels et leurs enfants, ou oncle et tante maternels et leurs enfants. Ce lien insiste sur la signification de l’amour, l'entraide et la familiarité, et ceci est une des immenses finalités de l’Islam.
En raison de l'importance du lien de parenté dans l'édification de la société humaine ; l'Islam y a beaucoup veillé, et même il a été rigoureux dans l'insistance de ce lien, sans lequel il n'y aurait point d'unité harmonieuse au sein de la société humaine, et ceci nous apparaît dans ce qui suit :
Premièrement : L'insistance de l'Islam sur le lien de parenté apparaît dans ce hadith sous sa forme la plus forte.
Le Messager de l’Islam ﷺ a dit : « Le lien de parenté est accroché au Trône et dit : Quiconque m'a maintenu, Allah a maintenu avec lui ; et quiconque m'a rompu, Allah a rompu avec lui. » [41]. [41] Rapporté par Muslim.
Il ﷺ a aussi dit : « Qui rompt les liens de parenté n’entrera pas au Paradis. » [42]. [42] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Dans ces deux hadiths, nous trouvons que le Messager de l'Islam ﷺ nous informe de l'immense statut du lien de parenté. Dans le premier hadith, il est question de son rang élevé, au point qu'il se trouvait auprès du Trône du Miséricordieux ; et dans le second, de l'interdiction d'entrer au Paradis pour quiconque rompt le lien de parenté. Il y a en cela une menace sévère et une explication claire de l'immense importance du lien de parenté.
Deuxièmement : si rompre le lien de parenté empêche d’entrer au Paradis, alors le préserver est une raison d’y accéder. Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et lui a demandé : « Indique-moi une action qui me fera entrer au Paradis. » Alors, le Prophète ﷺ répondit : « Tu adores Allah et tu ne Lui associes rien, tu accomplis la prière, tu t'acquittes de l'aumône légale, et tu maintiens les liens de parenté. » [43]. [43] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Dans ce hadith, le maintien des liens de parenté est évoqué aux côtés de trois piliers de l’Islam, ce qui montre clairement l’immense honneur de la position du lien de parenté en Islam.
Et tout ceci appelle à accorder de l'importance au lien de parenté qui est un immense pilier parmi les piliers de la familiarité et de l'amour entre les gens, et sans lui, les gens vivraient dans la discorde, l'éloignement et l'absence de miséricorde mutuelle.
L'Islam et le voisinage avec les gens
(7)
C’est à travers cette signification profonde que se manifeste la réalité éblouissante de l’Islam, nous dessinant la carte du voisinage, où le voisin est celui qui partage le mur de votre maison et vit dans le même quartier que vous. En Islam, l’appel est clair : il s’agit d'être bienfaisant envers son voisin et de respecter pleinement ses droits.
En effet, l'Homme ne peut se passer de fréquenter les gens et de cohabiter avec eux, et sa vie ne peut être droite dans l'isolement, loin de leur voisinage.
Puisque la constitution humaine est façonnée pour la vie en société et la vie en commun, alors le voisinage constitue l'un des piliers incontournable de cette vie en commun.
L’Islam a exprimé de diverses manières l’importance d’accorder de l’attention à son voisin. Certaines incitent au bon voisinage et le considèrent comme l’une des œuvres vertueuses les plus plus sublimes, tandis que d’autres mettent en garde contre le fait de nuire au voisin et rappellent la dure punition qui attend quiconque nuit à son voisin.
Et si vous voulez connaître l'immense statut du voisinage en Islam, qu'il te suffise d'entendre la parole du Prophète de l'Islam, Mohammed ﷺ : « Gabriel (paix sur lui) n’a cessé de me recommander le voisin jusqu'à ce que j’ai cru qu’il allait avoir droit à l’héritage. » [44]. [44] Rapporté par Abû Dâwûd, At-Tirmidhî et Ahmad.
Gabriel (paix sur lui) est l'Ange qui transmettait la Révélation au Prophète ﷺ.
En Islam, les formes de bienfaisance envers le voisin concordent avec les besoins de l'Homme, et englobent l'ensemble des aspects qui nécessitent une interaction avec ses semblables.
De la recommandation de la bienfaisance envers le voisin à l’avertissement contre toute forme de préjudice à son égard, l’Islam illustre parfaitement de beaux exemples que toute personne raisonnable approuve et qu’aucune religion ne conteste.
La première de ces formes est : La bienfaisance envers le voisin et le fait de lui montrer un visage souriant, ce qui se fait en parole et en acte. Le Prophète de l'Islam ﷺ a dit : « Sois d'un bon voisinage avec ton voisin, tu seras musulman. » [45]. [45] Rapporté par Al Kharâ'itî dans : Les Nobles Caractères.
Il ﷺ a aussi dit : « Et le meilleur des voisins, auprès d’Allah (Élevé soit-Il) est celui qui est le meilleur envers son voisin. » [46]. [46] Rapporté par At-Tirmidhî et Ahmad.
La deuxième forme : Le fait d’offrir un présent au voisin. Le présent offert au voisin augmente l'amour entre les voisins et développe la familiarité entre les gens. L'Islam a encouragé à offrir des présents au voisin, même si ce dernier n'est pas musulman. En effet, il a été rapporté d'après 'AbdaLlah ibn 'Amrû ibn Al 'Âs (qu'Allah les agrée tous les deux), l'un des Compagnons du Prophète Muhammad ﷺ qu'il avait égorgé un mouton. À son retour, il demanda : « En avez-vous offert à notre voisin le Juif ? En avez-vous offert à notre voisin le Juif ? J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : « Gabriel (paix sur lui) n’a cessé de me recommander le voisin jusqu'à ce que j’ai cru qu’il allait avoir droit à l’héritage. »
Certes, le Messager de l’Islam ﷺ a recommandé, lorsqu’on prépare un plat de viande, d’ajouter davantage de sauce pour pouvoir en offrir à ses voisins. En effet, il ﷺ a dit : « Lorsque vous faites cuire la viande, ajoutez-y beaucoup de bouillon ou d'eau ; en effet, il est plus abondant ou plus profitable pour les voisins. » [47]. [47] Rapporté par Ahmad.
La troisième forme consiste à : Donner à son voisin ce dont il a besoin. Les voisins dépendent les uns des autres pour leurs besoins, au point qu’un voisin peut avoir besoin du sel de l’autre. Il n’est pas permis de refuser à son voisin ce qui lui est nécessaire, et une sévère mise en garde a été rapportée à ce sujet. Le Messager de l’islam ﷺ a dit : « Au Jour de la Résurrection, combien de voisins s'accrocheront à leur voisin et ils diront : Ô Seigneur ! Demande à celui-ci pourquoi il m'a fermé sa porte et m'a privé de sa faveur. » [48]. [48] Rapporté par Al Bukhârî dans : Adab Al Mufrad.
La quatrième forme concerne : L’utilisation des installations : un voisin peut avoir besoin d’utiliser une partie du mur de son voisin pour y construire quelque chose ou y faire passer une poutre, et celui-ci n’a pas le droit de l’en empêcher. À ce propos, le Prophète Muhammad ﷺ a dit : « Si le voisin de l'un d'entre vous demande la permission de planter sa poutre dans son mur, qu'il ne l'en empêche donc pas. » [49]. [49] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Il ﷺ a aussi dit : « Quiconque est sollicité par son voisin pour s’appuyer sur son mur doit l’y autoriser. » [50]. [50] Rapporté par Ibn Mâjah et Ahmad.
La cinquième forme : S’enquérir du voisin pauvre. Et si le voisin est pauvre, l’islam a rendu obligatoire pour son voisin riche de s’enquérir de ses besoins en nourriture. En effet, il a été rapporté du Prophète de l'Islam ﷺ qu'il a dit : « N’est pas croyant celui qui est rassasié alors que son voisin a faim à côté de lui. » [51]. [51] Rapporté par Al Bukhârî dans : Al Adab Al Mufrad, At-Tabarânî et Al Hâkim.
La sixième forme est : La préservation du voisin dans son honneur et ses biens. En effet, l'Islam a instauré une vive réprobation de la fornication avec l'épouse du voisin, ainsi que du vol de ses biens. Quant à la première : Lorsque les Compagnons interrogèrent le Messager de l'Islam ﷺ concernant le plus grand des péchés, il mentionna parmi eux : « Tu commets la fornication avec la femme de ton voisin. » [52]. [52] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
La septième forme : S’abstenir de faire du tort au voisin. C’est l’un des grands péchés qui a fait l’objet d’une sévère menace, et une interdiction stricte a été rapportée de la part du Messager de l’Islam, Muḥammad ﷺ concernant le fait de faire du tort au voisin. Parmi cela, il y a sa parole : « Quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il ne nuise donc pas à son voisin. » [53]. [53] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Ils ont dit au Prophète ﷺ : « Ô Messager d'Allah ! Certes, unetelle prie la nuit, jeûne le jour, accomplit de bonnes œuvres et fait l'aumône, mais elle nuit à ses voisins avec sa langue. » Il a dit : « Il n’y a aucun bien en elle. Elle est parmi les gens de l’Enfer. » Alors, ils ont dit : « Ô Messager d’Allah ! Pourtant, cette femme accomplit la prière prescrite, elle donne en aumône du fromage séché et elle ne nuit à personne. » Alors, le Messager d’Allah ﷺ répondit : « [Dans ce cas-là] Elle fait partie des gens du Paradis. » [54]. [54] Rapporté par Al Bukhârî dans : Al Adab Al Mufrad. Et Ahmad.
La signification de l'expression : Al Athwâr Min Al Aqit : La pièce de fromage séché.
L’Islam accorde une grande importance aux droits du voisin, contribuant ainsi au bien-être de chacun et à la stabilité de sa vie. Le voisin, toujours proche, influence directement le quotidien : un voisin droit améliore la situation, tandis qu’un voisin corrompu la détériore. C’est pourquoi, il est rapporté que le Prophète de l’Islam ﷺ disait dans ses invocations : « Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Toi contre un mauvais voisin .. » [55]. [55] Rapporté par Al Bukhârî dans : Al Adab Al Mufrad et Ibn Hibbân.
La législation islamique sur le voisinage est une véritable source de réforme pour la société, tout en étant un appel à l’amour, à la familiarité et à l'entraide.
L'Islam et les droits de l'Homme
(8)
Dans l’Islam, cette réalité éblouissante se révèle sous sa forme la plus noble, à travers la vision grandiose qu’il a de l’Homme, élevé au rang de plus noble des êtres. Allah (Élevé soit-Il) a façonné l’univers pour lui, afin qu’il remplisse cette mission essentielle : vouer son adoration à Allah seul. C’est pour accomplir cette fonction qu’Allah a créé l’Homme.
En vue de cette fonction, Allah a accordé à l'Homme des droits et une mise à l'honneur qui le distinguent du reste des créatures.
Ainsi, l'Islam a consacré l'intégralité de ces droits pour l'Homme, préservant par ce biais sa dignité et son honneur.
Le premier de ces droits est : Le droit à la vie. En effet, l’âme humaine occupe une immense place en Islam. Le Coran a fortement insisté sur sa préservation et mis en garde contre le fait de l’ôter. Il en est de même dans les hadiths du Messager de l'Islam Muhammad ﷺ.
Parmi ce qui est mentionné à ce sujet dans le Coran, il y a la parole d'Allah (Élevé soit-Il) : {C’est la raison pour laquelle Nous avons enseigné aux fils d’Israël que tuer un seul être humain - sauf en application de la loi du talion ou parce qu’il sème la corruption sur terre - revenait à tuer l’humanité toute entière, et que préserver une seule vie. 32 } [56]. [56] La Vache, 2 : 32.
Deuxièmement : Parmi les droits de l’Homme en Islam figure le droit à l’éducation : l’Islam a encouragé la quête du savoir, accordé aux savants un rang prestigieux, les a honorés et loués, affirmant ainsi le droit fondamental de tout être humain à apprendre.
En effet, dans le Coran, Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Allah élèvera le rang de ceux d’entre vous qui ont cru et reçu la science... } [57] [57] La Discussion, 58 :11.
Les savants musulmans ont bénéficié de l'incitation de l'Islam à la science, et ont ainsi apporté de grandes contributions dans les sciences naturelles, la physique, la chimie, les mathématiques et la médecine.
Troisièmement : Parmi les droits de l'Homme en Islam figure le droit à la justice. En effet, l'Islam a fondé le principe de la justice sur des bases solides, y a appelé de différentes manières, et en a même fait le fondement de toute interaction entre les gens.
L’ordre de la justice a clairement été énoncé dans le Coran, comme Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Allah prescrit l’équité, la bonté et la charité envers les proches, et Il proscrit tout acte infâme, tout comportement répréhensible et toute forme d’injustice. Allah vous exhorte ainsi à bien agir. Mais saurez-vous y réfléchir ? 90 } [58]. [58] Les Abeilles, 16 : 90.
Quatrièmement : Parmi les droits de l’Homme en Islam se trouve le droit de propriété : puisque l’attachement aux biens fait partie de la nature humaine, l’Islam a reconnu ce droit et a accordé la liberté de disposer de ses possessions, comme indiqué dans le Coran : {... Aux hommes, en effet, revient la juste récompense de leurs œuvres, de même qu’aux femmes revient la juste récompense de leurs œuvres.... } [59]. [59] Les Femmes, 4 : 32.
Mais l’Islam a encadré ce droit par des règles strictes pour éviter qu’il ne porte atteinte aux droits des autres.
Dans le Coran, il est rapporté : {Vous qui croyez ! Que les uns ne s’emparent pas sans droit des biens des autres, mais que vos transactions soient le fruit d’un consentement mutuel... } [60]. Pour insister sur la sévérité de la sanction liée à la violation des droits d’autrui, le Prophète Muhammad ﷺ a dit : « Toute chair qui pousse de bien mal acquis, alors le Feu [de l’Enfer] est plus en droit d'elle. » [61]. [60] Les Femmes, 4 : 29. [61] Rapporté par Aṭ-Ṭabarânī dans : Al Awsaṭ.
Cinquièmement : Parmi les droits de l'Homme en Islam figure le droit au travail : en effet, le travail en Islam est un droit commun à tous et l'Islam a exhorté au travail, car il est le moyen de la production et de la prospérité. Par conséquent, l'Islam a autorisé à l'Homme le commerce, le travail dans l'industrie, et toutes les professions, telles que l'agriculture, la menuiserie, la forge, la construction, et autres métiers.
Dans le Coran, l'ordre est donné de parcourir la terre pour le travail et la recherche de la subsistance, comme Allah (Élevé soit-Il) a dit : {C’est Lui qui a rendu votre vie sur terre plus simple. Explorez donc ses terres et profitez des bienfaits offerts par le Seigneur. C’est vers Lui que vous retournerez tous. 15 } [62]. [62] La Royauté, 67 : 15.
Et le Messager de l'Islam ﷺ a dit : « Il vaut mieux pour l’un d'entre vous de prendre ses cordes, d’aller à la montagne, d’en revenir avec un fagot sur le dos qu’il vendra, et par lequel Allah le mettra à l’abri du besoin, que de demander aux gens, qu’ils lui donnent ou qu'ils le privent. » [63]. [63] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Et c'est ainsi que l'on constate que l'Islam a préservé pour l'homme ses droits indispensables, et a même établi des punitions dissuasives contre quiconque porte atteinte à ces droits, assurant en tout cela la sauvegarde de la dignité de l'homme et du statut qu'Allah a voulu pour lui.
L’islam et le droit de l’Homme à la justice
(9)
Le droit de l'Homme à la justice est l'une des facettes de la réalité éblouissante en Islam, dont la beauté se manifeste lorsque l'Islam a fait de la justice un impératif sur lequel les cieux et la terre ont été établis.
Puisque le bien-être de l’Homme et de la Terre passe par la justice, l’Islam est venu l’établir de la manière la plus parfaite. Les versets du Coran l’ont prescrite et confirmée, et cet appel se retrouve aussi dans les hadiths du Prophète Muhammad ﷺ. Sa vie elle-même regorge d’exemples authentiques de justice, tout comme celle de ses califes bien guidés qui lui ont succédé, et même celle des rois musulmans connus pour leur équité envers leurs sujets.
Dans le Coran, l'ordre de la justice est venu dans Sa parole (Élevé soit-Il) : {En vérité, Allah prescrit la justice, la bienfaisance et l’assistance aux proches, et Il interdit l’infamie, le blâmable et l’injustice. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. 90 } [64]. [64] Les Abeilles, 16 : 90.
Et le Prophète ﷺ a dit : « Le fait de réconcilier deux personnes est une aumône. » [65]. [65] Rapporté par Muslim.
Quand Abû Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu’Allah l’agrée) prit le Califat après la mort du Prophète Muhammad ﷺ, il se leva devant les gens pour s'adresser à eux. Alors, il a dit : « Le faible parmi vous est fort auprès de moi, jusqu'à ce que je lui restitue son droit, si Allah le souhaite ; et le fort parmi vous est faible [auprès de moi], jusqu'à ce que je prenne de lui son droit, si Allah le souhaite. »
La justice en Islam se présente sous de multiples formes, ce qui témoigne du grand attachement de l'Islam à la justice.
Parmi les formes de justice en Islam, figure celle envers les minorités. L’Histoire nous rapporte que les minorités non musulmanes bénéficiaient d’une justice équitable au sein de l’État islamique, conformément aux enseignements du Coran et aux directives du Prophète Muhammad ﷺ.
Quant au Coran, il y est rapporté : {Vous qui croyez ! Pratiquez la justice dans le seul but de plaire à Allah et soyez les témoins les plus impartiaux. Et que votre ressentiment à l’encontre de vos ennemis ne vous pousse pas à les traiter injustement. Soyez au contraire justes envers eux. Voilà une manière d’agir plus conforme à la piété. Craignez donc Allah qui est parfaitement informé de ce que vous faites. 8 } [66]. [66] La Table Servie, 5 : 8.
Quant à la guidée du Prophète de l'Islam ﷺ : il a très fermement mis en garde contre l'injustice envers les minorités, et cela est clairement mentionné dans sa parole ﷺ : « Attention ! Quiconque fait une injustice à une personne ayant un engagement [avec nous], ou diminue son droit, ou le charge au-delà de sa capacité ou lui prend quoi que ce soit sans gaieté de coeur, alors je plaiderai contre lui [littéralement : je serai son contradicteur] au Jour de la Résurrection. » [67]. [67] Rapporté par Abû Dâwud.
La signification de : son contradicteur, c'est-à-dire : son adversaire.
Parmi les formes de la justice en Islam figure la justice du dirigeant : l’Islam impose au dirigeant d’être juste envers son peuple, et de ne favoriser personne dans l’exercice de la justice, même si c’est contre lui-même.
Parmi les manifestations de la justice en Islam figure la justice envers les enfants. La justice entre les enfants est une des causes de la stabilité de la famille et de la consolidation de l'amour qui les unit. À l’inverse, l'injustice sera une cause d'inimitié entre les enfants ; bien plus, elle engendrera du ressentiment de la part de l'enfant lésé envers son propre père. C'est pourquoi, l'Islam a fermement insisté sur l'obligation d'être juste entre les enfants, comme il est rapporté dans l'histoire du Compagnon qui vint trouver le Prophète ﷺ pour le prendre à témoin d'un don qu'il avait fait à l'un de ses fils. Alors, le Prophète ﷺ lui a dit : « Ô Bachîr ! As-tu d’autres enfants que celui-ci ? » demanda-t-il. « Oui », répondit-il. Il poursuivit : « Leur as-tu offert à tous le même cadeau ? » « Non », répondit Bachîr. Alors, il conclut : « Dans ce cas, ne me prends pas à témoin, car je ne témoigne pas de l’injustice. » Et dans une version : « Craignez Allah et soyez justes envers vos enfants. » [68]. [68] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Parmi les formes de la justice en Islam : la justice du juge entre deux personnes ayant un litige. L'Islam a en effet établi des règles relatives à la magistrature et aux juges, et l’une de ces règles est l'obligation pour le juge d’être juste entre les deux parties, même dans l’assemblée. Il ne doit donc pas distinguer l’une d’elles par une place plus élevée, et doit de même être juste dans l’attention qu’il leur porte, sans accorder à l’une un soin particulier. Une sévère menace a été adressée au juge injuste, et la récompense du Paradis promise au juge juste, comme il est rapporté dans la parole du Prophète Muhammad ﷺ : « Les juges sont de trois types : deux sont en Enfer et un est au Paradis ; un homme qui a jugé à l'encontre de la vérité tout en la connaissant, celui-là est en Enfer ; un juge qui a jugé par ignorance et ainsi a anéanti les droits des gens, celui-là est en Enfer ; et un juge qui a jugé conformément à la vérité, celui-là est au Paradis. » [69]. [69] Rapporté par At-Tirmidhî.
Voici quelques exemples d’équité en Islam, ainsi que d’autres similaires, qui montrent que l’Islam a honoré l’Homme dans ce qu’il a de plus essentiel et qui constitue le socle de sa vie, afin qu’il profite des bienfaits de l’équité. Lorsqu’elle se répand en un lieu, elle y instaure la prospérité et la sécurité.
L'Islam et l'égalité entre les êtres humains
(10)
Quand l’Islam prône l’égalité entre les musulmans, une vérité éclatante apparaît. Elle reflète cette idée forte où, dans l’État islamique, toutes les races et toutes les couleurs se rassemblent sous un même système religieux. De là naît une véritable fraternité entre les musulmans, à laquelle le Coran fait allusion dans la parole d’Allah (Élevé soit-Il) : {Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un même père et d’une même mère avant de vous répartir en peuples et en tribus, afin que les uns apprennent à connaître les autres. Le plus noble d’entre vous, pour Allah, est celui qui Le craint le plus. Allah, Omniscient, connaît les réalités les mieux cachées. 13 } [70]. [70] Les Appartements, 49 : 13.
Ainsi, l'Islam ne garde pour lui aucune partie de ses enseignements et ne les réserve pas non plus à un groupe particulier de personnes.
C'est-à-dire qu'en Islam, il n'y a ni clergé, ni hommes de religion, en tant que classe séparée, distincte et dotée de privilèges. Tous sont égaux en droits et en devoirs. Plutôt, l'Islam a incité à l'humilité. Ainsi, le savant en Islam se montre humble envers les gens, et ne se croit pas supérieur à eux en raison de son savoir. C'est pourquoi, le Messager de l'Islam ﷺ a dit : « Certes, Allah (Élevé soit-Il) m’a révélé que vous deviez faire preuve d’humilité jusqu'à ce que nul ne bafoue les droits d’autrui et que personne ne se pavane devant autrui. » [71]. [71] Rapporté par Muslim.
Les enseignements islamiques s'adressent à toute l'Humanité : ils sont clairs, accessibles et compréhensibles par chacun.
Le principe de l'égalité en Islam est sans pareil, car tous les hommes y sont égaux comme les dents d'un peigne. Ainsi, les musulmans, qu'ils soient Chinois, Arabes, Européens, Américains ou Africains, sont tous frères. Dans le Coran, il est dit : {En réalité, les croyants sont des frères.} [72]. Dans un même rang pour la prière, ils adorent un seul Seigneur, et les mosquées sont ouvertes à tous, sans distinction entre riches et pauvres, blancs et noirs, rois et travailleurs, car tous y sont égaux. [72] Les Appartements, 49 : 10.
Ceci s'est manifesté dans le comportement du Messager de l'Islam ﷺ. En effet, il ne se distinguait pas de ses Compagnons, à tel point que lorsqu'un étranger venait, il ne le reconnaissait pas et demandait : « Lequel d'entre vous est Muhammad !? »
Le Messager de l’Islam ﷺ faisait preuve d’humilité envers tous, sans aucune distinction. Il acceptait les invitations de chacun, prenait soin de tout le monde et demandait des nouvelles de ceux qui étaient absents. Un homme noir ou une femme noire nettoyait sa mosquée ; un jour, ne le voyant plus, il s’enquit de lui. On lui répondit : « Il est mort. » Alors, il a dit : « Pourquoi donc ne m'avez-vous pas informé de cela ? Indiquez-moi sa tombe - ou sa tombe [s'il s'agit d'une femme]. » Alors, il ﷺ se rendit sur la tombe et pria sur lui. [73]. [73] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Grâce à ces règles, l'islam a établi l'égalité entre tous, sans distinction de couleur, de race, de prestige ou de statut.
L'Islam et les droits de la femme
(11)
En Islam, la femme est une personne qui mérite respect et considération, reflétant ainsi la vérité éclatante de cette religion qui a fait d’elle une partie intégrante de la création de l’homme, comme mentionné dans le Coran. {Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être avant de créer de celui-ci son épouse et, de ce couple, une multitude d’hommes et de femmes qu’Il a dispersés sur terre... } [74]. [74] Les Femmes, 4 : 1.
Ce verset indique clairement que la mère de l’Humanité, Ève, a été créée par Allah à partir d’une côte d’Adam (paix et salut sur lui), comme le rapportent les hadiths authentiques du Messager de l’Islam ﷺ.
Et le Prophète ﷺ a dit : « Certes, les femmes sont les sœurs des hommes. » [75]. [75] Rapporté par Abû Dâwud.
L’expression : « les sœurs des hommes » signifie : Elles leur ressemblent par la nature et le caractère, comme si la femme avait été séparée de l’homme.
Ce verset et ce hadith illustrent la concordance et la proximité entre l'homme et la femme. L'origine de cette concordance remonte à une époque lointaine, depuis qu'Allah (Élevé soit-Il) a créé Adam (paix et salut sur lui). Ensuite, l'Islam est venu confirmer ce lien puissant. C'est ainsi que l'on constate dans le Coran qu'Allah associe les hommes et les femmes en plusieurs passages. Bien plus, une sourate du Coran est intitulée : « Les Femmes ». Voilà une preuve explicite de la haute considération accordée à la femme, laquelle doit conduire à la reconnaissance de ses droits et à ce que justice lui soit rendue.
Cela se manifeste de manière encore plus claire et plus belle dans l'ordre qui a été donné de se comporter convenablement envers les femmes, et dans le fait que tout ce qu'un homme peut avoir en aversion chez son épouse n'est pas nécessairement une chose blâmable, comme le mentionne le Coran : {Au contraire, veillez à bien traiter vos épouses. Et même si vous ressentez de l’aversion pour elles, gardez à l’esprit qu’il se peut que ce que vous n’aimez pas recèle une grande bénédiction accordée par Allah. 19 } [76]. [76] Les Femmes, 4 : 19.
Et la confirmation de ceci est aussi venue dans la parole du Messager de l'Islam, Mohammed ﷺ concernant sa recommandation au sujet des femmes; En effet, il a dit : « Je vous recommande en bien les femmes. » [77]. Et il ﷺ a dit : « Le meilleur parmi vous est le meilleur d'entre vous avec sa famille ; et moi, je suis le meilleur d'entre vous avec ma famille. » [78]. [77] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim. [78] Rapporté par Abû Dâwûd, At-Tirmidhî et Ibn Mâjah.
À ce titre, la femme en Islam constitue la moitié de la société ; l’Islam l’a préservée pour être l’éducatrice des générations et celle qui engendre les grands hommes. C’est ainsi qu’il a honoré son humanité, en lui octroyant de grands droits.
Parmi ces droits, il y a le droit à la vie : l’Islam a interdit la pratique des peuples de l’époque du paganisme préislamique, qui consistait à tuer les filles, comme le mentionne le Coran. {Que la fillette enterrée vivante sera interrogée 8 sur le péché qui lui a valu d’être assassinée 9 } [79]. [79] L'Obscurcissement, 81 : 8 - 9.
De même, dans certains pays du monde, il existe la pratique consistant à tuer la femme à la mort de son mari.
Parmi ces droits se trouve le droit à la maternité : la femme a le plein droit d'être mère, et l'Islam a fermement ordonné la bienfaisance envers la mère, préservant ainsi l'intégralité de son droit durant cette étape. Par ailleurs, les preuves relatives à la recommandation du bon traitement de l'épouse et de la bienveillance à son égard ont déjà été évoquées. Bien plus, l'Islam lui a préservé ses droits après le divorce, et le Coran contient de nombreux versets clarifiant les jugements relatifs aux femmes et leurs droits.
Parmi ces droits : le droit à l'enseignement et à l'éducation. En effet, l'Islam est venu exhorter à la bienveillance à l'égard des filles, et a assigné à cela une récompense immense, comme il est mentionné dans la parole du Messager de l'Islam ﷺ : « Quiconque a trois filles, fait preuve de patience à leur égard, les nourrit, leur donne à boire et les vêt selon ses moyens, alors elles seront pour lui un voile contre le Feu au Jour de la Résurrection. » [80]. La signification de : selon ses moyens : selon sa richesse. [80] Rapporté par Ibn Mâjah et Ahmad.
Parmi ces droits : Les droits financiers : L'Islam a octroyé à la femme l'ensemble des droits financiers qu'il a accordés à l'homme. Elle a ainsi le droit de faire fructifier ses biens. Il lui a également institué, lors du mariage, un droit financier à la charge de son époux, à savoir la dot. Et au décès de son mari, Il lui a garanti le droit de percevoir sa part de l'héritage, telle que prescrite dans le Coran.
L’honneur que l’Islam accorde à la femme prend de nombreuses formes, reflétant son importance pour l’humanité et son rôle essentiel dans la société. Il veille sur elle à chaque étape de sa vie : enfant, fille, épouse, mère ou grand-mère. Ainsi, elle contribue pleinement à la préservation de l’être humain et à la continuité de son cycle d’existence, assumant la moitié de cette mission.
L'Islam et l'homme orphelin
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Une des formes de la réalité éblouissante en Islam est que tous méritent pleinement leurs droits et l’attention qui lui est due. Cette idée prend une dimension particulière dans le soin apporté à l’orphelin, cet enfant ayant perdu son père et, avec lui, la tendresse, l’affection, la compassion et les soins qu’il lui prodiguait.
L'orphelin fait partie du genre humain que l'Islam est venu honorer et privilégier sur l'ensemble des créatures. De ce fait, il doit recevoir la part qui lui revient de cet honneur et de cette prise en charge.
L'Islam est ainsi venu avec tout ce qui est dans l'intérêt de l'orphelin, le réconforte, et fait de lui un membre actif dans la société.
L’Islam encourage la bienveillance envers les orphelins par des moyens concrets, leur faisant sentir l’attention de leur communauté, leur offrant un sentiment de sécurité et aidant à compenser la perte de leur père.
En Islam, la bienfaisance envers l'orphelin se manifeste sous de nombreuses formes, et toutes démontrent la grande attention qui lui est portée.
La première de ces formes est l'appel à la bienfaisance envers l'orphelin. Le Coran y exhorte avec une grande vigueur, et ce, lorsque Allah (Élevé soit-Il) associe l'ordre de la bienfaisance envers l'orphelin à l'affirmation de Son Unicité, qui est le principe le plus fondamental. En effet, Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Adorez Allah sans rien Lui associer et soyez bienveillants envers vos parents, vos proches, les orphelins... } [81]. [81] Les Femmes, 4 : 36.
Parmi les méthodes de l'Islam pour appeler à la bienfaisance envers l'orphelin se trouve la scène suivante : un homme est venu trouver le Prophète Mohammed ﷺ pour se plaindre de la dureté de son cœur. Alors, le Prophète ﷺ lui a dit : « Veux-tu que ton cœur s’adoucisse et que tes besoins soient comblés ? Sois miséricordieux envers l’orphelin, caresse-lui la tête et offre-lui de ta nourriture ; ainsi ton cœur s’adoucira et tes besoins seront satisfaits. » [82]. [82] Rapporté par Abû Nu'aïm dans : Al Hilyah.
Les Compagnons du Prophète ﷺ mettaient en pratique ses enseignements, si bien qu'AbdaLlah ibn 'Umar (qu'Allah les agrée tous les deux) ne mangeait jamais un repas sans qu'un orphelin soit à sa table.
La deuxième façon dont l’Islam prend soin de l’orphelin est la tutelle : elle consiste à veiller à ses intérêts en assurant son entretien, son éducation et son apprentissage. C’est l’un des moyens les plus importants mis en place par l’Islam pour soulager l’orphelin. Comme il s’agit d’une véritable forme de bienfaisance envers lui, l’Islam en a souligné l’immense valeur, explicitement mentionnée dans une parole du Messager de l’Islam ﷺ : « Moi et celui qui prend en charge l'orphelin serons ainsi au Paradis. » Et il fit un signe avec l'index et le majeur, en les séparant légèrement [83]. [83] Rapporté par Al Bukhârî.
La troisième forme de protection que l’Islam offre à l’orphelin concerne l’avertissement sévère au sujet de l’utilisation de ses biens. Un père peut laisser un héritage à son fils, confié à un tuteur jusqu’à ce que l’enfant atteigne l’âge adulte et puisse en disposer lui-même. Mais comme les biens peuvent être source de tentation, il arrive que le tuteur en profite de manière injuste, entraînant la perte de l’héritage. Pour éviter cela et protéger les biens de l’orphelin, le Coran rapporte une sévère menace dans la parole d’Allah (Élevé soit-Il) : {Ceux qui mangent injustement les biens des orphelins ne font en réalité que s’emplir le ventre de feu. Ils brûleront, pour prix de leur forfait, dans les flammes de l’Enfer. 10 } [84]. [84] Les femmes, 4 : 10.
La quatrième forme de l'attention envers l’orphelin en Islam concerne la préservation de ses biens jusqu’à sa majorité. Le tuteur est tenu de les garder intacts jusqu’à ce que l’orphelin soit capable de gérer ses propres affaires. S’il est aisé, il lui est interdit d’en profiter. En revanche, s’il est dans le besoin, il peut en utiliser raisonnablement, mais ce qu’il prend est alors considéré comme un prêt qu’il devra rembourser.
Lorsque l'orphelin atteint la maturité et que son tuteur le juge apte à gérer ses propres affaires, il lui remet ses biens en présence de témoins qui attestent de la restitution. Cette injonction est mentionnée dans le Coran dans la parole d'Allah (Élevé soit-Il) : {Éprouvez les orphelins dès qu’ils sont en âge de se marier. Si alors vous constatez en eux une certaine maturité, vous pouvez leur remettre leurs biens. Ne vous empressez pas de les dilapider avant qu’ils n’aient atteint l’âge adulte. Que celui qui peut s’en passer s’en abstienne et que celui qui est dans le besoin en use conformément aux usages. Que des témoins assistent à la remise des biens. Allah est cependant un témoin amplement suffisant. 6 } |85]. [85] Les Femmes, 4 : 6.
L’Islam a établi des principes essentiels pour prendre soin des orphelins, leur témoigner de la compassion, assurer leur éducation et leur enseignement. Le but est de préserver la dignité humaine qu'Allah leur a accordée, afin qu’ils puissent vivre comme tout le monde, sans se sentir inférieurs aux autres.
L'Islam et l'Homme pauvre
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Tout comme l’attention portée à l’orphelin est une réalité éblouissante, l’Islam met aussi en lumière une autre valeur tout aussi admirable : celle de prendre soin des plus démunis. Les pauvres font partie intégrante du tissu social, et aucune société n’en est dépourvue. Toutefois, la manière dont ils sont traités varie selon les gens, tout comme leur situation change d’une société à l’autre.
Cependant, nous constatons que l'Islam a accordé une attention particulière au pauvre, et n'a pas fait de lui un paria ; bien au contraire, il est une partie intégrante de la société qui doit vivre comme les autres et jouir de tous ses droits .. En effet, on trouve dans le Coran – qui est la première source en Islam – de nombreux versets sur la préservation des droits du pauvre, qui appellent à prendre soin de lui et à lui être bienfaisant .. Comme dans la parole d'Allah (Élevé soit-Il) : {L’aumône légale est réservée aux pauvres, aux nécessiteux...} [86]. Et comme Sa parole (Élevé soit-Il) : {Mariez ceux d’entre vous qui sont sans conjoints ainsi que vos esclaves, hommes ou femmes, qui sont vertueux. S’ils sont pauvres, Allah pourvoira par Sa grâce à leurs besoins. Les faveurs et la science d’Allah sont infinies. 32 } [87]. [86] Le Repentir, 9 : 60. [87] La Lumière, 24 : 32.
Pour que le pauvre soit pleinement intégré à la communauté humaine et que sa dignité soit respectée, l’Islam l’a honoré et protégé. Cette attention envers lui s’est traduite sous plusieurs formes :
Parmi celles-ci : le Messager de l'Islam, Muhammad ﷺ, aimait les pauvres et les nécessiteux, et il aimait s'asseoir en leur compagnie. Bien plus, il demandait à Allah dans son invocation de lui faire aimer les nécessiteux, comme dans son invocation ﷺ : « Ô Allah ! Certes, je Te demande l'accomplissement du bien, le délaissement des actes répréhensibles et l'amour des pauvres. » [88]. [88] Rapporté par At-Tirmidhî.
Abû Dharr (qu’Allah l’agrée), l’un des Compagnons du Prophète ﷺ a dit : « Mon ami intime ﷺ m'a ordonné sept choses : Il m'a ordonné d'aimer les pauvres et de me rapprocher d'eux .. »
L'une des formes de l'attention de l'Islam envers les pauvres est que le Messager de l'Islam ﷺ faisait leur éloge et évoquait le rang éminent qu'ils occupent auprès d'Allah (Élevé soit-Il) afin de soulager leurs peines et de les consoler.
Parmi les formes d'attention de l’Islam envers les pauvres figure le respect de leur sensibilité et de leurs sentiments. C’est ainsi que se manifeste l’humanité de cette religion : le pauvre reste un être humain doté d’émotions qui méritent considération. En Islam, il est interdit de le mépriser ou de le traiter comme inférieur aux autres. C’est pourquoi le Coran recommande de ne donner en aumône que ce que l’on apprécie soi-même, interdisant d’offrir au pauvre ce que l’on ne voudrait pas pour soi. Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous offrirez par charité les biens qui vous sont les plus chers. Et vous ne ferez aucune dépense sans qu’Allah n’en ait connaissance. 92 } [89]. [89] La Famille d'Imrân, 3 : 92.
Le Coran mentionne aussi que : {Vous qui croyez ! Donnez en aumône de vos biens les plus précieux acquis honnêtement et des produits de la terre que Nous avons fait pousser pour vous. Ne choisissez pas ce que vous possédez de plus vil pour en faire l’aumône, alors que vous-mêmes ne l’accepteriez qu’à contrecœur. Et sachez qu’Allah peut parfaitement se passer de vos aumônes et qu’Il est digne de toutes les louanges. 267 } [90]. [90] La Vache, 2 : 267.
Parmi les marques de sollicitude de l’Islam envers les pauvres figure le fait de s’enquérir de leur situation et de prendre de leurs nouvelles. Un sérieux avertissement est adressé à celui qui dort rassasié alors que son voisin a faim. Le Prophète ﷺ a dit : « N’est pas croyant celui qui se rassasie tandis que son voisin, à côté, est affamé. » [91]. [91] Rapporté par Al Bukhârî dans : Al Adab Al Mufrad, At-Tabarânî et Al Hâkim.
Ceci implique l'obligation de s'enquérir de la situation du pauvre nécessiteux. En effet, il est rapporté que le Prophète de l'Islam, Muḥammad ﷺ s'enquérait de la situation des pauvres et des nécessiteux, même durant leur maladie : il leur rendait visite s'ils tombaient malades, et si l'un d'eux venait à mourir, il assistait à ses funérailles.
Parmi les formes de l'attention de l’Islam envers les pauvres se trouve l’encouragement au travail, illustré par un exemple concret tiré d’un acte du Messager de l’Islam ﷺ : Un homme parmi ses Compagnons s'est plaint à lui de son besoin, alors il lui a dit : « N’as-tu rien chez toi ? » L’homme répondit : « Si ! Un ḥils – c'est-à-dire : une couverture épaisse que l'on met sur le dos du chameau – nous en portons une partie et en étendons une autre ; c'est notre tapis et notre vêtement. Et un qa’b – c'est-à-dire : un récipient – dans lequel nous buvons de l'eau. » Il dit : « Apporte-les-moi ! » L’homme les lui apporta, le Messager d’Allah ﷺ les prit dans sa main et dit : « Qui veut acheter ces deux objets ? » Un homme dit : « Moi ! Je les prends pour un dirham. » Il demanda à deux ou trois reprises : « Qui offre plus qu’un dirham ? » Un autre homme dit : « Moi ! Je les prends pour deux dirhams. » Il les lui donna donc, prit les deux dirhams qu'il remit au pauvre en disant : « Avec l'un des deux, achète de la nourriture et apporte-la à ta famille, et avec l'autre, achète une hache et apporte-la-moi. » L’homme la lui apporta et le Messager d’Allah ﷺ y fixa un manche avec sa main, puis il lui dit : « Va couper du bois et vends-le, et que je ne te revoie pas avant quinze jours. » L’homme s’en alla donc couper du bois et le vendre. Il revint après avoir gagné dix dirhams avec lesquels il s'acheta un vêtement et de la nourriture. Alors, le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Ceci est meilleur pour toi que de voir la mendicité apparaître comme une marque sur ton visage au Jour de la Résurrection. » [92]. [92] Rapporté par Abû Dâwud.
Ainsi, l’Islam prend soin du pauvre pour qu’il fasse pleinement partie de la communauté humaine et y vive avec dignité, comme Allah l’a honoré par son humanité, qu’il est interdit de dénigrer. Grâce à cette attention, le pauvre pourra ressentir sa valeur humaine et son lien d’appartenance à sa communauté.
L'Islam et la propreté de l'Homme.
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La propreté est une des expressions de la réalité éblouissante en Islam, présente dans tous les aspects de la vie, qu’ils soient privés ou publics. L’Islam accorde une grande importance à l’hygiène personnelle, comme la propreté du corps, des vêtements ou de la maison. Pour que ce cycle soit complet, il insiste aussi sur la propreté des lieux publics et des installations communes dont tout le monde en tire bénéfice.
L'attention accordée par l'Islam à la propreté, qu'il s'agisse de l'hygiène personnelle ou de l'hygiène publique, se manifeste dans ce qui suit :
Premièrement : L'hygiène personnelle. Elle se manifeste dans ce qui suit :
L’injonction à la propreté corporelle est d’ailleurs clairement exprimée dans les paroles du Messager de l’Islam ﷺ : « Dix choses relèvent de la disposition naturelle : Se tailler la moustache, se laisser pousser la barbe, se nettoyer les dents, se rincer le nez, se couper les ongles, se laver les plis des doigts, s’épiler les aisselles, se raser le pubis, se laver les parties intimes. » [93]. [93] Rapporté par Muslim.
Le terme : « Al Barâjim » signifie : les jointures des doigts ainsi que toutes leurs articulations et l'expression : « Intiqâs Al Mâ' » fait référence à l’ablution intime (Al Istinjâ') après avoir satisfait ses besoins.
Le Prophète Muhammad ﷺ a aussi dit : « Purifiez ces corps ! Qu'Allah vous purifie. En effet, il n'y a pas un serviteur qui passe la nuit en état de pureté sans qu'un Ange ne passe la nuit avec lui dans sa couverture ; à chaque fois qu'il se retourne au cours de la nuit, l'Ange dit : Ô Allah ! Pardonne à Ton serviteur, car il a passé la nuit en état de pureté. » [94]. [94] Rapporté par Aṭ-Ṭabarânî dans : Al Awsaṭ. [Hadith bon].
De même, on trouve parmi les manifestations de l'hygiène personnelle en Islam l'ordre d'accomplir les ablutions cinq fois pour la prière.
Il en est de même pour le lavage du jour du Vendredi, le port de vêtements propres, l'application d'huile sur les cheveux, et l'utilisation de parfum.
Il en est de même du siwâk, utilisé pour nettoyer la bouche, jusqu'à ce que le Messager de l’Islam ﷺ dise : « Si je ne craignais pas de surcharger ma communauté - ou : les gens -, certainement je leur aurais ordonné de se nettoyer les dents avec le [bâton de] siwâk à chaque prière. » [95]. [95] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
De même, lorsque le Messager de l'Islam ﷺ revenait de ses besoins, il frottait sa main contre le sol. [96]. [96] Rapporté par An-Nassâ'î.
De même, l'Islam a accordé de l'importance à la propreté des vêtements. En effet, le Prophète Muḥammad ﷺ vit un homme qui portait des vêtements sales, alors il a dit : « Celui-ci, n’a-t-il donc pas trouvé d’eau pour laver son vêtement ? » [97]. [97] Rapporté par Abû Dâwud.
Bien plus, l'Islam est venu ordonner le nettoyage des récipients dans lesquels un chien a léché, ce qui constitue une claire insistance sur la propreté. Cette insistance est d'ailleurs accentuée par le nombre de fois où le récipient léché par le chien doit être lavé. En effet, le Messager de l'Islam ﷺ a dit : « Lorsqu’un chien a léché le récipient de l'un d'entre vous, alors pour le purifier il doit le laver sept fois, en commençant par un premier lavage avec de la terre. » [98]. [98] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Deuxièmement : La propreté en général : L'Islam a ordonné la propreté en général, afin que le cycle de la propreté soit complet dans tous les aspects de la vie, et que l'être humain vive sa vie sans problèmes de santé. Et parmi les manifestations de l'attention de l'Islam portée à la propreté des installations publiques :
Il est recommandé de retirer du chemin tout ce qui peut être nuisible, comme une pierre, une épine, du verre, un morceau de fer tranchant, ou tout objet dangereux pour les gens ; en effet, le Messager de l’Islam ﷺ a dit : « Assurément, j'ai vu un homme se déplacer dans le Paradis pour un arbre qu'il avait coupé car celui-ci entravait la route et causait du tort aux gens. » [99]. [99] Rapporté par Muslim.
De même, il a été ordonné de ne pas faire ses besoins sur le passage des gens ou à l’ombre qu’ils utilisent, car le Messager de l’Islam ﷺ a averti que cela incite les gens à maudire celui qui le fait, en disant : « Craignez les deux grandes causes de malédiction ! - Ils [Les Compagnons] demandèrent : Et quelles sont les deux grandes causes de malédiction, ô Messager d'Allah ? - Il répondit : Celui qui fait ses besoins sur le chemin des gens ou sur les endroits ombragés qu'ils utilisent ! » [100]. [100] Rapporté par Muslim.
De même, l’Islam interdit d’uriner dans une eau stagnante et non courante, car cela la rend impure et nuit à ceux qui en font usage. En effet, le Messager de l’Islam ﷺ a dit : « Qu’aucun d’entre vous n’urine dans l’eau stagnante, qui n’est pas courante, pour ensuite se laver avec. » [101]. [101] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
L’Islam accorde une grande importance à la propreté pour protéger l’être humain des maladies liées au manque d’hygiène, offrant ainsi une prévention contre les germes, virus et bactéries qui se développent dans un environnement sale.
L'Islâm et le peuplement de la Terre par l'Homme.
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L’Islam veille aux intérêts de l’Homme pour affirmer clairement que sa mission est de peupler la Terre. Sans cette mission, il n’y aurait aucune différence entre lui et l’animal. En effet, si l’animal ne trouve pas de quoi subsister, il ne peut le créer par le travail, alors que l’Homme, lui, obtient ses moyens de subsistance grâce à son labeur : il cultive, creuse des puits, construit des bâtiments pour se protéger de la chaleur et du froid, et fabrique des vêtements pour couvrir et protéger son corps. Mieux encore, avec l’avènement de la technologie moderne, il a perfectionné ses méthodes pour améliorer sa subsistance et son confort.
Nous constatons que, pour garantir à l'Homme le profit maximal du travail, l'Islam ne s'est pas contenté de la légitimité du travail ; plutôt, il a établi pour celui-ci des règles et des préceptes relatifs à l'employeur, au travailleur, ainsi qu'à l'environnement de travail.
Et nous trouvons en Islam l'interdiction de tout acte qui porte préjudice aux gens, et cela constitue un principe fondamental pour la préservation de la descendance humaine.
En Islam, on trouve une forte incitation à travailler, au point que le travail est considéré comme une forme d’adoration. Le Coran mentionne même l’ordre de voyager pour le commerce, comme dans la parole d’Allah (Élevé soit-Il) : {C’est Lui qui vous a facilité la vie sur terre. Parcourez donc ses contrées et nourrissez-vous des dons du Seigneur. C’est vers Lui que vous serez rassemblés. 15 } [102]. [102] La Royauté, 67 : 15.
L’Islam explique la grâce d’Allah (Élevé soit-Il) envers les hommes et comment Il a mis à leur service ce qui se trouve sur la Terre, leur permettant d’en profiter, ce qui n’est possible que par le travail. L’agriculteur ne récolte les plantes et fruits qu’en cultivant et labourant, le pêcheur ne prend du poisson qu’en jetant ses filets et en naviguant sur une barque ou un navire, le bâtisseur ne construit qu’en utilisant les ressources offertes par la Terre, et les fonderies de fer ne produisent qu’en extrayant, fondant et façonnant le métal. De même, les marchands de métaux précieux comme l’or, l’argent, les joyaux ou autres ne les obtiennent que par l’effort. Tout cela est mentionné dans le Coran pour nous rappeler qu’Allah (Élevé soit-Il) a disposé sur Terre toutes les causes qui aident l’Homme dans son rôle de vicaire, et que le travail est la seule voie pour jouir de ces bienfaits. Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Quant à la terre, Nous en avons fait une vaste étendue où Nous avons solidement planté des montagnes et où Nous avons fait pousser, dans une juste proportion, une végétation variée. 19 Nous l’avons dotée, à votre intention, de moyens de subsistance et Nous avons mis à votre disposition des créatures que vous n’êtes pas en charge de nourrir. 20 Nous possédons les trésors de toute chose et ne les offrons aux créatures qu’en quantité précisément déterminée. 21} [103]. [103] Al Hijr, 15 : 19 à 21.
Et Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Ne voient-ils pas que, parmi tout ce que Nous avons créé pour eux, il y a des bestiaux dont ils sont les maîtres ? 71 que Nous leur avons soumis si bien que des uns ils font leurs montures et des autres ils tirent nourritures 72 breuvages et bien d’autres avantages. Ne feront-ils pas preuve de reconnaissance ? 73 } [104]. [104] Yâ-Sîn, 36 : 71 à 73.
Plutôt, l'Islam ordonne d'œuvrer une fois l'adoration terminée, mettant ainsi en évidence l'importance de l'œuvre et sa nécessité, comme il est rapporté dans le noble Coran dans la parole d'Allah (Élevé soit-Il) : {Vous qui croyez ! Dès qu’est lancé l’appel à la prière du vendredi, empressez-vous d’aller écouter les paroles d’Allah. Mettez un terme à vos transactions. Voilà qui est préférable pour vous, si seulement vous saviez. 9 Une fois la prière achevée, vous pouvez reprendre vos activités tout en recherchant les faveurs d’Allah... 10 } [105] [105] Le Vendredi, 62 : 9 - 10.
Jusqu'à ce que les gens ne délaissent pas le travail, l'Islam a blâmé la mendicité et a émis à ce sujet une mise en garde des plus sévères, comme en témoigne la parole du Messager de l'Islam ﷺ : « La personne ne cesse de solliciter les gens jusqu'à ce qu'il rencontre Allah, au Jour de la Résurrection, sans le moindre morceau de chair sur son visage. » [106]. Le terme : Muz'ah signifie : une partie. [106] Rapporté par Al Bukhârî (n°1405) et Muslim (n°1040).
Quand l’Islam encourage le travail, il s’attaque ainsi au problème de l’oisiveté, l’un des grands maux de la société humaine, qui entraîne de nombreux effets néfastes menaçant la sécurité et la stabilité des communautés.
Nous constatons que l'Islam tient compte des sentiments de l'Homme lorsque celui-ci, ayant besoin de travail, n'en trouve pas et se voit contraint de demander aux gens pour subvenir à ses besoins. C'est pourquoi, le Messager de l'Islam ﷺ a appelé au travail pour que l'Homme se préserve de l'humiliation de la demande. En effet, il ﷺ a dit : « Que l'un d'entre vous prenne ses cordes, se rende à la montagne pour en revenir avec un fagot sur le dos qu'il vendra, et par le biais duquel Allah le mettra à l'abri du besoin, est meilleur pour lui qu'il demande aux gens. Qu'ils lui donnent ou qu'ils le privent. » [107]. [107] Rapporté par Al Bukhârî (1401) et Muslim (1042).
Jusqu'à ce que tous les gens bénéficient du fruit du travail, l'un des moyens de l'Islam consiste à inciter les gens au travail en leur accordant la propriété de la terre qu'ils mettent en valeur par la culture. À ce sujet, le Messager de l'Islam ﷺ a dit : « Quiconque exploite une terre qui n'appartient à personne, alors il en est le plus en droit. » [108]. [108] Rapporté par Al Bukhârî (n°2335).
Le calife ‘Umar ibn Al Khattâb (qu'Allah l'agrée) donnait aux agriculteurs du Trésor public pour qu'ils cultivent leurs terres.
L'Islam ne s'est pas limité à l'incitation à l'œuvre, mais est allé au-delà en appelant aux caractères émérites sur lesquels l'œuvre s'établit, afin que la tromperie et le mensonge n'aient pas lieu et ne corrompent les intérêts des gens .. Et parce que l'œuvre bénéfique repose sur la perfection, l'Islam a ordonné le perfectionnement de l'œuvre. À ce sujet, le Prophète Muhammad ﷺ a dit : « Certes, Allah aime que lorsque l’un de vous accomplit une oeuvre / un travail, il le fasse avec perfection. » [109]. [109] Rapporté par At-Tabarânî dans : Al Awsât (n°987).
Du perfectionnement découle le dépôt, lequel englobe de nombreuses formes dont l’homme a besoin pour tirer profit de son travail, comme la probité vis-à-vis des biens de l’employeur, l’intégrité dans le recrutement des personnes compétentes, ainsi que d’autres aspects qui empêchent la fraude et le mensonge. D'ailleurs, dans le Coran, on trouve qu’Allah a ordonné aux croyants de préserver tous les dépôts, et ce, dans Sa parole (Élevé soit-Il) : {Et ceux qui ne trahissent jamais la confiance qu’on leur accorde et respectent toujours leurs engagements. 8 } [110]. [110] Les Croyants, 23 : 8.
Ainsi, l'Islam montre son grand intérêt pour le travail. Cet intérêt se manifeste par une forte incitation à travailler ; plutôt, même à voyager dans ce but, ainsi que par un rejet catégorique de la mendicité. L'objectif est que tous les individus soient actifs, pour que le peuplement de la terre s'accomplisse, ce qui est un immense objectif en vue de réaliser le califat de l'Homme sur la Terre.
L’Islam et l'application des droits de l’Homme
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Si la mise en valeur de la terre par l'Homme est une facette de la réalité éblouissante de l'Islam, la protection des droits du travailleur qui œuvre à cette mise en valeur en est une autre, que l'Islam a veillé à garantir par des préceptes rigoureux. En effet, les droits du travailleur constituent un pilier fondamental de cette œuvre, car léser un travailleur dans ses droits le poussera à négliger son ouvrage, et la négligence dans le travail affecte la production ainsi que le cours de la vie. Imaginez que tous les travailleurs d'un pays se mettent en grève et demeurent chez eux : quel serait l'état de ce pays ?! Bien plus, si les agents de propreté cessaient le travail, les immondices s'accumuleraient dans les rues et les maladies se propageraient. Tout cela révèle la valeur du travailleur dans l'édification de la vie humaine.
C’est pourquoi, l’Islam a accordé une grande importance au travailleur, il lui a reconnu sa valeur et ses droits à un degré tel que le Messager de l’Islam, Muhammad ﷺ a dit : « Donnez au salarié son salaire avant que sa sueur ne sèche. » [111]. Ceci témoigne du vif souci à donner au travailleur ses droits, et on ne trouvera dans aucun texte de loi ou de réglementation de paroles plus éloquentes concernant l'importance des droits des travailleurs. [111] Rapporté par Ibn Mâjah.
Dans la préservation des droits des travailleurs, il y a la préservation de l’honneur de l’Homme, qu’Allah (Élevé soit-Il) a distingué et honoré parmi toutes les créatures.
Et en raison de cette mise à l'honneur, l'Islam s'est soucié du travailleur, et ce souci s'est clairement manifesté sous plusieurs formes :
La première forme : L'insistance sur le versement du salaire aux travailleurs. Et ceci est clairement apparu dans les propos précédents du Prophète de l'Islam ﷺ ; lorsqu'il a ordonné que le travailleur reçoive son salaire avant que sa sueur n'ait séché.
En Islam, l’importance accordée aux droits des travailleurs dépasse largement le simple fait de leur donner ce qui leur est dû. Elle touche à des principes bien plus profonds, comme rapporté dans le hadith Qudsî où le Prophète de l’Islam ﷺ transmet les paroles de son Seigneur (Élevé soit-Il) dans lesquelles Allah (Exalté et Magnifié soit-Il) dit : «Trois [personnes] — Je serai leur adversaire au Jour de la Résurrection : un homme qui s’est engagé par Mon Nom ensuite a trahi ; un homme qui a vendu un homme libre et en a mangé le prix ; et un homme qui a embauché un ouvrier, a tiré de lui [son travail] et ne lui a pas donné son salaire. » [112]. [112] Rapporté par Abû Dâwud et At-Tirmidhî.
La deuxième forme dans l'acquittement des droits des travailleurs consiste à venir en aide au travailleur vulnérable. En effet, en Islam, il est prescrit de secourir la victime ; ainsi, le travailleur qui n’arrive pas à faire valoir ses droits est une victime qu’il faut soutenir jusqu’à ce qu’il les obtienne.
La troisième forme dans l'acquittement des droits des travailleurs : le respect des engagements. L'Islam a fortement insisté sur le respect des engagements et des promesses dans toutes les transactions qui ont lieu entre les gens, ce qui inclut les droits des travailleurs. Il est donc obligatoire pour l'employeur de respecter envers le travailleur tout ce qui est stipulé dans le contrat de travail. L'injonction d'honorer les engagements a d'ailleurs été mentionnée dans le Coran, dans la parole d'Allah (Élevé soit-Il) : {Vous qui croyez ! Honorez vos engagements... } [113]. [113] La Table Servie, 5 : 1.
Et dans le hadith que le Prophète Muhammad ﷺ rapporte d'après son Seigneur (Exalté et Magnifié soit-Il) : « Ô Mes serviteurs ! Certes, Je Me suis interdit l’injustice et Je l’ai rendue interdite entre vous. Ne soyez donc pas injustes les uns envers les autres ! » [114]. [114] Rapporté par Muslim.
En somme, l’Islam a protégé les droits des travailleurs et, ce faisant, leur humanité, qu'Allah leur a accordée en signe d’honneur. Porter atteinte à ces droits revient à mépriser cette humanité et à nier la reconnaissance de sa véritable valeur.
L'Islam et les droits de l'employeur
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Cette réalité éblouissante perdure pour assurer les droits de l’employeur tout comme ceux du travailleur, dans une complémentarité qui illustre la plénitude de l’Islam.
Les personnes qui œuvrent sont le pivot de l'économie et de la croissance de la société humaine .. et l'injustice qui s'abat sur elles provoque leurs manquements dans leur mission économique, sur laquelle repose la croissance de l'Homme.
C'est pourquoi, l'Islam est venu préserver leurs droits, de même qu'il a préservé les droits des travailleurs.
L’Islam a protégé les droits des employeurs de diverses façons, notamment :
Premièrement : Le respect des contrats : le travail est régi par les contrats des employeurs. Ces contrats peuvent être entre des individus et un employeur, entre l'État et un employeur, ou encore entre des entreprises elles-mêmes... Dans tous ces cas, il est obligatoire pour chacun de respecter envers l'employeur ce qui est stipulé dans ces contrats, et il n'est pas permis d'y manquer. En effet, l'Islam a qualifié d'hypocrite celui qui ne respecte pas les engagements, ce qui est l'une des pires descriptions, comme il est mentionné dans la parole du Prophète Muhammad ﷺ : « Il y a quatre bribes : quiconque les possède toutes est un véritable hypocrite. Et quiconque en possède une, alors il a une bribe de l'hypocrisie jusqu'à ce qu'il la délaisse : lorsqu'il parle, il ment ; lorsqu'il promet, il ne tient pas sa promesse ; lorsqu'il s'engage, il trahit ; et lorsqu'il se dispute, il est grossier. » [115]. [115] Rapporté par Al Bukhari et Muslim.
Deuxièmement : Le respect du dépôt : L'Islam est venu pour parfaire les mœurs et le comportement, afin que les gens vivent entre eux dans la paix, l'amour et l'harmonie. Le respect du dépôt est un pilier fondamental des nobles caractères. C'est lui qui préserve les droits des gens entre eux et grâce auquel leur vie trouve sa rectitude.
Dans le Coran, l'ordre de s'acquitter du dépôt est mentionné dans la parole d'Allah (Élevé soit-Il) : {Allah vous demande de rendre les dépôts à ceux à qui ils appartiennent... } [116]. Toujours dans le Coran : {Vous qui croyez ! Gardez-vous de trahir Allah et le Messager, et de manquer sciemment à vos obligations religieuses. } [117]. [116] Les Femmes, 4 : 58. [117] Les Prises de Guerre, 8 : 27.
Les employés, et toute personne qui a conclu un contrat avec l'employeur, doivent donc être véridiques avec lui, ne pas le tromper, ni manipuler les conditions du contrat.
Troisièmement : La perfection dans le travail. Certes, l'employeur a le droit d’attendre de son employé qu’il soit sincère dans son travail, qu’il ne le néglige pas et qu’il accomplisse parfaitement toutes les tâches prévues par leur contrat. Cela concerne aussi tous les produits que le donneur d’ordre reçoit des entreprises avec lesquelles il a conclu un contrat pour fabriquer un bien selon des spécifications précises ; il n’est donc pas permis de s’en écarter. En effet, l’islam recommande l’excellence dans le travail et interdit la tromperie, comme dans la parole du Prophète de l’Islam ﷺ : « Certes, lorsque l'un de vous accomplit une œuvre / un travail, Allah aime qu'il la / le perfectionne. » [118]. Et il a dit ﷺ : « Quiconque nous trompe ne fait pas partie des nôtres. » [119]. [118] Rapporté par Aṭ-Ṭabarânî dans : Al-Awsaṭ. [119] Rapporté par Muslim.
Quatrièmement : Il est interdit d’abuser de sa position. L’employeur confie une mission à l’employé, et celui-ci ne doit pas trahir cette confiance en utilisant son poste à des fins personnelles, que ce soit pour obtenir des avantages privés ou favoriser des proches dans les recrutements par affinité plutôt que par compétence. Cela constitue une forme de corruption portant atteinte aux intérêts de l’employeur. Or, l’Islam interdit toute forme de corruption et d’abus de position, comme l’illustre cette histoire authentique de la vie du Prophète Muhammad ﷺ : un homme fut envoyé par lui pour collecter l’aumône. À son retour, il déclara : « Ceci est pour vous, et ceci est pour moi. » Alors, le Prophète ﷺ monta sur la chaire, loua Allah, Le glorifia Allah puis il a dit : « Qu’en est-il de l’agent que nous envoyons et qui, à son retour, dit : Ceci est pour vous et cela est pour moi ? N'eut-il pas mieux qu’il reste dans la demeure de son père et de sa mère, pour voir si on lui fait un cadeau ou non ? Par Celui qui tient mon âme dans Sa Main ! Quiconque prend quoi que ce soit viendra avec au Jour de la Résurrection en le portant à son cou. S'il s'agit d'un chameau, il blatèrera ; ou s'il s'agit d'une vache, elle meuglera ; ou s'il s'agit d'un mouton, il bêlera. » Ensuite, il leva haut ses mains et, à trois reprises, il a dit : « Ai-je donc transmis ? » [120]. [120] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Ainsi, l’Islam a protégé les droits de l’employeur contre la perte et le gaspillage, permettant à la production et à l’économie d’avancer en toute sécurité, et au cycle des intérêts humains dans la vie de se réaliser pleinement.
L'Islam et la protection de l'Homme contre le racisme
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La réalité éblouissante de l’Islam se reflète dans une législation solide qui met ses membres à l’abri du fléau de la discrimination raciale — celle qui sépare les gens selon leur race, leur origine ou leur couleur — préservant ainsi l’unité et l’harmonie du tissu social.
L'Islam l'a combattue dès le premier jour où le message du Ciel est parvenu au Messager de l'Islam, Muhammad ﷺ, lorsque l'allégeance reposait sur une appartenance sincère à la religion, et non sur la race ou la couleur.
Le Prophète Muhammad ﷺ a grandi au sein d'une société fondée sur la discrimination basée sur le sexe et la couleur, où les gens vivaient en classes inégales. Le critère de préférence y était le sexe, la couleur et l'abondance des biens ; de ce fait, il n'existait aucune égalité entre les gens, ni aucun respect pour l'Humanité.
Quand la Révélation descendit sur le Prophète Muḥammad ﷺ, la plupart de ses partisans étaient des gens faibles, pauvres, et certains faisaient partie de la classe des esclaves. La société reposait sur les notables, membres de l’aristocratie. Ceux-ci, qui n’avaient pas cru en lui, constatèrent que le Prophète ﷺ traitait tous ses compagnons sur un pied d’égalité. Ils furent surpris à l’idée d’être mis au même niveau qu’une classe qu’ils jugeaient inférieure, comprenant même certains de leurs propres esclaves. Ils lui demandèrent alors d’écarter ces pauvres et ces esclaves pour accepter de le suivre, disant : « Si tu veux que nous embrassions l’Islam, alors repousse ces faibles et ces esclaves. »
Mais le Coran est venu d'Allah (Élevé soit-Il) lui ordonnant de ne pas repousser ses Compagnons sincères au profit de ces notables, comme rapporté dans Sa parole (Élevé soit-Il) : {Ne repousse pas, au risque de te comporter en injuste, ceux qui, matin et soir, invoquent leur Seigneur dans le seul espoir de Lui plaire. Tu n’auras pas à répondre de leur attitude, pas plus qu’ils n’auront à répondre de tes actes. 52 } [121]. Il en est de même de Sa Parole (Élevé soit-Il) : {Recherche patiemment la compagnie de ceux qui, matin et soir, invoquent leur Seigneur dans le seul espoir de Lui plaire. Que ton regard ne se détache jamais d’eux pour se tourner vers les fastes éphémères de ce bas monde. N’obéis pas à celui que Nous avons rendu indifférent à Notre révélation et qui, porté aux excès, suit aveuglement ses passions. 28 } [122]. [121] Les Bestiaux, 6 : 52]. [122] La Caverne, 18 : 28.
Et c'est ainsi que vint l'ordre d'Allah (Élevé soit-Il) au Prophète Muhammad ﷺ, d'être avec ces faibles et ces pauvres, et de délaisser ces racistes qui favorisent l'expulsion de tous ceux qui ne sont pas comme eux en matière de race, de couleur et de fortune.
L'Islam est venu appeler à honorer l'Homme sans distinction entre les gens, et enseigne que tous sont égaux auprès d'Allah, sans supériorité des uns sur les autres si ce n'est par la sincérité de la foi et l'obéissance à Allah (Élevé soit-Il). Cela est attesté par certains versets du Coran et des hadiths du Prophète Muhammad ﷺ comme dans ce verset : {Ô hommes ! Nous vous avons façonnés d’un même père et d’une même mère, puis répartis en peuples et en tribus pour que vous puissiez apprendre à vous connaître. Le plus digne parmi vous, aux yeux d’Allah, est celui qui Le craint le plus. Allah, qui sait tout, connaît même les secrets les plus enfouis. 13 } [123]. [123] Les Appartements, 49 : 13.
Assurément, le Prophète de l'Islam ﷺ a orienté vers le principe de l'égalité entre les hommes dans sa parole : « Les hommes sont les fils d’Adam, et Adam a été créé de terre. » [124]. [124] Rapporté par At-Tirmidhî.
La vie entière du Prophète de l'Islam ﷺ était fondée sur le principe de l'égalité et sur le combat contre le racisme, et l'application de ces principes s'est manifestée à travers ses actes et ses paroles. Ainsi, il ne se distinguait pas de ses Compagnons (qu'Allah les agrée), à tel point que lorsqu'un étranger arrivait, il demandait : « Lequel d'entre vous est Muhammad !? ». Bilâl l'Abyssin (qu'Allah l'agrée) entrait auprès de lui pour l'informer de l'heure de la prière, et ce, à des moments où aucun des notables de sa tribu n'était admis en sa présence. Or, ce même Bilâl avait été, avant l'Islam, un esclave appartenant à l'un des habitants de La Mecque.
Le Prophète Mohammed ﷺ répondait aux besoins de chacun, sans aucune distinction, au point que la femme la plus modeste pouvait s’adresser à lui pour ses préoccupations ; il l’écoutait attentivement et y répondait. Il tranchait les différends entre ses Compagnons avec justice, sans se soucier de leur rang social. À l’heure de la prière, les musulmans se plaçaient derrière lui en rangs, sans distinction de race ou de couleur, et la personne la plus proche de lui était celle qui arrivait en avance. Lorsqu’un Compagnon l’invitait chez lui, il acceptait et se contentait de la nourriture qui lui était offerte, aussi simple soit-elle. Il répondait à toutes les invitations, sans discrimination ni préjugés. Et s’il entendait l’un de ses Compagnons faire appel à sa tribu ou à sa race, il disait : « Abandonnez-la ! En effet, elle est infecte. » [125]. [125] Rapporté par Ibn Hibbân.
C'est ainsi que l’Islam a su préserver la dignité de chaque être humain. Pour lui, tous sont égaux, sans distinction de genre, de couleur ou de richesse. La seule différence qui compte aux yeux d’Allah est la piété.
L'Islam et les comportements de l'Homme
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Ceci est une représentation véridique de la réalité éblouissante en Islam, lorsque cette foi façonne les comportements comme on bâtit le plus bel édifice.
Certes, les nobles caractères font partie des plus grands piliers de la construction de la société humaine. En effet, un homme sans caractères ne se différencie en rien des bêtes. Et un homme sans caractères ne ressentira pas son humanité, celle par laquelle Allah (Élevé soit-Il) l'a honoré.
Avec les nobles caractères, la paix et la tranquillité règnent parmi les gens.
C’est pourquoi, l’Islam est venu inviter aux nobles caractères. Mieux encore, le Messager de l’Islam, Muhammad ﷺ, a fait des nobles caractères le fondement même sur lequel repose l’Islam, lorsqu’il a dit : « Certes, je n'ai été envoyé que pour parfaire les nobles caractères. » [126]. [126] Rapporté par Al Bayhaqî dans : As-Sunan et Al Hâkim dans : Al Mustadrak.
L’appel du Prophète de l’Islam, Muhammad ﷺ aux nobles caractères passait par ses actions. Il représentait le modèle par excellence pour les musulmans en matière de vertu, au point que même ses ennemis reconnaissaient sa loyauté, sa sincérité et sa fidélité à ses promesses, plaçant en lui une confiance totale. Le plus grand éloge de son caractère se trouve dans le Coran de sorte qu'Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Tu es, en vérité, doté du caractère le plus élevé. 4 } [127]. [127] La Plume, 68 : 4.
C’est vraiment le plus grand des éloges, venant d’Allah (Élevé soit-Il), le Créateur de la création et le Souverain absolu, qui connaît Ses créatures avant même de les avoir formées, ainsi que leurs secrets et ce qu’elles laissent paraître.
'Aïcha (qu'Allah l'agrée), l'épouse du Prophète ﷺ, nous a décrit son comportement de manière précise, comme cela est mentionné dans le verset précédent ; lorsqu'on l'interrogea sur son comportement ﷺ, alors elle a répondu : Allah a dit : {Tu es, en vérité, doté du caractère le plus élevé.} « Le comportement de Muhammad personnifiait le Coran. » [128]. [128] Rapporté par Abû Yaʽlâ.
Puisque le Messager de l'Islam, Muhammad ﷺ, était d'un si haut degré de nobles caractères, alors ceci signifie que l'Islam appelle aux nobles caractères. Et cela s'est manifesté sous plus d'une forme :
La première d'entre elles : comme cela a été mentionné dans la description des traits du Messager de l’Islam ﷺ, il est bien connu qu’il représente le modèle suprême pour les musulmans.
Deuxièmement : L'ordre est venu d'Allah (Élevé soit-Il) à Son Prophète ﷺ d'être doux et bienveillant dans sa manière de traiter les gens, et de ne pas être dur, afin que ces derniers ne s'éloignent pas de lui. Et ceci est mentionné dans la parole d'Allah (Élevé soit-Il) : {C’est par la grâce d’Allah que tu as été bienveillant envers eux. Si tu avais été dur et sans cœur, ils se seraient éloignés de toi. Passe donc sur leur faute, implore pour eux le pardon d’Allah et consulte-les avant de prendre une décision. Mais une fois ta résolution arrêtée, passe à l’action en plaçant ta confiance en Allah qui, en vérité, aime ceux qui s’en remettent à Lui. 159 } [129]. [129] La Famille d'Imrân, 3 : 159.
Troisièmement : Le Prophète ﷺ a appelé aux nobles caractères, et a mentionné l'immense récompense et rétribution que cela comporte, tel que dans sa parole ﷺ : « Certes, au Jour de la Résurrection, le plus aimé d'entre vous auprès de moi et le plus proche de moi en assise sera celui d'entre vous qui aura eu les meilleurs comportements. » [130]. [130] Rapporté par At-Tirmidhî.
Et il a dit ﷺ : « Au Jour de la Résurrection, rien ne sera plus lourd dans la Balance du croyant que le bon comportement. Et, certes, Allah déteste la personne vulgaire et grossière. » [131]. [131] Rapporté par Abû Dâwud.
Et il a dit ﷺ : « Certes, par son bon comportement, le croyant atteint le degré de celui qui jeûne le jour et prie la nuit. » [132]. [132] Rapporté par Abû Dâwud.
Quatrièmement : l’avertissement contre les comportements répréhensibles est également mentionné dans les paroles du Messager de l’Islam ﷺ : « Le croyant n'insulte pas et ne maudit pas ; de même, il n'est ni vulgaire ni grossier. » [133]. [133] Rapporté par At-Tirmidhî.
Cinquièmement : Par la fréquentation des meilleures personnes. L’Islam encourage vivement à côtoyer les personnes vertueuses et interdit de fréquenter celles qui sont mauvaises, car un ami influence toujours son compagnon, ce qui est facile à constater dans la réalité. C’est ce qui a été rapporté dans la parole du Messager de l’Islam ﷺ : « L'exemple du compagnon vertueux et du mauvais compagnon n'est autre que celui du vendeur de musc et du forgeron. Le vendeur de musc soit il t’en offrira, soit il t’en vendra, soit tu sentiras une odeur agréable émaner de lui. Quant au forgeron, soit il brûlera tes vêtements, soit tu sentiras une odeur désagréable émaner de lui. » [134]. [134] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Ainsi, l'Islam a cherché à renforcer les nobles caractères, qui favorisent l’harmonie au sein de la société humaine, la diffusion de la paix et de la tranquillité, ainsi que le bonheur de chacun dans ses relations avec autrui.
L'Islam et la véracité de l'Homme
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L’Islam place la véracité au sommet de ses valeurs. C’est cette réalité éblouissante qui se révèle dans sa plus belle forme pour guider l’Homme sur la voie juste, une voie aussi essentielle que la nourriture et la boisson. De même que la vie ne peut durer sans se nourrir ni s’hydrater, toute l’existence humaine repose sur la véracité. Sans elle, l’homme devient pire qu’un animal, car même les bêtes n’aiment pas le mensonge. Sans véracité, que deviendraient les relations humaines ? Elles ont besoin de promesses et d’engagements tenus, de véracité dans les paroles et les actes, dans les échanges commerciaux, dans la transmission des informations, envers les enfants pour qu’ils grandissent droits, et dans les témoignages devant la justice.
Et plus important que tout cela : la sincérité envers Allah (Élevé soit-Il) dans Son adoration et Son obéissance, et la recherche de Son agrément, car tel est le but le plus grand pour lequel Allah a créé l'Homme.
Tout ceci a conféré à la véracité une grande place dans l'Islam, et c'est pourquoi l'on trouve souvent sa mention dans le Coran, au point qu'Allah (Élevé soit-Il) a ordonné aux croyants d'être toujours avec les véridiques, comme dans Sa parole (Élevé soit-Il) : {Vous qui avez la foi, craignez Allah et agissez avec vérité et sincérité ! 119 } [135]. [135] Le Repentir, 9 : 119.
Et lorsque les Compagnons du Prophète Muḥammad ﷺ furent loués dans le Coran, ce fut pour leur véracité, comme Allah (Élevé soit-Il) l'a dit : {Parmi les croyants, certains hommes ont tenu leur engagement envers Allah. Quelques-uns, fidèles à leur parole, sont tombés en martyrs, tandis que d’autres attendent encore, sans jamais faillir. 23 } [136]. [136] Les Coalisés, 33: 23.
La notion de la véracité en Islam est une notion globale, qui englobe l'ensemble des transactions entre les gens, qu'il s'agisse de paroles ou d'actes, et cela se manifeste dans ce qui suit :
Premièrement : La véracité en Islam cherche à instaurer la tranquillité au sein de la société humaine. Cette tranquillité est essentielle pour la stabilité psychologique et sociale de l’homme, mais aussi pour sa stabilité économique et politique. C’est pourquoi, le Prophète de l’Islam Muhammad ﷺ a dit : « Délaisse ce qui suscite en toi le doute pour ce qui n’en suscite pas. En effet, la véracité est source de tranquillité et certes le mensonge est source de doute. » [137]. [137] Rapporté par At-Tirmidhî.
Deuxièmement : Le vif encouragement à la véracité et la ferme mise en garde contre le mensonge. À ce propos, le Messager de l’Islam ﷺ a dit : « Soyez véridiques ! Certes, la véracité guide vers la bonté et la bonté guide vers le Paradis. L’homme ne cesse d’être véridique jusqu’à ce qu’il soit inscrit, auprès d’Allah, comme un grand véridique. Attention au mensonge ! Certes, le mensonge guide vers la perversité et la perversité guide vers l'Enfer. L’homme ne cesse de mentir jusqu’à ce qu’il soit inscrit, auprès d’Allah, comme un grand menteur. » [138]. [138] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Troisièmement : L’Islam recommande la vérité, même envers les enfants. Il n’est pas permis de leur mentir sous prétexte qu’ils sont jeunes et que le mensonge ne les affecterait pas. Au contraire, cela leur apprend à mentir. C’est pourquoi, le Messager de l’Islam ﷺ a mis en garde contre le mensonge envers les enfants, comme dans l’histoire de la femme qui appela son fils en lui disant : « Viens, je vais te donner quelque chose. » Le Prophète Muhammad ﷺ lui répondit alors : « Et que voulais-tu lui donner ? » Elle a dit : Des dattes. Alors, il ﷺ lui a dit : « Sache que si tu ne lui avais rien donné, un mensonge aurait été inscrit contre toi. » [139]. [139] Rapporté par Abû Dâwud.
Quatrièmement : Il n’est pas autorisé de rapporter des propos ou de diffuser des informations à tout-va. Il faut d’abord vérifier la véracité de ce que l’on reçoit, et il est également interdit en Islam de mentir dans le but de faire rire. Cette interdiction est clairement mentionnée dans les paroles du Messager de l’Islam ﷺ : « Il suffit à l'individu comme mensonge de raconter tout ce qu'il entend. » [140]. Il ﷺ a aussi dit : « Malheur à celui qui raconte des mensonges aux gens pour les faire rire ! Malheur à lui ! malheur à lui ! » [141]. [140] Rapporté par Muslim. [141] Rapporté par Abû Dâwud et At-Tirmidhî.
Cinquièmement : L'Islam a instauré l'honnêteté dans les ventes et les achats. Il est bien connu que la tricherie et le mensonge dans ces transactions portent préjudice aux intérêts des gens. C’est pourquoi le Prophète Muhammad ﷺ a donné une directive claire à ce sujet en disant : « Les contractants [c'est-à-dire : le vendeur et l’acheteur] restent libres [de conclure la vente ou de l’annuler] tant qu’ils ne se séparent pas - ou il a dit : jusqu'à ce qu'ils se séparent. S’ils ont été véridiques et ont été explicites [en n'ayant rien dissimulé des défauts de la marchandise], alors tous les deux seront bénis dans leur vente. Mais s’ils ont dissimulé [des défauts] et ont menti, alors la bénédiction de leur vente sera réduite à néant. » [142]. [142] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Sixièmement : l’Islam encourage aussi l’honnêteté dans le travail : toute forme de tromperie est interdite pour un produit, que ce soit dans sa fabrication ou sa présentation. Un travailleur ne doit pas non plus faire preuve de négligence, même dans les plus petits détails. Cet enseignement se retrouve dans les paroles du Messager de l’Islam, Muḥammad ﷺ : « Certes, lorsque l'un d'entre vous accomplit une oeuvre / un travail, Allah aime qu'il la / le perfectionne. » [143]. [143] Rapporté par Aṭ-Ṭabarânî dans : Al Awsaṭ.
Septièmement : L’Islam prône la véracité, même envers les ennemis. Il est donc interdit de leur mentir et, au contraire, il est nécessaire de dire la vérité lorsqu’on témoigne contre eux, s’ils le méritent, comme cela est ordonné dans le Coran, dans la parole d’Allah (Élevé soit-Il) : {Vous qui croyez ! Agissez en toute justice et rendez témoignage dans le seul but de plaire à Allah, même si vous devez pour cela témoigner contre vous-mêmes, vos père et mère ou vos proches parents. Que celui contre lequel vous êtes appelés à témoigner soit riche ou pauvre, sachez qu’Allah sait mieux que vous ce qui va dans son intérêt. Que vos sentiments ne vous empêchent donc pas de rendre justice. Et si vous produisez un faux témoignage ou refusez simplement de témoigner, sachez qu’Allah est parfaitement informé de vos agissements. 135 } [144]. [144] Les Femmes, 4 : 135].
L’Islam encourage la véracité entre les individus, au sein de la famille, dans la société et dans toutes les affaires de la vie de l'Homme, pour que chacun puisse trouver le bonheur dans la tranquillité et garder ses intérêts sur la bonne voie. Certes, la véracité est le centre d’une vie humaine bienheureuse.
L'Islam, la douceur et la tendresse entre les Hommes.
(21)
Dans l’une des plus belles formes de la réalité éblouissante en Islam, nous trouvons que cette religion se soucie de ce qui est dans l'intérêt des gens et combat tous les types d’animosité et de haine.
L'Islam appelle à la douceur et à la bienveillance, qui sont le contraire de la sévérité et la rudesse ; car tandis que la sévérité répand parmi les gens l'inimitié, la haine et la perte des droits des faibles, la douceur et la bienveillance répandent la miséricorde, l'amour et la justice envers l'opprimé.
C'est pourquoi, l'Islam l'a ordonné et le Messager de l'Islam, Muhammad ﷺ l'a décrit en disant : « Quiconque est privé de la douceur est privé de tout le bien. » [145]. [145] Rapporté par Muslim et Abû Dâwud.
Ainsi, la douceur en Islam est le bien tout entier ; elle est donc ordonnée dans tous les rapports entre les gens. De même, on perçoit l'importance de la douceur et de la souplesse dans la parole du Messager de l'Islam ﷺ : « Certes, la douceur n'est jamais dans une chose sans qu'elle l'embellisse et elle n'est jamais ôtée d'une chose sans qu'elle l'enlaidisse. » [146]. Il en est de même de sa parole ﷺ : « Certes, Allah est Doux et Il aime la douceur, Il l'agrée et Il soutient par la douceur ce qu'Il ne soutient pas par la sévérité... » [147]. Il ﷺ a aussi dit : « Toute personne simple, douce, conciliante et proche des gens sera interdite de l’Enfer. » [148]. [146] Rapporté par Muslim. [147] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim. [148] Rapporté par Aḥmad dans : Al Musnad.
La douceur et la tendresse se sont manifestées en Islam sous plusieurs aspects, notamment :
Il est mentionné dans le Coran l'ordre au Prophète ﷺ de faire preuve de douceur et de bienveillance, comme il est dit dans la parole de Dieu (Élevé soit-Il) : {C’est par la grâce d’Allah que tu as su faire preuve de bienveillance envers eux. Si tu avais été dur et sans cœur, ils se seraient éloignés. Pardonne-leur donc, demande pour eux le pardon d’Allah et prends leur avis avant de décider. Mais une fois ta décision prise, agis en plaçant ta confiance en Allah, car Il aime ceux qui s’en remettent à Lui. 159 } [149]. [149] La Famille d'Imrân, 3 : 159.
Le Coran relate l'histoire du Prophète d'Allah Moïse (paix et salut sur lui) avec Pharaon le tyran, qui s'enorgueillit sur la Terre, prétendit être un dieu et le seigneur des hommes, et opprimait durement les fils d'Israël. Malgré cela, Allah (Élevé soit-Il) ordonna à Son Prophète Moïse et à son frère Aaron (paix et salut sur eux deux) de lui adresser une parole bienveillante et dénuée de toute rudesse, et ce, dans Sa parole (Élevé soit-Il) : {Allez voir Pharaon, dont l’impiété n’a vraiment plus de limites. 43 Adressez-lui des paroles bienveillantes qui l’inciteront peut-être à réfléchir ou à craindre son Seigneur. » 44 } [150]. [150] Tâ-Hâ, 20 : 43 - 44.
Bien plus, l'Islam ordonne la douceur même envers les animaux : il n'est donc pas permis en Islam de leur faire du mal ou de les torturer, et cela apparaît clairement dans la parole du Messager de l'Islam ﷺ adressée à l'homme qui ne nourrissait pas son chameau et l'épuisait au travail : « Ne crains-tu pas Allah au sujet de cette bête qu'Allah t'a confié !? En effet, elle s'est plainte auprès de moi que tu l'affamais et l'épuisais ! » [151]. [151] Rapporté par Abû Dâwud.
De même, l'ordre a été donné de traiter l'animal à sacrifier avec douceur. En effet, le Prophète ﷺ a dit : « Certes, Allah a prescrit la bienfaisance en toute chose : lorsque vous tuez, faites-le avec bienfaisance et lorsque vous sacrifiez une bête, égorgez-la avec bienfaisance. Que l’un de vous aiguise sa lame et qu’il apaise sa bête de sacrifice. » [152]. [152] Rapporté par Muslim et At-Tirmidhî.
C'est ainsi que l'Islam appelle à la douceur et la bienveillance en toutes circonstances et envers tous, même envers les animaux. En cela réside un bien-être pour l'Homme, car la douceur et la bienveillance sèment la miséricorde et l'amour entre tous, et font disparaître l'hostilité et la sévérité.
L'Islam et la tolérance entre les hommes.
(22)
La tolérance est l'une des formes de la réalité éblouissante de l'Islam ; en effet, elle fait partie des plus belles qualités de l'âme raffinée et forte. La vie entre les gens ne peut être harmonieuse sans tolérance, car l'être humain fréquente son semblable et, lors de ces interactions, des erreurs sont commises par l'une ou l'autre des parties. Or, toute erreur ne mérite ni colère ni châtiment ; il convient donc de faire preuve de tolérance afin que les belles relations entre les gens perdurent.
Et c'est en raison de l'importance de la tolérance dans la vie de l'Homme que l'Islam l'a préconisée sous de multiples formes, de manière à ce qu'elle englobe les paroles et les actes ..
Le domaine de la tolérance en Islam est vaste, il englobe : la miséricorde, le pardon, la facilité, la bonté et la bienfaisance, et bien d'autres choses encore sont comprises sous ces concepts.
Et parce que la tolérance requiert de la patience, la maîtrise de soi et le délaissement de l'impulsivité ; rares sont donc ceux qui se caractérisent par cette belle qualité ; car la tolérance signifie se parer de tous les nobles caractères, et il n'est pas donné à tout le monde d'y parvenir.
La valeur de la tolérance en Islam apparaît à travers de nombreux versets du Coran qui appellent à la tolérance et au pardon, ainsi que dans les hadiths du Messager de l'Islam ﷺ qui fut l'un des plus grands hommes par son caractère de tolérance et de pardon.
Quant au Coran :
Et, assurément, Allah (Élevé soit-Il) s'est adressé au Prophète ﷺ et lui a dit : {Pardonne-leur et ne leur tiens pas rigueur. Allah aime les hommes de bien. 13 } [153]. [153] La Table Servie, 5 : 13.
Il (Élevé soit-Il) lui a aussi dit : {C’est par la grâce d’Allah que tu as été bienveillant envers eux. Si tu avais été dur et sans cœur, ils se seraient éloignés de toi. Passe donc sur leur faute, implore pour eux le pardon d’Allah et consulte-les avant de prendre une décision... 159 } [154]. [154] La Famille d'Imrân, 3 : 159.
Et en décrivant les pieux, qui sont les gens du plus haut degré, Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Ceux qui, dans la gêne comme dans l’aisance, offrent leurs biens par charité, sont capables de dominer leur colère et de pardonner à leur prochain. Allah aime les hommes de bien. 134 } [155]. [155] La Famille d'Imrân, 3 : 134.
Et dans l'encouragement à la tolérance, Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Quiconque, en effet, subit un tort peut y répondre de manière proportionnée. Celui, toutefois, qui privilégiera le pardon et la réconciliation en sera récompensé par Allah qui n’aime pas les êtres injustes. 40 } [156]. [156] La Consultation, 42 : 40.
Ainsi que d'autres versets...
Quant au hadith du Messager de l'Islam ﷺ :
Assurément, il a établi la tolérance comme l'une des plus nobles vertus de la foi, comme il est rapporté dans sa parole ﷺ : « La meilleure foi est la patience et la tolérance. » [157]. [157] Rapporté par Ad-Daylamî.
Et la magnanimité est une cause de délivrance de l'Enfer au Jour de la Résurrection, comme cela est rapporté dans le hadith du Prophète ﷺ : « Toute personne simple, douce, conciliante et proche des gens sera interdite de l'Enfer. » [158]. [158] Rapporté par Ahmed.
Et l'indulgence, en contenant sa colère, est une cause de salut contre le châtiment : Le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque contient sa colère, Allah contiendra Son châtiment à son égard ; et quiconque préserve sa langue, Allah couvrira son intimité .. » [159]. [159] Rapporté par Abû Yaʽlâ.
Bien plus, l'indulgence a aussi été encouragée dans la vente, l'achat, l'acquittement de la dette et la réclamation de son dû auprès de l'emprunteur ; et tout cela est mentionné dans un hadith du Messager de l'Islam ﷺ : « Qu'Allah fasse miséricorde à un serviteur conciliant lorsqu’il vend, conciliant lorsqu’il achète, conciliant lorsqu’il s’acquitte de son dû et conciliant lorsqu’il réclame son dû. » [160]. [160] Rapporté par Al Bukhârî.
Le Prophète ﷺ était indulgent dans ses rapports avec ses Compagnons, et clément, il ne se mettait pas en colère pour sa propre personne, quel que soit le tort qu’on lui causait. Ainsi, un homme le tira une fois si violemment par le vêtement qu'il portait au cou que la marque de celui-ci apparut sur son cou. Ensuite, l'homme dit : « Ô Mohammed ! Ordonne que l’on me donne une part de la richesse d’Allah qui est à ta disposition ! » Alors, le Messager d’Allah ﷺ se tourna vers lui, rit, puis ordonna qu’on lui fasse un don. [161]. [161] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Et le Prophète ﷺ ordonnait à ses Compagnons (qu'Allah les agrée) le pardon et le fait de passer outre pour toute chose impliquant un droit.
Ainsi, l'Islam a appelé à la tolérance entre les gens, jusqu'au pardon des crimes de sang, ce qui propage l'amour et la concorde entre eux et constitue la base de la vie heureuse pour l'Homme.
L'Islam et le fait de couvrir des gens.
(23)
La réalité éblouissante de l'Islam se manifeste sous ses plus belles formes lorsqu'il appelle au fait de couvrir. Le fait de couvrir consiste à ne pas divulguer les défauts et les erreurs des gens, afin que le respect et l'estime perdurent entre eux et qu'ils ne se reprochent pas mutuellement leurs erreurs. En effet, aucune société n'est exempte d'erreurs et de péchés commis par certains, de même que ces sociétés ne sont pas exemptes de sanctions prévues pour ces erreurs. Cependant, les degrés de ces erreurs et péchés varient : il y a des erreurs dont le tort ne dépasse pas leur auteur, des erreurs qui se limitent à deux personnes, des erreurs dont le tort atteint une société spécifique, et des erreurs dont le tort atteint l'ensemble des gens.
De même que les préjudices des erreurs et des péchés varient, de même leur punition varie en fonction de la gravité du préjudice...
Et parce que l'Homme vit dans cet univers avec son semblable, il est impératif de veiller à l'intérêt de tous, et c'est précisément ce que l'Islam a pris en considération en instaurant des punitions pour le tort causé aux intérêts des gens.
Toutefois, avec la législation de ces punitions, l'Islam a été souple, prenant en considération l'intérêt même du fautif, dès lors que cette considération n'entraînait aucun préjudice .. Et ceci nous apparaît dans le principe de couvrir et de dissimuler auquel l'Islam a incité ; plutôt, il a établi pour cela une grande rétribution de la part d'Allah (Élevé soit-Il).
Le principe de la dissimulation en Islam part des relations privées entre les gens, où la faute se limite à un cercle restreint, ne dépassant pas son auteur. Et si ce cercle s'élargit, il se limite alors à ce dernier et à celui qui a connaissance de son acte. Dans les deux cas, nous constatons que l'Islam a appelé au principe de la dissimulation.
Le premier cas : Il doit couvrir sa personne et ne pas divulguer sa désobéissance devant les gens.
Quant au second cas : Quiconque a connaissance de ce que le fautif a fait le couvre, se contente de le conseiller et de le blâmer au sujet de sa désobéissance, et ne porte pas son affaire devant le gouverneur.
Premier cas : la parole du Messager de l'Islam Muḥammad ﷺ : « Tous les membres de ma communauté seront pardonnés excepté ceux qui divulguent leurs péchés. Relève de cette catégorie le fait qu'une personne accomplisse quelque chose de nuit et, une fois arrivé au matin, bien qu'Allah l'ait couverte, elle dise : « Ô untel ! La nuit dernière, j’ai commis ceci et cela ! » Pourtant, son Seigneur l’a couvert durant la nuit, mais voilà qu'au matin, celle-ci dévoile ce qu’Allah avait couvert pour elle. » [162]. [162] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Second cas : il concerne tous les membres de la société, étant donné les liens et les interactions qui existent entre les gens. Il arrive alors que l'un d'eux soit témoin de l'erreur commise par son frère. Que doit-il faire ? Doit-il la dissimuler et le conseiller, ou porter son cas devant le gouverneur ?
On constate ici que l'Islam encourage fortement à couvrir le fautif, par considération pour l'intérêt de ce dernier, afin qu'il ne soit pas humilié aux yeux de tous ; excepté s'il fait partie de ceux qui affichent publiquement leurs péchés et s'efforcent de propager la turpitude. Quant à celui qui n'affiche pas publiquement ses péchés, alors il convient de le couvrir et de le sermonner par un conseil en privé.
Il est également mentionné, sous une autre forme, que celui qui couvre un pécheur sera récompensé par Allah en retour de son acte : Il le couvrira en ce bas monde et dans l'au-delà. Et ceci est venu dans la parole du Messager de l'Islam ﷺ : « Quiconque couvre [les défauts, les péchés, etc. d’] un musulman, Allah le couvrira ici-bas et dans l’au-delà. » [163]. [163] Rapporté par Muslim et Abû Dâwud.
Par cette vision globale du concept de la dissimulation, l'Islam préserve les intérêts de l'ensemble des gens, en tenant compte de leurs sentiments et de leur vie privée. Tout ceci consolide la cohésion de la société humaine et la préserve du chaos engendré par ceux qui traquent les erreurs des gens dans le but de propager les scandales au sein de la société.
L'Islam et le réconfort de l'Homme.
(24)
Le réconfort des cœurs révèle la réalité éblouissante de l’Islam, qui prend en compte les sentiments et les émotions. Il se traduit par la joie apportée aux âmes, qu’elle soit matérielle ou immatérielle, et par l’apaisement des cœurs grâce à la bonne parole. Ce réconfort est essentiel entre les êtres humains, tant qu’ils vivent ensemble dans une société unie. C’est lui qui rapproche les cœurs, nourrit l’amour entre les gens, encourage la bienfaisance les uns envers les autres et pousse chacun à souhaiter le bien et le bonheur pour autrui.
Et parce que l'Islam est une religion de paix et de miséricorde ; on constate qu'il s'est particulièrement intéressé au principe du réconfort des pensées ..
Des manifestations concrètes et sincères sont apparues dans la biographie du Messager de l'Islam, Muḥammad ﷺ qui appellent à la consolation des cœurs. Et dans chacune de ces manifestations, la douceur et la miséricorde du Messager de l'Islam ﷺ se manifestent clairement à nous. En effet, dans le Coran, son Seigneur (Élevé soit-Il) lui a dit : {Nous ne t’avons suscité que par miséricorde pour l’humanité. 107 } [164]. [164] Les Prophètes, 21 : 107.
Le Prophète ﷺ était d'une âme noble, il apaisait le cœur des petits comme des grands. Il faisait partie de son comportement de ne jamais dire à quelqu'un en face une chose qui pourrait lui déplaire, et de ne jamais se venger pour sa propre personne, sauf lorsque les interdits d'Allah étaient transgressés. Entre deux choses, il choisissait toujours la plus aisée. Il était constamment souriant et ne coupait jamais la parole à quelqu'un dans une assemblée avant que son interlocuteur ait fini de s'exprimer. Lorsque quelque chose lui déplaisait, cela se voyait sur son visage et ses compagnons reconnaissaient ainsi son aversion. Quand on lui offrait un cadeau, il récompensait son auteur en retour. Il jouait avec les enfants et plaisantait avec eux. Tous ces traits de caractère témoignent de l'art d'apaiser les cœurs dans sa signification la plus sublime.
Dans la sourate : Le Jour Montant, le Coran nous livre une leçon éloquente. En effet, Allah y a ordonné au Prophète Muhammad ﷺ de réconforter l'orphelin et le pauvre. Il lui a dit : {Prends donc garde de traiter durement l’orphelin 9 ou de repousser le mendiant sans nul ménagement. 10 } [165]. [165] Le Jour Montant, 93 : 9 - 10.
Parmi les manières de réconforter les cœurs en Islam figure le fait de compatir avec la personne soucieuse ; on allège alors sa peine par une parole agréable, qui sème en elle l'espoir et la joie.
Un jour, le Prophète Muḥammad ﷺ entra dans la mosquée, y trouva un homme parmi ses Compagnons nommé Abû Umâmah, alors il lui a dit : « Ô Abû Umâmah ! Qu'ai-je à te voir à la mosquée en dehors du temps de la prière ?! » Il répondit : « Ô Messager d'Allah ! Des soucis et des dettes m'accablent. » Il dit : « Ne t'enseignerais-je pas une parole qui, si tu la prononces, Allah dissipera ton souci et s'acquittera de ta dette ? » Il répondit : « Bien sûr, ô Messager d'Allah. » Il a dit : « Matin et soir, dis : Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Toi contre le souci et la tristesse. Je me réfugie auprès de Toi contre l'impuissance et la paresse. Et je me réfugie auprès de Toi contre le poids de la dette et la domination des hommes. » Abû Umâmah a alors dit : « Je l'ai donc prononcée, et Allah a dissipé mon angoisse et mon souci, et Il s'est acquitté de ma dette. » [166]. [166] Rapporté par Abû Dâwud.
Bien plus, même les jeunes enfants trouvèrent une place dans le cœur du Prophète de l'Islam ﷺ qui réconfortait leurs cœurs...
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) rapporte : « Le Messager d’Allah ﷺ était la personne dotée du meilleur comportement. Il venait chez nous, et j’avais un jeune frère surnommé : Abû ‘Umayr. Il avait un petit oiseau (Nughayr) avec lequel il jouait, mais celui-ci mourut. Un jour, le Messager d’Allah ﷺ vint le voir et le trouva triste. Alors, il a dit : « Qu'a-t-il !? » Ils répondirent : « Son petit oiseau (An-Nughayr) est mort. » Alors, il a dit : « Ô Abû ‘Umayr ! Qu'est devenu le petit oiseau (An-Nughayr) ? » Alors, le Prophète ﷺ se mit à plaisanter avec lui, tout en lui caressant la tête. [167]. [167] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
« An-Nughayr » est le diminutif de : « An-Nughar » : c'est un petit oiseau au bec rouge.
Ainsi, le principe de réconforter les cœurs en Islam a trouvé son application pratique au plus haut degré, et ce, dans la biographie du Messager de l'Islam, Muḥammad ﷺ, envoyé en vue du bonheur de l'Humanité.
L'Islam et la facilité pour l'Homme.
(25)
Cette réalité éblouissante de l'Islam accompagne l'Homme .. de sorte qu'il est tenu compte de sa faiblesse physique, que ce soit par la maladie ou autre.
L'Islam a pris en considération la faiblesse de l'homme en toutes circonstances, et la faiblesse de l'homme a été affirmée dans le Coran ; Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Allah entend alléger vos obligations, car l’homme est par nature faible. 28 } [168]. [168] Les Femmes, 4 : 28.
Et l'allègement mentionné dans le verset est la facilité sur laquelle l'Islam tout entier est fondé ; car c'est une religion venant d'Allah (Élevé soit-Il) le Créateur de l'Homme. Il connaît donc la réalité de cet Homme, et ce dont il a besoin. C'est pourquoi la facilité se trouve dans les lois de l'Islam, et qu'il est dit dans le Coran : {... Allah veut vous faciliter les choses, non les rendre malaisées ... } [169]. [169] La Vache, 2 : 185.
Et parce que la Législation d'Allah renferme le bien de l'être humain, Allah (Élevé soit-Il) l'a rendue compatible avec sa capacité et son aptitude. En effet, charger l'être humain au-delà de sa capacité l'amènerait à détester les obligations de la religion. C'est pourquoi le verset précédent a été révélé dans le Coran, dans lequel il est dit : {Allah n’impose à une âme que ce qu’elle peut supporter... } [170]. Et il est rapporté à ce sujet : {... Allah n’impose à nul homme une charge excédant les moyens qu’Il lui a accordés. Allah fera succéder l’aisance à la difficulté. 286 } [171]. [170] La Vache, 2 : 286. [171] Le Divorce, 65 : 7.
Ainsi, le principe de la facilité est la caractéristique générale des prescriptions de l'Islam, où la difficulté n'a pas sa place, comme il est dit dans le Coran : {... Ne vous imposant aucune gêne dans l’exercice de votre religion... } [172]. [172] Le Pèlerinage, 22 : 78.
Dans la biographie du Messager de l'Islam ﷺ se trouve une illustration pratique du principe de la facilité, comme nous en a informé son épouse 'Aïcha (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ n'a jamais eu le choix entre deux affaires sans qu'il ne prenne la plus facile des deux dès lors qu'il n’y avait pas un péché en cela. En effet, s’il y avait un péché, alors il en était le plus éloigné des gens. » [173]. [173] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
La législation de l'Islam est en harmonie avec l'Homme en cas de maladie ; on y trouve donc un allègement le concernant dans la prière, dans la purification sur laquelle repose la prière, dans le jeûne, ainsi que durant le voyage, en raison de la difficulté que celui-ci représente pour l'être humain. En tout cela réside une facilité pour l'être humain ; car il est faible. Grâce à cette facilité, l'être humain est encouragé à accomplir les devoirs de la religion selon ses capacités, de sorte que la spiritualité et la servitude envers Allah (Élevé soit-Il) se poursuivent et ne s'interrompent qu'à la mort.
La facilité en Islam englobe le raccourcissement des prières en voyage, et leur regroupement en cas de nécessité, comme : la maladie, le voyage, et la forte pluie.
La facilité en Islam s'applique aussi au jeûne, et parmi ses manifestations : l'autorisation de la rupture du jeûne pour le malade, le voyageur, la femme enceinte et celle qui allaite. Et il est mentionné dans le Coran : {...Quiconque parmi vous est malade ou en voyage est dispensé de jeûne, mais devra le compenser par un nombre équivalent de jours... } [174]. [174] La Vache, 2 : 184.
Et la facilité en Islam se manifeste encore dans le pèlerinage, par la condition de la possibilité sous ses diverses formes : la capacité financière et corporelle, la sécurité du chemin, ainsi que la possession des charges du pèlerinage et des moyens de subsistance de sa famille.
L'adoration n'a pas pour but la difficulté, mais bien la réalisation de son essence.
Parmi les fruits de la facilité : la réalisation du repos, du bonheur et de la tranquillité pour l'individu, ainsi que la concrétisation de l'amour et de la cohésion au sein de la société, qui découle de la facilité dans les transactions financières.
L'Islam et la sécurité de l'Homme
(26)
L'Islam se manifeste dans une image véridique de sa réalité éblouissante lorsqu'il s'efforce de garantir la sécurité de l'Homme, qui est la base de la vie heureuse.
L'Homme n'a cessé, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, de s'efforcer d'instaurer la sécurité dans sa vie, qu'il s'agisse des individus ou des gouvernements. Et l'Homme ne vivra pas heureux dans une société où règnent l'anarchie et le désordre, et il n'y aura ni civilisation ni progrès dans une société dépourvue de sécurité.
C'est pourquoi, nous constatons que l'Islam a insisté sur la sécurité, soulignant son importance dès le début du message du Messager de l'Islam, Muhammad ﷺ. En effet,dans le Coran, il y a la mention du rappel à son peuple, Quraych, du bienfait de la sécurité, de sorte qu'Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Par la grâce duquel ils ne connaissent ni la faim, ni la peur. 4 } [175]. [175] Quraych, 106 : 4.
L'Islam s'est efforcé de renforcer le concept de sécurité en vue du bonheur de l'homme, par des règles bien établies, qui sont les suivantes :
Premièrement : Le renforcement de la foi. La foi en Allah (Élevé soit-Il) est le bien le plus précieux que possède l'Homme, car elle est la vie de son âme, sans laquelle la vie du corps n'a aucune valeur .. Et la foi sincère, lorsqu'elle s'ancre dans le cœur, empêche l'homme de commettre des crimes et de verser le sang, qui comptent parmi les plus graves menaces pour la sécurité. En effet, la foi éduque l'âme et élève la morale ; c'est pourquoi, dans le Coran, il est dit : {Ceux qui croient sans entacher leur foi d’une quelconque iniquité, voilà ceux qui sont en sécurité et bien guidés. 82 } [176]. [176] Les Bestiaux, 6 : 82.
Deuxièmement : Les punitions. L'Islam est venu pour dissuader du crime en vue de la sécurité de l'Homme. C'est pourquoi, l'Islam a prescrit des punitions dissuasives contre le crime, pour que la société vive en sécurité, comme ceci est mentionné dans le Coran : {Sachez, vous qui êtes doués de raison, que la loi du talion est un moyen de préserver vos vies et de vous inciter à craindre Allah. 179 } [177]. [177] La Vache, 2 : 179.
Troisièmement : La protection des biens. L'Islam a été assidu à légiférer afin de préserver les biens. Ainsi, il a apporté les législations qui les font fructifier de la manière correcte ; de même, il a instauré celles qui guident vers la bonne manière de les dépenser. Et l'on constate que le plus long verset du Coran a été révélé pour la préservation des biens, et ce verset débute par la parole d'Allah (Élevé soit-Il) : {Vous qui croyez ! Lorsque vous contractez une dette, veillez à la mettre par écrit... } [178]. [178] La Vache, 2 : 282.
Ce verset ordonne d’authentifier les dettes en les consignant par écrit et en faisant appel à des témoins, même si elles sont de faible montant. Le but de ces dispositions est de préserver les biens des gens et de les mettre à l'abri des fraudeurs.
Quatrièmement : La sécurité alimentaire. L'Islam a apporté l'incitation à œuvrer et au gain par le travail de la main. L'agriculture est inclus dans le travail de la main qui est la base de la sécurité alimentaire. Le Coran a également attiré l'attention sur l'importance de l'agriculture dans plus d'un verset, comme la parole d'Allah (Élevé soit-Il) : {Il est un signe pour les hommes dans la terre morte que Nous faisons revivre et de laquelle Nous tirons des céréales dont ils se nourrissent. 33 dans laquelle Nous disposons des palmeraies et des vignes, et faisons jaillir des sources 34 afin qu’ils consomment de leurs fruits qui ne sont point l’œuvre de leurs mains. Ne vont-ils pas faire preuve de reconnaissance ? 35 } [179]. [179] Yâ-Sîn, 36 : 33 à 35.
Et le Messager de l'Islam ﷺ a incité à l'agriculture dans plus d'un hadith, notamment : « Il n'y a pas un musulman qui plante un plant, ou qui sème une semence, puis un oiseau, un être humain, ou une bête en mange sans que cela soit une aumône en sa faveur. » [180] [180] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
L'Islam a même incité à l'agriculture au point d'ordonner de planter jusqu'à la dernière heure de ce bas-monde, comme ceci est mentionné dans la parole du Prophète Muḥammad ﷺ : « Si l'Heure surprend l'un d'entre vous alors qu'il a une jeune pousse à la main, alors qu'il la plante. » [181]. [181] Rapporté par Aḥmad dans : Al Musnad.
Le terme : « jeune pousse » désigne : le petit palmier-dattier.
Cinquièmement : La sécurité familiale. La famille est la base de la société ; c'est pourquoi, l'Islam a veillé sur elle et l'a protégée de la désintégration.
La protection de la sécurité de la famille inclut la protection de la vie conjugale ; celle-ci est assurée par la prescription de ce qui préserve la relation entre les époux, à savoir : leur respect mutuel et la connaissance par chacun des droits de l'autre à son égard.
Parmi la protection de la sécurité de la famille, il y a l'attention envers les enfants. Celle-ci se concrétise par une attention correcte, à travers une éducation saine, en subvenant à leurs besoins, en ne les délaissant pas, en faisant preuve de tendresse envers eux et de justice entre eux, pour qu'aucune hostilité ne s'installe entre les enfants. D'ailleurs, l'Islam a formulé une mise en garde des plus sévères contre le manque de justice entre les enfants, et a pris en compte le caractère graduel de cette attention, depuis l'enfance jusqu'à la puberté.
Et c'est ainsi que l'on trouve que l'Islam, par ces règles et ce qui en découle, a été assidu à préserver la sécurité de l'Homme à toutes les étapes et dans tous les domaines de la vie pour lui garantir la stabilité et la tranquillité.
L'Islam et la discipline de l'Homme
(27)
La discipline est l'une des formes de la réalité éblouissante, dont l'Islam fait un critère pour la maîtrise de la conduite et du comportement, et pour l'accomplissement des devoirs sans avoir besoin de surveillant. L'absence de désordre est nécessaire à l'être humain dans l'organisation de sa vie ; elle est même essentielle à la régularité de la vie en société. En effet, les aiguilles de l'horloge ne s'arrêtent pas, et il doit donc y avoir une action disciplinée pour l'Homme tant que le temps ne s'arrête pas.
L'Islam a appelé à la discipline jusque dans la pensée, de sorte qu'il n'y a aucune place pour le chaos ; plutôt, le Coran nous informe que cet univers tout entier a été créé par Allah (Élevé soit-Il) réglé selon une mesure précise et sans aucun défaut de sorte qu'Allah (Élevé soit-Il) a dit : {... Et Il a créé toute chose et Il l'a parfaitement déterminé... } [182]. [182] Le Critère, 25 : 2.
Et le Coran nous signale que le mouvement de l'univers obéit à un ordre précis ; Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Il est un signe également dans le soleil qui, soumis à la loi du Seigneur Tout-Puissant et Omniscient, poursuit sa course jusqu’à un terme déjà fixé 38 et dans la lune à laquelle Nous avons assigné des mansions, si bien qu’elle finit par ressembler à la tige desséchée et courbée de la branche d’un palmier. 39 Le soleil ne saurait rattraper la lune, ni la nuit devancer le jour. Chaque astre décrit une orbite bien déterminée. 40 } [183]. [183] Yâ-Sîn, 36 : 38 à 40.
Les recherches scientifiques contemporaines ont confirmé la véracité de cela, et ce fut un miracle manifeste prouvant la véracité de la Prophétie de Mohammed ﷺ.
Dans l'Islam, il y a l'enseignement d'Allah à Ses serviteurs quant à la discipline de leur temps et la fixation des temps de leurs actes cultuels dans un temps limité, comme Il l'a énoncé dans le Coran : {Tes compagnons t’interrogent au sujet de la nouvelle lune. Réponds-leur que c’est un repère temporel pour les hommes qui peuvent ainsi déterminer la période du pèlerinage... } [184]. [184] La Vache, 2 : 189.
L'islam est venu réglementer les cinq prières : un temps a été fixé pour elles, et des signes déterminent le début et la fin de l'heure de la prière. Ainsi, lorsque l'aube se lève, le temps de la prière de l'aube (Al Fajr) débute, et au lever du soleil, son temps se termine. De même, les autres prières sont déterminées par un temps limité. De plus, la discipline dans la prière accompagne le fidèle jusque dans la manière de former les rangs durant la prière. Ainsi, il n'est pas permis de se mettre en avant du rang, ni en retrait. Il doit aligner son épaule avec l'épaule de son frère, et de même aligner sa cheville avec la cheville de son frère. Il en est de même pour l'orientation vers une Qibla unique, où que l'on soit sur terre. De même pour la discipline dans le suivi de l'imam durant la prière en groupe : le fidèle s'incline après l'inclinaison de l'imam, et se prosterne après la prosternation de l'imam. Le Prophète ﷺ a dit : « L’imam a été établi pour qu’on le suive : lorsqu'il s’incline, inclinez-vous ; lorsqu'il se relève, relevez-vous ; lorsqu'il se prosterne, prosternez-vous. » [185]. [185] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Durant le mois de Ramadan : lorsque l'aube se lève, le musulman s'abstient de manger et de boire, et au coucher du soleil, il lui est permis de manger et de boire.
La discipline durant le Ḥajj se manifeste également de la manière suivante : lorsqu'il effectue la circumambulation (Aṭ-Ṭawâf) autour de la Ka’bah, il accomplit sept tours, sans en ajouter ni en omettre. Chaque tour débute de la Pierre Noire et s'y termine, et il se place de façon à ce que la Pierre Noire soit à sa gauche. C'est avec cette même fluidité que tous accomplissent la circumambulation autour de la Ka’bah. De même, lors du parcours (As-Sa’y) entre Aṣ-Ṣafâ et Al-Marwah, il effectue sept trajets, le trajet commençant à Aṣ-Ṣafâ et se terminant à Al-Marwah. De même, lorsqu'il lapide les trois stèles (Al Jamarât), il commence par la petite (Aṣ-Ṣughrâ), puis la médiane (Al Wusṭâ), et enfin la grande (Al Kubrâ), et il n’est pas permis d’inverser cet ordre. Il lance sept cailloux sur chaque stèle, et il n’est pas permis de dépasser ce nombre.
Bien plus, l'Islam est venu pour éduquer l'Homme à maîtriser sa langue : en effet, toute parole qui sort de la langue se doit d'être précise, si bien que la parole a acquis une valeur lors de la vente et de l'achat, du mariage et du divorce, car c'est une seule parole précise qui déterminera l'acceptation de la vente, de l'achat, du mariage, ou la prononciation du divorce.
Il en est de même pour la discipline au sein de la famille : l'épouse a un droit bien défini en matière de nuitées, de dépenses et de logement, ainsi qu'une part déterminée de l'héritage sur les biens du mari après son décès, et inversement si l'épouse décède. De même, les enfants ont des droits bien définis dans l'héritage après le décès de l'un des parents, et ils ont également un droit bien défini durant la vie de ces derniers. Il n'est pas permis d'en favoriser un par un don ou une donation. Ceci est la balance de la justice, qui est l'une des plus précises. Cette même balance doit s'appliquer jusqu'au fait d'embrasser ses enfants, car il est obligatoire d'être juste entre eux, y compris dans le nombre de baisers.
La discipline dans le manger et le boire : assurément, l'Islam a interdit l'excès dans le manger et le boire, de sorte qu'il est dit dans le Coran : {...Mangez et buvez, mais sans, toutefois, tomber dans l’excès...} [186]. [186] Les Murailles, 7 : 31.
Et le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Le fils d’Adam n’a pas rempli un récipient qui soit pire que son ventre ! Pourtant, il lui suffit de quelques bouchées pour se maintenir debout. Cependant, s’il lui faut plus que cela, que ce soit : un tiers pour sa nourriture, un tiers pour sa boisson et un tiers pour sa respiration. » [187]. [187] Rapporté par At-Tirmidhî, An-Nassâ'î et Ibn Mâjah.
Ainsi, la discipline en Islam accompagne l'Homme dans tous les aspects de la vie, pour organiser son existence ; il n'y a alors ni désordre, ni arbitraire.
L'Islam et la préservation du temps de l'Homme
(28)
En Islam, le temps se situe au plus haut degré de cette réalité éblouissante, car il revêt une valeur immense. Il est le bienfait pour lequel l'Homme se doit de remercier Allah, et l'on trouve en Islam que chaque heure vécue par un être humain est une occasion pour l'accomplissement et l'oeuvre vertueuse.
La valeur du temps en Islam se manifeste par ce qui est rapporté dans le Coran, à savoir qu'Allah a juré par le temps. Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Par la nuit lorsqu’elle enveloppe tout de son obscurité ! 1 Par le jour lorsqu’il se manifeste dans toute sa clarté ! 2 } [188]. Et Il (Élevé soit-Il) a dit : {Par le Jour Montant ! Par la nuit qui étend son obscurité ! } [189]. Et Il (Élevé soit-Il) a dit : {Par le Temps ! L’homme, en vérité, court à sa perte. } [190]. [188] La Nuit, 92 : 1 - 2. [189] Le Jour Montant, 93 : 1 - 2. [190] Le Temps, 103 : 1 - 2.
Et si tu veux connaître la valeur du temps en Islam, médite sur la parole du Prophète de l'Islam ﷺ : « Il y a deux bienfaits au sujet desquels beaucoup de gens sont trompés : la santé et le temps libre. » [191]. [191] Rapporté par Al Bukhârî.
La personne lésée est celle qui achète à un prix largement excessif, ou qui vend en deçà du prix du marché.
La signification est que : quiconque est en bonne santé et n'est pas occupé, mais ne profite pas de son temps dans ce qui lui est bénéfique, alors son cas est comme celui qui s'est fait tromper dans la vente, c'est-à-dire : le perdant.
En effet, le Prophète de l'Islam ﷺ a éduqué ses Compagnons (qu'Allah les agrée) à connaître la valeur du temps jusqu'à ce que l'un de ses Compagnons dise : « Je n'ai rien regretté comme mon regret pour un jour où le soleil s'est couché et mon terme a diminué, sans que mes œuvres n'aient augmenté. » Leur vif souci du temps était si grand que certains de leurs contemporains les ont décrits, en disant : « J'ai rencontré des gens qui étaient plus avides de leur temps que vous ne l'êtes de vos dirhams et de vos dinars. »
La valeur du temps s'est manifestée à toutes les étapes de l'histoire des musulmans, à tel point que l'Histoire nous a conservé de remarquables exemples de la manière dont les musulmans préservaient leur temps et veillaient à ne pas le gaspiller en ce qui n'est pas profitable. Parmi ces exemples : Al Fath ibn Khâqân, vizir du calife abbasside Al Mutawakkil 'Ala Allah, portait un livre dans sa manche. Lorsqu'il se levait de la présence d'Al Mutawakkil pour un besoin ou pour la prière, il sortait le livre et lisait tout en marchant, jusqu'à atteindre l'endroit où il se rendait. Il faisait ensuite de même à son retour, jusqu'à ce qu'il reprenne sa place. Et si Al Mutawakkil voulait se lever pour un besoin, il sortait le livre de sa manche et lisait dans l'assemblée d'Al Mutawakkil jusqu'à son retour.
En Islam, la fructification et la préservation du temps ont pour but le bonheur de ce bas monde et de l'au-delà. En effet, la finalité de la préservation du temps en Islam dépasse le simple accomplissement passager ou le plaisir qu'en tire celui qui le fructifie ; il s'agit bien plus d'une finalité sublime, qui vise à concilier le bonheur ici-bas et celui de l'au-delà.
Ainsi, l'Islam organise la vie de l'Homme à toutes les étapes de sa vie ; pour le relier à des œuvres bénéfiques, dont certaines s'adressent aux individus et d'autres à l'ensemble de la société ; afin que tous récoltent le fruit de leur vie ici-bas et dans l'au-delà.
L'Islam et l'amour entre les gens
(29)
La notion de l'amour en Islam dépeint cette réalité éblouissante sous une forme distinctive ; en effet, l'amour est un sentiment de bonheur que ressent l'Homme, qui introduit dans son âme la gaieté et la joie, et il constitue l'un des plus immenses secrets du bonheur.
L'amour entre les gens fait naître la sécurité et la tranquillité et répand la paix. À l'inverse, l'aversion répand l'hostilité et la haine, voire les guerres et les maux.
L'Islam est la religion de l'amour et de la fidélité. La notion de l'amour en Islam est une notion vaste, qui comprend tous les secrets du bonheur de l'amour véridique que l'Homme trouve.
En Islam, l'amour ne se réduit pas à des sentiments intimes et passionnels éphémères ; plutôt, il s'agit de sentiments véridiques et permanents.
Voilà pourquoi, l'Islam part de règles enracinées, qui instaurent une conception globale de l'amour, et non une conception confinée à un amour passager, lequel pourrait être mêlé à des affaires incorrectes qui portent atteinte à l'amour véridique.
Le premier et le plus sublime des degrés de l'amour en Islam est l'amour d'Allah et de Son Messager ﷺ. C'est l'amour par lequel celui qui l'éprouve atteint le bonheur dans ce bas-monde et dans l'au-delà ; bien plus, c'est l'amour par lequel l'Homme goûte à la douceur de la foi.
L'amour d'Allah (Élevé soit-Il) est le véritable baume de la vie, car tout bonheur lui est associé.
Et comment l'Homme n'aimerait-il pas Celui par qui il est, de qui il tire sa subsistance, qui régit sa destinée, vers qui il retournera, et dont toute belle chose digne d'être aimée est l'œuvre ? Celui qui L'aime goûte ainsi à la saveur de la véritable vie, le cœur apaisé ; il ne convoite pas au-delà de la part qui lui est octroyée, ne désespère point face à l'épreuve, et son cœur est purifié des souillures de la jalousie, de la rancœur et de la haine. Telle est la félicité en ce bas monde, en plus de la belle rétribution qui attend celui qui l'atteint au Jour de la Résurrection, comme il est mentionné dans le Coran : {À ceux, hommes ou femmes, qui accomplissent de bonnes œuvres, tout en étant croyants, Nous réservons une vie heureuse et une généreuse récompense pour leurs bonnes actions. 97 } [192] [192] Les Abeilles, 16 : 97.
De même, l'amour du Messager d'Allah ﷺ est également le baume de la vie et le secret du bonheur, car il a sauvé les serviteurs des ténèbres de la vie vers la lumière et la clarté, et de la prison de la pure matérialité vers l'espace de la liberté de l'âme, laquelle évolue dans le royaume d'Allah et se délecte de la douceur de la foi.
Et l'amour en Islam se manifeste sous ses plus belles formes : on le voit dans l'amour mutuel des époux, et son expression est mentionnée dans le Coran sous la plus belle image. Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Un autre signe de Sa toute-puissance est d’avoir créé pour vous des épouses de votre espèce auprès desquelles vous goûtez au repos et d’avoir fait naître entre vous affection et tendresse. Voilà bien des signes pour des hommes capables de les méditer. 21 } [193]. [193] Les Byzantins, 30 : 21.
Et le Messager de l'Islam ﷺ en a donné l'expression la plus véridique, lorsque l'un de ses Compagnons lui demanda : « Ô Messager d’Allah ! Quelle est la personne la plus aimée auprès de toi ? » Il répondit : « 'Aïcha. » [194]. [194] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Parmi les manifestations de l'amour en Islam : l'amour des enfants, lequel s'est manifesté de la plus belle des manières à travers les actes du Messager de l'Islam ﷺ. En effet, l'un de ses Compagnons nous informe et dit : « Une nuit, je me rendis chez le Prophète ﷺ pour une affaire. Le Messager d'Allah ﷺ sortit alors qu'il enveloppait quelque chose dont j'ignorais la nature. Lorsque j'eus terminé mon affaire, je demandai : Quelle est donc cette chose que tu enveloppes !? Il la découvrit, et voilà qu'il s'agissait d'Al Hasan et d'Al Husayn sur ses hanches. Alors, il a dit : « Ceux-ci sont mes deux fils, et les deux fils de ma fille. Ô Allah ! Certes, je les aime ! Aime-les, et aime ceux qui les aiment ! » [195]. [195] Rapporté par At-Tirmidhî, Ibn Hibbân et Aḥmad.
Parmi les manifestations de l'amour en Islam figure l'amour entre les frères. Ceci s'est manifesté dans un modèle authentique, lorsque le Messager de l'Islam ﷺ prit un jour par la main l'un de ses Compagnons et il lui a dit : « Ô Mu’âdh ! Par Allah ! Certes, je t’aime vraiment ! » Mu’âdh lui répondit : « Que mon père et ma mère te soient donnés en rançon, ô Messager d'Allah ! Et moi aussi, par Allah, je t’aime. » Alors, il reprit : « Je te recommande, ô Mu’âdh, de ne pas délaisser, à la fin de chaque prière, de dire : Ô Allah ! Aide-moi à T’évoquer, à Te remercier et à T’adorer de la meilleure des manières. » [196]. [196] Rapporté par Abû Dâwûd et An-Nassâ'î.
Parmi les manifestations de l'amour en Islam figure l'amour des pauvres et des nécessiteux. C'est l'une des plus belles formes d'amour en Islam. Le Prophète ﷺ a dit : « Ô Allah ! Je Te demande l'accomplissement des actes de bien, le délaissement des actes répréhensibles et l'amour des pauvres... » [197]. [197] Rapporté par At-Tirmidhî.
C'est ainsi que l'Islam répand le baume guérisseur de l'amour sur les maux de la vie ; l'Homme éprouve alors le bonheur lorsqu'un autre cœur lui témoigne en retour son amour.
Les théories humaines restent proches de ce que l’Islam enseigne : l’amour est le baume de la vie et le secret du bonheur. Une étude menée par l’université américaine de Harvard sur soixante-quinze ans, dirigée par Robert Waldinger, professeur de psychanalyse et responsable du programme « Grant » sur les causes du bonheur, a montré que c’est l’amour, et non l’argent, qui en est la clé. Ce projet, le plus long jamais réalisé sur la psyché humaine, a commencé sous la présidence de Franklin Roosevelt.
Ainsi, cette étude a anéanti la croyance répandue parmi les gens que l'argent est le secret du bonheur en ce bas monde.
Puisque le cœur est le siège du bonheur, les législations de l'Islam sont venues pour la réforme de ce cœur et pour le vivifier par ce qui constitue sa véritable vie, afin que son détenteur soit heureux. À ce sujet, le Messager de l'Islam ﷺ a dit : « N'est-ce pas que dans le corps, il y a une partie, si elle est bonne, alors le corps tout entier est bon ; et si elle est corrompue, alors le corps tout entier est corrompu ; n'est-ce pas que cette partie est le cœur. » [198]. [198] Rapporté par Al Bukhari et Muslim.
Ce sont là les plus belles expressions de l’amour véritable en Islam, sur lesquelles chacun devrait fonder ses sentiments sincères, loin des illusions d’amour éphémères qui traversent la vie sans laisser d’empreinte aussi profonde et durable que ces manifestations véridiques.
L'islam et le respect des engagements entre les hommes.
(30)
L'engagement en Islam est cette belle image, qui reflète la réalité éblouissante de l'Islam ..
Dans l'Islam, l'engagement a une signification large .. Il y a des gens qui gardent en mémoire une faveur, même minime ; d'autres qui se soucient d'un simple sourire ou d'un salut que vous leur adressez ; et d'autres encore qui, si vous les consolez d'un seul mot, considèrent que vous leur avez rendu un immense service. Mais il y a aussi une autre catégorie de personnes qui, si vous leur donnez du miel, vous mordront le doigt !
Le concept de l'engagement en Islam est un concept global, qui concerne les relations entre les individus, entre les individus et la société, entre la société et les individus, et entre les États.
L'engagement le plus immense est l'engagement envers Allah (Élevé soit-Il), Celui qui a créé l'Homme, l'a honoré du califat sur la Terre, et lui a assujetti toute chose. La juste reconnaissance pour cela est donc de vouer exclusivement à Allah (Élevé soit-Il) l’Unicité (At-Tawḥîd) et l’adoration (Al 'Ibâdah), et de Lui vouer exclusivement la gratitude pour Ses bienfaits et Ses dons.
C'est pourquoi, le Coran mentionne l'engagement des Prophètes (paix et salut sur eux) ; car ils sont les hommes qui réalisent le plus parfaitement l'Unicité d'Allah (Élevé soit-Il) et qui Lui vouent la plus sincère servitude. Concernant son Prophète Abraham (paix et salut sur lui), Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Et d’Abraham, qui a rempli ses devoirs à la perfection ?} [199]. [199] Rapporté par At-Tirmidhî et Ahmad.
Font aussi partie du concept global de l'engagement en Islam : le respect des promesses, le respect des engagements et des pactes, la fidélité entre les époux, ainsi que la loyauté entre les amis et les compagnons.
En ce qui concerne la fidélité à la promesse, le Coran a dressé l'éloge du prophète d’Allah, Ismaël (paix et salut sur lui), pour avoir tenu parole dans sa promesse. Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Mentionne dans le Livre Ismaël, toujours fidèle à ses engagements, qui fut un Prophète et un Messager.} [200]. [200] Marie, 19 : 54.
En raison de l'importance du respect de la promesse, sa mention dans ce verset vient avant la Prophétie et le Message.
L’Islam met fortement en garde contre le non-respect des promesses, de sorte qu'il a qualifié quiconque y manque d’hypocrite, comme l’indique la parole du Messager de l’Islam ﷺ : « Les signes de l'hypocrite sont au nombre de trois : lorsqu'il parle, il ment ; lorsqu'il promet, il rompt [sa promesse] ; et lorsqu'on lui fait confiance, il trahit. » [201]. [201] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Pour ce qui est du respect des engagements et des pactes, assurément Allah (Élevé soit-Il) a ordonné aux croyants dans le Coran de les honorer. En effet, Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Vous qui croyez ! Honorez vos engagements... } [202]. [202] La Table Servie, 5 : 1.
Allah (Élevé soit-Il) a aussi dit : {...Soyez fidèles à vos engagements, car vous aurez à répondre de vos engagements.} [203]. [203] Le Voyage Nocturne, 17 : 34.
Le Coran dresse l'éloge de ceux qui remplissent leur engagement, une des qualités des serviteurs vertueux et pieux d’Allah. Alla (Élevé soit-Il) a dit : {... Et ceux qui remplissent leur engagement une fois qu’ils se sont engagés... } [204]. [204] La Vache, 2 : 177.
Le Messager de l’Islam, Muhammad ﷺ était parmi les plus attentifs au respect des engagements et des pactes. Ainsi, lorsqu’il a conclu avec ses adversaires de Quraych le traité d’Al Hudaybiyyah, une clause stipulait qu’il devait renvoyer toute personne de La Mecque venant à lui en tant que musulman. Il respecta donc cet accord lorsque Abû Jandal ibn Suhayl ibn ‘Amr vint le rejoindre, et il le leur remit. Ce fut un moment difficile pour les musulmans qui entendaient ses cris alors que les siens le reprenaient, tandis qu’il s’écriait : « Ô groupe des musulmans ! Vais-je être renvoyé aux polythéistes pour qu’ils m’éprouvent dans ma religion !? » Alors, le Prophète ﷺ lui répondit : « Certes, nous avons conclu un pacte de trêve entre nous et ce peuple ; nous leur avons donné notre engagement et ils nous ont donné le leur, et nous ne les trahirons point. »
La fidélité entre les époux repose sur l’amour et la sincérité qui les unissent. Lorsque chacun est honnête et fidèle envers l’autre, leur amour se renforce, la famille s’épanouit et la vie commune se déroule dans le bonheur et la paix. Mais si cet équilibre se brise et que les devoirs du lien conjugal ne sont plus respectés, cela entraîne l’éloignement, les conflits et des tensions dans la vie familiale.
Dans la vie du Messager de l’Islam, Muhammad ﷺ on trouve l’exemple le plus authentique de fidélité entre époux. Avant même de recevoir de la part d’Allah sa mission prophétique, il épousa Khadîjah, fille de Khuwaylid (qu’Allah l’agrée). Leur mariage fut empreint d’amour et de fidélité. Cet amour et cette fidélité perdurèrent bien après le décès de Khadîjah. Au contraire, il parlait souvent en bien d’elle et, fidèle à sa mémoire, honorait ses amies. Un jour, une femme âgée vint le voir, et le Prophète ﷺ l’accueillit chaleureusement en lui disant : « Comment allez-vous ? Comment vous sentez-vous ? Comment étiez-vous depuis notre dernière rencontre ? » Elle répondit : « Bien, grâce à mon père et ma mère, ô Messager d’Allah. » Après son départ, 'Aïcha (qu’Allah l’agrée), l’épouse du Prophète ﷺ a dit : « Ô Messager d’Allah ! Tu réserves à cette vieille dame un tel accueil !? » Il répondit : « Elle nous rendait visite à l’époque de Khadîjah, et rester fidèle aux anciens liens fait partie de la foi. » [205]. [205] Rapporté par At-Tabarânî, Al Hâkim et Al Bayhaqî dans : Chu'ab Al Îmân.
Lorsqu'il ﷺ recevait un cadeau ou il égorgeait un mouton, il disait : « Envoyez-le à celle-ci, car elle était une amie de Khadîjah. Envoyez-le chez celle-là, car elle aimait Khadîjah. » [206]. [206] Rapporté par Aṭ-Ṭabarânî, Al-Ḥâkim et Ibn Ḥibbân.
Ainsi, la fidélité du Prophète ﷺ envers son épouse Khadîjah (qu’Allah l’agrée) est restée intacte, même après son décès. C’est là l’un des plus beaux exemples de fidélité entre époux.
La loyauté entre amis et compagnons se révèle quand l’un reste honnête avec l’autre et lui apporte son soutien dans les moments difficiles. L’exemple le plus marquant en Islam est celui du Prophète Muḥammad ﷺ envers son compagnon Abû Bakr As-Siddîq (qu’Allah l'agrée) premier à croire en sa Prophétie et à rester patient à ses côtés durant les épreuves des débuts de l’Islam, alors que Quraych, à La Mecque, le maltraitait et le traitait de menteur. Abû Bakr ne se contenta pas de croire, il dépensa aussi de ses biens pour soutenir le Prophète ﷺ. Plus tard, lorsque l’Islam se propagea et que les musulmans se renforcèrent, le Prophète ﷺ n’oublia pas la véracité de la compagnie de son compagnon Abû Bakr As-Siddîq (qu'Allah l'agrée) son proche confident, dont il fit publiquement son éloge de la façon la plus majestueuse qui soit. En effet, il a dit : « Certes, la personne qui m'a le plus favorisé par sa compagnie et ses biens est Abû Bakr. Si je devais prendre un ami intime parmi les gens, j'aurais pris Abû Bakr comme ami intime, mais il y a la fraternité de l'Islam et son affection. Que l'on ne laisse dans la Mosquée aucune porte sans qu'elle soit obstruée, excepté la porte d'Abû Bakr. » [207]. [207] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
À travers ces formes résumées, il apparaît que la loyauté en Islam touche aux besoins de l'Homme dans son foyer, dans sa société, avec ses Compagnons, et même avec ses adversaires.
L'Islam et le bon présage de l'Homme.
(31)
Le bon présage est cette belle notion .. et il est l'une des belles images de la réalité éblouissante de l'Islam ..
Le bon présage en Islam est l'un des degrés de la foi dont il ne sied au Musulman que de se parer. Dans le Coran, il est rapporté les paroles de Jacob (paix et salut sur lui) à ses fils : {« Mes fils ! Allez donc vous enquérir du sort de Joseph et de son frère, sans jamais désespérer de la miséricorde d’Allah. Seuls les impies désespèrent de la miséricorde du Seigneur. » 87 } [208]. Ceci advint après que son fils Joseph (paix et salut sur lui) fut séparé de lui durant de longues années ; toutefois, il ne perdit jamais l'espoir ni l'optimisme. Le Coran nous rapporte d’ailleurs que la récompense de cet optimisme fut de s’asseoir sur le trône d’Égypte aux côtés de son fils longtemps perdu. Allah (Élevé soit-Il) dit : {Il fit asseoir ses père et mère à ses côtés sur son trône, puis tous se prosternèrent devant lui. Joseph dit : « Père ! Voici que mon rêve d’autrefois se réalise par la volonté d’Allah qui m’a comblé de Ses faveurs en me faisant sortir de prison et en vous faisant venir du désert après que Satan eut semé la division entre mes frères et moi. Mon Seigneur, l’Omniscient, l’infiniment Sage, se montre bienveillant envers qui Il veut. 100 } [209]. [208] Joseph, 12 : 87. [209] Joseph, 12 : 100.
Et celui qui a le bon présage en Islam est à un haut degré de confiance en Allah, car il a la bonne pensée d'Allah et il est certain qu'Allah ne décrète pour lui que le bien. Il est rapporté dans le hadith Qudsî : Allah (Élevé soit-Il) a dit : « Je suis selon l'idée de ce que Mon serviteur pense de Moi ; s'il pense en bien de Moi, alors c'est pour lui ; et s'il pense en mal de Moi, alors c'est pour lui. » [210]. [210] Rapporté par Ahmad.
L'optimiste en Islam ne désespère pas, car il sait qu'Allah ne le négligera pas. Ainsi, il a une confiance permanente en Allah (Élevé soit-Il), et il lève fréquemment les mains pour implorer Allah qui détient toute chose. Et il est mentionné dans le Coran : {Votre Seigneur a dit : « Invoquez-Moi, Je vous exaucerai... » } [211]. Et Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Qui répond aux prières du malheureux, vous délivre de vos souffrances...} [212]. [211] Le Pardonneur, 40 : 60. [212] Les Fourmis, 27 : 62.
Le musulman, au contraire, est certain que la facilité accompagne la difficulté ; et peu importe l'intensité des épreuves qu'il subit, il sait que la facilité succédera à la difficulté, car il a foi en ce qui a été révélé dans le Coran, comme Allah (Élevé soit-Il) l'a dit : {Sache qu’il n’est d’épreuve qui ne soit suivie d’une délivrance. 5 Oui, il n’est pas d’épreuve qui ne soit suivie d’une délivrance. 6 } [213]. [213] L'épanouissement, 94 : 5 - 6.
Et il a été rapporté que le Messager de l'Islam, Muḥammad ﷺ aimait l'optimisme et détestait le pessimisme - qui est le contraire de l'optimisme - et il disait : « Point d'augure. En revanche, j'aime l'optimisme. » Ils [Les Compagnons] demandèrent : Qu'est-ce que l'optimisme, ô Messager d'Allah ? Il répondit : « C'est la belle parole. » Et dans une version : « La bonne parole. » Et dans une version : « La bonne parole que l'un d'entre vous entend. » [214]. [214] Rapporté par Al Bukhârî, Muslim et Abû Dâwud.
Bien au contraire, le Prophète ﷺ tirait bon augure, même d'un beau nom ; et tant son amour pour le bon augure tiré d'un beau nom était grand, qu'il changeait les noms de mauvais augure en des noms meilleurs, porteurs d'un bon augure.
L'Islam dit à l'Homme : Sois toujours optimiste et repousse loin le pessimisme.
Et l'Islam dit à l'Homme : Aie confiance en Allah (Élevé soit-Il) et Il ne t'abandonnera pas.
L'Islam dit à l'Homme : La confiance en Allah est ta voie qui mène à la tranquillité et au repos mental.
L'Islam dit à l'Homme : la facilité est liée à la difficulté, et après l'obscurité de la nuit viendra la clarté du jour.
C'est ainsi que l'Islam a voulu que l'Homme vive sa vie avec un optimisme constant pour mener sa vie dans le bonheur, et qu'elle ne soit troublée par aucune forme de pessimisme qui est la cause du malheur de nombreuses personnes, qui ne voient la vie qu'à travers un regard pessimiste.
L'Islam et la personne handicapée
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Et sous une forme humaine grandiose, la réalité éblouissante de l'islam se révèle à vous lorsque vous voyez l'islam se soucier de l'infirme et veiller à ce qu'il soit une partie intégrante de la société.
Quels que soient les différents degrés du handicap, l'Islam a établi pour tous le droit à une attention complète, et à la jouissance des droits immatériels et matériels ..
Cette réalité éblouissante vous apparaît dans la manière dont l'Islam se comporte avec la personne handicapée dans ce qui suit :
Premièrement : En Islam, la personne handicapée est un être humain à part entière. L'handicapé est un individu [faisant partie] de la société, un être humain dont l'humanité est respectée, et son incapacité à servir la société comme le ferait une personne valide ne diminue en rien cette condition ; car elle occupera la place qui lui convient et à travers laquelle elle pourra servir la société.
Cette signification est apparue dès les débuts de l'Islam lorsqu'un homme aveugle vint trouver le Messager de l'Islam, Muḥammad ﷺ alors qu'il appelait à l'Islam un groupe de notables de Quraych à La Mecque. Il demanda au Prophète ﷺ de lui enseigner l'Islam, mais celui-ci ne lui prêta pas attention, car il était occupé avec ces notables dont la conversion à l'Islam aurait représenté un grand intérêt. Cependant, la Révélation descendit sur Muḥammad ﷺ pour le blâmer de s'être détourné de cet homme aveugle, comme il est dit dans le Coran : {Le visage renfrogné, il s’est détourné 1 de l’aveugle qui était venu l’interroger. 2 Qu’en sais-tu ? Tes paroles l’aideront peut-être à se purifier 3 et il se peut que tes exhortations lui soient d’une grande utilité. 4 Quant à celui qui croit pouvoir se passer de la vérité, 5 tu n’hésites pas à aller à sa rencontre pour lui parler. 6 Or, tu n’auras pas à répondre de son refus de se purifier. 7 Mais celui qui s’empresse vers toi, 8 poussé par la seule crainte d’Allah, 9 tu ne te soucies guère de son cas ! 10 N’agis plus ainsi ! Voici une exhortation 11 Que celui qui le veut en tire donc des leçons. 12 } [215]. [215] Il s'est renfrogné, 80 : 1 à 12.
Dans ces versets, Allah (Élevé soit-Il) rappelle à son Prophète ﷺ que la finalité est la guidée, et non les personnes. En effet, la guidée de cet homme aveugle est préférable à celle des notables et des chefs de Quraych à La Mecque, car ces derniers sont obstinés, rejettent l’islam, et ont fait du tort au Prophète ﷺ ainsi qu’à ceux qui avaient embrassé l’islam.
Cet aveugle se nommait ‘AbdaLlâh ibn Umm Maktûm (qu'Allah l'agrée) et devint par la suite l'un des plus proches du Prophète de l'islam ﷺ à tel point que ce dernier le désignait parfois pour le remplacer dans la direction de la prière des musulmans à Médine lorsqu'il partait en voyage. Il fut même le muezzin du Prophète ﷺ faisant l'appel à la prière, qui est le plus grand des piliers de l'islam après l'Unicité.
Deuxièmement : L'intégration de la personne handicapée dans la société. Comme nous l'avons vu, en Islam, la personne handicapée est un membre à part entière de la société, sans aucune distinction entre elle et la personne valide, excepté pour le type de fonctions que cette dernière accomplit et qui ne sont pas adaptées à la personne handicapée.
Cette incorporation consiste à donner la possibilité à la personne handicapée de contribuer à sa société dans la mesure de ses capacités. Et l’intérêt de l’Islam pour la personne handicapée est si grand qu’il est mentionné dans le Coran qu’Allah (Élevé soit-Il) l’excuse pour son incapacité à accomplir certains actes, comme son incapacité à combattre, conformément à la parole (Élevé soit-Il) : {L’aveugle, le boiteux et le malade ne sauraient être blâmés... } [216]. [216] La Victoire, 48 : 17.
L'Islam a connu de grands savants qui étaient handicapés, mais leur handicap ne les a pas empêchés de contribuer au bien de la société. Ils se sont intégrés à la communauté et ont siégé dans les plus hautes assemblées du savoir, à l'image de ‘Atâ ibn Abî Rabâh, le disciple d’Ibn ‘Abbâs, qui était l'un des Compagnons du Prophète ﷺ. Ce même ‘Atâ était l'un des plus grands jurisconsultes des musulmans ; il était borgne, paralysé et boiteux. Son handicap ne l'a pas empêché de s'intégrer à sa société, si bien que c'est lui qui assumait la fonction de l'enseignement et de la fatwa dans la Mosquée Sacrée, à La Mecque. Cela, à tel point que durant la saison du pèlerinage, un crieur public proclamait : « Que nul ne délivre de fatwa aux gens, si ce n'est ‘Atâ ibn Abî Rabâh ! »
Troisièmement : Prendre en considération l'aspect psychologique : Il est bien connu que la personne handicapée a besoin d'une attention psychologique particulière, et l'Islam a tenu compte de cet aspect. Il n'est donc pas permis en Islam que l'on reproche à la personne handicapée son handicap, ou que l'on se moque d'elle, comme le fait de lui dire : « Ô boiteux » ; « Ô borgne » ; « Ô paralysé » ; etc. En effet, il est mentionné dans le Coran : {Vous qui croyez ! Que les uns ne se moquent pas des autres qui pourraient très bien être meilleurs qu’eux. Et que les unes ne se moquent pas des autres qui pourraient très bien être meilleures qu’elles. Gardez-vous de dénigrer vos semblables et de les affubler de sobriquets... } [217]. [217] Les Appartements, 49 : 11.
Bien plus, l’Islam est venu répondre au désir de la personne handicapée si celle-ci souhaite accomplir une action qui ne lui est pas adaptée, et ce, par considération pour l’aspect psychologique. C'est ce qui ressort de l'histoire de ‘Amrû ibn Al Jamûh (qu'Allah l'agrée), l'un des Compagnons du Prophète ﷺ. Il vint le trouver pour lui demander de participer au combat. Or, il était boiteux, et il a dit : « Certes, j’espère mourir en martyr afin de fouler de mon pied boiteux le Paradis ! » Alors, le Prophète ﷺ l'autorisa à prendre part au combat, bien qu'il l'eût préalablement informé qu'il en était excusé.
Quatrièmement : L'immense récompense pour le handicap : La promesse d'une immense récompense pour le handicap le Jour de la Résurrection est venue en Islam. En cela réside une grande consolation et un allègement pour la personne handicapée, lorsqu'elle apprend que le préjudice de son handicap ne restera pas sans une immense contrepartie. En effet, il a été rapporté à ce sujet la parole du Messager de l'Islam ﷺ : « Certes, Allah a dit : Lorsque J’éprouve Mon serviteur dans les deux choses qu’il aime le plus [c'est-à-dire : ses yeux] et qu’il se montre patient et escompte la récompense, alors sa récompense auprès de Moi n’est autre que le Paradis. » [218]. La signification de : Les deux choses qu'il aime le plus, c'est-à-dire : ses deux yeux. [218] Rapporté par Al Bukhârî, At-Tirmidhî et Ahmad.
De plus, l’Islam promet rétribution et récompense pour chaque épreuve, y compris tous les handicaps. En effet, le Prophète ﷺ a dit : « La grandeur de la récompense est à la mesure de la grandeur de l’épreuve. Et, certes, lorsqu'Allah (Élevé soit-Il) aime des gens, Il les éprouve. Quiconque donc agrée [le décret d’Allah], alors il aura l'agrément ; et quiconque se courrouce, alors il aura le courroux. » [219]. [219] Rapporté par Tirmidhî, Ibn Mâjah, et Ahmad.
En Islam, le handicap ne prive pas une personne de ses droits et ne réduit pas son humanité dont Allah l’a honorée. Ainsi, une personne en situation de handicap peut se sentir pleinement valorisée dans sa société et mener sa vie sans obstacles ni sentiment d’infériorité.
L'islam et la grandeur de l'Homme
(33)
Cette réalité éblouissante de l'Islam se révèle lorsque la personne âgée, qui a servi sa société dans ses jours de force, est soutenue, car il est juste que la société soit [maintenant] à son service lorsqu'elle faiblit.
On sait que l’Homme passe par différentes étapes au cours de sa vie, chacune adaptée à ses besoins du moment. Quand il atteint sa pleine force, il se met à travailler pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses enfants. S’il n’en a pas, il met alors son énergie au service de sa communauté.
Avec les années, la force de l’Homme diminue petit à petit, jusqu’à ce qu’il atteigne un âge où son énergie faiblit et l’empêche de travailler ; plutôt, il peut même avoir besoin d’aide pour ses affaires personnelles. C’est alors que les enfants et la société ont le devoir de lui rendre ce qu’il a donné, car il mérite attention et soin. Après tout, il a consacré sa jeunesse et sa force à travailler pour ses enfants et sa société.
L'Islam a confirmé les droits des personnes âgées en matière d'attention et de bienfaisance, ce qui s'est reflété dans les aspects suivants :
Tout d’abord, la vénération des personnes âgées : l’Islam encourage à honorer les aînés, mettant en avant leur valeur et leur importance. En effet, les respecter est la première étape pour leur accorder attention et soin. Ce principe est clairement exprimé dans les paroles du Messager de l’Islam, Muhammad ﷺ : « Quiconque n'est pas miséricordieux envers nos jeunes et ne reconnaît pas l'honneur de nos personnes âgées n’est pas des nôtres. » [220]. [220] Rapporté par At-Tirmidhî.
De plus, l’Islam considère le respect des aînés comme une forme de vénération et de glorification d’Allah, en insistant fortement sur cette obligation, car le Prophète ﷺ a dit : « Parmi la majestuosité que l’on doit à Allah, il y a le fait d’honorer le musulman aux cheveux blancs. » [221]. [221] Rapporté par Abû Dâwud.
Deuxièmement : Donner la priorité à la personne âgée relève de la vénération et du respect qui lui sont dus. Elle doit passer avant la plus jeune, car cela fait partie de l’honneur que l’Islam accorde aux aînés. Cet ordre a été donné lors du plus grand rassemblement des musulmans, la prière. En effet, le Messager de l’Islam ﷺ a demandé que les plus âgés se tiennent derrière lui pendant la prière, conformément à sa parole : « Que se tiennent proches de moi les doués d'intelligence et de raison parmi vous. » [222]. [222] Rapporté par Muslim.
De même, il a été prescrit que le plus âgé soit prioritaire pour diriger la prière, lorsque plusieurs personnes remplissent les conditions de l’imamat, cela en raison de la parole du Prophète ﷺ : « Celui qui dirige les gens [dans la prière] est celui qui connaît le mieux le Livre d’Allah et qui est le plus avancé dans sa lecture. S’ils sont à égalité dans la lecture, alors qu’ils soient alors dirigés par le premier d’entre eux à avoir émigré. Et s’ils sont encore égaux dans l’émigration, alors que le plus âgé parmi eux les dirige. » [223]. Ce hadith montre explicitement l'immense considération que l'Islam accorde aux personnes âgées, en faisant de l'âge avancé un critère prépondérant dans le mérite de la direction de la prière. [223] Rapporté par Muslim.
Bien plus, la sollicitude de l'Islam envers la personne âgée est telle qu'il a enjoint au plus jeune de la saluer en premier lorsqu'il passe près d'elle, comme mentionné dans la parole du Messager de l'Islam ﷺ : « Le jeune salue la personne âgée ; le passant salue celui qui est assis ; et le petit groupe salue le grand groupe. » [224]. [224] Rapporté par Al Bukhari et Muslim.
Troisièmement : La piété filiale. L’Islam a particulièrement insisté sur la piété filiale et la bienfaisance envers les parents. Ceci apparaît clairement par le fait que cette injonction se trouve dans le Coran, qui est la plus fiable et la plus solide des sources de la législation en Islam. Et lorsque cette injonction est mentionnée dans le Coran, elle est liée à l’ordre d’affirmer l’unicité d’Allah (Élevé soit-Il) qui est le plus grand des piliers de l’Islam. En cela réside une indication du grand mérite de la piété filiale. Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Ton Seigneur a ordonné que Lui seul soit adoré et que les père et mère soient traités avec bonté. Si l’un d’eux, ou tous deux, doivent atteindre auprès de toi un âge avancé, garde-toi de leur montrer le moindre signe d’agacement ou de les rudoyer, mais adresse-leur des paroles délicates. 23 Adopte envers eux une attitude pleine d’humilité et de tendresse, et dis : « Veuille, Seigneur, te montrer clément envers eux, comme ils l’ont été envers moi lorsqu’ils m’ont élevé tout petit ! » 24 } [255]. [255] Le Voyage Nocturne, 17 : 23 - 24.
Ce verset insiste sur la piété filiale par de fortes insistances, qui sont :
L’ordre de la bonté à leur égard est venue en étant lié au Monothéisme, le plus immense des piliers de l’Islam.
L'interdiction est de leur dire : " Pfff ", qui est un terme non accompagné de paroles, exprimé lors d'un agacement. Ceci implique que l'usage de paroles est encore plus sévèrement interdit.
L'interdiction de leur faire des reproches ; plutôt, il doit s'adresser à eux avec éducation et respect, et ne pas élever la voix au-dessus de la leur.
Qu’il leur dise une parole gentille lorsqu'il s'adresse à eux sans qu'il y ait la moindre brusquerie.
Il doit leur faire miséricorde et faire preuve de compassion car ils sont devenus âgés et ont besoin de sa miséricorde et de sa tendresse, tout comme ils étaient tendres envers lui lorsqu'il était tout petit, et même lorsqu'il a grandi.
Qu'il invoque Allah en leur faveur, de leur vivant et après leur mort, en Lui demandant la miséricorde et le pardon.
C'est ainsi que l'Islam a veillé au respect des droits de l'Homme à toutes les étapes de sa vie, dès l'enfance, voire depuis le sein maternel, en passant par la jeunesse, puis l'âge mûr, et enfin la vieillesse, pour préserver la dignité de l'Homme dont Allah (Élevé soit-Il) l'a honoré.
L’islam et la maladie chez l’Homme
(34)
La sollicitude de l'Islam envers le malade ; elle est l'une des formes de cette réalité éblouissante de l'Islam .. Et l'attention de l'Islam envers le malade se manifeste dans ce qui suit :
Premièrement : L'attention spirituelle. Il est connu des médecins spécialistes que le côté spirituel et psychologique joue un grand rôle dans la guérison de la maladie. Et par l'attention spirituelle, le malade peut coexister avec la maladie, lui résister, ne pas s'abandonner, patienter et ne pas s'angoisser. Et tout ceci contribuera grandement à la guérison.
Ce que l’Islam a apporté de plus remarquable en la matière, c’est d’avoir relié le malade à Allah (Élevé soit-Il), car Il est Celui qui détient la guérison. Grâce à ce lien, l’Islam a rassuré le malade en l’orientant vers la récompense d’Allah (Élevé soit-Il) et en lui rappelant que la maladie est une occasion d’expiation des péchés. Ainsi, chaque souffrance endurée par le malade s’accompagne d’une immense récompense et rétribution, comme ceci a clairement été mentionné dans la parole du Messager de l’Islam ﷺ. « Il n’est pas une fatigue, une maladie, un souci, une tristesse, une nuisance, une angoisse jusque même une épine qui n’atteint le musulman sans qu’Allah ne lui expie par cela une partie de ses fautes. » [226]. [226] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Et dans l'attention abstraite du malade est inclus : l'encouragement à sa visite pour l'alléger. En effet, il a été rapporté à ce sujet la promesse d'une récompense immense le Jour de la Résurrection. Le Prophète de l'Islam ﷺ a dit : « Quiconque visite un malade, ou l'un de ses frères, en Allah, alors un héraut l'interpelle : Bon sois-tu, bon soit ta démarche et établis-toi dans une demeure au Paradis. » [227]. [227] Rapporté par At-Tirmidhî.
Deuxièmement : l'attention thérapeutique est le prolongement de l'attention spirituelle car l’association des effets du traitement et du spirituel compte parmi les plus grandes causes de guérison. Le Messager de l’Islam ﷺ a recommandé différentes formes d'attentions thérapeutiques, témoignant de l’importance que l’Islam accorde au malade, parmi lesquelles :
Ce qui a été rapporté au sujet du traitement de la fièvre par l’eau : et, à ce sujet, le Prophète ﷺ a dit : « La fièvre provient de l’ardeur de la Géhenne. Éteignez-la donc avec de l’eau. » [228]. [228] Rapporté par Al Bukhârî.
Le traitement par le miel : Le Coran a indiqué que le miel est une guérison pour les maladies, et sa véracité a été prouvée par les recherches médicales contemporaines. Dans le Coran, il y a la parole d'Allah (Élevé soit-Il) : {Quant aux abeilles, ton Seigneur leur a inspiré de trouver refuge dans les montagnes, les arbres et les abris que les hommes ont aménagés, 68 puis de butiner toutes sortes de nectars et d’emprunter les voies que leur Seigneur leur a rendues si aisées. De leurs jabots sort une liqueur aux vertus curatives et aux couleurs variées. Voilà bien un signe pour des hommes capables de le méditer. 69 } [229]. [229] Les Abeilles, 16 : 68 - 69.
L’application concrète de ce verset est venue du Messager de l’Islam ﷺ lorsqu’un homme s’approcha et lui dit : « Mon frère a mal au ventre. » Alors, il lui répondit : « Fais-lui boire du miel ! » Ensuite, il revint une seconde fois et répéta : « Fais-lui boire du miel ! » Il revint une troisième fois et dit encore : « Fais-lui boire du miel ! » Il revint enfin et déclara : « Je l’ai fait. » Alors il répondit : « Allah a dit vrai et le ventre de ton frère ment ! Donne-lui encore du miel ! » Il lui en fit boire, et il guérit. [230]. [230] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Nous nous contenterons de ces deux exemples, car de nombreux exemples pratiques pour le traitement des maladies se trouvent dans les hadiths du Messager de l'Islam ﷺ.
Troisièmement : L'allègement pour le malade dans les adorations. L'Islam est une religion fondée sur la facilité et la simplification, et le Messager de l'Islam ﷺ aimait alléger les choses pour les gens et ne leur imposait que ce qu'ils pouvaient supporter, à tel point qu'il a même délaissé certaines adorations que chacun ne pouvait accomplir, afin qu'elles ne soient pas imposées aux Musulmans.
Comme la maladie diminue la force du malade, il bénéficie d’un allègement pour les actes d’adoration demandant un effort physique, comme la prière, le jeûne [du mois de] du Ramadân ou le combat. Concernant la prière, le Messager de l’Islam ﷺ a dit : « Prie debout, si tu ne peux pas, alors [prie] assis ; et si tu ne peux pas, alors [prie] sur le côté. » [231]. [231] Rapporté par Al Bukhârî.
Pour ce qui est du jeûne, il est permis au malade de rompre le jeûne pendant le mois de Ramadân, et il doit le rattraper après sa guérison, comme il est mentionné dans le Coran : {Quant à celui qui est malade ou en voyage, il devra jeûner un nombre équivalent de jours. Allah veut vous faciliter les choses, non les rendre malaisées, et vous permettre de jeûner le mois en entier et de célébrer, en signe de reconnaissance, Sa grandeur pour vous avoir guidés.} [232]. [232] La Vache, 2 : 185.
Ce verset accorde, tout comme au malade, la permission de rompre le jeûne durant le mois de Ramadân en raison des difficultés qu’il peut rencontrer, il offre aussi cette dispense au voyageur, compte tenu des difficultées liées au voyage.
Ainsi, on constate que l'Islam s'est soucié du malade, en partant du soutien moral jusqu'à l'allègement dans l'accomplissement de certaines adorations. En tout cela, il est tenu compte de la situation de l'Homme dans la maladie, au même titre que sa situation dans la santé. Et parce que l'Homme est faible, il a besoin d'une telle attention ; afin que celle-ci lui soit un soutien pour sa guérison et qu'il puisse retourner à l'accomplissement de sa mission dans son intégralité, dont la plus grande est l'adoration d'Allah (Élevé soit-Il).
Les piliers de l'Islam et l'Homme
(35)
La réalité éblouissante de l'Islam se manifeste pleinement à travers ses piliers, qui forment la base de tout l’édifice. Sans cette base, l’édifice ne pourrait se maintenir.
Les piliers de l'Islam sont les œuvres apparentes de l'Homme, en parole et en acte, et ils constituent les fondements des adorations par lesquelles le musulman se rapproche de son Seigneur.
La religion du musulman n'est complétée que s'il les accomplit dans leur intégralité.
Le premier pilier parmi les les piliers de l’Islam est : L’attestation qu’il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] excepté Allah et que Muhammad est Son Messager. Cette déclaration implique de rejeter tout culte rendu à autre qu’Allah, de consacrer l’adoration uniquement à Lui, et de reconnaître que Muhammad ﷺ est le Messager d’Allah. C’est par cette attestation qu’une personne devient musulmane.
Ensuite, l'Homme complète le reste des piliers de l'Islam, qui sont :
Le deuxième pilier est : La prière. C’est une oeuvre physique et une connexion entre Allah et le musulman. Elle relie le musulman à Allah (Élevé soit-Il) et, grâce à elle, il vit dans un immense repos spirituel. C'est pourquoi, le Messager de l'Islam ﷺ disait : « Ô Bilâl ! Appelle à la prière et repose-nous à travers elle. » [233]. [233] Rapporté par Abû Dâwud.
Dans la prière, le musulman se connecte directement à son Seigneur (Élevé soit-Il) sans intermédiaire. Il s’adresse à Lui avec sincérité, Lui demande ce dont il a besoin et se tient ainsi devant la porte du Roi des rois (Béni et Élevé soit-Il). Ces instants précieux rythment sa journée et sa nuit, cinq fois, précédés des ablutions, de la purification, du soin apporté à la propreté du lieu et du port de vêtements appropriés.
Le troisième pilier est : L'aumône légale. C'est une oeuvre financière qui a lieu une fois par an ; elle purifie les biens et les fait fructifier. L'Islam a établi un lien entre ses individus et en a fait des frères qui s'aiment, compatissent les uns envers les autres, et entre lesquels se trouvent la bienfaisance, la compassion, l'amour et la miséricorde. C'est pourquoi une part infime des biens a été rendue obligatoire, prélevée sur les riches et donnée aux pauvres, afin que la société soit soudée. Ceci constitue une stimulation économique pour les biens, car les pauvres achètent des marchandises avec cet argent. Dans l'aumône légale réside un remède au problème de l'envie et de la rancune que les pauvres peuvent éprouver à l'égard des riches, car l'aumône légale leur fait sentir que leurs frères riches les réconfortent avec leurs biens.
Le quatrième pilier est : Le jeûne du mois de Ramadân. C'est une oeuvre physique qui a lieu une fois par an, et son essence est le fait de s'abstenir du désir du ventre et des parties intimes. En effet, le mois de Ramadân qu'Allah a prescrit au musulman lui fait ressentir la privation des pauvres et des nécessiteux. Lorsqu'il vit un certain temps avec la faim et la soif, cette expérience l'incite alors à aider les nécessiteux. Le mois de Ramadân est donc le mois de l'aumône et de la générosité, et le Messager de l'Islam ﷺ était d'une grande générosité durant le mois de Ramadân. Durant les nuits du mois de Ramadân, le musulman vit des moments heureux avec la prière de Tarâwîh ; elle est une nourriture pour l'âme, car elle lui procure une énergie spirituelle pour toute l'année. Le musulman conclut son jeûne en s'acquittant de la Zakât Al Fitr, laquelle a lieu avant le jour de l'Aïd. Elle est un prolongement de l'objectif sublime du jeûne, qui est d'aider les pauvres avec de la nourriture, afin qu'ils n'aient pas besoin de mendier auprès des gens le jour de l'Aïd. De même, la Zakât Al Fitr est une expression de la joie de conclure le jeûne du mois de Ramadân.
Le cinquième pilier de l’Islam est : Le pèlerinage. C'est une oeuvre à la fois physique et financière qui ne s’accomplit qu’une fois dans la vie. Elle consiste à se rendre à la Maison Sacrée, à La Mecque, avec l’intention d’adorer. Ce moment vise à nourrir l’esprit et à revivifier le corps par une expérience spirituelle unique, vécue face à la Ka'bah, la Qiblah vers laquelle le musulman dirige ses cinq prières quotidiennes. Le pèlerinage implique également un engagement matériel, correspondant aux frais du voyage, et habitue l’âme à dépenser dans l’obéissance à Allah (Élevé soit-Il). C’est aussi l’occasion de vivre des instants inoubliables aux côtés de croyants venus du monde entier. Symbole d’égalité, tous y portent un vêtement simple et identique, sans distinction, et accomplissent les mêmes rites ensemble devant Allah (Élevé soit-Il). L’Islam autorise par ailleurs le commerce pendant cette période, ce qui favorise l’activité économique à La Mecque, à Médine et dans les environs. Le Coran rappelle d’ailleurs l’importance de lier l’adoration aux bienfaits matériels et à la générosité envers les plus démunis. {Afin de bénéficier des bienfaits du pèlerinage et d’invoquer, en des jours déterminés, le nom d’Allah au moment de sacrifier les bêtes qu’Il leur a attribuées. Mangez donc une partie de leur viande et nourrissez-en les pauvres dans le besoin. 28 } [234]. [234] Le Pèlerinage, 22 : 28.
Les piliers de la foi et de l'Homme.
(36)
Et la réalité éblouissante de l'Islam se manifeste .. pour que se complètent pour l'Homme l'aspect de la foi et l'aspect de la pratique .. L'Islam repose sur les deux .. et l'Islam de l'Homme ne se concrétise que par eux deux.
Les piliers de la foi sont des oeuvres intérieures dont leur place est dans le cœur. Ils sont au nombre de six :
Premièrement : La foi en Allah. C'est-à-dire : La croyance en l'existence d'Allah, le Souverain et le Gestionnaire de l'univers et de tout ce qu'il contient ; Son adoration (Glorifié soit-Il) Seul ; la foi en tous les Attributs qu'Allah S'est affirmés ; et la soumission totale à Ses commandements et l'évitement de Ses interdits.
Deuxièmement : La foi aux Anges. C'est la foi comme quoi Allah a créé les Anges de lumière, ils n'ont pas besoin de manger ni de boire, et ils sont assujettis à Son obéissance. Parmi leurs missions : ils servent d'intermédiaires entre Allah (Élevé soit-Il) et Ses Prophètes et Messagers (paix et salut sur eux) en descendant avec la Révélation.
Troisièmement : La foi aux Livres célestes. C'est la foi comme quoi ils sont la parole d’Allah et Sa Révélation, descendue sur Ses Prophètes et Messagers (paix et salut sur eux). Cela inclut la conviction que le Coran est le dernier de ces Livres, et qu’il a abrogé ceux qui l’ont précédé. La différence est que les anciens Livres ont été mêlés aux paroles et pensées humaines, tandis que le Coran reste la parole pure d’Allah, sans mélange avec la parole des hommes. Dans le Coran, il est mentionné : {Et Nous t’avons révélé le Livre de vérité qui vient confirmer les Ecritures qui l’ont précédé, en établir l’authenticité et prévaloir sur elles... } [235]. [235] La Table Servie, 5 : 48.
Quatrièmement : La foi aux Messagers (paix et salut sur eux). Il s'agit de croire en l'ensemble des Prophètes et des Messagers (paix et salut sur eux), de manière globale, ainsi que de manière détaillée en ceux qui sont mentionnés dans le Coran — et ils sont au nombre de vingt-cinq. Dans le Coran, il est mentionné : {Le Messager a cru en ce qui lui a été révélé de la part de son Seigneur, de même que les croyants, tous ont cru en Allah, en Ses anges, Ses Ecritures et Ses Messagers, affirmant : « Nous ne faisons aucune différence entre Ses Messagers. » Disant encore : « Nous avons entendu Tes paroles et nous obéissons à Tes ordres. Nous implorons, Seigneur, Ton pardon. C’est à Toi que nous retournerons. » 285 } [236]. [236] La Vache, 2 : 285.
Cinquièmement : La foi au Jour Dernier. C'est le jour où le destin des créatures est déterminé, ainsi que la foi en tout ce qui est rapporté dans le Coran et par le Prophète de l'Islam ﷺ concernant les récits de l'Invisible, dont : les signes de l'Heure, la phase après la mort, la ressuscitation des créatures et leur marche vers la terre du Rassemblement, leur comparution pour la Présentation des œuvres et le Jugement, puis l'établissement de la Balance et du Pont (As-Sirât), et enfin, le devenir final vers le Paradis ou l'Enfer.
Sixièmement : La foi au Destin, en son bien et en son mal, consiste à croire qu’Allah a tout décrété depuis le commencement de la création jusqu’à l’avènement de l’Heure, et qu’Il connaît parfaitement tout ce qui adviendra et se réalisera, car tout ce qu’Il ordonne découle de Sa volonté. Allah (Élevé soit-Il) a dit : {...Et qui a créé toute chose à la perfection et selon une sagesse infinie.} [237]. [237] Le Critère, 25 : 2.
L'Islam et la foi de l'Homme en l'ensemble des Prophètes (paix et salut sur eux).
(37)
C’est ici que se manifeste la réalité éblouissante de l’Islam .. puisqu'il se distingue par son appel clair et son insistance sur l'obligation de croire en l'ensemble des Prophètes (paix et salut sur eux).
L'Islam est venu avec la foi en l'ensemble des Messagers (paix et salut sur eux), et l'obligation d'attester de leur véracité. Dans une sublime comparaison, Muhammad ﷺ a comparé les Prophètes (paix et salut sur eux) à des frères dont le père est unique mais dont les mères sont différentes. En effet, il a dit : « Je suis l'homme le plus en droit de [se réclamer de] Jésus fils de Marie, ici-bas et dans l'au-delà. Il n'y a aucun prophète entre lui et moi. Les Prophètes sont des frères d'un seul et même père ; leurs mères sont différentes, mais leur religion est une. » [238]. [238] Rapporté par Al Bukhârî et Muslim.
Dans l'Islam, le Coran énonce que le message de l'ensemble des Prophètes (paix et salut sur eux) est unique : l'appel au monothéisme d'Allah (Élevé soit-Il) et qu'Il est le Seul qui mérite l'adoration et la dévotion.
L’Islam enseigne à ses fidèles l’importance de croire en l'ensemble des Prophètes (paix et salut sur eux) sans établir de distinction entre eux. En raison de la valeur essentielle de ce principe, le Coran l’affirme clairement et le relie même à la foi en Allah (Élevé soit-Il) car c’est Lui qui a envoyé l'ensemble des Prophètes (paix et salut sur eux). Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Le Messager a cru en ce qui lui a été révélé de la part de son Seigneur, de même que les croyants, tous ont cru en Allah, en Ses anges, Ses Ecritures et Ses Messagers, affirmant : « Nous ne faisons aucune différence entre Ses Messagers. » Disant encore : « Nous avons entendu Tes paroles et nous obéissons à Tes ordres. Nous implorons, Seigneur, Ton pardon. C’est à Toi que nous retournerons. » 285 } [239]. [239] La Vache, 2 : 285.
Puisque les Prophètes (paix et salut sur eux) sont tous envoyés par Allah (Élevé soit-Il), ils sont donc égaux quant à la foi et à la croyance qu'on leur doit, car leur source est unique. Quiconque n'a pas foi en l'ensemble des Prophètes (paix et salut sur eux) tombe dans une grande contradiction. En effet, sa situation est comparable à celle d'un homme à qui parviendrait une information véridique d'un groupe de personnes, selon laquelle un événement s'est produit, et qui dirait : « Je crois untel et untel, mais je ne crois pas untel et untel ! » Nous lui dirions alors : « Ceci est de l'ignorance et de la contradiction de ta part, car la nouvelle est unique et ils t'ont tous rapporté la même information. Il est donc insensé de ne pas croire en l'un d'entre eux, car ceci est une absurdité qu'une personne douée de raison n'accepterait pas pour elle-même. »
Le bonheur de l'Homme est lié à cette foi, car il est connecté à une source unique : Allah (Élevé soit-Il), Celui qui a envoyé l'ensemble de ces Prophètes (paix et salut sur eux).
En Islam, croire en l'ensemble des Prophètes (paix et salut sur eux) fait partie des six piliers de la foi : croire en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour Dernier et au Destin, en son bien et en son mal.
En Islam, il incombe d'honorer et de respecter l'ensemble des Prophètes (paix et salut sur eux), et lorsque l'un d'eux est mentionné, on dit : « paix et salut sur lui ». D'ailleurs, l'éloge de l'ensemble des prophètes (paix et salut sur eux) a été mentionné dans le Coran. Allah (Élevé soit-Il) dit : {« En vérité, Allah a choisi Adam, Noé, la famille d’Abraham et la famille d’Imran au-dessus de tout le monde. 33 Une descendance issue les uns des autres. Et Allah est Audient et Omniscient. » 34 } [240]. [240] La Famille d'Imrân, 3 : 33 - 34].
Dans le Coran, l'éloge du prophète d'Allah, Jésus (paix et salut sur lui) a été mentionné : {Mais celui-ci prit la parole : « Je suis le serviteur d’Allah qui m’a confié l’Ecriture et a fait de moi un prophète. 30 Il a fait de moi une bénédiction pour les hommes où que je sois et m’a prescrit la prière et la charité tant que je serai en vie. 31 Il a fait de moi un fils pieux envers sa mère, obéissant envers son Seigneur, humble à l’égard des hommes. 32 Que la paix soit avec moi le jour de ma naissance, le jour de ma mort et le Jour où je serai rendu à la vie. » 33 } [241]. [241] Marie, 19 : 30 à 33.
Dans le Coran, l'éloge du prophète d'Allah, Moïse (paix et salut sur lui) a été mentionné : {Mentionne, dans le Livre, Moïse qui fut Notre serviteur dévoué et que Nous avons élu en faisant de lui un prophète et un Messager. 5 } [242]. [242] Marie, 19 : 51.
Plutôt, certes, l’Islam a protégé les Prophètes (paix et salut sur eux) contre les détracteurs et ceux qui leur portaient préjudice, confirmant ainsi leur statut en Islam. Ils méritent tous d’être déclarés véridiques et respectés, comme mentionné dans le Coran dans la parole d’Allah (Élevé soit-Il) : {... Faut-il que chaque fois qu’un prophète vous apporte un message ne répondant pas à vos désirs vous l’accueilliez orgueilleusement, le traitant d’imposteur ou le mettant à mort ?} [243]. Il y a aussi Sa Parole (Élevé soit-Il) : {Des Messagers ont, avant toi, été tournés en dérision, mais ceux qui les raillaient ont finalement été cernés par le châtiment même dont ils s’étaient moqués.} [244]. [243] La Vache, 2 : 87. [244] Les Bestiaux, 6 : 10 & Les Prophètes, 21 : 41.
Plutôt, dans le Coran, on trouve que la mention de certains Prophètes est plus fréquente que celle du nom du Prophète Muḥammad ﷺ. Le nom de ce dernier y est mentionné quatre fois, tandis que celui de Jésus (paix sur lui) y est mentionné seize fois, et celui de Moïse (paix sur lui), cent vingt-quatre fois.
En fait, Marie (paix sur elle) est mentionnée trente fois dans le Coran, tandis qu’aucune des mères ou épouses du Prophète Muhammad ﷺ n’y est citée.
Ainsi, l'Islam invite l'être humain à croire en l'ensemble des Prophètes (paix et salut sur eux), à les exalter et à les honorer, car en cela réside un appel à l'unité et au bonheur de l'Humanité, lesquels ne se réalisent qu'en suivant les Messagers (paix et salut sur eux) et en attestant de leur véracité.
Le miracle scientifique dans le Coran et l'Homme
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Ce qui est fascinant avec l’Islam, c’est que le Noble Coran révèle des vérités scientifiques que la science moderne a depuis confirmées, et qu’il était impossible de connaître par les moyens humains à l’époque du Prophète Muhammad ﷺ il y a plus de quatorze siècles. En voici quelques exemples :
Le développement de l'embryon dans le ventre de sa mère : La réalité éblouissante est venue dans le Coran qui a détaillé les étapes de la formation de l'embryon dans le ventre de sa mère, et ce, des centaines d'années avant l'apparition de la technologie moderne. C'est ce qu'a reconnu l'un des plus grands embryologistes au monde, le Canadien Keith Moore, dans son livre qui fait autorité dans les facultés de médecine du monde entier dans lequel il a dit : « Certes, le Noble Coran est le seul livre qui a mentionné, bien avant notre époque contemporaine et avec une précision extrême, les étapes du développement de l'embryon. »
Les étapes de l'embryon ont été évoquées dans le Coran selon un ordre que les recherches scientifiques ont confirmé. Allah (Élevé soit-Il) a dit : {Nous avons, en vérité, créé l’homme à partir d’une essence d’argile, 12 puis sa descendance d’un liquide insignifiant placé dans un réceptacle sûr. 13 Nous faisons ensuite de ce liquide un corps s’accrochant à la matrice, puis de ce dernier une masse de chair au sein de laquelle se forme le squelette que Nous revêtons finalement d’une masse musculaire avant d’en faire une créature différente. Béni soit Allah, le Créateur par excellence ! 14 } [245]. [245] Les Croyants, 23 : 12 à 14. Le verset commence par évoquer la création d’Adam (paix sur lui) à l’origine de l’humanité, puis celle de sa descendance. Cette création débute par une goutte, suivie d’un caillot de sang qui s’accroche à la paroi utérine, puis d’une masse de chair, semblable à de la chair mâchée, qui se forme après quelques semaines. De cette masse se développent les os, avant d’être recouverts de chair, comme l’a confirmé l’embryologie moderne. Le Coran mentionne aussi que l’embryon se trouve dans trois ténèbres. Allah (Élevé soit-Il) dit : {Il vous forme, étape après étape, dans le ventre de vos mères, dans trois ténèbres. Tel est Allah, votre Seigneur, qui règne en Maître absolu sur la Création. Il n’est de divinité digne d’adoration que Lui. Comment pouvez-vous vous détourner ?} [246]. [246] Les groupes, 39 : 6. L'embryologie moderne a confirmé cette réalité éblouissante, selon laquelle l'embryon est entouré par trois ténèbres : la ténèbre de la paroi abdominale, la ténèbre de la paroi utérine, et la ténèbre des membranes placentaires.
L'eau et la vie : Le Coran affirme explicitement que l'eau est l'origine de la vie de tout être vivant, comme Allah (Élevé soit-Il) l'a dit : {Et que Nous avons créé à partir de l’eau toute chose vivante ? Vont-ils se décider à croire ?} [247]. [247] Les Prophètes, 21 : 30. Les scientifiques ont confirmé un fait fascinant : l’eau est le vecteur qui transporte sels minéraux et nutriments vers les organismes, qu’ils soient humains ou végétaux, et sans elle, aucune vie n’est possible sur Terre. Ainsi, trois jours après sa formation dans l’utérus, l’embryon humain est composé à 97 % d’eau ; après trois mois, ce taux descend à 91 %, puis à 80 % à la naissance, et à 66 % un an plus tard. La teneur en eau varie aussi selon les organes : environ 70 % pour les cellules cérébrales, 82 % pour le sang, et 90 % pour les poumons. Les recherches montrent également que la substance chimique essentielle à la vie ne peut se former sans eau, et que les codes génétiques dans le sol n’agissent qu’à travers elle. Le Coran évoquait déjà cette vérité scientifique. En effet, Allah (Élevé soit-Il) dit : {Et qui, du ciel, fait descendre avec mesure une eau par laquelle Il redonne vie à la terre morte...} [248]. [248] L'Ornement, 43 : 11.
Al Farth et le sang en histologie. Dans le Coran, il est dit : {Vous avez dans les bestiaux matière à méditer. De ce qui se trouve à l’intérieur de leur corps, Nous vous abreuvons d’un lait pur et agréable à boire qui provient de la conjonction entre le contenu de l’intestin et le sang. 66 } [249]. [249] Les Abeilles, 16 : 66. Ce verset révèle une vérité scientifique étonnante que le Prophète de l’Islam ﷺ connaissait il y a plus de quatorze siècles, et que la science moderne n’a découverte qu’au XXe siècle : la formation du lait consommé par l’homme et l’animal. Il est indiqué dans le verset précédent que ce lait provient d’entre le chyme et le sang. Le chyme est ce qui se trouve dans la panse avant d’être évacué. Le lait résulte de ce chyme et du sang après un processus complexe d’absorption, où le sang est pompé vers les glandes mammaires dans le pis de l’animal pour y apporter les nutriments qu’il a absorbés du chyme. Les glandes extraient alors les composants du lait à partir du sang, sans laisser de trace du chyme ni du sang. Enfin, les alvéoles mammaires y ajoutent le sucre de lait, le rendant agréable à boire. C’est ainsi que le Coran l’a décrit dans le verset précédent. {Pur et agréable à boire} Cette vérité éblouissante, la science moderne n'y est parvenue qu'au vingtième siècle, après la découverte des appareils de dissection.
La diminution du taux d'oxygène lors de la montée à un endroit élevé. Dans le Coran, il est dit : {Allah ouvre à l’islam le cœur de celui qu’Il entend guider. Quant à celui qu’Il entend égarer, Il rend son cœur serré et oppressé, comme si ce dernier tentait de monter au ciel... } [250]. [250] Les Bestiaux, 6 : 125. Ce verset évoque la poitrine, siège des poumons par lesquels l’homme respire. Il compare la personne égarée, dont la poitrine reste fermée à la Vérité, à quelqu’un qui monte vers le ciel, là où l’oxygène se fait rare, provoquant un resserrement de la poitrine par manque d’air. C’est une observation scientifique fascinante que la science moderne a confirmée : plus on monte en altitude, plus on ressent un serrement et une difficulté à respirer, car la pression atmosphérique et l’oxygène diminuent, tout comme le poids. On le voit chez les astronautes, flottant dans leurs vaisseaux spatiaux comme de légères feuilles de papier, vêtus de combinaisons qui maintiennent la pression autour de leur corps et équipées d’appareils pour les aider à respirer.
Les vagues internes dans les profondeurs des mers : Dans le Coran, il est dit : {Les ténèbres dans lesquelles vivent les impies sont comparables aux ténèbres qui règnent dans les profondeurs d’une mer agitée de vagues se chevauchant sous un ciel obscurci par les nuages. Ces ténèbres, accumulées les unes au-dessus des autres, sont si profondes que celui qui y tendrait la main aurait toutes les peines du monde à la distinguer...} [251]. [251] La Lumière, 24 : 40. Les ondes internes sont cette réalité éblouissante que la science moderne n'a découverte qu'il y a une centaine d'années, lorsqu'il fut mis en évidence que des ondes se génèrent le long de la surface de séparation entre deux couches d'eau différant par leur densité, leur pression, leur température et leur marée. Ces ondes internes, qui sont semblables aux ondes de surface, ne peuvent être aisément observées et se manifestent dans les mers et les océans profonds, comme l'exprime le Coran : {Les profondeurs d’une mer} Le verset nous informe comment la lumière du soleil est voilée par les vagues de surface et les vagues internes, puis par les nuages, avant d’être atténuée par la densité croissante de l’eau avec la profondeur, exactement comme ceci est décrit dans le verset. {Ces ténèbres, accumulées les unes au-dessus des autres}
Les ténèbres multiples dans les profondeurs des mers abyssales : il est mentionné dans le verset précédent : {Ces ténèbres, accumulées les unes au-dessus des autres, sont si profondes que celui qui y tendrait la main aurait toutes les peines du monde à la distinguer.} [252]. [252] La Lumière, 24 : 40. Ce verset nous informe au sujet des ténèbres des mers, précisant qu'il s'agit de ténèbres superposées les unes au-dessus des autres. C'est là une réalité éblouissante que la science a découverte au XXe siècle, où il fut constaté que les mers et les océans sont recouverts d’épais nuages qui masquent une grande partie de la lumière du soleil. L'eau réfléchit également une partie de cette lumière, tandis que l'eau de mer absorbe ce qu'il en reste. Cette lumière s'affaiblit à mesure que la profondeur de la mer augmente ; de même, les couleurs du spectre s'estompent en pénétrant dans les profondeurs. Le Coran a employé le terme " ténèbres " au pluriel, pour indiquer qu'il ne s'agit pas d'une seule et unique obscurité. C'est au moyen du disque de Secchi que la science moderne peut déterminer la profondeur de l'eau.
Le Coran a révélé cette réalité éblouissante il y a plus de quatorze siècles à un peuple vivant dans le désert, qui ne savait même pas nager. C’est là que se manifeste le miracle scientifique du Coran.
La nature des montagnes comme des piquets en géologie : Il est dit dans le Coran : {N’avons-Nous pas fait de la terre une vaste étendue 6 et des montagnes des pieux fichés en terre ? 7 } [253]. [253] La Nouvelle, 78 : 6 - 7. Ce verset nous informe qu'Allah a fait des montagnes pour la Terre comme des piquets qui fixent les piliers d'une tente. Or, il a été scientifiquement prouvé que la lithosphère terrestre est morcelée en plaques rocheuses flottant sur une couche semi-fondue, au sein de laquelle des courants thermiques sont actifs. Ces courants poussent continuellement les plaques de la lithosphère, et leur activité n'est stabilisée que par une chaîne de montagnes qui entoure les bords de la croûte terrestre, de la même manière que les piquets entourent une tente pour la fixer ; et c'est là le sens qui figure dans le verset précédent. En outre, les études géophysiques ont prouvé que les montagnes ont un prolongement dans les entrailles de la Terre qui dépasse de cinq à dix fois leur hauteur au-dessus de la surface, cet enracinement allant jusqu'à atteindre la zone du magma volcanique.
Parmi toutes ces vérités éclatantes, l’homme remarque la faveur qu’Allah lui a accordée en mettant à sa disposition cet univers fascinant, où chaque élément l’entoure dans une harmonie incroyable, témoignant qu’Allah (Élevé soit-Il) est Celui qui mérite Seul l'exaltation et l'adoration.
Conclusion :
Cette relation solide entre l'Islam et l'Homme s'est alors manifestée, et il en a résulté que l'Islam est venu pour le bonheur de l'Homme ici-bas et dans l'au-delà, et pour le prendre par la main vers le droit chemin .. Ce chemin est celui qui le rendra heureux dans sa vie, lorsqu'il saura que son existence dans ce vaste univers n'était pas vaine, mais qu'elle avait une immense finalité et une fonction, qui est la plus haute des fonctions, que l'Homme doit s'acquitter avec véracité et sincérité, sans la moindre hésitation. Cette fonction est : l'affirmation du Monothéisme d'Allah et Son adoration.
Quand on sait que l’Univers a un Créateur et un Agenceur qui est digne d’adoration et d’obéissance, alors on vit pour une des plus sublimes et immenses finalités, et c’est cette finalité qui apporte à la vie équilibre et bonheur et éloigne du chaos comme de l’arbitraire.
Et lorsque la connaissance de l'homme au sujet de son Seigneur (Élevé soit-Il) se consolide, et qu'il sait qu'Il est le Créateur de l'univers, l'Unique à détenir la Divinité et Celui qui mérite l'obéissance absolue, il ressentira alors la nécessité de se soumettre aux Messagers et aux Prophètes (paix et salut sur eux) ; car ce sont eux qui le mèneront à Allah (Élevé soit-Il). C'est par leur intermédiaire qu'il connaîtra la voie correcte qu'il se doit de suivre, afin de ne pas errer dans son cheminement, à l'instar de beaucoup de ceux qui se sont égarés de la connaissance d'Allah (Élevé soit-Il).
Dans cet ouvrage est exposée la relation étroite entre l'Islam et l'Homme ; c’est la relation qui appelle à la réforme de l’Homme dans son for intérieur et son apparence. C’est elle également qui le guidera vers le bonheur, afin qu'il vive une vie stable et sereine, sur le plan spirituel et matériel. Cette relation lui fera ressentir sa valeur et son statut de plus noble des créatures ; Allah l’a honoré par la raison et a mis à son service tout ce que contient l’univers en vue de son bonheur. C’est aussi elle qui le distinguera par les caractères émérites auxquels doivent aspirer tous les êtres doués de raison. C’est la relation à travers laquelle il ressentira sa condition d'Homme qu’Allah a honoré d’un cycle de vie digne ; celui-ci débute par une vie conjugale saine, fondée sur la miséricorde et la coopération mutuelles entre les époux. Le résultat de cette vie conjugale sont les enfants, dont les deux parents prendront soin ensemble. C’est la relation qui fait prendre conscience à l’Homme de la façon dont l’Islam a préservé les droits de tous, jusqu’à ceux du fœtus dans le ventre de sa mère avant même sa venue au monde. C’est la relation par laquelle il ressent ce lien solide entre les parents et leurs enfants, ainsi que l'attention et la bonté qui leur sont dus lorsqu’ils vieillissent. C’est la relation à travers laquelle il voit se manifester la cohésion familiale et le maintien des liens entre les proches parents. C’est la relation qui a préservé les droits des voisins et d'être bienfaisant envers eux. C'est la relation qui a préservé les droits de l'homme qui lui garantissent son humanité .. C'est la relation qui a fait de la justice la balance d'une vie où l'injustice est proscrite .. C'est la relation qui a préservé les droits de la femme, et en a fait une partie de l'homme .. C'est la relation qui a accordé à l'orphelin qui a perdu ses parents l'entière prise en charge de la part de la société .. C'est la relation qui a institué pour le pauvre des droits à la charge des riches et de l'État .. C’est la relation qui fait ressentir l’importance de la propreté, qu’elle soit personnelle ou publique. Celle qui fait comprendre la nécessité de prendre soin de la Terre et de la mettre en valeur, de respecter les droits des travailleurs comme ceux des employeurs, et de prévenir le racisme. C’est la relation qui enracine les nobles caractères, les qualités louables, la volonté de faciliter la vie des autres et de veiller à leur sécurité. C'est la relation qui appelle à la discipline, la préservation du temps, l’amour entre les gens, la fidélité, l’optimisme, ainsi que l’attention envers les personnes handicapées, les personnes âgées ou les personnes malades.
La conclusion du livre exposait la nécessité des piliers de l'Islam, des piliers de la foi et de la foi en l'ensemble des Prophètes (paix et salut sur eux), pour rappeler l'importance de ces principes et le fait qu'ils accompagnent l'Homme tout au long de sa vie.