حبنا لعيسى هدانا للإسلام
الكتاب يحتوي على عشرين رحلة إلى الإسلام،. كتب الكتاب بأسلوب جميل شيق للقارئ، تحكي قصص الذين أسلموا، وطرق دخولهم في الإسلام، وكيف اقتنعوا به، حيث أن كثيرا منهم كانوا من وجهاء أقوامهم قبل دخول في دين الله، وبعضهم كانوا من ألد الأعداء للإسلام، لكن لما وقفوا على القرآن والبراهين القاطعة ما وجدوا سبيلًا إلا للخضوع له والتسليم لرب العالمين. فالكتاب يبرز قوة الحجة التي تحملها رسالة محمد صلى الله عليه وسلم، وأنها تخاطب العقول السليمة.
Notre amour pour Jésus (sur lui la paix) nous a conduits à l'Islam
Vingt voyages vers l'Islam.
Notre amour pour Jésus (sur lui la paix) nous a conduits à l'Islam.
Compilation et préparation :
Jotiar Bamarni.
Jotiar Bamarni.
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Droits d'impression réservés à tout musulman et toute musulmane.
Qu'Allah fasse miséricorde à quiconque imprime, édite, traduit ou diffuse ce livre via les différents moyens de communication et autres réseaux sociaux, sans ajout ni diminution. Qu'Allah, Exalté soit-Il, le récompense d'un immense bien et qu'Il nous affermisse tous, ainsi que lui, sur l'Islam.
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Première édition 2022.
Dâr Al-Qarn Al-Jadîd Li-l-i'lâm wa-n-Nachr.
Maison d'édition Le Siècle Nouveau pour l'information et la publication.
https://www.youtube.com/channel/UC9d6lWenN1qv9alcB_HcBHA/videos { Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent : « Nous sommes chrétiens » Ceci, car il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu'ils ne s'enflent pas d'orgueil. (82) Et lorsqu’ils entendent ce qui a été révélé au Messager [Mouḥammad], tu vois leurs yeux déborder de larmes en raison de ce qu'ils ont reconnu de la vérité. Ils disent : « Notre Seigneur ! Nous croyons... Inscris-nous donc au nombre de ceux qui témoignent ! (83) } [Sourate Al-Mâ`idah (La Table Servie) : 5/82-83]
Au Nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, Celui qui fait Miséricorde.
Présentation du livre :
Ces histoires vraies [1] ont été vécues par leurs auteurs pendant de longues années, en même temps qu'ils vivaient leur amour et leur attachement pour le Messie, le christianisme et l'Évangile. Cet amour les a naturellement poussés à chercher la place qu'avait Jésus, le Prophète d'Allah, auprès d'Allah ; de même qu'il les a poussés à chercher le Créateur des mondes, Celui qui les administre. Ils voulaient connaître la position de l'Islam sur Jésus et sa mère, la vierge véridique, et revoir les Évangiles en étant honnêtes avec eux-mêmes. Ceci, afin de savoir si ces paroles étaient réellement celles d'Allah et de ses Prophètes infaillibles, ou si en raison de nombreuses altérations, cela ne leur laissait plus rien à suivre. Leur curiosité et leur impartialité les ont amenés à découvrir les fausses affirmations concernant la position de l'Islam et des musulmans vis-à-vis du Messie et du reste des Messagers. Ils ont alors trouvé l'inverse de ces affirmations, et ceci les a conduits à connaître la réalité de cette religion authentique, la seule restant à la surface de la Terre. Cette curiosité les a conduits à passer [outre] l'étape du doute, alimenté par les mensonges des médias occidentaux et leur guerre - immorale, soit dit au passage - contre l'Islam. La guerre en question, ils ont constaté qu'était pleine de contradictions qui n'échappent pas à une personne dotée de raison et impartiale. Ce qu'ils ont pu observer après avoir cherché et comparé les croyances sur lesquelles ils étaient et l'Islam ; ce qu'ils ont découvert à travers l'étude et la consultation de nombreuses ressources telles que les livres et autres ouvrages spécifiques relatifs aux religions comparées, c'est que la religion conforme à l'image qu'ils avaient pu se faire de la réalité du Dieu véritable, la religion authentique et le mode de vie droit menant à la voie du succès ici-bas et dans l'au-delà, n'était autre que l'Islam. Ces chercheurs de la vérité ont reconnu l'Islam et ils ont alors attesté qu'il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah, que Mouḥammad est le Messager d'Allah et que Jésus est le Messager d'Allah. Pour chaque histoire répertoriée, il existe un entretien enregistré avec ceux qui l'ont vécue ou la source du dialogue avec eux. Nous avons attribué un code-barres à chacune permettant d'aller directement l'écouter.
1 - Comment la Bible m'a conduit à l'Islam ?
L'histoire de l'ancien ministre de la jeunesse chrétienne (Joshua Evans)
https://www.youtube.com/watch?v=dBrmKfOX-ww&t=66s
https://www.youtube.com/watch?v=0pGKogXSFeE
Joshua Evans est né et a grandi à Greenville, en Caroline du Sud, dans un foyer chrétien ultra-conservateur. Au début de son adolescence, il s'est beaucoup lié à l'église voisine de sa maison. Il a également rejoint l'organisation "Young Life" qui est une organisation non confessionnelle à l'attention des jeunes, et qui travaille en partenariat avec le ministère de l'éducation et de l'exhortation.
Joshua avait l'intention, après avoir obtenu son diplôme d'études secondaires, de s'inscrire à l'Université évangélique Bob Jones, une Faculté de la Bible de renommée mondiale situé dans sa ville natale. Mais lors de l'été de l'année 1996, sa vie a changé. Après avoir étudié la Bible d'un bout à l'autre, après avoir trouvé de nombreuses choses contraires à ses convictions et bon nombre de ses croyances, il s'est rendu compte que sa vie n'était pas cohérente avec ce qu'il avait trouvé au cours de sa recherche. Il a quitté le christianisme et s'est mis à la recherche de la vérité, après bien des péripéties, des hauts et des bas [dans sa vie], ainsi qu'après avoir examiné de nombreuses religions du monde recherchant la preuve tangible de la meilleure manière de vivre.
Il a lu la Bible d'un bout à l'autre ; de là, il a trouvé beaucoup d'ambiguïtés, de choses insensées et que de nombreuses versions étaient disponibles, au point que n'importe qui pouvait ajouter ou supprimer ce qui lui convenait selon ses objectifs personnels.
Il a également noté que les personnalités mentionnées dans la Bible n'apparaissaient pas comme des modèles, et c'est particulièrement ces contradictions qui l'ont mis dans une grande confusion, notamment le fait que les Messagers - qui sont les plus émérites des créatures - y soient accusés des plus vils comportements que l'homme ait connus, tels que l'ivresse, l'adultère, le meurtre et la trahison. Cela l'a incité à lire de nombreux livres sur les autres religions. Il n'y a cependant pas trouvé de quoi réellement étancher sa soif. Malheureusement, parmi ces livres, se trouvait le premier livre qu'il ait lu sur l'Islam. L'auteur, qui était en réalité un ennemi de cette religion, forgeait des mensonges à son encontre et l'enlaidissait. Il décida donc de cesser ses recherches sur l'Islam et son état de confusion perdura durant sa quête...
Un vendeur de drogues présente l'Islam à Joshua Evans :
La raison de la conversion à l'Islam du prédicateur Joshua Evans, après une vie gâchée entre les divertissements et le hachich...
Parmi ses fréquentations, il y avait un vendeur de drogues -musulman, mais éloigné de l'Islam - auprès de qui il obtint une copie du Coran. Il commença alors à la lire et fut captivé par la "magie" de la parole divine pure. Il plongea dans la profonde et douce mer suave de la Révélation, et cela le poussa à lire la moitié du Coran en une seule nuit...
Il fut ébahi de comment le Coran décrit la pureté de Marie (que la paix soit sur elle) et de comment son fils Jésus y témoigne de la chasteté de sa mère, alors qu'il n'était encore qu'un bébé au berceau. Joshua a décrit cette nuit comme la plus belle de sa vie !
Suite à cela, Il reconnut que c'était le livre qu'il avait recherché tout au long de sa vie. Il mentionne ensuite qu'il avait complété une lecture de l'intégralité du Coran - de manière détaillée - en trois jours, après quoi il proclama l'attestation de foi, c'était en décembre 1998.
Le ministre américain de la jeunesse (Joshua Evans) devient un prédicateur de l'Islam !
Joshua Evans est un jeune américain, il est considéré comme l'un des plus intelligents des américains qui se soient convertis à l'Islam. Il est spécialiste en psychologie. Il était d'une famille chrétienne stricte, et il se consacre maintenant à la prédication à l'Islam aux quatre coins du monde en tant que conférencier et présentant la beauté de cette religion. Il pleure de tristesse concernant les millions de personnes errant ici et là, comme ce fut le cas pour lui précédemment, et incite l'ensemble des musulmans à transmettre la lumière dont ils disposent au monde entier.
Pour en savoir plus sur son histoire intéressante, vous pouvez regarder les vidéos dans lesquelles Joshua Evans parle - en anglais - de son histoire et de la manière dont il a été guidé ; vous pouvez même apprendre l'Islam sur son site [2]. https://yushaevans.com/bio.
https://www.youtube.com/watch?v=Mx11OZH8gDI&t=485s
2 - Comment ai-je découvert l'Islam ?
https://www.youtube.com/watch?v=Ouo76Zs0TxM&t=261s
https://www.youtube.com/watch?v=Ouo76Zs0TxM&t=232s
Le prédicateur 'Abd Ar-Raḥîm Green
Anthony Waclaw Gavin Green
Il est né sous le nom de Anthony Waclaw Gavin Green. Il est britannique...
Son enfance :
Green est né en Tanzanie, d'un père fonctionnaire dans l'une des colonies de l'Empire britannique et d'une mère d'origine polonaise.
Son père était athée et sa mère adepte de l'Église Catholique Romaine, c'est pourquoi Abd ar-Raḥîm Green a grandi dans la foi selon les croyances catholiques dès son enfance. Après l'indépendance de la colonie "Dar As-Salam", en Tanzanie, ses parents sont retournés au Royaume-Uni. Green y a rejoint le pensionnat des moines catholiques, puis l'école Gilling Castle, et enfin la Faculté d'Ampleforth.
Abd Ar-Raḥîm a fréquenté les églises catholiques.
À l'âge de 11 ans, il a déménagé au Caire après que son père y ait accepté un emploi. Il y passait ses grandes vacances.
Sa conversion à l'Islam :
Depuis sa jeunesse, 'Abd ar-Raḥîm posait des questions sur la vie et la foi à son professeur catholique, et il défendait la foi contre les athées, malgré le fait qu'il n'était pas convaincu de l'authenticité de ce en quoi il croyait.
L'intérêt d'Abd ar-Raḥîm pour l'Islam en tant que religion a commencé en 1987, et c'est l'année où il a réussi à obtenir une copie de la traduction des sens du Noble Coran.
Qu'est-il arrivé alors ?
"J'ai été émerveillé par ce livre majestueux et éblouissant ! ", comme il le dit lui-même. Ensuite, en 1988, il s'est officiellement converti à l'Islam. Il a cependant continué à consommer de l'alcool et à manger de la viande de porc. Dans l'une de ses vidéos, il raconte en plaisantant : "Lors des fêtes, je parlais aux gens de la grandeur de l'Islam et je concluais mon propos en disant : J'aurais parlé plus encore si je n'avais pas été ivre ! "
Après sa conversion à l'Islam, et après avoir veillé de longues nuits à l'étude approfondie de cette religion, plongé dans les sources fiables, 'Abd ar-Raḥîm est devenu l'un des prédicateurs les plus éminents de l'Islam en Occident. Il a consacré sa vie à servir l'Islam et à y appeler les gens. Bon nombre de ses conférences sont disponibles sur les chaînes islamiques anglaises, et l'on peut notamment trouver certaines d'entre-elles sur YouTube [y-compris sous-titrées en français].
Le Cheikh 'Abd ar-Raḥîm Green s'est aussi consacré à donner de nombreuses conférences au Speakers' Corner, dans le célèbre Hyde Park de la capitale britannique (Londres) ; ceci, ajouté au fait d'apparaître régulièrement sur les écrans de télévision : Peace TV et sur la chaîne : Islam. Malheureusement, bon nombre de ses œuvres n'ont pas été traduites en langue arabe. Vous n'avez qu'à écrire son nom sur Google ou YouTube et vous trouverez des trésors en matière de prédication présentant l'Islam dans un style sage. Il est aussi l'un des plus éminents formateurs du programme GORAP, connu pour présenter la beauté et les vertus de l'Islam et ses prédicateurs spécialisés dans la prédication de l'Islam aux non-musulmans.
Cheikh 'Abd ar-Rahīm Green est le fondateur de l'Académie Islamique de Recherche et d'Éducation (iera.org) Il s'est fait connaître dans les milieux musulmans par sa manière de prêcher l'Islam, dans différents pays. Actuellement, il apparaît régulièrement sur les chaînes de télévision anglophones : Peace TV et Islam channel. Il participe à certains événements internationaux, comme la Conférence de la Paix à Bombay. Il organise aussi des caravanes de prédication et des convois humanitaires en Afrique et en Asie du Sud-Est.
Il a aussi de nombreux articles et de beaux ouvrages traduits en de nombreuses langues, notamment :
L'homme au caleçon rouge.
https://postimg.cc/wyXS7J6p https://postimg.cc/wyXS7J6p
3 - (Julie) veut convertir son amie musulmane au christianisme.
Julie Carol Sanders
https://www.youtube.com/watch?v=SBYeAEZaneg
https://www.youtube.com/watch?v=4Sdt8QpXiGA
Julie a essayé de convertir son amie musulmane au christianisme. Vu qu'elle insistait, son amie a accepté à une condition que Julie n'a pourtant pas été en mesure de remplir. Elle a alors accepté l'Islam et a porté le voile.
Julie était une chrétienne très pratiquante, elle a essayé de convertir son amie musulmane au christianisme, une amie avec laquelle elle avait récemment fait connaissance, notamment en raison de son bon comportement. Devant l'insistance [de Julie], son amie a accepté sa demande, mais à une condition. Convenant avec elle que si elle remplissait cette condition, elle délaisserait l'Islam et deviendrait chrétienne. Quelle était donc cette condition ?
Alors qu'elle insistait pour qu'une musulmane du nom de Ḥamîdah se convertisse au christianisme, cette dernière en eut assez et lui dit : "Si tu trouves une seule erreur dans l'Islam, je me convertirai au christianisme ! "
Elle a lu, elle a cherché... Et elle n'a pas trouvé !
Elle a alors retourné la situation et a dit à Ḥamîdah : "Cherche une erreur dans le christianisme !" Ḥamîdah n'a pas eu besoin de lire un livre, elle s'est plutôt contenté de lui offrir un livre d'Ahmed Deedat, suite à quoi Julie a accepté l'Islam. De là, Ḥamîdah lui a conseillé de ne pas mettre le voile ! Cependant, Julie l'a mis après avoir vu une musulmane sur le point de perdre son emploi en raison de son attachement à son voile. Elle avait alors demandé à Julie de lire sur le sujet. Elle n'a connu le jeûne que sept ans après sa conversion à l'Islam ! Elle s'était certes mariée avec un musulman, mais il ne jeûnait pas !
Elle a connu des expériences amères avec certaines personnes qui ne comprenaient pas [bien] l'Islam. Elle s'est plainte de contradictions constatées chez les musulmans : le marocain présente un certain Islam ; l'égyptien en présente un autre ; le pakistanais dit que la religion authentique c'est ce sur quoi il est, Julie (Jamîlah) dit :
"Le premier conseil que je donne aux nouveaux musulmans est : "Ne prenez pas votre religion du premier venu juste parce qu'il est musulman... Lisez autant que vous le pouvez et assurez-vous que les sources soient authentiques. Lisez trois livres sur chaque sujet, car l'un des livres peut ne pas être correct, puis suivez votre cœur. En effet, un esprit sain différencie entre l'erreur et ce qui est exact."
4 - La plus radicale des journalistes de l'audio visuel s'expose à l'assassinat
et on la menace d'être internée en asile psychiatrique.
Écoute ce qu'elle dit !
https://www.youtube.com/watch?v=EgQgbfZ3rYI
https://www.youtube.com/watch?v=HXR2OdjHe0w
Elle a dit aux membres (du Congrès Américain) : " Laissez la société faire connaissance avec moi et ce en quoi je crois !"
Janice Huff était une jeune fille baptiste du sud des États-Unis d'Amérique. Connue pour être radicale quant à ses positions féministes, mais aussi pour être une présentatrice et une journaliste jouissant de capacités mentales remarquables. Elle a excellé dans ses études, obtenu des missions d'études qu'elle a elle même dirigées. Elle a concouru avec des professionnels, remporté des prix et réalisé tout cela alors qu'elle n'était encore qu'étudiante à la faculté. Ensuite, un jour - à la suite d'une erreur informatique - elle fut destinée à entreprendre une tâche qui lui fut assignée parce qu'elle était une chrétienne sincère. Ceci engendra des changements diamétralement opposés à ce qui semblait prévu pour elle, et changea entièrement le cours de sa vie.
Le début de son périple avec sa foi et les sacrifices qu'il a demandé :
Son périple commença en 1975, lorsque l'ordinateur fût intégré pour la première fois dans les facultés et que son inscription pour l'une des matières de la faculté dans laquelle elle étudiait fut validée. A cette époque, elle étudiait dur lors de son temps libre en dehors du travail afin d'obtenir un diplôme universitaire. Préinscrite pour l'une des matières, elle s'était ensuite rendue en Oklahoma afin de se consacrer à certaines tâches liées à son travail. Elle fut alors contrainte de retarder de deux semaines son retour prévu pour l'inscription à son cursus universitaire. Rattraper ce qu'elle avait manqué comme travail ne serait pas un problème pour elle, mais elle fut surprise d'apprendre que, suite à une erreur informatique, son inscription avait été validée pour l'unité de valeur "théâtre". Timide au point que ses rapports académiques la qualifiaient d'élève "trop silencieuse", la voilà dans une classe où les élèves devaient jouer des rôles les uns devant les autres ! Source de panique et de peur pour elle, elle n'avait cependant pas la possibilité de changer de matière, car il était trop tard... Elle ne favorisait pas l'idée d'abandonner la matière. En effet, cela signifiait obtenir de mauvaises notes et, du même coup, être privée de la bourse sur laquelle elle comptait pour couvrir ses frais d'études... Elle prit conseil auprès de son mari et alla parler au professeur espérant le convaincre de lui donner un rôle alternatif, comme la préparation des costumes pour ceux qui jouent les rôles ou autre. Le professeur lui assura qu'il essaierait de l'aider autant qu'il le pourrait. Lorsqu'elle se rendit à son cours, elle fut choquée de voir que la salle de classe était pleine de «monteurs de chameaux », terme moqueur et péjoratif désignant [pour elle] les Arabes. Il y avait là de quoi la rendre encore plus réticente ! A partir de ce moment-là, elle rentra chez elle résolue à ne plus suivre ce cours. Il était absolument hors de question pour elle d'accepter ne serait-ce que l'idée de s'asseoir au milieu des Arabes. " Il est impossible que j'aille m'asseoir dans une salle pleine de sales païens !"
Son mari était une personne de nature calme. Il lui a alors rappelé la phrase qu'elle répétait toujours, à savoir que Dieu établit une raison pour tout et qu'elle devait bien réfléchir à sa décision d'abandonner cette matière, d'autant plus que cela risquait de la priver de sa bourse d'études... Elle s'enferma chez elle et y resta deux jours à réfléchir sur le sujet. Lorsqu'elle sortit de son isolement, elle décida de continuer à participer à ce cours. Poussée par le sentiment que Dieu l'avait prédestinée à entreprendre la mission de convertir ces Arabes au christianisme.
C'est ainsi qu'elle se trouva assignée à une mission qu'elle se devait d'exécuter : elle irait parler du christianisme à ses camarades arabes. A ce sujet, elle dit : "J'ai commencé à leur expliquer comment ils brûleraient en Enfer pour toujours s'ils n'acceptaient pas le Messie comme Sauveur. Vraiment, ils écoutaient poliment mes paroles mais celles-ci ne les affectaient pas et ils ne changeaient pas leur religion. Après cela, j'ai commencé à leur raconter combien le Messie les aimait, comment il était mort sur la croix pour les délivrer de leurs péchés, et que tout ce qu'ils avaient à faire était d'y croire en leur for intérieur. " Malgré cela, ils ne se sont pas convertis au christianisme. Elle décida donc de s'y prendre autrement : "J'ai décidé de leur lire leur propre Livre afin de les convaincre que l'Islam était une fausse religion de même que Mouḥammad était une fausse divinité. "
A sa propre demande, l'un des étudiants lui a alors donné une copie du noble Coran ainsi que d'un autre livre qui parlait de l'Islam. Elle entreprit d'étudier ces deux livres, de sorte que cela lui prit un an et demi, de manière continue. Elle a lu l'intégralité du Coran ainsi que quinze livres sur l'Islam. Puis, elle est revenue sur la lecture du Coran une seconde fois. Au cours de sa recherche, elle consignait des remarques dont elle considérait qu'elles réfuteraient la crédibilité du noble Coran et qu'ainsi, grâce à elles, elle serait en mesure de prouver la fausseté de la religion musulmane. Cependant, et sans qu'elle n'y ait prêté attention jusque là, elle constata qu'un certain changement avait commencé à s'opérer au plus profond d'elle-même. Et cela n'avait pas échappé à l'attention de son mari : " Assurément, je changeais dans certains de mes traits de caractère. Mais cela a suffi à l'inquiéter. Nous avions l'habitude d'aller au bar les vendredi et samedi ou à des soirées. Pourtant, je ne voulais plus y aller. Je suis devenue plus calme et moins sociable. "
Elle cessa de boire de l'alcool et de manger du porc. Un tel changement chez une femme étant généralement attribué à la fréquentation d'un homme, son mari la soupçonna alors d'entretenir une relation extra-conjugale. Finalement, il lui demanda de partir, et elle se retrouva à vivre dans un appartement indépendant avec ses deux enfants.
" Au moment où j'ai commencé à étudier l'Islam, je ne m'attendais pas à y trouver quelque chose de nouveau auquel j'aspirerai ou dont j'aurai besoin dans ma vie personnelle. Il ne m'est pas venu à l'esprit que l'Islam changerait bientôt ma vie. Personne n'était en mesure de me convaincre que l'Islam finirait - en fin de compte - à me faire me sentir en sécurité, emplie de joie et d'amour pour avoir accepté cette religion. "
Lors de cette période, elle poursuivit sa recherche approfondie [concernant l'Islam]. Et malgré le fait qu'un changement minutieux s'opérait progressivement en elle, elle n'en restait pas moins fidèle à son christianisme. Puis, un jour, elle entendit frapper à sa porte. C'était un homme qui portait le vêtement traditionnel des musulmans et qu'elle n'avait jamais vu jusqu'ici. Elle l'a décrit comme : " Un homme vêtu d'une longue robe de nuit et sur la tête de qui il y avait un long morceau de tissu, à rayures blanches et rouges, en forme de carré. " Son nom était Cheikh 'Abd Al-'Azîz, et il était accompagné de trois personnes habillées de la même manière que lui. Elle fut blésée du fait qu'ils se permettent de se se présenter chez elle en robes de nuit et en pyjamas, sans parler du choc qui l'a frappée au moment où l'homme en question s'est empressé de lui dire qu'il savait qu'elle avait l'intention de se convertir à l'Islam. Elle répondit alors qu'elle était chrétienne et qu'elle n'avait pas la moindre intention de se convertir à l'Islam. Elle leur a cependant demandé, s'ils avaient le temps pour ça, de bien vouloir répondre à quelques unes de ses questions... Le moment était venu pour elle - après qu'ils aient répondu positivement à son invitation d'entrer dans sa maison - de soulever les questions et les objections qu'elle avait à l'esprit ainsi que celles qu'elle avait consignées au cours de sa recherche.
" Je n'oublierai jamais son nom ! " C'est ce qu'elle a dit plus tard au sujet de cet homme, après qu'elle ait pu constater la patience et l'éminent comportement dont il se parait : " Il était vraiment très patient ! Il a discuté avec moi de toutes les questions que je lui ai posées. Il ne m'a pas fait me sentir bête ou stupide à cause de l'une de mes interrogations. 'Abd Al-'Azîz a écouté toutes les questions et objections qui lui étaient adressées, et il a répondu à chacune d'entre elles dans le cadre du contexte approprié. Il m'a vraiment expliqué qu'Allah nous avait demandé de rechercher la science et que poser des questions était la voie qui permettait d'obtenir celle-ci. Lorsque nous passions d'un sujet à un autre, j'avais l'impression de voir les pétales d'une même fleur s'épanouir, les unes après les autres, jusqu'à ce qu'elle parvienne à la complétude de sa beauté et de sa splendeur. Chaque fois que j'exprimais mon objection et mon désaccord vis-à-vis d'une affaire - et j'en expliquais la raison - il me répondait toujours que ce que j'avançais était juste, jusqu'à ce que notre discussion parvienne à point décisif ; il se lançait alors dans une explication et une clarification. Ensuite, il m'orientait vers le fait d'examiner la question ou le sujet de manière plus profonde et sous différents aspects afin que je sois en mesure de m'en faire une représentation globale et d'en avoir une compréhension générale. "
Il ne fallut pas longtemps avant qu'elle ne commence à céder et à se soumettre ouvertement, reconnaissant alors ce qu'elle avait déjà accepté dans son for intérieur au cours de l'année et demie passée. Et en ce même jour, la baptiste sudiste a proclamé son attestation de foi devant cheikh 'Abd Al-'Azîz et ses compagnons : " J'atteste qu'il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que Mouḥammad est le Messager d'Allah. "
" Cela eut lieu le 21 mai 1977. Ce fut un choc pour la plupart des membres de ma famille. Leur réaction a été tellement dure que l'un d'entre eux a même essayé de me tuer !"
Dans de telles circonstances, peu sont les gens capables de s'en remettre entièrement à Allah et de compter sur Lui comme l'a fait cette femme. Elle est restée ferme, elle a relevé les défis et fait des sacrifices, tout en veillant à garder son sang-froid, sa retenue et une attitude positive. Elle n'a cessé d'impacter son entourage en lui opposant la beauté de ce qu'elle avait trouvé et de ce en quoi elle croyait.
Elle a perdu la plupart de ses amis. Sa mère ne pouvait accepter l'idée de sa conversion à l'Islam, elle espérait qu'il ne s'agissait là que d'un simple caprice éphémère qui disparaîtrait bientôt. Sa sœur a même essayé de la placer dans un établissement pour malades mentaux. Quant à son père, il était connu pour son calme et sa pondération. Les gens venaient prendre conseil auprès de lui et il avait l'habitude de les réconforter dans leurs moments difficiles. Pourtant, lorsque la nouvelle de la conversion à l'Islam de sa fille lui parvint, il chargea son arme, déterminé à la tuer et arguant : " Il vaut mieux pour elle qu'elle soit du nombre des morts plutôt qu'elle ne souffre dans les tréfonds de la Géhenne !" Comme il l'a lui-même dit de sa bouche.
Peu de temps après, elle commença à porter le voile. Le jour même où elle l'a porté, elle fut privé de son emploi. La voilà alors sans famille, sans amis et sans source de revenus lui permettant de combler ses besoins matériels. Quant au plus grand des sacrifices qu'elle aurait à faire, il restait à venir... Bien qu'elle fut liée à son mari par un amour très fort et que leur vie conjugale était emplie de bonheur, les doutes et les insufflations pénétrèrent le cœur de ce dernier lorsqu'elle commença à étudier l'Islam. Leur relation se détériora suite à sa mauvaise compréhension des changements survenus dans l'attitude de sa femme et qui n'échappaient à personne. Elle est devenue plus calme et a cessé de fréquenter les bars. Ce changement a suffit pour que son mari l'accuse d'avoir une liaison illégitime avec un autre homme, et ses tentatives de le convaincre que ce n'était pas le cas et de lui expliquer ce qui se produisait en elle sont restées infructueuses.
"Je ne voyais aucun moyen de lui clarifier la raison du changement qui se produisait en moi, car je ne connaissais pas moi-même sa réalité !" Finalement, il lui a demandé de partir, et elle a commencé à vivre seule.
Après qu'elle ait ouvertement accepté l'Islam, les affaires ont empiré à tel point qu'il n'y avait plus d'autre issue que le divorce. Ceci s'est produit à une époque où les gens connaissaient moins l'Islam et comprenaient moins la réalité de son essence. Elle a eu deux enfants de son mari et elle les aimait de tout son cœur. Bien que la justice impose que la mère ait la garde exclusive de ses enfants, parce qu'elle est plus apte à leur fournir l'amour et l'attention [dont ils ont besoin], la justice américaine l'en a privée ; non pas pour une quelconque faute qu'elle aurait commise, mais uniquement à cause de sa conversion à l'Islam, qui constituait une violation de la justice et de la loi américaine. Avant la prononciation du jugement final, le juge lui a donné un choix parmi les plus dur qui soient : abandonner l'Islam et avoir la garde de ses deux enfants ; ou rester musulmane et perdre leur garde. Elle n'a eu que vingt minutes pour prendre cette décision fatidique.
Elle aimait ses enfants d'un amour indescriptible et s'est trouvée face à ce qui est peut-être le pire cauchemar qu'une mère puisse faire : qu'on lui demande d'abandonner volontairement ses enfants, ni pour un jour, un mois ou une année, mais pour la vie ! D'un autre côté, comment aurait elle pu vivre avec ses deux enfants comme une hypocrite, leur cachant la réalité de son Islam.
" Ces vingt minutes ont été les plus fortes et les plus dures de ma vie ! " C'est ce qu'elle a déclaré dans une interview.
Si nous étions des pères, ou des mères - plus particulièrement -, imaginons l'intensité du supplice et de la douleur qui consumaient cette mère à chacune de ces vingt minutes qui passaient. Ce qui ajoutait à sa douleur et à son chagrin, c'est que les rapports des médecins suggéraient qu'en raison de certains problèmes de santé, elle ne pourrait plus tomber enceinte.
"J'ai alors invoqué Allah et fait une invocation que je n'avais jamais faite auparavant... J'ai vraiment su qu'il n'y aurait pas de meilleur refuge pour mes enfants que le soin d'Allah et Son attention ; et si je reniais Allah, je n'aurais alors plus l'occasion de révéler à mes enfants les manifestations [de Sa part] et les situations extraordinaires que j'ai vécues avec Lui. "
Elle a donc décidé de choisir l'Islam et de placer sa confiance en Allah, notamment concernant ses deux enfants : un garçon et une fille. Ces derniers lui ont été enlevés et la garde a été confiée à leur père.
Quelle que soit la mère concernée, existe-t-il un plus grand sacrifice que celui-ci ? Le sacrifice n'est pas fait dans le but d'obtenir un bien matériel ou mondain, il s'agit d'un sacrifice en raison de la foi et la croyance.
" J'ai quitté le tribunal en ayant la certitude que ma vie serait difficile et amère sans mes enfants, et ça m'a brisé le cœur. Cependant, au plus profond de moi, je savais avoir réellement fait ce qui était le plus juste. "
Elle a alors trouvé le réconfort et la consolation dans le plus immense et majestueux verset du noble Coran, à savoir le verset du Marchepied { Ayah Al-Koursî } : { Allah, il n’est de divinité digne d’adoration que Lui ! Le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même et par Lequel tout subsiste. Ni somnolence, ni sommeil ne Le saisissent. C’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît leur passé ainsi que leur futur et, de Sa science, ils n'embrassent que ce qu'Il veut. Son Marchepied s’étend au-delà des cieux et de la terre, dont la garde ne Lui cause aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand. } [Sourate Al-Baqarah (La Vache) : 2/255].
Et maintenant, après que la graine de l'Islam ait été plantée dans son cœur et qu'elle ait poussé sur la foi, la patience et la confiance en Allah, il est temps de récolter les bons fruits et que se réalise la promesse qu'Allah a fait aux croyants : { Pensiez vous entrer au Paradis alors que vous n'avez pas encore subi des épreuves semblables à celles que subirent ceux qui vécurent avant vous ? Ils furent touchés par la misère et la maladie, et ils furent secoués au point que le Messager et ceux qui avaient cru avec lui s'écrièrent : « A quand le secours d'Allah ? » - Le secours d’Allah est certes proche ! }
Peut-être que l'air du Colorado était trop fin pour porter la justice en son sein ; ou peut-être n'était-ce là qu'une partie d'un plan plus grand, établi par Allah - Exalté soit-Il - pour le déroulement des affaires. Amînah As-Silmî n'est pas restée les bras croisés à rien faire. Elle s'est défendue face à cette guerre déclarée contre elle. Elle a porté son cas devant les médias, et même si elle n'a pas réussi à obtenir la garde de ses enfants, la loi applicable au Colorado a été amendée et stipule maintenant qu'il est interdit qu'une personne soit privée de la garde de ses enfants en raison de sa religion.
En fait, elle était réellement protégée, sous le soin et l'attention d'Allah. C'était comme si Il l'avait choisie afin de lui faire un don à elle, en particulier. Il fit d'elle l'objet de l'admiration et de l'amour des gens et Il lui fit l'honneur de propager la lumière de l'Islam parmi eux. Partout où elle allait, les gens étaient touchés par ses paroles douces et ses comportements islamiques bienveillants, ce qui poussa beaucoup d'entre eux à entrer dans l'Islam.
Après avoir accepté l'Islam, Amînah est devenue une autre personne. Elle jouissait d'une personnalité exceptionnelle, à tel point que les membres de sa famille, ses proches et les gens de son entourage, ont commencé à admirer son comportement ainsi que la foi qui avait provoqué ce changement dans son être. Malgré la réaction initiale des membres de sa famille, elle n'a pas rompu les liens avec eux. Au contraire, elle a continué à communiquer avec eux et elle s'adressait à eux avec respect et modestie, conformément à ce qu'Allah a ordonné aux musulmans dans le noble Coran. Elle envoyait des cartes à ses parents à différentes occasions ; mais pour cela, elle sélectionnait un verset du Coran ou un hadith prophétique par lequel elle embellissait chaque carte sans jamais mentionner la source de ces belles paroles pleines de sagesse. Très vite, son influence positive a commencé à jouer un rôle important parmi les membres de sa famille.
Les récompenses et les pansements sur son cœur ont commencé à se succéder
Sa grand-mère, âgée de plus de 100 ans, a été la première personne parmi ses proches à entrer dans l'Islam. Elle est décédée peu de temps après sa conversion. Le jour où elle a proclamé l'attestation [de foi], Allah a effacé tous ses péchés et a gardé ses bonnes actions. "Elle est décédée peu de temps après avoir accepté l'Islam, ce qui alourdit le registre de ses œuvres de bonnes actions, si Allah le veut. Cela m'a rempli de bonheur. "
La seconde personne à entrer dans l'Islam fut son père, celui-là même qui était déterminé à la tuer suite à sa conversion. Par cela, il a incarné l'histoire de 'Oumar ibn Al-Khaṭṭāb (qu'Allah l'agrée). 'Oumar (qu'Allah l'agrée) était un Compagnon [du Prophète, qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve]. Il avait persécuté les premiers musulmans avant d'entrer lui-même en l'Islam. Au moment où il entendit que sa sœur était devenue musulmane, il est sorti avec son épée dégainée afin de la tuer. Mais, après avoir entendu quelques versets du noble Coran, sa poitrine s'est ouverte à l'Islam et il a perçu la vérité. Immédiatement, il s'est rendu vers le noble Messager (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) et il a proclamé son attestation de foi.
Deux ans après qu'Amînah As-Silmîait accepté l'Islam, sa mère l'a invitée et a exprimé son admiration pour ce en quoi elle croyait, elle a aussi souhaité qu'elle continue à s'y accrocher. Deux ans plus tard, elle l'a invitée à nouveau et lui a alors demandé ce qu'une personne devait faire si elle voulait devenir musulmane. Amînah a répondu qu'il fallait que la personne croie qu'il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que Mouḥammad est le Messager d'Allah. Sa mère répondit : " Ce n'est un secret pour personne, même pour quelqu'un qui a du mal à saisir les choses ! Mais que m'incombe-t-il de faire alors ? " Amînah lui répondit alors que si c'était ce en quoi elle croyait, elle était vraiment musulmane. À cela, sa mère a dit : " Très bien. Toutefois, essayons de garder cette affaire secrète entre nous pendant un certain temps et n'en parlons pas à ton père. "
Elle ne savait pas que son mari (le père d'Amînah) s'était déjà converti à l'Islam deux semaines plus tôt. Ainsi donc, les deux vécurent ensemble en tant que musulmans pendant des années sans qu'aucun des deux n'informe l'autre de son entrée en Islam.
Quant à sa sœur, qui avait essayé de la placer dans un asile d'aliénés, elle s'est aussi convertie à l'Islam. Elle a finalement saisi qu'entrer en Islam était la plus bénéfique des choses à faire, aussi bien pour la santé mentale que physique de même que la meilleure des œuvre que l'on puisse accomplir.
Après que son fils Whitney eut atteint l'âge de 21 ans, il l'invita et l'informa du fait qu'il voulait devenir musulman.
Après seize ans de divorce, son ex-mari s'est converti à l'Islam. Il lui a dit que, pendant toute cette période, il avait suivi les informations la concernant et qu'il souhaitait que sa fille suive l'exemple de sa mère et se convertisse à cette immense et majestueuse religion. Il est venu la voir en présentant ses excuses pour ce qu'il avait fait. C'était un homme doux et Amînah lui avait déjà pardonné depuis longtemps.
Encore plus de récompenses :
Il se peut que la récompense majeure soit celle qui n'était pas encore venue... Plus tard, Amînah s'est mariée avec un autre homme ; et Allah lui fit don - par Sa Grâce et Sa Générosité - d'un beau bébé. Ceci, malgré le fait que les médecins avaient statué de l'impossibilité pour elle d'avoir des enfants. Mais qui peut s'interposer entre une personne et le don d'Allah en sa faveur ? C'était assurément là un bienfait sublime d'Allah. En guise de reconnaissance à Son égard pour ce don, elle choisit de nommer son fils : "Barakah", qui signifie : "bénédiction".
" J'ai rapidement commencé à percevoir la valeur du bienfait dont Allah m'avait gratifiée. J'ai appris à quel point il est important que les gens fasse connaissance de la réalité de l'Islam par mon biais. L'opinion des gens, qu'ils soient musulmans ou non, n'étaient plus importantes pour moi. Peu m'importait qu'ils soient d'accord ou en opposition avec moi, voire même qu'ils m'admirent. L'acceptation et l'approbation que je recherchais n'étaient autres que celles d'Allah, Exalté soit-Il. Malgré cela, j'ai commencé à découvrir que l'amour de beaucoup de gens m'avait été accordé, sans pour autant qu'il soit le fruit d'une raison digne d'être mentionnée. Je me suis alors sentie très joyeuse en me remémorant certaines de mes lectures, à savoir que lorsqu'Allah aime une personne, Il fait de sorte que les gens l'aiment ; même si je ne mérite pas tout cet amour. Cela signifie qu'il s'agit d'un autre présent d'Allah, Exalté soit-Il, à mon égard. Allah est Plus Grand que tout ! "
Avec son style distinctif et ses paroles douces qui portent une foi véridique, solide comme des montagnes que tous les tremblements de terre du monde ne pourraient secouer d'un iota, ni tous les volcans en effacer la mesure d'un atome, Amînah est la prédicatrice à la vérité, celle qui a dit : "Je suis prête à renoncer à tout, excepté l'Islam ! "
Elle a aussi dit : "Je suis très heureuse. J'aime l'Islam, c'est ma vie et les battements de mon cœur, sans aucun doute. Rien n'est aussi important pour moi que l'Islam. C'est le sang qui coule dans mes veines, la source de ma force, la chose la plus belle et la plus splendide de ma vie. Sans l'Islam, je ne vaux rien. Si Allah avait détourné Son noble Visage de moi, Il ne m'aurait jamais écrit le salut. Je reconnais la puissance d'Allah, Son amour et Sa sagesse et je comprends Sa miséricorde et Sa justice. "
De même qu'elle a dit : " La réaction de ma famille a été d'une violence extrême, a tel point que l'un des membres de ma famille a essayé de me tuer et qu'un autre a essayé de m'interner dans un hôpital psychiatrique parce qu'ils ne croyaient pas à ma conversion à l'Islam. Cependant, dès lors où j'ai pratiqué l'Islam devant eux et que j'ai vécu comme une musulmane... la majorité des membres de ma famille sont aujourd'hui musulmans, et la Louange revient à Allah ! "
" Ainsi donc, lorsque tu vis l'Islam authentique et que tu l'affiches dans chaque lieu où tu vas, tu toucheras les autres et tu changeras leur façon de penser. "
Le sacrifice qu'Amînah a fait dans le sentier d'Allah est en réalité l'un des plus grands sacrifices. Et comme " la récompense est fonction même de l'œuvre ", elle a alors assurément mérité la miséricorde d'Allah, Exalté soit-Il, et qu'Il l'ait gratifiée de Ses bienfaits immenses. Sa famille l'a abandonnée après qu'elle soit entrée dans l'Islam ; aujourd'hui, la plupart d'entre eux sont devenus musulmans. Elle a ensuite perdu beaucoup d'amis en raison de l'Islam ; aujourd'hui, elle jouit de l'amour de beaucoup de gens. " Tous ces amis me sont venus d'on ne sait où. Les bienfaits d'Allah sur moi ont commencé à se succéder, bienfait après bienfait, au point où toutes les personnes que j'ai rencontrées au cours de mes voyages ici et là ont été touchées par la beauté de l'Islam et ont accepté la vérité. "
De nombreuses personnes se sont alors tournées vers elle afin de prendre conseil et la consulter, et pas exclusivement des musulmans.
Après avoir perdu son emploi pour avoir porté le voile, elle a occupé la position de présidente de l'Union Internationale des Femmes Musulmanes et a donné des conférences à grande échelle. Ses conférences [3] ont attiré un nombre croissant de personnes, et le mérite en revient à son institution qui a réussi à obtenir le soutien de l'émission : "La marque de la fête [musulmane]", approuvée par le Service Postal des États-Unis d'Amérique après des efforts acharnés de plusieurs années. Ensuite, la professeure Amînah a commencé à œuvrer afin que les deux jours de fête des musulmans soient considérés comme jours fériés officiels, et au niveau national. La professeure Amînah As-Silmî (Janice Huff), qu'Allah lui fasse miséricorde, a de précieuses conférences en anglais sur la chaîne YouTube que vous trouverez facilement.
Sa grande confiance en l'amour d'Allah et en Sa miséricorde a profondément ancré en elle la foi, la croyance véridique et le contentement vis-à-vis de Sa prédestination. Suite à un diagnostic médical, les rapports ont indiqué qu'elle était atteinte d'un cancer, en stade final. Les médecins lui ont diagnostiqué qu'elle n'avait plus qu'un an à vivre. Cela n'a ni ébranlé sa foi en Allah, ni empêché de continuer à propager l'Islam jusqu'à son dernier souffle.
" La mort est inéluctable pour nous tous, j'étais certaine que la douleur dont je souffrais portait avec elle de nombreux bienfaits. " L'exemple le plus fort de l'amour d'une personne pour son Seigneur - Gloire et Pureté à Lui et qu'Il soit Exalté - est ce qu'elle a mentionné dans son histoire à propos de l'un de ses amis nommé Karīm Al-Mîssâwî. Il est mort d'un cancer alors qu'il n'avait pas dépassé l'âge de vingt ans. " Peu de temps avant sa mort, il louait Allah, il dressait Son éloge et me décrivait l'étendue de Sa miséricorde, à Lui la Puissance et la Grandeur. Bien qu'il souffrait de douleurs insupportables, son visage resplendissait d'amour d'Allah. Un jour, il a dit : "Allah a certes voulu m'admettre au Paradis et que le registre de mes œuvres soit blanc et pur !" Sa mort fut pour moi une leçon à tirer de même qu'une exhortation : j'ai appris de lui à croire en l'amour d'Allah et en Sa miséricorde. "
Après ce grand voyage avec l'Islam, cette religion du monothéisme pur, Allah l'a fait mourir convaincue que son infection par le cancer était l'un des plus immenses bienfaits qu'Il ait déversé sur elle. Toutefois, elle n'a pas cessé de donner. Elle n'a pas non plus attendu de mourir d'un cancer. Elle a tiré profit de chaque jour de sa vie afin de présenter la beauté et les vertus de l'Islam aux gens, jusqu'à ce qu'elle décède d'un accident de voiture. C'était le 5 mars 2010, à l'extérieur de la ville de Newport - dans l'État du Tennessee - et elle avait alors 65 ans, qu'Allah lui fasse miséricorde. Cet accident s'est produit alors qu'elle revenait, en compagnie de son fils, d'une des conférences qu'elle avait donnée dans la ville de New York.
L'histoire de cette femme, empreinte de valeurs authentiques, contient beaucoup d'enseignements et de leçons à tirer. Elle a donné de remarquables exemples quant à la patience et la fermeté sur la vérité, tout comme elle a offert de considérables sacrifices dans le sentier de l'Islam. Elle n'a pas craint le blâme des gens [quant à son engagement] pour Allah. Et c'est ainsi qu'Il l'a gratifiée de Son amour, lui a accordé l'acceptation [des gens] sur Terre et a remplacé sa crainte par une sécurité ; concrétisant ainsi la promesse d'Allah à son égard : "Comme la promesse d'Allah est véridique ! Il m'a assurément éprouvée et testée, et Son don a été bien plus grand que ce que j'escomptais."
Ô, toi qui es musulmane ! Observe bien l'histoire de cette femme en lutte, celle qui a renoncé aux ornements de la vie mondaine et ses joies éphémères, au sein même du pays qui représente l'apogée de la civilisation occidentale ; et tout cela dans le but de gagner la satisfaction d'Allah et Son amour. Ô, toi qui es musulmane ! Réveille-toi de ton insouciance et fais de cette femme un modèle pour toi ; que tu puisses gagner par cela la satisfaction d'Allah. Et sache que le véritable bonheur réside dans le fait de suivre les commandements d'Allah, non pas dans la poursuite effrénée des dictats de la mode, ni non plus dans le suivi de tout ce qui est propagé comme impudeur et nudité dans les revues en vogue qu'Il déteste. Ne te laisse pas tromper par les slogans et autres appels lancés par les soutiens du Diable via les divers médias qui appellent au vice et à l'abandon de la vertu. Et sois certaine que c'est dans ton attachement à ta religion que réside la préservation de ta pureté et de ta chasteté.
Ô Allah ! Pardonne-lui et fais-lui miséricorde, et fais de sa tombe l'un des jardins du Paradis !
5- Comment un prêtre américain s'est transformé en prédicateur ?
(Samuel Shropshire)
https://www.youtube.com/watch?v=MlDd8zVXoas
https://www.youtube.com/watch?v=Wi4Uyl9_kBM&t=171s
Le prédicateur musulman américain Samuel Shropshire a dévoilé l'histoire de sa conversion à l'Islam, elle eut lieu lors de son séjour dans le Royaume d'Arabie Saoudite alors qu'il participait à un projet de traduction des significations du Noble Coran en langue anglaise.
Shropshire, dont le rôle se limitait à corriger des mots propres à la langue anglaise, a dit qu'il n'avait jamais lu le Coran auparavant et qu'il n'avait aucune idée de ce qu'était l'Islam. On lui avait dit aux États-Unis, avant sa venue dans le Royaume, que c'était un pays dangereux. Par conséquent, lorsqu'il y est arrivé - en 2011- il est resté dans sa résidence et n'en est pas sorti. Il avait peur de marcher dans la rue.
Dans une vidéo diffusée par la télévision saoudienne, il a déclaré que lorsqu'il était sorti pour acheter de la nourriture, il avait été surpris par l'accueil chaleureux de la part des citoyens qu'il ne connaissait pas au préalable. Il a ajouté - ses yeux versant des larmes - qu'il avait ressenti un choc du fait de la gentillesse des gens à son égard dans le sens où ils l'accueillaient par des accolades et l'invitaient à dîner, à prendre le thé et le café.
Shropshire a expliqué que chaque nuit, il lisait des chapitres de la traduction anglaise du Noble Coran, il consignait alors quelques questions afin de les poser ensuite au Dr Ṣafî Qaṣqaṣ, et que cela dura jusqu'à ce qu'il proclame sa conversion à l'Islam, en juin 2012.
Samuel a indiqué s'être acquitté de l'obligation du Pèlerinage en 2013 et que cela représentait un grand bienfait dans sa vie : "C'était l'occasion d'une purification spirituelle et d'obtenir le pardon pour toutes les fautes que j'ai pu commettre", ajoutant à cela qu'il était très heureux et qu'il ressentait de la fierté d'être musulman.
Lors de la rédaction de ce livre, nous avons contacté l'équipe du prédicateur Samuel, ils parcouraient l'ensemble des contrées d'Amérique pour appeler les gens à Allah et affermir les musulmans. Ils faisaient cela malgré les mesures compliquées alors en vigueur et liées à la pandémie du coronavirus.
6- Je voulais être une nonne et à la place de cela je suis devenue musulmane.
Je voulais être une nonne et, à la place de cela, je suis devenue musulmane. 'Â`ichah : un voyage vers l'Islam.
Le voyage de Rowaymâ vers l'Islam
https://www.youtube.com/watch?v=hFmT0dymTuQ
https://www.youtube.com/watch?v=NQAQ6zgI5yg
Écoute une partie de son histoire :
Rouwâymâ 'Â`ichah Kanar relate : "Je suis née sur l'île de Cuba. Mon père est originaire des îles Canaries et ma mère est espagnole. J'ai vécu avec mes parents à Cuba jusqu'à l'âge de cinq ans. Ensuite, j'ai déménagé aux États-Unis d'Amérique, où je suis allée à l'école catholique pendant 12 ans, jusqu'à la fin de mes études secondaires. Mon expérience de cette école était bonne. J'avais bon nombre d'amis et de sœurs et j'ai été très touchée par les religieuses et leur proximité avec Dieu. J'ai aussi aimé leurs vêtements ainsi que leur voile. Lorsque je fus proche de terminer le lycée, j'ai décidé de devenir nonne. J'en ai informé ma mère, pensant qu'elle serait heureuse d'apprendre la nouvelle, mais ce fut un choc pour elle. Elle a commencé à pleurer, elle m'a dit qu'elle voulait que je me marie, qu'elle voulait des petits-enfants, et que cela n'arriverait pas [si j'entrais dans les ordres]. Et c'est à cette période que j'ai commencé à me poser des questions sur ma religion. Je l'ai aussi informée du fait que je voulais voyager en Afrique, ce qui l'a également beaucoup attristée. Elle ne voulait pas que je quitte la maison...
À l'université de Miami, j'ai rencontré deux personnes par le biais de qui j'ai fait connaissance avec l'Islam. Ils m'ont donnée un Coran ainsi que d'autres livres, et j'ai aussi fait connaissance avec la famille de ces deux jeunes.
J'ai trouvé des différences entre l'Islam et le Catholicisme dans lequel j'ai été élevée depuis mon plus jeune âge. Dans le Catholicisme, je devais croire à des choses qui ne me semblaient pas logiques. Parmi elles, le fait d'avoir à confesser mes péchés à un être humain ayant autorité pour cela. En effet, comment en serait-il ainsi alors qu'il s'agit d'un être humain comme moi et qu'il commet aussi des péchés. Qui lui a donné une telle autorité pour que je me confesse à lui ?
Dans le Catholicisme, on doit croire aux sept esprits de Marie, au Saint-Esprit et à la Trinité. Et ces choses ne sont logiques d'un point de vue intellectuel. Je suis allée voir les prêtres qui m'ont dit : "Quel est ton problème ?" Ils m'ont [aussi] dit : "Tu ne peux pas communiquer avec l'Église si tu ne crois pas en ces choses !" J'ai découvert qu'Allah est Celui qui m'a doté de la raison afin que je demande et que je réfléchisse. Et Il m'a comblé de bienfaits par le biais du Coran, du fait que j'y ai trouvé les réponses à toutes mes questions. L'Islam m'a aidé à retrouver ma pudeur et ma timidité ; celles-là mêmes avec lesquelles nous sommes nés, qui se perdent chez les non-musulmans et même chez certains musulmans. Je suis allée en Syrie... Je suis allée dans la maison d'une femme de science où se trouvaient de nombreuses femmes. Là-bas, j'ai prononcé l'attestation de foi. Ces gens m'ont conduit à l'Islam alors que je pensais qu'ils n'étaient pour moi que de simples amis. J'ai commencé à prier en langue arabe, et je priais en récitant la Sourate : "Al-Fâtiḥah" (L’Ouverture) ainsi que la Sourate : "Al-Ikhlâṣ" (Le Monothéisme Pur).
Rouwayma a aimé la biographie et le comportement de la mère des croyants 'Â`ichah (qu'Allah l'agrée), et c'est donc le prénom par lequel elle a choisi de s'appeler.
7- Du rêve d'évangélisation à défenseur des droits musulmans
Un Américain a étudié le Coran en vue d'y trouver des erreurs, il a alors quitté le Christianisme et s'est converti à l'Islam.
James Éric Meek
https://www.youtube.com/watch?v=SdeCXAvAcQo&t=17s
https://www.youtube.com/watch?v=emyxPZEywTU
Khalîl Meek est l'un des fondateurs du Fond Juridique Musulman d'Amérique (en anglais : "Muslim Legal Fund of America") et il en est le directeur exécutif. Il fut derrière l'acquittement de nombreux musulmans accusés dans des affaires ayant attiré l'attention de l'opinion publique Américaine, considérés coupables par celle-ci, sans pour autant que les mesures légales appropriées aient été respectées à leur égard.
Khalîl Meek est né au Japon alors que son père servait dans l'armée américaine (1964-1965). Il est ensuite retourné avec ses parents et ses frères aux États-Unis, où il a été élevé dans une famille catholique conservatrice.
Meek a rejoint l'Université de Denton, au Texas, afin d'étudier les investissements financiers. Toutefois, il a décidé de travailler comme missionnaire baptiste ; ce désir l'a conduit à un voyage de dialogues et de recherche qui s'est terminé par sa conversion à l'Islam en 1989.
Comment est née l'idée de "Muslim Legal Fund of America" ?
Après les événements du 11 septembre 2001, la persécution générale qui s'en est suivie et particulièrement contre les musulmans, l'idée d'établir un projet de défense de leurs droits légaux a été soulevée. J'ai accepté de travailler avec eux pour une durée de six mois en vue d'établir un plan financier pour cette entité, qui avait besoin de beaucoup d'argent pour jouer son rôle. C'est donc ainsi que le fond a vu le jour. Et après quinze ans, je suis toujours là.
Quelles sont les missions de ce fond ?
Nous menons différentes activités, comme l'organisation de conférences ainsi que la sensibilisation des imams et des dirigeants des mosquées à la loi. Le fond se charge [aussi] de trouver et d'embaucher les meilleurs avocats pour la défense des musulmans et la protection de leurs droits devant les tribunaux américains. Nous ne sommes pas des avocats, mais nous choisissons des avocats et les mettons à la disposition des accusés.
Après des années d'expérience, nous sommes maintenant en mesure de distinguer l'avocat doté d'un bon curriculum vitae, mais qui n'est pas performant devant le tribunal, de l'avocat fort devant le corps judiciaire. Ainsi donc, après quatorze ans de financement d'affaires, nous avons acquis une expérience dans la sélection des meilleurs avocats en fonction des types d'affaire qui nous sont présentés.
Résumé d'un entretien avec lui en Californie, réalisé par Marwha Ṣabrî.
8- L'ancien prêtre à la recherche de la vérité, qui a trouvé dans l'Islam une réponse satisfaisante à chaque question.
https://www.noor-book.com/%D9%83%D8%AA%D8%A7%D8%A8-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D8%AF%D9%8A%D8%A7%D9%86-%D9%81%D9%89-%D9%83%D9%81%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%8A%D8%B2%D8%A7%D9%86-pdf
https://www.youtube.com/watch?v=hBuoZrSnrFw
Il a rédigé le livre : "Les religions sur le plateau de la balance" (Al-Adyân fî kiffah Al-Mîzân) dans lequel il relate que son objectif, lors de ses recherches concernant l'Islam, était d'en extraire les défauts que ses professeurs et les gens de sa famille lui avaient inspirés. Il a cependant trouvé que ce qu'ils prétendaient être des défauts de l'Islam étaient en fait des traits positifs. Il prit alors l'Islam de tout son cœur, s'y conforma et y cru après mûres réflexions, études et examens ; et il s'est avéré que le plateau [de la balance] qui l'emportait, c'était le sien. " [4] Voir : "Al-Adyân fî kiffah Al-Mîzân" (p.170-171) de Mouḥammad Fouâd Al-Hâchimî.
Il est né de parents chrétiens en Égypte, ils ont planté en lui l'amour du Christianisme au point qu'il s'y engage et s'y implique avec d'autres chrétiens, mais il a commencé à observer et à débattre. Quelques doutes ont allumé le feu de l'inquiétude en son for intérieur, et c'est ce qui l'a poussé, entre autres choses, à rechercher la vérité et la religion saine.
Lorsqu'il atteint l'âge de raison, il commença sa quête de la vérité. A ce sujet, il dit :
" L'étude m'a conduit à écouter attentivement plusieurs appels, ils sont arrivés à mes oreilles suite aux lacunes générées par le scepticisme et le doute concernant des choses que la raison ne peut accepter et au sujet desquelles l'individu doté de raison saine ne peut se tranquilliser, à l'instar de ce que j'étudiais ou des missions qui m'étaient assignées. Ainsi, ces appels attirèrent mon attention. Par la suite, je commençai à réfléchir aux religions ayant précédé la mienne. Et j'allais de mal en pis. " [5] Mouḥammad 'Abd Al-'Aẓîm 'Alî, Le secret de [la conversion à] l'Islam des pionniers de la libre pensée en Europe et les vénérables érudits religieux chrétiens (" Sirr Islâm Rawwâd Al-Fikr Al-Ḥourr Fî Ouroubbâ Wa 'Oulamâ' Ad-Dîn Al-Masîḥî Al-Ajillâ' ") (p.155-156).
L'histoire de la conversion à l'Islam de Mouḥammad Fouad Al Hâchimî :
Al-Hâchimî a commencé à faire des recherches sur les religions antérieures au Christianisme, ainsi que sur celles élaborées par l'homme, dans l'espoir d'y trouver ce qu'il cherchait. Il s'est ensuite tourné vers l'Islam et a commencé à l'étudier, mais il avait du ressentiment et de l'aversion à son égard. En fait, il ne voulait pas entrer dans cette religion ; ce qu'il voulait, c'était en extraire les défauts, en recueillir les erreurs, examiner les contradictions afin de la détruire et d'en débarrasser les gens. Mais, gloire à Celui qui change les situations ! Cet homme a trouvé dans l'Islam le chemin de la guidée, et il y a trouvé la lumière qu'il avait recherchée tout au long de sa vie.
Il dit, décrivant ce qu'il avait vu dans la religion musulmane : "J'ai trouvé une réponse satisfaisante à chaque question, aucune religion précédente n'avait été en mesure d'y répondre, qu'elle soit humainement fabriquée, émanant des religions divines ou se basant sur des principes philosophiques. (Je dis "émanant" parce que les religions sont aux mains d'ecclésiastiques qui les ont détournées de ce pourquoi elles sont venues.) J'ai trouvé que ce qu'ils avaient prétendu être des défauts de l'Islam étaient en fait des traits distinctifs [positifs]. Ce qu'ils avaient pensé être des contradictions étaient en réalité des sagesses, des décrets, ou encore des prescriptions détaillées pour les doués d'intelligence. Et ce qu'ils avaient considéré comme des défauts dans l'Islam étaient en vérité un remède pour l'Humanité, descendu depuis bien longtemps dans le désert des ténèbres. Ainsi, l'Islam est venu et les a sortis des ténèbres à la lumière, et les gens ont été guidés, par la permission de leur Seigneur, vers un droit chemin. "
Après cela, il (Mouḥammad Fouad Al-Hâchimî) proclama son entrée en Islam :
Contributions de Mouḥammad Fouad Al-Hâchimî :
Après que Mouḥammad Fouad Al-Hâchimî soit entré en Islam, il a fait de nombreuses choses au service de cette religion. Il a mené des études comparatives et fait des parallèles entre les religions. L'un des fruits de ces comparaisons est un merveilleux livre qu'il a offert aux musulmans intitulé "Les religions dans le plateau de la balance" (Al-Adyân fî kiffah Al-Mîzân) en plus de nombreux autres livres, ajouté au fait d'élever la parole d'Allah et de secourir Sa religion [6]. { Vraiment Allah secourt quiconque Le secourt. Certes, Allah est Fort, Puissant. } [7] [6] Mouḥammad 'Abd Al 'Azîm 'Alî, Le secret de la conversion à l'Islam des pionniers de la libre pensée en Europe et des vénérables érudits religieux chrétiens ("Sirr Islâm Rawwâd Al-Fikr Al-Ḥourr Fî Ouroubbâ Wa 'Oulamâ' Ad-Dîn Al-Masîḥî Al-Ajillâ'") (p.157 à 159). [Sourate Al-Ḥajj (Le Pèlerinage) : 22/40].
Parmi ses livres, il a aussi : " Le secret de ma conversion à l'Islam... Pourquoi j'ai choisi l'islam comme religion " ; le livre : " Le Prophète sans mensonge " ; le livre : " Dialogue entre un chrétien et un musulman " ; ainsi que le livre : " Le judaïsme des Livres Saints "
Source : Livre " Grands personnages devenus musulmans " ('Ouẓamâ' Aslamoû), du Dr. Râghib As-Sarjânî.
Couvertures de quelques livres de l'ancien prêtre Mouḥammad Fouâd Al-Hâchimî :
https://postimg.cc/FkvDqBXt
https://postimg.cc/y3Tvzy7D
https://postimg.cc/D47RsZZb (X ne fonctionne pas)
https://postimg.cc/JtcLnwnk9 (X ne fonctionne pas)
Elle cherchait et comparait le Coran et l'Évangile
Jane Blake
https://www.youtube.com/watch?v=q9Sn4cgneuU&t=145s
https://www.youtube.com/watch?v=KyZ8QR-SbuA
La professeure Amînah Blake dit : " J'ai étudié jusqu'à intégrer l'université et obtenir un diplôme universitaire en langue anglaise. J'ai suivi en cela les traces de mon père dans l'enseignement de la langue et je suis à mon tour devenue enseignante. Ensuite, j'ai obtenu une maîtrise en leadership administratif dans l'enseignement, dans la région de Beechfield. Concernant ma religion précédente, j'étais chrétienne. Bien que l'Évangile soit rempli d'histoires éblouissantes et que j'étais passionnée par le côté spirituel et lié à la foi - qui est une partie innée de l'être humain sans laquelle il ne peut vivre j'ai toujours voulu être sur une preuve claire concernant ce que je croyais et ce à quoi j'adhérais. En effet, Allah a honoré l'homme de la raison et Il l'a distingué par cela du reste des créatures. Mon vif intérêt pour le côté scientifique m'a aidé en cela. Cet univers n'est pas venu de rien, c'est plutôt une ingénierie cosmique très minutieuse. Par conséquent, cette vie doit nécessairement s'établir avec la volonté d'Allah.
Je lisais beaucoup l'Évangile, mais j'ai toujours vu que cela ne concordait pas avec la science. La science a des réalités et des faits, tandis que la Bible dit quelque chose de différent. Et moi, je ne peux croire à une chose sans preuve. Ce qui a causé chez moi un conflit intérieur. Les questions ont commencé à envahir mon esprit et ma conscience ; de même que les doutes ont commencé à s'introduire furtivement en moi. J'ai alors dit : « Je dois aller à l'église ! », et c'est ce que j'ai fait. J'y suis allée, j'ai rencontré le prêtre et je lui ai posé de nombreuses questions, notamment : " Pourquoi Dieu est-il trois malgré qu'il soit censé n'être qu'un ? " Je lui ai demandé de me convaincre de l'allégation de la Trinité et de m'expliquer le pourquoi du Salut. Si le Messie était un dieu, pourquoi donc y avait-il le Salut ? Ainsi que d'autres choses. Il m'a répondu : " Tu as juste à y croire avec ton cœur ! " Cette phrase revenait à me dire : " Ne pense pas... Ne discute pas... Ne demande pas... " Mais moi, je ne peux pas faire cela. Il ne m'est pas possible de croire en une chose sans qu'elle ne me soit attestée par une preuve.
Durant cette période, j'avais une amie musulmane. Alors que nous marchions, une nuit, je l'ai interrogée au sujet de l'Islam. L'Islam est-il en mesure de répondre à mes questions de manière scientifique et y'a-t-il un lien entre l'Islam et la science ? J'étais intéressée par la connaissance d''Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, et la preuve que le Coran est la parole d'Allah. Comme mon amie avait des connaissances très limitées à ce sujet, elle m'a orientée vers la traduction des sens du Noble Coran, que j'ai commencé à lire... Un jour, cette amie est venue me voir et m'a dit : " Eh bien ! Un de nos voisins - un Anglais appelé David - est devenu musulman depuis longtemps. Je pense qu'il peut répondre [à tes questions]...
Pour moi, David était à l'image d'un homme qui se noie et s'accroche alors à n'importe quoi afin de se sauver de son conflit intérieur. Je suis allée le voir et je lui ai posé la même question à propos de l'Islam. Il m'a apporté le Coran et des versets qui s'accordent avec la science et ses réalités. Je dis ici " versets " et non pas " un verset " ; des versets qui s'accordent avec la science. Comme les versets dans lesquels Allah parle du cycle de l'eau, me clarifiant de manière évidente l'ensemble des réalités liées à ce cycle sous ses huit formes : le soleil, les vents, le stockage de l'eau, les nuages, etc. Il me cita la parole d'Allah, Exalté soit-Il : { Ne vois-tu pas qu’Allah pousse les nuages ? Ensuite, Il les réunit et Il en fait un amas, tu vois alors la pluie sortir de son sein. Et Il fait descendre du ciel de la grêle [provenant] des nuages [comparables] à des montagnes. Il en frappe qui Il veut et l’écarte de qui Il veut. Peu s’en faut que l’éclat de son éclair ne ravisse la vue. } [Sourate An-Noûr (La Lumière) : 24/43].
Après cela, il commença à citer d'autres versets, comme les versets dans lesquels Allah parle des montagnes et de leurs piquets qui s'enracinent dans la terre ; or, la géologie n'est parvenue à cela que depuis trente ou quarante ans, pas plus. Gloire et Pureté à Allah ! Et d'autres versets qui disent que la Terre a la forme d'un œuf tandis que la Bible dit qu'elle est plate... Dans le même genre, il y a deux versets particulièrement éblouissants. Dans le premier verset, Allah parle de l'embryon... et c'est une chose qui ne peut être vue qu'au microscope ! Tu ne peux pas voir cela à l'œil nu, Gloire et Pureté à Allah ! Allah le mentionne pourtant dans le Coran ! Tout ceci constitue des preuves. Elles ne sont pas des preuves limitées aux 1400 ans révolus, elles sont et restent des preuves jusqu'à ce jour ! Et il s'agit là d'un autre miracle, mettant en avant que le Coran est éternel... En effet, il est étroitement lié au passé, au présent et à l'éternité, Gloire et Pureté à Allah ! Le second verset concerne la justice entre l'homme et la femme dans le Coran. Je suis de celles qui appellent à donner aux femmes plus de droits et d'emplois, mais dans le cadre islamique. J'accorde beaucoup d'importance aux droits des femmes. J'ai clairement vu la justice entre l'homme et la femme dans le Coran, dans la mesure où le Coran mentionne l'homme et la femme le même nombre de fois : vingt-trois. En effet, l'homme est mentionné vingt-trois fois tout comme la femme y est mentionnée vingt-trois fois ! Maintenant, puis-je demander : " Combien y a-t-il de chromosomes dans un être humain ? " La réponse est : 46 chromosomes. Gloire et Pureté à Allah ! 23 pour le père... et 23... pour la mère !
Au moment où David a fini, je me suis dit : " C'est en cela que je dois croire... " La voilà certes la véritable religion, celle qui s'adresse à la raison avec des arguments et des preuves... Vraiment, ceci n'est pas la parole d'un être humain... J'avais besoin d'une preuve qui me dise : " La voilà certes la vérité ! J'ai gâché ma vie à suivre quelque chose ; ensuite, il s'est avéré en fin de compte que c'était une erreur. Gloire et Pureté à Allah !
Maintenant, j'avais une preuve de la religion. Mais j'avais encore besoin que cette preuve change mes sentiments : mon cœur... une sensation qui m'appelle et attire mon émotion. À cette époque, j'avais dix-sept ans et mon frère David m'avait offert une copie du film " Le Message " qui relate la biographie du Messager d'Allah (qu'Allah le couvre déloge et le préserve). En regardant ce film, je me suis ennuyée, il était très long. En effet, il a duré près de trois heures. De ce fait, parfois j'entrais dans la chambre [afin de regarder], puis parfois j'en sortais... Et tout à coup, ce fut comme si le mouvement de l'univers s'était figé pour quelques instants. Lors de la scène où [l'acteur qui représente] Bilâl (qu'Allah l'agrée) monte sur la Ka'bah et proclame pour la première fois l'appel à la prière (Al-Adhân), je me suis précipitée - Gloire et Pureté à Allah - vers la chambre où se trouvait la télévision. Quel est cette voix ? C'est l'Adhân... Je ne l'avais jamais entendu auparavant. Le son "a" qui s’élève à chaque pause et répétition à la fin des mots ainsi que les phrases de l'Adhân me procuraient une sensation si chaleureuse.ḥḤ Mon cœur n'avait jamais vécu d’instant aussi chaleureux. Plus encore, il a même ressenti qu'il devait se tourner vers l'une des scènes de cet incroyable film et en faire partie, malgré le fait que je n'en avais pas compris le moindre mot ! Je n'en avais rien compris, Gloire et Pureté à Allah ! Il est en langue arabe et je suis une femme anglaise !!! C'était une nouvelle sensation, inconnue pour moi jusqu'à ce jour. J'avais besoin de faire partie de ce film merveilleux et d'être l'un de ses éléments. Gloire et Pureté à Allah ! Trois jours après ce film, j'ai dirigé mon visage vers la mosquée et j'ai prononcé l'attestation de foi. Cela s'est passé il y a vingt-deux ans. Louange à Allah ! "
La professeure Amînah est une prédicatrice, une conférencière ainsi qu’une activiste engagée dans la présentation de la beauté de l'Islam et de ses valeurs à la société britannique. Elle est vice-présidente de l'Association Musulmane de Grande-Bretagne (Muslim Association of Britain).
10 - Philobus, pasteur de l'Église anglicane et professeur de théologie.
https://shamela.ws/author/1181
Brève présentation à son sujet :
Il est titulaire d'une maîtrise en théologie de l'Université de Princeton aux États-Unis d'Amérique.
Parmi ses livres :
Mouḥammad dans la Torah, l'Évangile et le Coran.
Le Christ : un homme et non un dieu.
L'Islam dans les livres célestes.
Connais ton ennemi Israël.
L'Orientalisme, le prosélytisme et leur lien avec l'impérialisme mondial.
Les prosélytes et les orientalistes dans le monde arabo-musulman.
Il était pasteur de l'Église anglicane et un professeur de théologie. Par son biais, un grand nombre de personnes se sont converties à l'Islam.
La raison libre le rejeta :
Cheikh Ibrâhîm nous raconte son voyage vers l'islam. Il dit :
"Lors d'un congrès missionnaire, j'ai été invité à parler. Je me suis alors longuement étendu répétant les critiques fréquemment proférées contre l'Islam. Après avoir fini de parler, j'ai commencé à me demander : " Pourquoi dis-je cela alors que je sais que je mens !? " J'ai présenté mes excuses avant la fin du congrès et je suis sorti seul me dirigeant vers chez moi. J'étais secoué en mon for intérieur et vraiment perturbé. Une fois à mon domicile, j'ai passé toute la nuit seul dans la bibliothèque à lire le Coran. Je me suis longuement arrêté sur le noble verset qui dit :
{ Si Nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne, tu l'aurais vu s'humilier et se fendre par crainte d'Allah. Et ces paraboles Nous les citons aux gens afin qu'ils réfléchissent. } [Sourate Al-Ḥachr (Le Rassemblement) : 59/21].
Cette nuit-là, j'ai pris la décision de ma vie et je suis entré en Islam. Ensuite, tous mes enfants ont emboîté le pas. Le plus enthousiaste d'entre eux fut mon fils aîné Oussâmah qui est docteur en philosophie et travaille en tant que professeur de psychologie à l'Université de la Sorbonne.
Son histoire :
Ancien professeur à la Faculté Évangélique de Théologie, Ibrâhîm Khalîl Philobus suivait, comme ils sont des millions à le faire, ce sur quoi il avait trouvé ses ancêtres non-musulmans. Il a grandi dans l'église, gravi les échelons dans les écoles de théologie et a fini par occuper une place prestigieuse chez les évangélistes. De sa main, il a écrit la synthèse de sa longue expérience, en plusieurs centaines de pages, dans un mémoire de maîtrise intitulé : " Comment détruisons-nous l'Islam par le biais des musulmans ? "
En théologie, Philobus était un spécialiste incomparable. Et aux yeux des gens, il était le fils dont l'église évangélique américaine pouvait se vanter. En raison des moyens dont il disposait, du pouvoir, des plaisirs et de la protection qui furent mis à sa disposition, il n'a fait preuve d'aucune considération à l'égard des savants d'Al-Azhar qui menaient une vie d'austérité !
Toutefois, le faux n'a pas tardé à laisser place à la désillusion ; les égarements relatifs à la dénaturation de l'Evangile et de la Torah ont montré leurs failles de manière inattendue. La brume de l'illusion a alors laissé place à la clairvoyance de la disposition naturelle. Ibrâhîm Khalîl Philobus, qui venait de passer le seuil des 40 ans ce vingt-cinquième jour de l'année 1959, a eu une nouvelle naissance.
Rencontre avec le professeur Ibrâhîm Khalîl Aḥmad, aujourd'hui prédicateur, qui a traversé les coulisses de l'égarement et de la fausseté et s'est dirigé vers le monde de la vérité, de la guidée et de la lumière.
Question : Comment s'est passé le voyage de la guidée qui vous a conduit sur le rivage de la foi et de l'Islam ? Et où a-t-il commencé ?
Réponse : Je suis né à Alexandrie, en Égypte, le 13 janvier 1919. J'ai grandi en tant que chrétien engagé et j'ai été envoyé dans les écoles missionnaires américaines. Alors que j'en étais au stade de l'enseignement secondaire, la Seconde Guerre Mondiale a éclaté. La ville d'Alexandrie subit alors d'horribles bombardements et nous avons été contraints d'émigrer à Assiout. J'ai intégré l'internat de la faculté d'Assiout et j'ai obtenu un diplôme en 1941-1942. Des opportunités de travail se sont rapidement présentées à moi, et j'ai rejoint les forces américaines de l'année1942 jusqu'à l'année 1944.
Q : Quelle était la nature de ce travail ? Et comment l'as-tu obtenu ?
R : Les forces américaines disposaient à ce moment-là d'usines chimiques où elles faisaient analyser les métaux dont étaient composées les structures des avions abattus ; ceci, dans le but de connaître leurs compositions et leurs types Compte tenu de la culture que j'avais acquise à la Faculté d'Assiout et de ma maîtrise de la langue anglaise, mais aussi parce que les Américains s'intéressaient fortement aux diplômés universitaires et les assimilaient dans leurs entreprises, j'ai passé deux ans dans ce travail. Cependant, les nouvelles de la guerre et les catastrophes m'ont poussé à voir le monde avec plus de profondeur et m'ont conduit à me diriger vers l'appel à la paix et vers l'église qui eut vent de mes aspirations et alimentait mes inclinations. J'ai donc rejoint la Faculté de théologie en 1945 et j'y suis resté trois ans.
Q : Quelles sont les lignes générales de la méthodologie de la faculté ? Et qu'en est-il de [la place de] l'Islam ?
R : Au cours des huit premiers mois, nos études étaient théoriques : le professeur présentait une conférence avec des points principaux et nous devions terminer la recherche à la bibliothèque. Nous devions étudier trois langues - le grec, l'araméen et l'hébreu - en plus de l'arabe comme langue de base et de l'anglais comme langue secondaire.
Après cela, nous avons étudié les introductions à l'Ancien et au Nouveau Testament ainsi que les exégèses, les explications, l'histoire de l'Église puis l'histoire du mouvement de christianisation et sa relation avec les musulmans. À ce stade, nous avons commencé à étudier le Noble Coran et les récits prophétiques (hadiths) et nous nous sommes concentrés sur les sectes qui sont sorties de l'Islam comme les Ismaélites, les 'Alaouites, les Qadiyanites et les Baha'ites.
Naturellement, l'attention portée aux étudiants était des plus grandes. Il suffit que je mentionne qu'alors que nous étions douze étudiants, il y avait douze professeurs américains ainsi que sept égyptiens assignés à nous enseigner.
Q : Ces études concernant l'Islam et les sectes musulmanes étaient-elles purement scientifiques ou un autre objectif se cachait derrière elles ?
R : En fait, ces études servaient de base à nos futurs dialogues avec les musulmans et nous utilisions nos connaissances pour combattre le Coran par le Coran et l'Islam avec " les points noirs " de l'histoire des musulmans ! Nous dialoguions avec les personnes de l'Université d'Al-Azhar et les musulmans en utilisant le Coran afin de les induire en erreur ; nous utilisions des versets équivoques - éloignés de leur contexte - et exploitions cette démarche frauduleuse pour servir nos objectifs.
Nous avions certains livres à ce sujet dont les plus importants s'intitulaient : "Al-Hidâyah" (la guidée), en quatre volumes et : "Maṣdar Al-Islâm" (La source de l'Islam). De plus, nous profitions aussi des écrits des agents de l'Orientalisme, tels que Taha Ḥoussein, dont l'église a pleinement exploité le livre : "Ach-Chi'r Al-Jâhilî (La poésie préislamique). Les étudiants de la Faculté de théologie le considéraient comme l'un des livres clé pour l'enseignement de la matière sur l'Islam !
Et c'est selon cette méthodologie qu'a été rédigé mon mémoire de maîtrise, intitulé : "Comment détruisons-nous l'Islam par le biais des musulmans ?", en 1952. J'ai passé quatre ans à le préparer, me basant sur mon expérience pratique dans la prédication et la christianisation au sein des musulmans après avoir obtenu mon diplôme en 1948.
Q : Par conséquent, comment s'est produit un tel revirement de ta part ? Quand t'es-tu tourné vers l'Islam ?
R : Comme je l'ai mentionné plus tôt, j'étais très actif dans le mouvement missionnaire américain. Après l'avoir longuement côtoyé et avoir pris directement connaissance de leurs secrets, j'ai acquis la certitude que les missionnaires d'Égypte n'étaient pas venus répandre la religion mais plutôt soutenir la colonisation et l'espionnage sur le pays !
Q : Comment ?
R : Les preuves ne manquent pas et sont constatables dans de nombreuses situations. Au moment où le pays se préparait à se révolter contre l'oppression [coloniale], l'Église fut la première à le savoir. Ceci, car le copte et le musulman vivent ensemble, sur la même terre. Le jour où un musulman se plaignait, le chrétien ne tardait pas à l'entendre et à nous rapporter sa plainte afin que nous l'analysions et la traduisions à notre tour. D'autre part, les fidèles de l'église engagés au sein des forces armées étaient un moyen direct pour transmettre les informations militaires et leurs secrets. Et c'est par le biais des centres de christianisation - affiliés à l'Amérique et jouissant de l'attention et de la protection américaines - que la guerre d'espionnage était dirigée.
Ici, tu dois savoir qu'un chrétien égyptien a deux nationalités et deux affiliations : son affiliation à la patrie où il est né, qui est une affiliation civile, exprimée par sa nationalité égyptienne ; et une affiliation religieuse, plus forte, et représentée par la nationalité chrétienne. En Europe et en Amérique, il se sent un citoyen de première classe qui est protégé. En revanche, en Égypte, les chrétiens ressentent qu'ils sont étrangers. C'est exactement comme l'affiliation de l'Israélien qui considère son affiliation spirituelle à la terre de Jérusalem, tandis que son affiliation à la patrie où il est né est purement civile. C'est pourquoi, les missionnaires et l'église ont planifié de mettre l'Égypte dans l'orbite de la colonisation, afin qu'elle ne puisse pas vivre éloignée d'elle. De là, j'ai ressenti mon affiliation égyptienne. J'ai commencé à percevoir ces gens comme des étrangers pour moi et ressentir que mon voisin musulman était en fait plus proche de moi qu'eux. J'ai alors commencé à être tolérant. Excusez-moi, je dis : " être tolérant ", dans le sens où j'ai commencé à lire le Coran d'une manière différente de ce que je le faisais jusque là. "
Au mois de juin de l'année 1995 il me semble, j'ai écouté la parole d'Allah - Gloire et Pureté à Lui - qui disait : { Dis : "Il m'a été révélé qu'un groupe de djinns prêta l'oreille et qu'ils dirent : " Nous avons certes entendu une Lecture merveilleuse qui guide vers la droiture. Nous y avons alors cru...} [Sourate Al-Jinn (Les Djinns) : 72/1-2] Ce noble verset s'est étrangement enraciné dans mon cœur, et lorsque je suis rentré chez moi, je me suis précipité vers le Coran que j'ai saisi avec force tout en restant émerveillé par cette sourate.
Q : Comment ?
Certes, Allah - Gloire et Pureté à Lui et qu'Il soit Exalté - dit : { Si Nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne, tu l'aurais vu s'humilier et se fendre par crainte d'Allah.. } [Sourate Al-Ḥachr (Le Rassemblement) : 59/21]
Ibrâhîm Khalîl, qui jusqu'à récemment combattait l'Islam et dressait des arguments à partir du Coran, de la Sounnah et des sectes sorties de l'Islam pour combattre l'Islam s'est transformé en un homme bienveillant et doux qui aborde le Coran avec respect et révérence. " C'était comme si le voile sur mes yeux s'était levé et que ma vue était devenue perçante au point que je puisse voir ce qui ne pouvait être vu et que je sente les rayonnements d'Allah - Exalté soit-Il - comme une lumière brillante et scintillante entre les lignes. Je me suis alors consacré au Livre d'Allah et j'ai lu Sa parole - Exalté soit-Il - qui dit : { Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu'ils trouvent mentionné chez eux dans la Thora et l'Évangile } [Sourate Al-A'râf (Les parties hautes [de la Muraille]) : 7/157] Et dans la Sourate Aṣ-Ṣaf (Le Rang), j'ai lu : {... et annonciateur d'un Messager à venir après moi, dont le nom est : Aḥmad ! } [Sourate Aṣ-Ṣaf (Le Rang) : 61/6)]. Par conséquent, le noble Coran affirme qu'il y a des prophéties dans la Torah et l'Évangile concernant le Prophète Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve).
De là - et durant de nombreuses années - j'ai commencé à étudier ces prophéties et j'ai trouvé qu'elles étaient vraies, ni remplacées, ni modifiées. C'est parce que les Fils d'Israël pensaient qu'elles n'iraient pas au-delà de leur cercle. Par exemple, dans le Deutéronome, le cinquième parmi les livres de la Torah, il est dit : { Je susciterai pour eux un Prophète comme toi parmi leurs frères ; Je mettrai Mes paroles dans sa bouche et il leur dira tout ce que Je lui ordonnerai. }
Je me suis arrêté, en premier, au mot " leurs frères " et je me suis demandé si cela faisait référence aux " Fils d'Israël " ? Si cela avait été le cas, Il aurait dit : " D'entre eux. " Comme Il a dit : " Du milieu de leurs frères " Le sens voulu, ici, désigne donc les cousins. Dans le Livre du Deutéronome : Chapitre : 2 / Verset : 4, Dieu dit à notre Prophète Moïse : { Vous allez passer à la frontière de vos frères, les enfants d'Ésaü... } Ésaü est celui que nous appelons dans l'Islam : Al-'Îs, et il est le frère de Jacob. Ses enfants sont les cousins des Fils d'Israël. Malgré cela, Il a dit : " Vos frères. " Il en est de même pour les enfants d'Isaac et les enfants d'Ismaël ; ils sont cousins, car Isaac est le frère d'Ismaël. D'Isaac descend la progéniture d'Israël et d'Ismaël descend Qedar, dont descend notre maître Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) qui compte parmi sa progéniture. C'est la branche que les Fils d'Israël ont voulu faire tomber et sur laquelle la Torah a bien insisté lorsqu'elle dit : " Du milieu de vos frères. " C'est-à-dire : Parmi vos cousins.
Après cela, je me suis arrêté sur l'expression : " comme toi " J'ai alors posé les trois Prophètes : Moïse, Jésus et Mouḥammad (qu'Allah les couvre d'éloges et les préserve) et je les ai comparés. J'ai trouvé que Jésus était très différent de Moïse et de Mouḥammad (qu'Allah les couvre d'éloges et les préserve), selon la croyance chrétienne elle-même - que nous rejetons naturellement. Dans leur croyance, il est un dieu incarné et il est réellement le fils de Dieu ; il est la seconde hypostase de la Trinité et il est celui qui est mort sur la croix... Quant à Moïse, il était un serviteur d'Allah, un homme et un Prophète ; il est mort d'une mort naturelle et a été enterré dans une tombe comme le reste des hommes. Il en est de même de notre maître, le Messager d'Allah Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve).
Par conséquent, la ressemblance s'applique à Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) tandis que la différence entre Jésus et Moïse (sur eux la paix) est confirmée selon la croyance chrétienne elle-même.
Si nous poursuivons dans la partie restante : { Je mettrai Mes paroles dans sa bouche... } Ensuite, si nous cherchons dans la vie de Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve), nous trouverons qu'il était illettré, il ne savait ni lire, ni écrire. Puis soudainement, un jour, à l'âge de quarante ans, il a proclamé le miracle du noble Coran... Si nous revenons à une autre prophétie de la Torah, dans le Livre d'Esaïe, Chapitre : 29 / Verset : 12 qui dit : { Ou comme un livre que l'on donne à un homme qui ne sait pas lire, en disant : " Lis donc cela ! " Et qui répond : " Je ne sais pas lire..." } Nous trouverons une correspondance complète entre ces deux prophéties et l'évènement de la descente de Gabriel avec la révélation au Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dans la grotte de Ḥirâ' et la descente des cinq premiers versets de la Sourate : (l'Adhérence).
Q : Cela concerne la Torah. Qu'en est-il de l'Évangile qui correspond à ce en quoi tu croyais ?
Si nous excluons les prophéties de Barnabé qui sont claires et explicites concernant l'envoi de Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) en le mentionnant par son nom, cela parce que l'Église ne reconnaît pas cet évangile à la base ; le Messie a donné neuf prophéties dans l'Évangile de Jean. Le mot « paraclet » - par lequel Jean a fait son annonce de nombreuses fois - recouvre cinq sens : 1- Le consolateur. 2 - L'intercesseur. 3 - L'avocat. 4 - Le loué. 5 - Le louable. Toutes ces significations s'appliquent totalement à notre maître le Messager d'Allah Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve). En effet, il est le consolateur du groupe de croyants qui est sur la foi et la vérité après la perte et la décadence. Il est l'avocat qui défend Jésus, fils de Marie, ainsi que tous les Prophètes et Messagers (sur eux tous la paix) après que les juifs et les chrétiens aient déformé leur image et dénaturé ce qu'ils ont apporté comme religion, qui n'est rien d'autre que l'Islam... C'est pourquoi, dans l'Évangile de Jean, Chapitre : 14 / Versets : 16-17, il est dit : { Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité. } Il est [aussi] dit, dans une autre prophétie : Chapitre : 16 / Versets : 13-14 : { Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera [parce qu'il prendra de ce qui est à moi, et vous l'annoncera]. } Et c'est là la confirmation de la parole d'Allah, Béni et Exalté soit-Il : { Dis : « Je ne suis qu’un être humain comme vous. Il m'a été révélé que votre Dieu est un Dieu Unique ! Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu'il fasse de bonnes actions et n'associe rien ni personne dans l’adoration qu’il voue à son Seigneur. » } [Sourate Al-Kahf (La Caverne) : 18/110]
Q : Comment s'est passé le moment où tu as annoncé ta conversion à l'Islam ? Et comment fut le début de la nouvelle vie au sein de la guidée et de la vérité ?
Après être parvenu à la certitude et avoir touché les réalités de mes mains, j'ai dû parler à la personne la plus proche de moi : ma femme. Malheureusement, la discussion a été transmise à la mission, ils m'ont rapidement attrapé et m'ont aussitôt transporté dans un hôpital où je fus placé sous stricte surveillance au motif que j'étais mentalement dérangé ! Pendant les quatre mois qui ont suivi, j'ai beaucoup souffert. Ils m'ont séparé de mon épouse, de mes enfants et ils ont confisqué ma bibliothèque? Celle-ci comprenait des livres et des encyclopédies de premier plan. Mon nom a été retiré de la liste des membres du complexe d'Assiout et de la conférence synodale et mon dossier de titulaire d'une maîtrise de la Faculté de théologie a été perdu. Ironiquement, à cette même époque, les Anglais avaient renversé l'un des rois de son trône en l'accusant de folie. Je craignais alors qu'il se produise la même chose avec moi. C'est pourquoi, je suis resté calme, patient et inébranlable jusqu'à ce qu'on me libère. J'ai présenté ma démission du service religieux et j'ai pris un travail dans une société américaine de papeterie. Mais là-bas, la surveillance était très stricte. L'église ne permet à aucun de ses " enfants " de se révolter contre elle tout en restant en sécurité. Soit, ils le tuent, soit ils complotent contre lui afin de détruire sa vie...
Par contre, à ce moment-là, la société musulmane n'était pas en mesure de m'aider. Comme vous le savez, la période située entre les années 1950 et 1960 fut placée sous le signe de l'éradication de certains groupes [islamiques]. À ce moment-là, l'affiliation à l'Islam et à sa défense signifiaient la ruine ! Par conséquent, j'ai dû lutter autant que possible. Je me suis lancé dans le commerce et j'ai mis en place un bureau commercial. Une fois terminé, je me suis précipité pour envoyer un télégramme au Dr. John Thomson, qui était à ce moment-là le président de la mission américaine ; c'était le 25 décembre 1959, correspondant au jour de Noël. Le message du télégramme était [le suivant] : " Je crois en Allah, le Seul, l'Unique et [je crois] en Mouḥammad en tant que Prophète et Messager !"
Mais ma déclaration officielle de conversion à l'Islam m'obligeait - selon les procédures légales - à rencontrer une commission de la nationalité à laquelle j'appartenais afin de vérifier l'affaire et d'en discuter avec moi.
À l'époque où toutes les sociétés européennes et américaines refusaient de traiter avec moi, la commission concernée était composée de sept prêtres titulaires d'un doctorat... Ils se sont adressés à moi en m'intimidant et me menaçant plus qu'en discutant ! Et vraiment ! J'ai été expulsé de mon appartement parce que j'étais en retard de deux ou trois mois dans le paiement du loyer, l'église a continué à ourdir des complots contre moi, quel que soit l'endroit vers lequel je me tournais, et mon commerce s'est retrouvé dans une impasse. Toutefois, j'ai poursuivi sur la vérité à laquelle j'avais adhéré... jusqu'à ce qu'Allah décrète que mes nouvelles parviennent au ministre des legs pieux (Al-Awqâf) de l'époque. Il m'a convoqué afin de me rencontrer et m'a demandé de contribuer au travail islamique en tant que secrétaire de la commission d'experts du Conseil Suprême des Affaires Islamiques. Au début, j'en fus extrêmement heureux. Mais l'atmosphère dans laquelle j'évoluais était - malheureusement - toxique. Les jeunes étaient davantage formés à l'espionnage que dirigés vers la science ! Les employés étaient occupés par les instructions de l'organisation des jeunes au détriment de toutes leurs tâches professionnelles. L'espionnage des employés, des directeurs et des secrétaires du ministère... Tout était fait de sorte que le dirigeant puisse les tenir d'une main de fer ! Combien de fois ai-je laissé mes affaires rangées dans le tiroir de mon bureau pour les retrouver le lendemain toute en désordre !
C'est de cette manière que les jours passèrent, mais Allah - Gloire et Pureté à Lui - a voulu qu'un nouveau ministre des legs pieux vienne à la suite du ministre précédent. Le nouveau ministre avait reçu une éducation allemande stricte. Cependant, le secrétaire du Conseil Suprême des Affaires Islamiques et l'un des officiers de second rang de la révolution, se sont dressés face à lui... Suite à la sortie de mon livre : " Orientalistes et missionnaires chrétiens dans le monde arabo-musulman. ", le nouveau ministre m'a convoqué. Il voulait faire connaissance avec moi... La nouvelle parvint au secrétaire du Conseil Suprême des Affaires Islamiques qui crut que j'étais dans le camp du nouveau ministre... Je fus alors surpris de me retrouver insulté par le directeur de son cabinet qui m'a dit : " Va au ministère qui te protège ! " Je suis sorti les larmes aux yeux. J'ai alors découvert qu'ils m'avaient confisqué les livres personnels présents dans mon bureau et ne m'y avaient laissé que des choses insignifiantes que j'ai d'ailleurs emportées et rendues au ministère... Là-bas, je travaillais comme secrétaire commis à la médiation ! Le jour de ma sortie de fonction fut le 12 janvier 1979, à l'âge de 60 ans.
À partir de ce jour, Ibrâhîm Khalîl a commencé à occuper sa position de prédicateur islamique.
La première chose par laquelle Allah m'a secouru fut que j'ai rencontré, aux côtés du Dr Jamîl Ghâzî, treize prêtres au Soudan lors d'un débat ouvert qui s'est terminé par leur conversion à l'Islam. Ceux-ci furent une cause de bien et de guidée pour l'Ouest du Soudan de sorte que des milliers de païens et autres entrèrent dans la religion d'Allah par leurs cause.
11- le Docteur Wadî' Boutros, l'ancien diacre égyptien :
https://www.youtube.com/watch?v=RDR6yQWe-Jo&t=60s
https://www.youtube.com/watch?v=vRNuGuVE8Lc&t=300s
Louange à Allah pour le bienfait de l'Islam. C'est un grand qu'aucun autre bienfait n'égale car, à l'exception des musulmans, personne sur terre n'adore Allah de manière exclusive, sans rien Lui associer. J'ai effectué un long voyage - d'environ quarante ans - jusqu'à ce qu'Allah me guide. Je vais vous décrire toutes les étapes de ce voyage au cours de ma vie :
L'étape de l'enfance : le plantage des fruits noirs.
Mon père était un exhortateur à Alexandrie, à l'Association des Amis de la Bible. Son travail consistait à l'évangélisation dans les villages pauvres pour essayer d'attirer les musulmans pauvres vers le christianisme. Mon père a insisté pour que je rejoigne les diacres depuis que j'avais six ans et que j'assiste régulièrement aux leçons des écoles du dimanche. Là, ils plantent les graines de la rancœur noire dans les esprits des enfants. Ils disent notamment :
Les musulmans ont usurpé l'Égypte aux chrétiens et ils ont torturé les chrétiens.
Le musulman est pire en mécréance que le bouddhiste et l'adorateurs des vaches.
Le Coran n'est pas le livre d'Allah, mais c'est Mouḥammad qui l'a inventé.
Les musulmans persécutent les chrétiens afin qu'ils abandonnent l'Égypte et qu'ils émigrent...
Ainsi que d'autres graines qui cultivent la rancœur noire contre les musulmans dans le cœur des enfants...
Pendant cette période gênante, mon père nous parlait - en secret - de la déviation des églises du véritable christianisme qui interdit les images, les représentations, la prosternation aux patriarches et la confession aux prêtres.
L'étape de l'adolescence (la maturation des fruits de la rancœur noire) :
À l'âge de 18 ans, je suis devenu professeur dans les écoles du dimanche et enseignant pour les diacres. Pendant ce temps, je devais assister aux cours de prédication à l'église et visiter les monastères de manière périodique, en particulier l'été, lorsque les spécialistes se concentraient sur l'attaque de l'Islam, la critique sévère du Coran et de Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve).
Lors de ces réunions, on disait :
Le Coran est rempli de contradictions ! Ensuite, ils évoquaient un verset [coupé et hors contexte] comme : { N'approchez pas de la prière...}
Et ce genre de railleries à l'égard du noble Coran et du Prophète Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) étaient légions...
Questions embarrassantes :
Pendant cette période, les jeunes - dont je faisais moi-même partie - posaient aux prêtres des questions qui nous embarrassaient :
Un jeune chrétien demanda : " Quel est votre avis sur Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) ? "
Le prêtre répondit : " C'était un homme brillant et intelligent !"
Il y a eu beaucoup d'hommes brillants, citons par exemple Platon, Socrate, Hammurabi... Mais nous n'avons pas trouvé pour autant qu'ils aient eu des adeptes ou une religion qui se répandait à cette vitesse jusqu'à ce jour. Pourquoi ?
Le prête était embarrassé en répondant.
Un autre jeune demanda : " Quel est votre avis sur le Coran ? "
R : " C'est un livre qui contient des histoires de prophètes et qui exhorte les gens aux actes émérites, mais il est rempli d'erreurs. "
Q : " Pourquoi craignez-vous que nous le lisions ? Et jetez l'anathème sur quiconque le touche ou le lit ? "
R : Le prêtre insista sur le fait que quiconque le lit est mécréant, sans en clarifier la raison !
Un autre demanda : " Si Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) était un menteur, pourquoi Allah lui a-t-il laissé répandre son appel durant vingt-trois ans ? Bien plus encore, comment se fait-il que sa religion ne cesse de se propager jusqu'à nos jours malgré qu'il soit écrit dans le Livre de Jérémie : "Certes, Dieu a promis de détruire tout homme qui prétend la prophétie, lui et sa famille, d'ici un an " ?
Le prêtre répondit : " Peut-être que Dieu veut tester les chrétiens à travers lui. "
Positions embarrassantes :
En l'an 1971, le patriarche Shenouda a décidé de priver le moine Raphaël - le moine du monastère de Saint-Ménas (Deir Mar Mina) de la prière, car il n'a pas mentionné son nom dans la prière. Le moine Samuel a essayé de le convaincre de la prière en disant qu'il prie Dieu et non le patriarche. Mais il a craint que le patriarche ne le prive aussi du Paradis !
Le moine Samuel s'est alors demandé : " Le cheikh d'Al-Azhar oserait-il priver un musulman de la prière ? Impossible ! "
Ce qui m'a le plus embarrassé c'était de savoir que chaque faction chrétienne excommuniait l'autre. J'ai alors demandé à l'archiprêtre Mathias Raphaël, un père confesseur, qui m'a confirmé cela de même que cette excommunication s'exécute sur la terre comme au ciel.
Je lui ai alors demandé tout étonné : " Cela signifie que nous sommes mécréants de par l'excommunication du Pape de Rome qui nous considère ainsi ? "
Il répondit : " Malheureusement, oui !"
Je lui ai demandé : " Et le reste des factions, les gens sont des mécréants à cause de l'excommunication du Patriarche d'Alexandrie les concernant ? "
Il me répondit : " Malheureusement, oui !"
Je lui ai demandé : " Quelle sera alors notre position au Jour de la Résurrection ? "
Il a répondu : " Que Dieu nous fasse miséricorde ! "
Début de l'orientation vers l'Islam :
En entrant dans l'église, j'ai trouvé l'image du Messie ainsi que sa statue au-dessus de l'autel, je me suis demandé : " Comment cette personne faible et humiliée qui a été moquée et torturée pourrait-elle être un seigneur et un dieu ? "
Ai-je l'obligation d'adorer un seigneur de cette faiblesse, celui-là même qui a fui l'oppression des Juifs ?
Et j'ai été étonné d'apprendre que la Torah avait maudit la croix ainsi que celui qui y est crucifié, que cet individu crucifié y est considéré comme impur et rendant impure la terre sur laquelle il est crucifié. [8] Deutéronome (21 : 22-23).
En 1981, je discutais et me disputais souvent avec mon voisin musulman : Aḥmad Mouḥammad Ad-Demerdâch Ḥijâzî. Un jour, il m'a parlé de la justice en Islam concernant : l'héritage, le divorce, le talion... Ensuite, il m'a demandé : " Avez-vous quelque chose de similaire ? - J'ai répondu : Non, non. Il n'y a pas ! "
J'ai commencé à me demander : " Comment un seul homme a-t-il pu apporter toutes ces législations claires et complètes dans les adorations et les relations, sans divergences ? Et comment des milliards de juifs et de chrétiens ont-ils été incapables de prouver qu'il était un inventeur ?
De 1982 à 1990, j'étais médecin à l'hôpital Sadr Kôum Ach-Chaqâfa, où le Dr Mouḥammad Ach-Châṭibî racontait toujours à ses collègues des hadiths de Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve). Au début, je sentais le feu de la jalousie. Mais, au fil du temps, j'ai aimé entendre ces hadiths ayant peu de mots, beaucoup de significations, de belles expressions et un contexte. Je sentais à ce moment que cet homme était un grand Prophète.
Est-ce que mon père était musulman ?
Parmi les facteurs subtils ayant influencé ma guidée, il y a les choses choquantes que j'allais découvrir au sujet de mon père, notamment :
Il a complètement abandonné les églises, la prédication et les associations missionnaires.
Il refusait d'embrasser les mains des révérends (c'est une grave affaire chez les chrétiens).
Il ne croyait pas au corps et au sang (le pain et le vin) ; c'est-à-dire qu'il ne croyait pas à l'incarnation de Dieu.
Au lieu de sortir le vendredi matin pour aller à la prière, il restait endormi. Ensuite, il prenait un bain et sortait à midi !
Il inventait des excuses pour sortir l'après-midi à l'heure du 'Aṣr, et revenait tard le soir (à l'heure du 'Ichâ`).
Il a commencé à refuser que les filles aillent chez le coiffeur.
Il a commencé à dire de nouvelles expressions, comme : "Je me refugie auprès d'Allah contre le Diable " et " Il n'y a de puissance ni de force excepté en Allah !"
Après la mort de mon père, en 1988, j'ai trouvé - dans sa copie de l'Évangile - des petits bouts de papier sur lesquels il indiquait les erreurs qui s'y trouvaient, ainsi que leurs corrections.
J'ai aussi retrouvé l'Évangile de mon grand-père paternel, l'édition de 1930. Il y a une clarification complète concernant les changements que les chrétiens lui ont appliqués, comme la transformation des mots : " Ô enseignant ! " et : " Ô maître ! " en : "Ô Seigneur ! " Afin d'induire le lecteur en erreur lui faisant croire que le Messie était adoré depuis sa naissance.
Le chemin vers la mosquée :
À proximité de ma clinique il y a une mosquée appelée : " Houdâ Al-Islâm ", La guidée de l'Islam. Je m'en suis approché et j'ai commencé à regarder à l'intérieur. J'ai trouvé qu'elle ne ressemblait absolument pas à l'église (pas de sièges, pas de dessins, pas de grandes lampes, pas de tapis luxueux, pas d'instruments de musique, pas de chants et pas d'applaudissements). J'ai trouvé que l'adoration dans ces mosquées consistait en l'inclination et la prosternation pour Allah, uniquement. Il n'y a pas de différence entre un riche et un pauvre, tout le monde se tient en rangs organisés. J'ai comparé cela à l'inverse qui se passe dans les églises, et le résultat de la comparaison était toujours en faveur des mosquées.
Dans l'esplanade du Coran :
J'ai voulu lire le Coran, j'en ai alors acheté une copie et je me suis souvenu que mon ami, Aḥmad Ad-Demerdâch, a dit : " Certes, le Coran : { Seuls les purifiés le touchent } Je me suis lavé mais je n'ai trouvé que de l'eau froide. Ensuite, j'ai lu le Coran et j'avais peur d'y trouver des divergences (après avoir perdu ma confiance en la Torah et l'Évangile). J'ai lu le Coran en deux jours, et je n'y ai pas trouvé ce que l'église nous a enseigné à son propos.
Plus étonnant que cela, celui qui parlait à Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) l'informait qu'il allait mourir ! Qui ose parler ainsi si ce n'est Allah ! J'ai supplié Allah de me guider et de m'orienter.
Le rêve :
Un jour, le sommeil me terrassa ; j'ai alors posé le Coran à côté de moi et, peu avant l'aube, j'ai vu une lumière dans le mur de la pièce, un homme au visage lumineux y apparu. Il s'est approché de moi et a indiqué le Coran. J'ai tendu ma main afin de le saluer mais il a disparu. Quelque chose dans mon cœur m'a dit que cet homme était le Prophète Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) qui m'indiquait que le Coran était la voie de la lumière et de la guidée.
Finalement : J'ai soumis mon visage à Allah :
J'ai demandé à l'un des avocats et il m'a indiqué de me rendre à la direction de la sûreté, au département des affaires religieuses. Cette nuit-là, je n'ai pas dormi et le Diable n'arrêtait pas de me chuchoter : " Comment délaisses-tu la religion de tes ancêtres si facilement ? "
Je suis sorti à six heures du matin et je suis entré dans l'église " Saint George et Saint Anthony " où se tenait la prière. La salle était pleine d'images et de statues du Christ, de Marie et des Apôtres, ainsi que d'autres à l'effigie de l'ancien patriarche Kerols. Je leur ai parlé : " Si vous êtes sur la vérité et que vous faites des miracles, comme ils nous l'enseignent, alors faites... donnez-moi un signe ou une indication quelconque montrant que je chemine sur un mauvais chemin ! " Et naturellement, il n'y eut aucune réponse.
J'ai abondamment pleuré sur les longues années de ma vie perdues à adorer ces images et ces statues. Après avoir pleuré, je me suis senti purifié du paganisme et j'ai senti que je cheminais dans la voie juste, la véritable voie de l'adoration d'Allah.
Je me suis rendu à la direction... et j'ai entamé un long et pénible voyage avec la routine, la complication de la bureaucratie et les soupçons des gens. Après dix mois, ma conversion à l'Islam fut officiellement achevée chez le notaire, en août 1992.
Ô Allah ! Fais-moi vivre sur l'Islam et fais-moi mourir sur la foi.
Ô Allah ! Préserve ma descendance après moi et fais qu'ils soient des craintifs et des dévots, qu'ils craignent de Te désobéir et qu'ils se rapprochent de Toi en T'obéissant.
Et la dernière de nos invocations est : la Louange revient à Allah, le Seigneur des mondes.
Docteur Wadî' Bouṭros.
12- Le pasteur et scientifique américain, le Dr Jerald Dirks.
Titulaire d'une maîtrise en théologie de l'Université de
Harvard
https://www.youtube.com/watch?v=tq0ngPx_yoc&t=26s
https://www.youtube.com/watch?v=xrygGuthLUE
L'un de ses livres a été la cause de la conversion de plus de deux cents Américains à l'Islam.
Le Dr Jerald Dirks est un ancien diacre de l'Église Méthodiste Unie. Il a obtenu une maîtrise en théologie de l'Université de Harvard et un doctorat en psychologie de l'Université de Denver. Il est aussi l'auteur de nombreux livres, notamment : « La Croix et le Croissant » ; « Dialogue interreligieux entre le christianisme et l'Islam » (2001) ; et : « Abraham : l'ami intime de Dieu » (2002). Il a publié plus de 60 articles dans le domaine de la psychologie clinique et plus de 150 articles sur les chevaux de race arabe.
Le Dr. Jerald Dirks a grandi dans une petite communauté rurale du Kansas, où l'église était le centre de la vie. C'était un petit village dans lequel vivaient environ cinq cent habitants, et ils avaient trois églises. Chaque été dans les églises avait lieu : "la fête de la crème glacée", et les églises en question étaient de véritables centres de vie communautaires ; sa famille et lui ne manquèrent donc pas de fréquenter l'église méthodiste locale.
Pendant son enfance, il était très impliqué dans la collecte de stylos pour les participants assidus à l'école du dimanche. Il en fut de même des prix de mémorisation des textes de l'Évangile. Arrivé au collège, il se sentait personnellement appelé par la fonction de prêtre.
À cette époque, il était toujours choisi afin de prononcer le sermon lors du dimanche annuel de la jeunesse. Puis, un peu plus tard, il devint celui qui prononçait les sermons dans les autres églises locales lors des différents évènements ; il en fut de même dans les maisons de santé et autres organisations en relation avec l'église, il n'avait alors que quatorze ans. Il continua jusqu'à son entrée à l'Université de Harvard, à l'âge de 17 ans, où il étudia la philosophie en matière principale. Et même au cours de ses études à la Faculté, il persévéra dans cette direction...
En 1969, il reçu l'autorisation d'être un prédicateur officiel de l'Église Méthodiste Unie.
En 1971, il est sorti diplômé du premier cycle Universitaire.
Il entra alors à la Faculté de théologie de l'Université de Harvard, pour une durée de trois ans, dans l'objectif d'obtenir une maîtrise en théologie.
En 1972, il a été ordonné diacre au sein de l'Église Méthodiste Unie.
En 1974, il a obtenu sa maîtrise de la Faculté de théologie de l'Université de Harvard. Et il a passé l'été de cette année-là en tant que prêtre dans les églises locales du Kansas.
Mais en automne 1974, il a décidé de quitter la paroisse. Bien qu'il soit resté pasteur ordonné, il n'a plus prêché après cette saison.
Dans un entretien avec lui, le Dr. Abd Ar-Raḥmân Aboû Al-Majd a dit :
Le Dr. Jerald Dirks, Aboû Yaḥyâ, et madame Debra L. Dirks, Oumm Yaḥyâ, sont passés par de nombreux chemins pour parvenir à l'Islam, et ont prononcé l'attestation de foi en 1993.
Louange à Allah, leur voyage s'est fait en plusieurs étapes ; par le biais de l'étude de l'histoire arabe, de la théologie chrétienne, d'études de la Bible ainsi que de l'histoire ancienne et contemporaine. Et leur voyage ne cesse de continuer jusqu'à ce jour.
Ils se considèrent comme des étudiants qui étudient l'Islam. Ils apprennent continuellement et partagent leurs connaissances avec les autres. Actuellement, le Dr. Dirks et sa femme écrivent quelques livres, ils organisent des ateliers et donnent des conférences partout dans le monde.
Dr. Jerald Dirks a écrit un certain nombre de livres importants, comme : « Abraham : L'ami intime de Dieu » ; « Comprendre l'Islam » ; « Les religions abrahamiques » ; « La Croix et le Croissant » ; « Lettres à mes doyens concernant l'Islam » ; et « Les musulmans dans l'histoire américaine ».
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Il n'a pas encore terminé son dernier livre : " What You Weren't Taught in Sunday School. " En plus de cela, il a écrit cinq chapitres sur la facilité de comprendre l'Islam. Madame Debra a été co-éditrice du livre : " Islam : Our Choice. "
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Nouvelles réjouissantes :
Certaines des principales maisons d'édition arabes vont se charger de la traduction d'une sélection des livres du Dr Dirks en arabe - si Allah le veut - et d'ici peu, tous les livres du Dr. Dirks seront traduits, si Allah le veut...
Il est utile de mentionner que le Dr. Dirks, le Dr. Lawrence Brown, le Dr. Jonathan Brown et le Dr. Aḥmad Vincenzo sont parmi les candidats les plus prometteurs pour remporter le concours mondial intitulé :
Le prix : " Mouḥammad est le Messager de Dieu. "
2011, qui est parrainé par l'Association Internationale pour les Sciences et la Culture, en Suède.
L'entretien suivant a été mené avec le Dr. Dirks :
Dr. 'Abd Ar-Raḥmân : " Premièrement, bienvenue ! Tu es revenu sain et sauf, grâce à Allah. Au moment où j'ai demandé après toi la semaine dernière, Oumm Yaḥyâ m'a dit que tu avais voyagé pour donner quelques conférences. Pourrais-tu nous informer des endroits où tu as donné ces conférences ? Et quels étaient leurs sujets ? "
Dr. Dirks : " J'ai donné deux conférences à l'Université de Washington, dans le cadre de la semaine de sensibilisation islamique organisée par la Ligue des Étudiants Musulmans. L'une des conférences concernait les dénominateurs communs que l'on peut trouver entre les trois religions abrahamiques : le judaïsme, le christianisme et l'Islam.
La seconde conférence s'est concentrée sur la prétention erronée qu'en Islam, Allah n'est pas un dieu d'amour. "
Q : Comment sais-tu que l'Islam est la religion de vérité ?
Dr. Dirks : " Lorsqu'une personne me demande pourquoi je suis devenu musulman, je réponds qu'il y a une réponse longue et une réponse courte...
La réponse longue englobe l'ensemble des facteurs que tu as mentionnés dans ton introduction, et elle dépasserait de loin la durée accordée à cet entretien. Concernant la réponse courte, je réponds toujours : " L'école, doublée d'un bon enseignement !" Ce que je veux dire par là c'est qu'un bon enseignement et un programme d'études post-baccalauréat en vue de devenir prêtre ordonné ont été les deux principales causes de ma conversion à l'Islam. Cela comprend l'étude :
des bases complètes de la Bible, ce qui y a été ajouté, ce qui en a été supprimé, ses traductions trompeuses, ses contradictions internes ainsi que le processus par lequel ont été déterminés, parmi ce qui vient d'être cité, les livres et les pages acceptables de ceux et celles qui ne l'étaient pas.
Et enfin, l'histoire chrétienne initiale, les machinations qui ont contribué à formuler et à codifier les différentes doctrines chrétiennes, y compris le conflit qui a fait rage entre le juif Paul de Tarse et l'église chrétienne établie par les disciples de Jésus (sur lui la paix). Cette connaissance fait qu'il est presque impossible d'accepter les fondements chrétiens tels que la Trinité ou que Jésus (sur lui la paix) soit à la fois dieu et homme.
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Louange à Allah, j'ai eu l'opportunité de recevoir un tel enseignement dans le cadre de l'obtention de ma maîtrise en théologie de la Faculté de Théologie de l'Université de Harvard. Après cela, malgré que j'ai été ordonné prêtre dans l'Église Méthodiste Unie, j'ai évité la présidence paroissiale jusqu'à ce que je devienne psychothérapeute en exercice et je me suis considéré comme un « modèle chrétien atypique », c'est-à-dire : une personne qui ne croit ni en la divinité du Christ, ni en la Trinité.
Après cela, plusieurs années plus tard, j'ai fait la connaissance de certaines familles musulmanes de la région de Denver, au Colorado, et j'ai commencé à étudier l'Islam. Dans les pages du Coran, j'ai découvert une connaissance de la Bible et de l'histoire prophétique qui n'aurait tout simplement pas pu être connue des Arabes illettrés dans l'Arabie du VIIe siècle. Voici deux exemples qui permettent d'illustrer clairement cela :
Premièrement : lorsque le Coran fait référence au dirigeant égyptien de l'époque de Joseph, il le désigne en tant que roi, tandis que la Bible fait toujours référence à ce dirigeant en tant que Pharaon. Dans le même temps, le Coran et la Bible désignent tous les deux le dirigeant égyptien de l'époque de Moïse comme Pharaon. Cette nuance est importante du fait que les rois d'Égypte n'ont adopté le titre de pharaon qu'après l'époque de Joseph, mais avant l'époque de Moïse ; et cette réalité ne fut connue qu'à la suite de découvertes archéologiques faites plusieurs siècles après la révélation du noble Coran.
Deuxièmement : Le Coran contient une histoire, qui ne se trouve pas dans la Bible, au sujet d'Abraham et de comment il a utilisé la logique du monothéisme en observant des phénomènes naturels tels que : le soleil, la lune et les étoiles. C'est important du fait qu'on a découvert dans les fouilles relatives au vingtième siècle de l'ère (Ur), qui était l'époque de l'enfance d'Abraham, que le temple de l'ancienne Ur était dédié à une triade astrale composée du soleil, de la lune et de Vénus (qui est l'étoile du soir et du matin).
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Question : Dans ton premier livre : " La Croix et le Croissant ", tu t'es concentré sur les similitudes et les différences entre l'Islam et le Christianisme. Pourrais-tu expliquer certaines de ces différences ? "
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Dr. Dirks : " Nous pouvons synthétiser les principales différences entre l'Islam et le Christianisme moderne dans les sujets suivants :
La mission de Jésus : elle est mondiale, selon le christianisme contemporain et uniquement limité aux Fils d'Israël, selon les enseignements de l'Islam.
La nature de Jésus : c'est l'union entre la divinité et l'humanité, selon le christianisme contemporain, et c'est un être humain ordinaire, selon les enseignements de l'Islam.
La crucifixion de Jésus : c'est une réalité confirmée selon les enseignements du christianisme moderne, et l'expression d'une illusion ou d'imagination, selon l'Islam.
La nature de Dieu : c'est la Trinité selon le Christianisme moderne, et l'Unicité selon l'Islam. Il y a encore d'autres désaccords qui concerne spécifiquement la Bible en tant que révélation divine, le rôle du Coran en tant que Révélation divine aussi de même que le statut du Prophète Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve).
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Alors que le christianisme contemporain diffère de l'Islam sur les quatre points principaux mentionnés ci-dessus, il y a cependant - et bien que le christianisme moderne ne s'accorde pas sur ces quatre points - certains d'entre eux ou le christianisme ancien et l'Islam s'accordent.
Dans mon livre : " La Croix et le Croissant ", j'ai mentionné les détails de cette contradiction entre certaines branches du christianisme ancien et du christianisme contemporain concernant les trois premiers sujets mentionnés ci-dessus.
Il est possible d'utiliser le texte original des premiers écrivains chrétiens et des textes Bibliques pour montrer comment le christianisme ancien était en accord avec la position de l'Islam sur chacun de ces trois sujets.
Question : " Qu'est-ce qui fait de votre second livre : " Abraham : l'ami intime d'Allah " une biographie unique de ce Prophète ? "
Dr. Dirks : Dans mon livre : " Abraham : l'ami intime d'Allah ", j'ai mentionné des informations complémentaires issues du noble Coran, des hadiths authentiques, de la Bible, des sources juives anciennes, des dires et de l'histoire juives du premier siècle de Joseph afin de produire de lui une biographie aussi complète que possible. Pour intégrer ces informations complémentaires, j'ai donné la priorité au Coran et aux hadiths authentiques, ensuite j'ai complété l'histoire avec les autres sources d'information.
Question : Dans ton troisième livre : « Comprendre l'Islam : un guide pour le lecteur judéo-chrétien », tu as écrit une introduction complète à propos de l'Islam, comprenant les concepts du Coran et de la Tradition pour le lecteur juif ou chrétien. Comment ce livre a-t-il été accueilli ?
Dr. Dirks : " Le livre s'est vendu à quelques milliers d'exemplaires, la Louange en revient à Allah, et bon nombre des acheteurs étaient des non-musulmans. " Je crois que le livre est une bonne introduction à l'Islam pour les juifs et les chrétiens. Il insiste sur les dénominateurs communs que nous partageons dans l'histoire prophétique, il présente une biographie succincte du Prophète Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) tout comme il introduit le lecteur à la Tradition prophétique, au Coran, aux cinq piliers de l'Islam et aux six piliers de la foi.
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En plus de cela, et à la suite du 11 septembre, le livre a présenté de nombreux chapitres pour dissiper la mauvaise compréhension courante sur le concept du " Jihâd " dans l'Islam. Dans l'ensemble, la réponse des [lecteurs] musulmans et non musulmans a été vraiment positive.
Question : Votre quatrième livre : " Les religions abrahamiques " est une suite complémentaire du livre : " Comprendre l'Islam ". Dans le sixième chapitre, vous racontez l'histoire apparente et l'état actuel de l'islamophobie dans l'Occident chrétien. Peux-tu clarifier ce sujet ?
Dr Dirks : Peut-être que le meilleur point de départ pour chercher l'aversion de l'Islam dans l'Occident chrétien est la déclaration du pape Urbain II au concile de Clermont, le 25 novembre 1095, lorsqu'il y a décrit les musulmans comme étant : « une race maudite, une race totalement aliénée de Dieu ! » Tout comme il a incité les chevaliers et les nobles réunis à « exterminer l'Islam et les musulmans en Europe. » Il a lancé la première croisade contre les musulmans en disant : " C'est ce que le Seigneur veut !" Depuis l'appel d'Urbain II au génocide contre les musulmans, l'islamophobie a commencé en Europe et les chansons des troubadours français du XIIe siècle sont apparues, par exemple : La Chanson de Roland, mais aussi des écrits tels que ceux apparus en Europe occidentale et dont les auteurs sont : Dante, Chaucer et Voltaire.
Plus récemment, et ce même avant le 11 septembre, l'inimitié contre l'Islam était intense ; l'affaire a atteint son paroxysme après le 11 septembre. Certaines personnes - connues pour leur affiliation à l'extrême-droite chrétienne - ont attaqué l'Islam et calomnié le Prophète Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) en l'accusant d'avoir commis des perversités. Par exemple, lors de l'émission " Sixty Minutes " du 6 octobre 2002, le révérend Jerry Falwell a affirmé que le prophète Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) était un terroriste, et pire encore, il a même prétendu qu'il était un violeur d'enfants !
À l'heure actuelle, malgré les efforts des principales confessions chrétiennes pour travailler à la compréhension et au respect mutuels avec les diverses organisations islamiques dans le cadre du dialogue interreligieux, la propagande contre l'Islam persiste.
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Notamment de la part de l'extrême-droite chrétienne qui semble, en l'état, gagner du terrain.
Question : Dans ton cinquième livre : " Les Musulmans dans l'histoire américaine : un héritage oublié. (Muslims in American History : A Forgotten Legacy) " Tu as remarqué qu'il existait un mythe manifeste qui dit : " Certes, les musulmans sont venus en dernier sur les côtes de l'Amérique ; ils n'y sont arrivés que dans la dernière moitié du 20ème siècle. " En combattant ce mythe, ton livre présente un certain nombre de preuves évidentes que les musulmans ont toujours fait partie intégrante de l'Amérique. Pourrais-tu nous donner un bref aperçu concernant de telles informations ?
Dr. Dirks : Les documents arabes insistent bien sur le fait qu'il y a eu au moins trois voyages accomplis par les musulmans depuis l'Andalousie vers l'Amérique. Le premier de ces voyages est celui effectué par Khachkhach ibn Sa`îd ibn Al-Aswad en 889, c'est-à-dire : 600 ans avant le débarquement de Christophe Colomb à San Salvador le 12 octobre 1492. Tout comme il y a eu de nombreux autres voyages vers le Nouveau Monde depuis l'Andalousie musulmane, notamment celui d'Ibn Fâroûq en 999 et le récit de voyage d'Al-Idrîsî avec huit navires. Il en est de même de Cheikh Zîn Ad-Dîn 'Alî ibn Faḍl Al-Mâzandarânî qui a navigué du Maroc vers les Amériques en 1291. Il y a encore eu deux voyages d'Afrique de l'Ouest, en particulier du Mali musulman vers les Amériques, en l'an 1310. Plus de 2 000 navires ont participé à ces deux derniers voyages.
Avant les voyages de C. Colomb vers le Nouveau Monde, il convient de noter qu'au moment où Christophe Colomb a entrepris son premier voyage en 1492, il avait avec lui au moins un musulman, un Africain qui s'appelait Pedro Alonso Nino et trois musulmans qui s'étaient convertis au christianisme [c'est-à-dire : les Morisques] sous la torture qui avait été établie par les tribunaux durant l'Inquisition espagnole. [En général] Ces conversions [de force] au christianisme étaient des conversions fictives. Ces trois Morisques étaient les frères Pinzon, et deux d'entre eux commandaient deux des trois navires de Christophe Colomb.
Les musulmans ont aussi participé avec les conquérants espagnols [les conquistadors] alors qu'ils exploraient certaines parties des Amériques au XVIe siècle. Estevanico d'Azamor [ou Esteban le Maure] - plus connu aussi sous le nom de Mustaphâ Zemmourî - était l'un de ces exemples d'hommes musulmans qui servaient les Conquistadors. En plus de cela, les musulmans étaient déjà présents en Amériques dans des colonies espagnoles du XVIe siècle telles que Santa Elena, Cuba, le Mexique, la Floride et le sud-ouest américain. Et pour ne pas être dépassé par les Espagnols, les Britanniques ont installé des musulmans turcs à Jamestown, dans l'État de Virginie, au moins en 1631.
Le plus grand afflux précoce de musulmans en Amérique s'est produit dans le cadre de la tristement célèbre traite des esclaves. Quelque part entre quatre et six millions de musulmans d'Afrique ont été importés dans le Nouveau Monde en tant qu'esclaves entre le XVIe et le XIXe siècle. Ces esclaves musulmans ont aidé à la construction de la base agricole de l'Amérique du Sud et ont laissé derrière eux, malgré que ce soit sous une forme modifiée et altérée en quelques points, un exemple islamique qui a perduré jusqu'au XXe siècle.
Dernièrement, il est utile d'indiquer que des musulmans, tels que : Yoûsouf ibn 'Alî, ont combattu lors de la guerre américaine pour obtenir l' indépendance de la Grande-Bretagne. Des musulmans, comme : Bilâlî Mouḥammad, se tenaient armés et prêts à défendre le littoral américain contre l'invasion britannique pendant la guerre de 1812. Des musulmans, à l'image de Mouḥammad ibn 'Alî, se sont battus pour la préservation de l'Union Américaine pendant la guerre civile américaine de1860. Des musulmans, tels que : Hâjjî 'Alî, ont aidé à apprivoiser et à coloniser le Far-West américain dans la dernière moitié du XIXe siècle.
Pour plus de détails sur les contributions des musulmans mentionnés ci-dessus à l'histoire américaine, veuillez revenir au livre : " Les Musulmans dans l'histoire américaine : un héritage oublié. (Muslims in American History : A Forgotten Legacy). "
Question : Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus concernant ton sixième livre : " Lettres à mes ainés en Islam (Letters to My Elders in Islam). "
Dr Dirks : Il s'agit d'une collection de lettres adressées à la Communauté Islamique dont l'écriture s'étend sur de nombreuses années. Ces lettres se concentrent sur une collection variée de sujets, y compris la géopolitique et les événements mondiaux, la politique américaine, les possibilités et les problèmes de l'enseignement islamique privé en Amérique, les défauts, les points faibles et les lacunes de la Communauté Musulmane. Toutes ces lettres vont parfois au-delà de mes croyances personnelles et de mes propres points de vues ; j'ai parfois employé ce format afin d'exprimer les préoccupations des musulmans, même lorsque j'avais un point de vue différent.
Question : Ton épouse a participé à l'édition du livre : " L'Islam, notre choix (Islam Our Choice). " Le livre présente la vie de six femmes américaines qui se sont converties à l'islam. Ce livre raconte leur vie avant leur conversion à l'Islam, les raisons qui ont entrainé leur conversion à l'Islam et leur vie après leur conversion à l'Islam. Pourquoi ne rédiges-tu pas un livre similaire qui mentionnerait les détails de la conversion à l'Islam d'hommes américains ?
Dr Dirks : J'ai vraiment pensé à faire un tel livre, mais il est actuellement en pause. Et en ce moment, je termine la préparation d'un livre qui s'intitule provisoirement : " Ce qui ne vous a pas été enseigné à l'école du dimanche (What You Weren’t Taught in Sunday School). " Ce livre contient sept essais. Ces essais couvrent des sujets tels que :
Comment l'écriture de la Bible a-t-elle été achevée ? Quel est le nombre d'Évangiles différents définitivement reconnu dans le christianisme ?
Le rôle historique réel de Paul dans l'écriture du christianisme et la nature du conflit entre Paul et les véritables disciples du Messie.
Jusqu'à quel point est-il possible d'intégrer les concepts de guerre sainte et de génocide en tant que partie intégrante de l'histoire de la Bible.
Les Israélites non hébreux.
L'emplacement véritable du mont Sinaï.
L'histoire de la première épouse de Moïse (sur lui la paix).
La réalité du récit biblique affirmant que Goliath a été tué par deux personnes différentes.
Le doute au sujet des informations qui indiquent que Thomas était le frère du Messie (sur lui la paix).
Étude sur le devenir de l'Évangile canonique.
L'existence des listes discordantes des douze disciples du Messie rapportées dans le Nouveau Testament.
Les principaux ajouts, les suppressions et les traductions trompeuses présentes dans la Bible.
Comment l'image du Messie s'est complétée dans la littérature traditionnelle juive et islamique.
Une réfutation du mythe de l'Amérique fondée en tant que nation chrétienne.
Si Allah le souhaite, ce livre sera imprimé à la fin de cette année ou au début de l'année prochaine. Une fois ce livre terminé, j'ai l'intention d'écrire au moins deux autres livres avant de pouvoir commencer un livre sur : " Les hommes américains qui se sont convertis à l'Islam. "
Question : Tu as sans aucun doute aidé de nombreux hommes et femmes américains à se convertir à l'Islam ; et le nombre augmente en continu. Peux-tu nous dire combien de personnes se sont converties à l'Islam par ta cause ?
Dr Dirks : Je crois que le fait de se tourner vers l'Islam est une relation entre l'individu et Allah, Gloire et Pureté à Lui et qu'Il soit Exalté ; et il n'y a pas une tierce partie qui puisse prétendre au mérite de cette conversion. Quant au fait que tu aies dit cela, je n'ai aucun moyen de connaître le nombre de personnes qui ont pu être influencées par mes livres et mes conférences dans leur conversion à l'Islam. Ce que je sais c'est qu'un an après la publication du livre : " La Croix et le Croissant (The Cross and the Crescent). " Un frère qui travaillait dans le domaine de la prédication m'a dit qu'il avait employé ce livre avec succès pour que deux cent personnes prononcent l'attestation de foi l'année passée... On peut ajouter à cela qu'il m'arrive d'être en contact direct avec certains frères et sœurs qui me disent que l'un de mes livres leur a été utile dans leur conversion à l'Islam.
'Abd Ar-Raḥmân : " Allah est plus grand [que tout] ! Merci beaucoup à toi. Qu'Allah te récompense en bien ! "
Dr Dirks : " Merci à toi. Cette discussion avec toi fut un plaisir. "
L'interview du Dr. 'Abd Ar-Raḥmân Aboû Al-Majd avec le Dr. Jerald Dirks se trouve sur le site web d'alukah [9]. https://www.alukah.net
[9] https://www.alukah.net/world_muslims/0/31615/13 13 - Une américaine se convertit à l'Islam et blâme les musulmans [de ne pas lui avoir transmis le message qu’elle attendait depuis toujours] :
Pourquoi personne ne nous informe de cela ?
Une femme musulmane américaine raconte l'histoire de sa conversion à l'Islam et blâme les musulmans de ne pas parler de l'Islam au monde.
https://www.youtube.com/watch?v=r8ai0WaEVKo
https://www.youtube.com/watch?v=3YJkBl9s3fE
Une sœur américaine, dont la fille se prénomme « Lou », relate son histoire avec l'Islam, qu'elle cherchait la vérité et qu'elle est passée par les différentes sectes du christianisme jusqu'à en être fatiguée. Elle s'est alors tournée vers Allah en disant : « Je veux la vérité quoi qu'il en coûte ! "
Il se peut que sa véracité dans le suivi de la vérité quel qu'en soit le prix et son dévouement à cette dernière aient été les causes pour que son Créateur réponde à son appel. Elle ne se souciait pas de la façon dont les gens la regardaient, des pertes matérielles qu'elle pourrait subir ou des opportunités qu'elle pourrait rater. Plutôt, elle a fait passer la question de la religion avant toute chose.
Cette femme avait une fille qui était déjà entrée en Islam, mais elle ne le savait pas. La fille en question, Lou, s'est elle-même appelée "Noûr" (lumière) après sa conversion. Allah décréta que Noûr vint rendre visite à sa mère qui, comme nous l'avons mentionné plus tôt, s'était alors complètement tournée vers Allah, depuis trois jours consécutifs et lui demandant la vérité quel qu'en soit le prix. Elle était alors chez sa sœur jumelle qui lui annonça la visite de sa fille. Arrivée à la porte, elle vit sa fille couverte d'une manière inhabituelle (elle portait le voile). Elle l'invita à entrer et l'accueillit comme il se doit. Suite à leurs retrouvailles, et un peu plus tard dans la journée, après l'avoir vue prier, s'incliner, se prosterner, elle lui demanda : "J'aimerais te poser deux questions : Es-tu toujours chrétienne ? Et que penses-tu actuellement des enseignements du christianisme, notamment concernant la croyance au sujet de la Trinité ? " Noûr, qui voulait avoir tout son temps pour exposer à sa mère ce qu'il en était sans être interrompue par une tierce personne répondit : " Cette nuit, lorsque ta sœur dormira, je serai heureuse de m'asseoir avec toi et de t'expliquer qui je suis et pourquoi je suis qui je suis..." Arrivées à minuit, elles se sont réunies dans la cuisine, Noûr avait avec elle un exemplaire de la traduction des sens du Noble Coran, une Bible ainsi que ses écrits personnels et autres remarques réunis dans un cahier. Elles se sont assises et ont engagé une discussion qui dura environ deux heures. Noûr exposa alors à sa mère les différentes et nombreuses sectes chrétiennes qu'elle avait intégrées et quittées au cours de sa vie ainsi que leurs croyances, puis elle exposa ensuite les croyances de l'Islam, lui présenta le Noble Coran et le Prophète Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve). Suite à cette discussion, il était exactement deux heures du matin nous dit Noûr, sa mère a pris l'exemplaire de la traduction des sens du Noble Coran entre ses mains et s’est mise à l’embrasser en répétant : " Pourquoi personne ne nous a informé de cela ? " Ô Allah ! Combien cette phrase est douloureuse ! : " Pourquoi personne ne nous a informé de cela ? "
La mère dit : "Ma fille m'a alors enseigné comment prier, comment se laver avant la prière, comment accomplir correctement les mouvements de la prière" et la fille poursuit " et je l'ai aussi encouragée à apprendre les sens de la sourate : "Al-Fâtiḥah" (l'Ouverture) dans la langue qu’elle comprenait... une fois m'être assurée qu'elle avait les bases nécessaires, j'ai dû repartir afin de régler certaines affaires personnelles". La mère complète en disant " J'ai passé des années en Islam à lire, à lire, à lire... À étudier et à prier… Jusqu'au jour ou Allah m’a guidée au verset de cette sourate qui dit : { Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, J’ai accompli sur vous Mon bienfait, et J'agrée pour vous l'Islam comme religion…}[Sourate Al-Mâ`idah (La Table Servie) : 5/03] Et les larmes aux yeux, elle conclue par : "Al-Ḥamdou liLlâh !", La louange revient à Allah... !
14- Yusuf Estes, l'ex-aumônier américain :
https://www.youtube.com/watch?v=AdpdxZciTiQ&t=37s
https://www.youtube.com/watch?v=ZuoQx6MpOf8
Mon nom est Yûsuf Estes, après que je sois devenu musulman. Avant l'Islam, c'était Joseph Edward Estes. Je suis né dans une famille chrétienne très pratiquante, qui vivait dans le Midwest américain. Nos pères et nos aïeux n'ont pas seulement construit des églises et des écoles ; plutôt, ils se sont consacrés au service du christianisme.
J'ai commencé par l'étude de la religion ou théologie au moment où j'ai découvert que je ne connaissais pas beaucoup à propos de ma religion chrétienne. J'ai commencé à poser des questions sans leur trouver de réponses adéquates. J'ai étudié le christianisme jusqu'à ce que je devienne prêtre et prédicateur, parmi les prédicateurs chrétiens tout comme l'était mon père. En plus de cela, nous étions dans le commerce des instruments de musique et nous les vendions aux églises. J'avais de l'aversion pour l'Islam et les musulmans étant donné l'image déformée qui m'en était parvenue et s'était installée dans mon esprit à leur propos : des idolâtres, qui ne croient pas en Dieu, adorent une boîte noire dans le désert et sont des barbares et des terroristes qui tuent quiconque diffère de leurs croyances.
Ma recherche concernant la religion chrétienne ne s'est jamais arrêtée, j'ai [aussi] étudié l'hindouisme, le judaïsme et le bouddhisme au cours des trente années suivantes. Mon père et moi avons travaillé ensemble sur de nombreux projets commerciaux. Nous avions des programmes de divertissement et beaucoup de présentation de spectacles [et d'attractions]. Nous avons ouvert des magasins de pianos et d'orgues dans le Texas, l'Oklahoma et la Floride. J'ai amassé plusieurs millions de dollars au cours de ces années, mais je n'ai pas trouvé le repos de l'esprit. Celui-ci ne peut se concrétiser que par la connaissance de la réalité et en trouvant le chemin authentique du salut.
Je voulais faire de lui un chrétien :
Mon histoire avec l'Islam n'est pas celle où quelqu'un m'aurait donné un exemplaire du Coran, où des livres islamiques que j'aurais lus, suite à quoi je serais devenu musulman. J'étais plutôt un ennemi de l'Islam jusque là, et je n'avais de cesse de propager le christianisme. Au moment où j'ai rencontré cette personne qui m'a appelé à l'Islam, c'est moi qui désirais le faire entrer dans le christianisme, et non l'inverse.
C'est arrivé en 1991, au moment où mon père a commencé à faire du commerce avec un homme d'Egypte et m'a demandé de le rencontrer. Cette idée m'est venue à l'esprit et j'ai imaginé les Pyramides, le Sphinx, le Nil, et tout cela. J'étais content et j'ai dit : " Nous allons développer notre commerce et en faire un commerce international qui s'étendra jusqu'au pays de cette énorme chose, je veux dire : le Sphinx ! "
Mon père m'a alors dit : " Mais je veux t'informer que cet homme qui va venir chez nous est un musulman, et c'est un homme d'affaires. "
J'ai alors dit avec agacement : " Un Musulman ?! Non... Je ne ferai pas de rencontre avec lui ! "
Mon père répondit : " Tu dois le rencontrer ! "
J'ai dit : " Non, jamais ! "
Je n'arrivais pas à y croire... Un musulman !
J'ai rappelé à mon père ce que nous avions entendu au sujet de ces gens, les musulmans, et le fait qu'ils adorent une boîte noire dans le désert de La Mecque, qui est la Ka'bah.
Je ne voulais pas rencontrer cet homme musulman, mon père a insisté pour que je le rencontre et m'a assuré qu'il était une personne très douce. De ce fait, je me suis rangé à son avis et j'ai accepté de le rencontrer.
Cependant, une fois le rendez-vous venu, j'ai décidé de porter un chapeau avec une croix, un collier avec une croix, d'accrocher une grande croix à ma ceinture et de tenir une copie de l'Évangile à la main. Et je me suis présenté à la table de notre rencontre de cette façon. Toutefois, au moment où je l'ai vu, je me suis senti mal à l'aise... Ça ne pouvait pas être ce musulman que nous voulions rencontrer. Je m'attendais à ce qu'il soit un vieil homme portant une tunique et un grand turban sur sa tête, les sourcils noués. Mais il n'avait pas du tout de cheveux sur la tête (il était chauve)... Il a commencé par nous souhaiter la bienvenue et nous a serré la main. Tout cela ne signifiait rien pour moi. Je les considérais toujours comme des terroristes. Au cours de notre discussion, nous avons évoqué sa religion et j'ai attaqué l'Islam et les musulmans en me basant sur l'image déformée que j'avais d'eux. Lui, il était très calme ; il a absorbé mon ardeur et son attitude calme m'a adouci.
Ensuite, je me suis empressé de lui demander :
Est-ce que tu crois en Dieu ?
Il a dit : "Oui..."
Puis, j'ai demandé : " Qu'en est-il d'Abraham ? Crois-tu en lui ? Et comment il a essayé de sacrifier son fils pour Dieu ? "
Il a dit : Oui...
Je me suis dit : " C'est bien, l'affaire sera plus facile que ce que je croyais ! "
Ensuite, nous sommes allés prendre un thé dans un petit endroit et discuter de mon sujet préféré : les croyances.
Pendant que nous étions assis dans ce petit café durant des heures, nous avons parlé - et c'est moi qui parlait le plus - Je l'ai trouvé très doux, calme et timide. Il a écouté avec attention chaque mot et ne m'a jamais interrompu.
Un jour (Mouḥammad 'Abd Ar-Raḥmân), notre ami dont il est question, était sur le point de quitter la maison qu'il partageait avec l'un de ses amis, et désirait vivre dans la mosquée pendant un certain temps. J'ai parlé à mon père pour voir s'il était possible d'inviter Mouḥammad à venir dans notre grande maison en ville et qu'il reste là-bas avec nous... Mon père l'a alors invité à résider avec nous dans la maison où mon père, mon épouse et moi vivions.
Ainsi, cet égyptien est venu et nous avons de même accueilli une autre personne, un prêtre, mais qui suivait la doctrine catholique. Nous étions donc cinq : quatre érudits et prédicateurs chrétiens et un musulman Égyptien ordinaire. Mon père et moi appartenions à la doctrine protestante chrétienne ; le prêtre suivait la doctrine catholique ; et ma femme appartenait à une doctrine stricte avec des penchants sionistes.
Il est à savoir que mon père a lu l'Évangile depuis son enfance et est devenu un prédicateur et un prêtre reconnu par l'église. Le prêtre catholique avait une expérience de douze ans dans la prédication, notamment en tant que missionnaire dans les deux continents américains. Et ma femme suivait la doctrine Burungen celle qui a des penchants sionistes. Quant à moi, j'ai étudié l'Évangile et les doctrines chrétiennes et j'en ai choisi certaines au cours de ma vie. J'ai fini par obtenir un doctorat en sciences théologiques chrétiennes.
Et c'est ainsi qu'il est venu vivre avec nous. Il y avait beaucoup de missionnaires dans l'État du Texas et j'en connaissais un qui était malade à l'hôpital. Après qu'il ait récupéré, je l'ai aussi invité à rester chez nous. En cours de chemin vers la maison, j'ai parlé avec ce prêtre de certains concepts et croyances dans l'Islam. Il m'a ébloui au moment où il m'a informé que les prêtres catholiques étudient l'Islam et obtiennent parfois un doctorat dans ce domaine.
Après nous être installés dans la maison, nous avons commencé à tous nous réunir autour de la table après le dîner, chaque nuit, et à discuter de religion. Chacun de nous avait un exemplaire de l'Évangile différent des autres. Mon épouse avait la copie de Jimmy Swaggart, l'homme religieux contemporain.
Ce qui est ironique est que lorsque ce Jimmy Swaggart a débattu avec le cheikh musulman Aḥmed Deedat devant les gens, il a dit : " Je ne suis pas un savant de l'Évangile ! " Comment un homme peut-il écrire un Évangile lui-même, alors qu'il n'est pas un savant de l'Évangile, et prétendre ensuite que cela vient de Dieu !
Le prêtre possédait - naturellement - la Bible catholique, tout comme sept autres livres de l'Évangile protestant. À cette époque-là, mon père avait la version [de la Bible] du King James, et moi j'avais la version - révisée et écrite de nouveau - qui dit que la version du King James contient beaucoup d'erreurs et de fautes. En effet, lorsque les chrétiens ont vu qu'il y avait beaucoup d'erreurs dans la version du King James, ils ont été contraints de la réécrire et de corriger ce qu'ils avaient vu comme grandes erreurs. Par conséquent, nous avons passé la plupart du temps à déterminer la version la plus correcte parmi ces différents évangiles, et nous avons concentré nos efforts sur le fait de persuader Mouḥammad de devenir chrétien.
Chacun de nous, les chrétiens de la maison, possédions une version différente de l'Évangile. Nous avons discuté, autour d'une table ronde, sur les différences dans la croyance chrétienne et concernant les différents évangiles. Pendant ce temps, le musulman était assis avec nous et s'étonnait de la différence entre nos évangiles.
D'un autre côté, le prêtre catholique était en désaccord avec son église et les oppositions et contradictions de sa croyance et de sa doctrine catholique. Bien qu'il prêchait cette religion et cette doctrine depuis douze ans, il ne croyait pas catégoriquement que c'était une croyance correcte ; il en divergeait même concernant des points importants de la croyance. Mon père aussi croyait que cet Évangile avait été écrit par des gens et n'était pas une révélation de Dieu ; mais qu'ils l'avaient écrit tout en pensant qu'il s'agissait d'une révélation. De même, mon épouse était persuadée que son Évangile contenait beaucoup d'erreurs, mais elle considérait qu'à l'origine il venait de la part du Seigneur !
Quant à moi, il y avait des points dans l'Évangile auxquels je ne croyais pas car j'y voyais de nombreuses contradictions. Parmi ces points, je me demandais et je demandais à d'autres : " Comment le Seigneur peut-il être un et trois en même temps ? " J'ai interrogé des prêtres de renommée mondiale à ce sujet, et ils m'ont donné des réponses absurdes au possible, et qu'aucune personne sensée ne peut croire. Je leur ai dit : " Comment puis-je être un prédicateur chrétien, enseigner aux gens que le Seigneur est un, et qu'il est trois - à la fois - alors que je n'en suis moi-même pas convaincu ? Comment pourrais-je en convaincre les autres ? "
Certains d'entre eux m'ont dit : " N'explique pas ce point et ne le clarifie pas ; dis plutôt aux gens qu'il s'agit d'une affaire impénétrable et qu'il faut y croire. "
Certains d'entre eux m'ont dit : " Tu peux l'expliquer à l'image d'une pomme, sa peau est à l'extérieur et son intérieur contient le cœur du fruit, ainsi qu'un noyau. "
Je leur ai dit : " Cet exemple ne peut pas être donné au sujet du Seigneur ! La pomme a plus d'une graine, les divinités seraient alors plusieurs ; et il se peut qu'on y trouve des vers, cela ajouterait donc autant de divinités. Et il se peut même qu'elle soit puante, et moi je ne veux pas prendre pour Seigneur ce qui aurait une telle caractéristique ! "
Certains d'entre eux ont dit : " A l'image d'un œuf, qui a une coquille, du jaune et du blanc. "
J'ai alors dit : " Cet exemple n'est pas correct au sujet du Seigneur. Un œuf peut contenir plus d'un jaune, les divinités seraient alors plusieurs ; il peut être puant, et moi je ne veux pas prendre pour Seigneur ce qui aurait une telle caractéristique ! "
L'un d'entre eux a dit : " A l'image d'un homme, d'une femme et de leur enfant. " Je lui ai alors dit : " La femme peut tomber enceinte, les divinités seraient alors plusieurs ; il peut aussi se produire un divorce, les divinités s'en verraient alors séparées ; l'un d'eux peut aussi mourir. Et moi, je ne veux pas prendre pour Seigneur ce qui aurait une telle caractéristique ! "
Depuis l'époque où j'étais chrétien, prêtre et missionnaire chrétien, je ne pouvais pas être convaincu au sujet la Trinité et je ne trouvais personne en mesure d'en convaincre une personne sensée.
Un seul Coran et plusieurs évangiles :
Je me souviens que j'ai demandé plus tard à Mouḥammad : " Combien de versions du Coran sont apparues au cours des 1400 dernières années ? " Il m'a informé qu'il n'y avait qu'une seule version du Coran et que celui-ci n'a jamais changé. Il m'a assuré que le Coran était préservé dans les poitrines de centaines de milliers de personnes. " Si tu recherches au cours des siècles, tu trouveras que des millions de musulmans ont parfaitement mémorisé le Coran et l'ont enseigné à d'autres après eux. " Cela ne me paraissait pas possible. Comment est-il possible que ce Livre sacré soit préservé et mémorisé, et que tout le monde puisse facilement le lire et connaître ses significations !?
Nous avons eu un dialogue impartial, nous avons convenu que tout ce dont nous serions convaincus, nous l'adopterions et le prendrions ensuite comme religion.
C'est ainsi que nous avons commencé le dialogue avec lui. Il se peut que ce qui ait gagné mon admiration au cours de celui-ci, c'est que Mouḥammad n'a pas attaqué ou ni même contesté nos croyances, notre Évangile ou nos personnes. Tout le monde était à l'aise avec son discours. De manière générale... Lorsque nous étions assis dans notre maison avec le musulman égyptien, Mouḥammad, et que nous discutions de sujets relatifs à la croyance, nous - les quatre chrétiens pratiquants - avons veillé à l'appeler au christianisme de différentes façons... Sa réponse était claire et précise : " Je suis prêt à suivre votre religion si vous avez dans votre religion quelque chose de mieux que ce que j'ai dans la mienne ! " Nous avons dit : " Bien sur que nous avons cela !" Le musulman a alors dit : " Je suis prêt, si vous pouvez me le confirmer par la preuve et l'exemple. " Je lui ai dit : " Chez nous, la religion n'est pas liée à une preuve évidente, de la déduction, ou du rationalisme. Pour nous, c'est une chose à laquelle on se soumet. C'est une simple croyance pure ! Comment pouvons-nous donc te confirmer cela par la preuve et l'exemple ? " Ce à quoi le musulman a répondu : " Mais l'Islam est une religion de croyance, de preuve, d'exemple, de raison et de Révélation qui vient du ciel ! " Je lui ai alors dit : " Si, chez vous, vous vous appuyez sur les preuves et les exemples, j'aimerais certes profiter de toi, apprendre cela de toi et le connaître. "
Ensuite, alors que nous abordions le sujet de la Trinité, que chacun de nous lisait ce qu'il y avait dans sa version de l'Évangile et que nous ne trouvions rien de clair, nous avons demandé au frère Mouḥammad : " Quelle est votre croyance concernant le Seigneur dans l'Islam ? " Il a répondu : { Dis : « Il est Allah, Unique. Allah, Celui qui se passe de tout et dont rien ni personne ne peut se passer. Il n’a pas engendré et n’a pas été engendré. Et nul n’est égal à Lui. » } Il l'a d'abord récité en arabe, puis il nous a ensuite traduit ses significations... Sa voix, au moment où il l'a récitée en arabe, a touché mon cœur. C'est comme si sa voix résonnait depuis dans mes oreilles et je ne cesse de m'en souvenir... Quant à sa signification, il n'y a absolument rien de plus clair, de meilleur, de plus fort, de plus succinct et de plus complet que ceci. Ce fut comme une grande surprise pour nous, et ceci en raison des égarements et contradictions concernant ce sujet et d'autres dans lesquels nous vivions.
Quand j'ai voulu l'appeler au christianisme, il m'a dit avec calme et raison gardée : " Si tu me prouves que le christianisme est plus vrai que l'Islam, je te suivrai dans la religion à laquelle tu appelles. " Je lui ai alors dit : " Nous sommes d'accord. "
Ensuite, il (Mouḥammad ) commença : " Où sont les preuves qui prouvent que votre religion est meilleure et plus en droit ? "
J'ai dit : " Nous ne croyons pas par des preuves, mais par nos sentiments et nos émotions, et nous recherchons notre religion et ce dont parlent les Évangiles. "
Il (Mouḥammad) a dit : " Il ne suffit pas d'avoir la foi par les sentiments et les émotions et de s'appuyer sur nos connaissances. Dans l'Islam, il y a les preuves, les sentiments et les miracles qui prouvent que la [véritable] religion auprès d'Allah est l'Islam. "
Joseph a alors demandé à Mouḥammad de démontrer ces preuves qui prouvent que la religion de l'Islam est celle en droit d'être suivie. Mouḥammad a alors dit : " La première de ces preuves est le Livre d'Allah - Gloire et Pureté à Lui et qu'Il soit Exalté - le Noble Coran, qui n'a subi aucun changement ou déformation depuis qu'il a été révélé au Prophète Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) il y a près de 1400 ans. Ce Coran est mémorisé par beaucoup de gens, ils sont environ douze millions de musulmans à mémoriser ce livre par cœur. Il n'y a aucun autre livre au monde, à la surface de la Terre, que les gens mémorisent comme les musulmans mémorisent ce Noble Coran, du début à la fin. { Certes, c’est Nous qui avons fait descendre le Rappel et c’est Nous qui en sommes les gardiens. } [Sourate Al-Ḥijr : 15/9]. Et cette preuve est suffisante pour confirmer que la religion [acceptée] auprès d'Allah est l'Islam.
Les miracles du Coran :
À partir de ce moment-là, j'ai commencé à chercher les preuves suffisantes qui prouvent que l'Islam est la religion authentique. J'ai passé trois mois à rechercher en continu. Après cette période, j'ai trouvé dans la Bible que la croyance authentique, à laquelle notre maître Jésus s'affiliait était le monothéisme et je n'y ai pas trouvé que Dieu est trois, comme ils le prétendent. Et j'ai trouvé que Jésus est le serviteur d'Allah et Son messager et qu'il n'est pas un dieu. Il est comme tous les autres Prophètes, il est venu appeler à l'Unicité d'Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur. J'ai aussi trouvé que les religions divines n'ont pas divergé concernant l'essence intrinsèque d'Allah - Gloire et Pureté à Lui et qu'Il soit Exalté - elles ont toutes appelé à la croyance bien attestée qu'il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah, y compris la religion chrétienne avant que des choses ne lui soient attribuées à tort. J'ai alors vraiment su que l'Islam était venu pour sceller les messages divins, les compléter et faire sortir les gens de la vie du polythéisme vers le monothéisme et la foi en Allah - Exalté soit-Il - ; et mon entrée en Islam complètera bientôt ma foi au fait que la religion chrétienne appelait à la foi en Allah, Seul, et que Jésus est un serviteur d'Allah et Son messager ; et quiconque ne croit pas en cela ne fait alors pas partie des musulmans.
Puis, j'ai trouvé qu'Allah - Gloire et Pureté à Lui et qu'Il soit Exalté - a défié les mécréants, par le Noble Coran, d'apporter quelque chose de semblable ou n'en serait-ce que trois versets, à l'instar de la Sourate Al-Kawthar : (L'Abondance) ; mais ils en ont été incapables : { Et si vous êtes dans le doute concernant ce que Nous avons révélé à Notre Serviteur, tâchez donc de produire une sourate semblable } [Sourate Al-Baqarah (La Vache) : 2/23].
Il y a aussi des miracles que j'ai vus et qui prouvent que la religion auprès d'Allah est l'Islam. Ce sont les prédictions futures annoncées par le Noble Coran, telles que : {Alif, Lâm, Mîm... Les Romains ont été vaincus, dans le pays voisin, et après leur défaite ils seront les vainqueurs } [Sourate Ar-Roûm (Les Byzantins) : 30/de 1 à 3]. Cela s'est vraiment réalisé plus tard ! Et il y a d'autres choses mentionnées dans le noble Coran, comme par exemple la Sourate : "Az-Zalzalah" (Le Séisme) qui parle de tremblements de terre, qui peuvent se produire dans n'importe quelle région ; de même, le fait que l'homme puisse se rendre dans l'espace grâce à la science, ce qui correspond à l'explication des sens du verset suivant qui dit : { Ô peuple de djinns et d’hommes ! Si vous pouvez sortir du domaine des cieux et de la Terre, alors faites-le. Mais vous ne pourrez en sortir qu’à l’aide d’un pouvoir. } [Sourate Ar-Raḥmân (Le Très Miséricordieux) 55/33 ], et ce pouvoir, il s'agit de la science par le biais de laquelle l'homme est parvenu à pénétrer l'espace, et c'est donc là, une vision véridique du Noble Coran.
De même, l'un des miracles par lesquels j'ai été marqué est le terme : " 'Alaqah " (adhérence) qu'Allah a mentionné dans le noble Coran. Celui qui a clarifié son sens est le scientifique canadien Kosmar, qui a dit : " Cette adhérence est ce qui s'accroche à l'utérus de la mère après que les spermatozoïdes se soient transformés dans l'utérus, suspendus et ayant pris la couleur du sang. " Or, le Noble Coran a bel et bien mentionné cela avant même que les embryologistes contemporains ne l'aient découvert, et c'est là une indication claire autant pour les mécréants que pour les athées.
Suite à toutes ces recherches qui se sont poursuivies durant les trois mois que Mouḥammad a passés avec nous, sous le même toit, et lors desquels il a gagné l'affection de beaucoup de gens, lorsque je le voyais se prosterner pour Allah et poser son front sur le sol, je savais que cette affaire était loin d'être anodine.
Mouḥammad est comme les Anges :
En parlant de son ami, Yûsuf Estes dit : " Certes un homme comme celui-ci (Mouḥammad), il ne lui manque que deux ailes par lesquelles il volera pour qu'il devienne comme les Anges ! "
Après que j'ai connu de lui ce que j'ai connu, mon ami le prêtre demanda un jour de Mouḥammad : " Serait-il possible que nous allions avec lui à la mosquée afin que nous en sachions davantage sur les actes d'adoration des musulmans et sur leur prière ? " Nous avons vu les fidèles venir à la mosquée et prier, ensuite ils sont repartis... J'ai dit : " Ils sont partis sans sermon ni chant ! " Il a dit : " En effet... "
Les jours sont passés et le prêtre a demandé à Mouḥammad de l'accompagner une seconde fois à la mosquée. Mais ils ont tardé à rentrer cette fois, jusqu'à la nuit... Nous nous sommes un peu inquiétés... Que leur est-il arrivé ? Ils sont finalement arrivés. A peine avais je ouvert la porte que j'ai stoppé Mouḥammad en demandant : " Qui est cette personne ? " Il y avait en effet quelqu'un vêtu de blanc, portant un turban et qui attendait. C'était mon ami le prêtre ! Je lui ai demandé : " Es tu devenu musulman ? " Il a répondu : " Oui ! Je suis devenu musulman aujourd'hui !" J'étais émerveillé... Comment lui avait-il pu me précéder dans l'Islam ? Ensuite, je suis monté à l'étage pour réfléchir un peu à cette affaire et j'ai commencé à en parler avec mon épouse.
Elle m'a alors dit : " Je pense ne pas continuer ma relation avec toi très longtemps. "
Je lui ai alors demandé : " Et pourquoi ? Tu penses que je vais devenir musulman ? "
Elle a répondu : " Non, c'est plutôt parce que moi je vais bientôt devenir musulmane ! "
Je lui ai alors dit : " Moi aussi, en réalité, je veux devenir musulman ! "
Il a dit : "Je suis sorti par la porte de la maison et je suis tombé prosterné sur le sol, en direction de Qiblah, et j'ai dit : " Ô Seigneur ! Guide-moi ! "
Je suis descendu, j'ai réveillé Mouḥammad et je lui ai demandé de venir discuter de l'affaire avec moi... Nous avons marché et nous avons parlé tout au long de cette nuit, et l'heure de la prière de l'aube (Al-Fajr) est arrivée... À ce moment-là, j'ai eu la certitude que la vérité était finalement venue et que l'opportunité se trouvait là, devant moi... L'appel à la prière du Fajr a été proclamé, suite à quoi je me suis allongé sur une planche de bois et j'ai posé ma tête sur le sol. Puis, j'ai demandé à mon Seigneur si quelque chose pouvait m'orienter... Au bout d'un moment, j'ai levé ma tête au plus haut et je n'ai rien remarqué ; je n'ai pas vu d'oiseaux, ni d'Anges, descendre du ciel ; je n'ai pas entendu de voix, de musique, ni vu de lumières... J'ai réalisé que c'était maintenant le moment opportun pour moi d'arrêter de me tromper et qu'il fallait que je devienne un musulman intègre... J'ai alors su ce que je devais faire...
À onze heures du matin, je me suis tenu entre deux témoins - l'ancien prêtre, qui était auparavant connu sous le nom de Père Peter Jacob, et Mouḥammad 'Abd Ar-Raḥmân - et j'ai proclamé mon attestation de foi. Quelques minutes plus tard, après avoir appris ma conversion à l'Islam, mon épouse a aussi proclamé sa conversion à l'Islam.
Mon père était plus réservé à ce sujet et il a attendu des mois avant de prononcer l'attestation de foi...
Cheikh Yûsuf a dit : " J'ai considéré le fait que nous nous convertissions tous ensemble à l'Islam était un bienfait d'Allah à notre égard ; puis, ce musulman ayant montré le bon exemple dans sa prédication et qui, avant même cela, était d'un bon relationnel, en fut l'une des causes. Comme on dit chez nous : " Ne me dis pas, mais montre-moi !"
Nous sommes devenus musulmans en même temps, tous ensemble...
Nous - trois chefs religieux de trois factions différentes - nous sommes convertis à l'Islam en même temps, tous ensemble, et nous avons emprunté un chemin très différent de ce que nous croyions précédemment. L'affaire ne s'est pas arrêtée là. Plutôt, durant la même année, un étudiant baptisé dans un institut théologique du Tennessee prénommé Joe est aussi devenu musulman après qu'il ait lu le Coran... L'affaire ne s'est pas non plus arrêtée là. J'ai plutôt vu beaucoup d'évêques, de prêtres et d'adeptes d'autres religions devenir musulmans et abandonner leurs anciennes croyances.
N'est-ce pas la plus grande preuve de l'authenticité de l'Islam et le fait qu'elle soit la religion de vérité !? Alors qu'il y a peu, la simple idée de devenir musulman était non seulement improbable, mais plus que tout inconcevable quelles et ce quelles que soient les circonstances.
Tous ces indices précédents montrant que la religion auprès d'Allah est l'Islam m'ont fait revenir sur le droit chemin, celui sur lequel Allah nous a créés dans notre disposition naturelle, depuis notre naissance, dans les ventres de nos mères. Car l'homme naît sur la disposition naturelle (la croyance en l'Unicité divine), ensuite, c'est sa famille qui fait de lui un juif ou un chrétien.
Ma conversion à l'Islam n'était pas un cas individuel, c'était une conversion collective, me touchant moi et toute ma famille, après le simple séjour d'un musulman égyptien dans notre maison et en notre compagnie. Par sa présence, son mode de vie, son quotidien et son organisation, mais aussi grâce à nos discussions avec lui, nous avons découvert de nouvelles choses que nous ne savions pas concernant les musulmans, et que nous n'avions pas en tant que chrétiens.
Mon père est devenu musulman après avoir été attaché à l'église et y avoir appelé les gens. Ensuite, mon épouse et mes enfants sont aussi devenus musulmans.
Louange à Allah qui a fait de nous des musulmans, louange à Allah qui nous a guidés à l'Islam et a fait de nous des membres de la communauté de Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve), la meilleure des créatures.
Mon cœur s'est attaché à l'amour de l'Islam, à l'amour du monothéisme et de la foi en Allah, Exalté soit-Il. Je suis même devenu plus jaloux pour la religion de l'Islam que je ne l'ai jamais été à l'égard du christianisme. Je me suis engagé sur le chemin de la prédication et de l'appel des gens à l'Islam en leur présentant l'image pure que j'ai connue de cette religion, la religion du pardon, du bon comportement, de la compassion et de la miséricorde. [10] [10] Adresse du site de cheikh Estes : www.islamtomorrow.com
15 - Le Dr. Gary Miller : mathématicien, ancien théologien chrétien et missionnaire.
https://www.youtube.com/watch?v=ae_YnXRGjnM&t=61s
https://www.youtube.com/watch?v=hLg8lvh23WI
Le Dr. Gary Miller ('Abd Al-Aḥad 'Omar) est un mathématicien, un théologien chrétien et un ex-missionnaire ; Il montre comment il nous est possible d'établir une foi authentique en posant des critères de la vérité, et il donne une manière simple et efficace pour trouver la direction correcte pendant la recherche de la vérité.
Pendant une certaine période de sa vie, le Dr. Miller a été actif dans le travail missionnaire chrétien. Mais il a très tôt commencé à découvrir de nombreuses contradictions dans l'Évangile. En 1978, il arriva qu'il lut le Noble Coran, s'attendant à ce qu'il contienne aussi un mélange de vérité et de fausseté. Mais il fut surpris en découvrant que le message du Noble Coran concordait à la même essence de vérité qu'il a tirée de l'Évangile. Il est alors devenu musulman et, depuis ce temps, il est actif dans la présentation de l'Islam aux gens, notamment par le biais d'émissions de radio et de programmes télévisés.
Il est aussi l'auteur de plusieurs articles et publications islamiques, nous pouvons notamment mentionner : " Réponse concise au christianisme - Le point de vue musulman " " Le Coran Majestueux " " Réflexions autour des [prétendues ] preuves claires de la divinité du Christ. " " Les bases de la croyance musulmane. " " La différence entre l'Évangile et le Coran. " " Le christianisme missionnaire - Une analyse pour le musulman. "
16 - Le Dr. Robert Crane, ex-conseiller du président américain Nixon.
https://studio.youtube.com/video/XCxBKNEe7Gk/edit
https://www.youtube.com/watch?v=TTVD2aytlww
Bref aperçu :
Il a obtenu un doctorat en droit international et comparé, il a été président du Harvard International Law Journal ; il fut conseiller de l'ancien président américain Nixon pour les affaires étrangères ; et directeur adjoint du Conseil de Sécurité Nationale à la Maison-Blanche ; enfin, il fut le fondateur de l'Association des Avocats Musulmans Américains (American Muslim Bar Association).
Il s'est converti à l'Islam en 1980.
Critiquant l'hostilité médiatique à l'égard de l'Islam en Amérique, le Dr. Robert Crane (Fâroûq 'Abd Al-Ḥaqq) a dit :
" Si les gens lisent les journaux en Amérique, ils auront sans aucun doute peur de l'Islam ! "
Confiant dans l'avenir de l'Islam, il a dit :
" L'Islam est la seule solution. Il porte la justice dans les finalités de la charia, dans les globalités, les parties élémentaires et les nécessités."
Le Dr. Robert Crane qui a changé son nom en Fâroûq 'Abd Al-Ḥaqq était conseiller de l'ancien président américain Nixon et directeur adjoint du Conseil de Sécurité Nationale américain. Il était titulaire d'un doctorat en étude des civilisations et il était une personnalité éminente. Il a travaillé au Département d'État et à la Maison Blanche pendant 30 ans. Lorsque Nixon a voulu écrire son livre, il a demandé aux services secrets américains de lui fournir un dossier sur l'intégrisme islamique, ce qu'ils ont fait en lui fournissant un dossier complet sur le sujet. Comme il n'avait pas assez de temps pour le lire, il l'a transmis à Robert Crane, qui l'a lu et est aussitôt entré en Islam.
Il faut savoir que le dossier qu'il a lu - et qui a été la cause de sa conversion à l'Islam - a été écrit par les services de renseignement américains, et non par des musulmans. Malgré cela, Crane est devenu musulman. Il écrit maintenant une série d'articles dans l'un des périodiques occidentaux les plus importants.
Ceci est la foi qui frappe aux cœurs :
Le Dr. Crane est l'un des principaux experts politiques en Amérique. Il est le fondateur et le créateur du Center for Civilization and Renovation in America. Après avoir obtenu sa maîtrise en systèmes de droit comparé de l'Université de Harvard, et après avoir fondé le Journal de droit international de Harvard et en être devenu le premier directeur, il a travaillé pendant une décennie dans ce qu'on appelle les " Centres de conseil pour les décideurs politiques " à Washington.
En 1962, il participe à la fondation du Centre d'Études Stratégiques et Internationales.
De 1963 à 1968, il a été le principal conseiller en politique étrangère de l'ancien président américain Richard Nixon.
En 1969, Nixon l'a nommé directeur adjoint du Conseil de Sécurité Nationale de la Maison Blanche.
En 1981, Ronald Reagan l'a nommé ambassadeur des États-Unis aux Émirats Arabes Unis.
Après être devenu musulman, le Dr. Crane a travaillé comme directeur du département juridique de l'American Muslim Council et a été le président fondateur de l'American Muslim Bar Association. Il a obtenu un doctorat en droit en 1959, parle couramment six langues vivantes, est marié et père de cinq enfants.
Il a publié dix livres et cinquante articles spécialisés autour des systèmes de droit comparé, la stratégie mondiale et la gestion des informations.
En ce qui concerne la manière dont sa guidée à l'Islam s'est faite, il a dit :
" En 1980, suite à la victoire de la révolution islamique en Iran, les occidentaux ont développé un intérêt croissant pour l'Islam. Non pas par admiration, mais parce qu'ils le considéraient comme une menace. Ainsi, plusieurs groupes de réflexion ont appelé à organiser des colloques et des congrès autour de ce sujet. J'ai assisté à l'un de ces congrès afin de voir la nature de ces études et des thèses présentées. À l'automne 1980, de nombreux penseurs islamiques ont participé au congrès, l'un d'entre eux a notamment parlé à plusieurs reprises et a parfaitement expliqué l'Islam, comme je le cherchais. J'ai alors réalisé qu'il était bien avancé dans sa pensée. Ensuite, je l'ai vu prier et se prosterner. J'étais opposé à l'idée de la prosternation car, à mes yeux, l'homme ne devait se prosterner devant personne. En effet, je voyais en ce geste un rabaissement de sa personne et de son humanité. Toutefois, j'ai réalisé que le cheikh s'inclinait devant Allah et se prosternait pour Lui, et qu'Il était en effet le plus en droit que je m'incline et me prosterne aussi. C'est ainsi que je l'ai fait et que je suis devenu musulman à partir de ce jour, sous l'encadrement du cheikh. "
Un soucis le préoccupait fortement. Ensuite, il a trouvé une réponse dans l'Islam. À ce sujet, Crane a dit : " Mon père était professeur à l'Université de Harvard. Il m'a appris à me préoccuper du bien et à le défendre tout comme à m'efforcer d'éviter ce qui est incorrect. J'ai passé la plupart de mon temps à chercher la justice et l'intégrité avant de devenir musulman. "
Lors d'un colloque à Damas auquel le professeur Roger Garaudy et moi-même avons assisté, je l'ai entendu parler et attaquer le capitalisme, et ce depuis l'époque où il était communiste. Nous avions tous les deux le même objectif, soutenir la justice, et nous étions tous les deux contre la concentration et l'accumulation de richesses. Ceci, car de telles préoccupations sont loin de conduire à la justice... Garaudy a suivi le principe marxiste qui s'efforce à détruire la propriété, alors que je considérais la propriété comme une clé de la liberté. Toutefois, nous considérions tous les deux que la propriété conduit in fine à l'injustice et à la non propagation de la justice. Nous appelions tous les deux à un système qui appelle à produire et donner la justice à tous... C'est ce qui nous a amenés à conclure que l'Islam était la seule solution. En effet, il porte la justice dans les finalités de la charia, dans les globalités, les parties élémentaires et les nécessités. " Et moi - en tant qu'avocat - je m'efforçais de trouver des principes qui n'étaient pas établis par les êtres humains. "
Le Dr. Crane a poursuivi son discours et a mentionné que l'Occident avait pris cette vertu de l'Orient - c'est-à-dire : les finalités de la charia et ses objectifs - et qu'ensuite, il l'a élargie - un élargissement motivé par le pouvoir - et l'a transformée en une grande civilisation dont ce pouvoir a conduit au contrôle du monde. Et c'est là que l'Occident a perdu les motivations de sa civilisation.
En fait, la poursuite de la justice n'est pas un but en Occident. " Par conséquent, j'ai commencé à m'efforcer et à rechercher la justice. Ironiquement, lorsque je suis allé à l'Université de Harvard et que j'ai obtenu mon diplôme en droit, j'y suis resté pendant trois ans. Trois années au cours desquelles je n'ai pas entendu le mot " justice " une seule fois !
Concernant la façon dont il a été choisi pour être le conseiller aux affaires étrangères américaines, il a dit :
" En 1963, j'ai écrit un long article concernant le conflit russo-américain. Après que le président Nixon a lu cet article dans l'avion, il m'a envoyé chercher et m'a chargé d'écrire un livre sur la politique étrangère américaine et sur le communisme.
Ensuite, depuis 1968, j'ai travaillé comme conseiller aux affaires étrangères. Et suite à ce livre, j'ai été nommé vice-président du Conseil de Sécurité Nationale à la Maison Blanche. Il y avait là-bas quatre adjoints au président, et j'étais l'un d'entre eux.
En 1969, au moment où Henry Kissinger est devenu secrétaire d'État, il a mis fin à mon travail à cause de vingt-cinq pages qui étaient dans mon livre. Celles-ci abordaient la question de la Palestine et dans lesquelles je proposais la création de deux États : juif et palestinien. Cette question a été étudiée pendant plusieurs années au plus haut des niveaux des cercles des États-Unis et à la Maison Blanche. Cependant, Kissinger était opposé à toute personne qui abordait et étudiait ce sujet. Kissinger s'est opposé à moi dans chaque domaine où je suis entré ou sur lequel je travaillais. Ensuite, Nixon m'a nommé [directeur] adjoint de l'administration des affaires de l'un des États à la Maison Blanche. De même, j'ai travaillé sur le dossier du Watergate.
Après le scandale du Watergate, j'ai vu que je ne pouvais pas avoir d'impact réel sur la politique des États-Unis de l'intérieur de l'État. J'ai vu que la seule solution pour éliminer l'injustice était d'établir un mouvement intellectuel pour faire revenir les idéaux en Amérique et appeler à la restauration de l'héritage américain qui était sur le point d'être perdu ; cet héritage qui, en fait, a été perdu.
Cet idéal élevé n'existe plus en Amérique, mais je l'ai toutefois trouvé dans l'Islam. C'est pourquoi je suis d'avis que la voie par laquelle on fera revivre l'héritage américain sera celle de l'Islam. Et c'est le travail que j'effectue depuis ma conversion à l'Islam en 1980. "
Sur ce point, et avec quelques détails, lors de la 24e conférence de la Société Islamique d'Amérique du Nord (ISNA), tenue du 29 août au 1er septembre 1986 dans la ville d'Indianapolis et dont la discussion portait sur l'avenir de l'Islam en Amérique du Nord, le Dr. Crane a présenté une comparaison des préludes qui déterminent les orientations de la politique étrangère américaine et l'image idéale sur laquelle sa base a été établie. Et c'est ainsi que la politique américaine est restée fixe, en raison de la fixité de ces préludes. En ce qui concerne l'Islam, sa politique se concentre sur la justice et il est possible de définir la justice comme étant la volonté d'Allah. "
Partant de là, il considère qu'il est nécessaire de trouver des penseurs islamiques afin qu'ils expliquent aux Américains comment l'Amérique doit gérer sa politique étrangère et démontrent que la justice est le long chemin que l'Amérique doit emprunter.
A une époque où le Dr Fâroûq n'exprime pas d'inquiétude quant à la perduration de l'Islam en Amérique, il reste cependant obligatoire de se concentrer sur la construction d'une haute pensée du concept islamique, et parmi les jeunes en particulier : " Ils doivent comprendre le monde moderne et trouver des réponses islamiques à tous les problèmes qui surgissent dans la société... D'autre part, nous devons faire croître et développer un leadership intellectuel parmi les musulmans, et ce dans toutes les sphères de la connaissance. Le but dans les deux cas doit être de soutenir la justice et l'équité dans le monde... Cela fera de l'Islam une puissance positive pour le bien dans le monde. Ces priorités doivent s'appliquer à l'Occident comme elles doivent s'appliquer au monde musulman.
Le Dr Fâroûq 'Abd Al-Ḥaqq a [aussi] des opinions et des représentations profondes sur les principaux problèmes et défis auxquels sont confrontés les musulmans dans le monde d'aujourd'hui. Alors qu'il adresse une critique à l'Occident pour sa vision déficiente et biaisée à l'égard de l'Islam, il n'oublie pas d'adresser un reproche à certains musulmans d'Orient ou d'Occident qui ne comprennent pas les enseignements islamiques. Comme il le dit, il est difficile de faire comprendre aux Occidentaux la réalité de l'Islam car beaucoup de musulmans vivant en Occident ne pratiquent pas les enseignements de l'Islam, ni ne vivent selon eux.
Le Dr. Crane (Fâroûq 'Abd Al-Ḥaqq) est décédé le 12 décembre 2021, à l'âge de 92 ans (qu'Allah lui fasse miséricorde).
17- La mission du diacre Armâniûs était de porter atteinte au Coran.
Qu'est-ce qui l'a poussé à défier Zakariyyâ Butros à débattre ?
https://www.youtube.com/watch?v=pYT3p_vgX64
https://www.youtube.com/watch?v=mZyAoZW5ufo
Une histoire par laquelle s'ouvrent les verrous des cœurs :
Le héros de cette histoire est entré dans la sphère du sacerdoce depuis son plus jeune âge. Il a commencé en tant qu'assistant diacre puis a ensuite gravi les échelons jusqu'à en devenir un lui-même. Sa mission était d'exposer les soi-disant oppositions présentes entre les versets et les sourates du Coran et de mettre le doigt sur ce qui s'y trouvait d'apparemment contradictoire. Ceci, afin d'établir les ambigüités pouvant être utilisées dans les débats.
Il a commencé à étudier le Coran à la recherche d'erreurs et de contradictions qu'il s'attendait à y trouver. Il a fait cela dans l'optique de présenter le résultat de ses recherches aux hommes de l'église en guise de dot pour l'avoir nommé prêtre, un rêve qu'il souhaitait voir se réaliser depuis longtemps.
Jamâl Zakariyyâ / Armâniûs est né dans le gouvernorat d'Al-Minya, en Haute-Égypte, en 1956. Il a grandi dans une famille chrétienne de génération en génération. Son grand-père était l'un des prêtres les plus célèbres de la terre de Kinânah. Son rêve était donc - comme celui d'autres enfants de sa famille - de parvenir à une position semblable à celle de son grand-père et de devenir un prêtre éminent auquel tout le monde se réfère.
Depuis ses 8 ans, il était très désireux de rejoindre l'église et de faire du bénévolat en attendant de devenir prêtre comme son grand-père. Il a commencé son travail au sein de l'église en tant qu'assistant diacre. Son travail consistait à aider le diacre, qui servait l'église, en l'aidant à s'acquitter des rituels religieux et des prières.
Le jeune Armâniûs était un garçon très actif et très patient dans la recherche et l'étude, il était motivé par une aspiration qui ne connaissait ni la fatigue, ni la lassitude. Il a ainsi rapidement gravi les échelons de l'église jusqu'à ce qu'il soit consacré diacre à l'église de la Vierge Marie, au Caire. Étant donné que son aspiration allait beaucoup plus loin que cela, il fut assidu à déployer davantage d'efforts afin de devenir prêtre le plus rapidement possible. Puis, le jour tant attendu est arrivé. Les autorités religieuses l'ont informé que son objectif était presqu'à portée de main et qu'il lui était désormais possible d'obtenir le poste de prêtre dont il rêvait depuis toujours. Cependant, elles lui ont posé comme condition qu'il présente une recherche mettant au grand jour les erreurs et contradictions rapportées dans le Noble Coran !
L'ambitieux diacre sentit qu'il était proche de la réalisation de son beau rêve, et que ce qu'on lui demandait était une affaire vraiment simple et facile. Il n'avait qu'à lire le Coran et rechercher les erreurs et les contradictions qui s'y trouvaient ! Et c'est ainsi qu'il a commencé son voyage avec le Coran ; il était tellement motivé et déterminé qu'il le lisait trois fois en un seul mois. Plutôt, Il emportait même le noble Livre d'Allah avec lui partout où il allait, de sorte qu'il le lisait dans les transports en commun avec une passion telle que même les musulmans l'enviaient.
Jamâl ne s'est pas uniquement concentré sur la lecture du Coran, il s'est aussi attelé à méditer profondément ses significations. Cela lui a permis de mémoriser par cœur bon nombre de ses versets. Toutefois, il remarqua une affaire étrange qui le frappa de crainte dans un premier temps, mais qui finit par l'apaiser. Oui... Il remarqua qu'à peine il lisait un verset, il sentait que celui-ci pénétrait et s'imprégnait directement dans son cœur, tout comme une flèche lancée avec la plus grande précision.
Jamâl constata que sa passion pour la lecture du Coran augmentait jour après jour. En effet, il l'achevait tous les dix jours, ensuite il recommençait de nouveau le processus. Malgré qu'il ait été affecté par tous les versets du noble Coran, le second verset de la Sourate Al-Baqarah (La Vache) dans lequel Allah, Exalté soit-Il, dit : { C’est le Livre au sujet duquel il n’y a aucun doute, c’est un guide pour les pieux } [Sourate Al-Baqarah (La Vache) : 2/2]. a eu un immense impact sur lui. Il a dit à son propos : " Chaque fois que je lisais ce verset, je ressentais comme si le Coran m'informait qu'il ne servait à rien de chercher [des erreurs et autres contradictions] et que ce verset fournissait déjà la réponse satisfaisante à ma recherche. "
Jamâl fut surpris par la confiance absolue qu'il a trouvé dans ce noble verset. Il n'était pas envisageable qu'un être humain [se permette une telle affirmation indiscutable], quel qu'il soit et quel que soit le niveau de science qu'il ait atteint ! D'habitude, dans les introductions de leurs ouvrages, les auteurs s'excusent auprès des lecteurs pour toute lacune, ou erreur, ou oubli qui aurait pu se glisser au cours de la rédaction de leurs écrits. Quant au Coran, c'est le seul livre qui te proclame dès le début et avec toute confiance qu'il s'agit d'un livre : { ...au sujet duquel il n'y a aucun doute } [Sourate Al-Baqarah (La Vache) : 2/2]. Il ne s'y trouve ni erreur, ni opposition, ni lacune ou contradiction auxquelles il serait sujet. C'est le livre de la certitude, une science sûre qui éliminant tout doute ou suspicion.
" Mais je n'ai pas trouvé ce que j'y cherchais. Par contre, j'ai lu l'Évangile et j'ai approfondi son étude, j'y ai découvert cinq mille erreurs et contradictions ! "
Jamâl a remarqué que lorsqu'il ouvrait le Coran - et c'est arrivé trois fois de suite - il se retrouvait face à ce verset de la Sourate Al-An'âm (Les Bestiaux) : { Ainsi donc, quiconque Allah veut guider, Il lui ouvre sa poitrine à l'Islam. Et quiconque Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite et gênée, comme s'il s'efforçait de monter au ciel. Ainsi, Allah inflige l'ignominie à ceux qui ne croient pas. } [Sourate Al-An'âm (Les Bestiaux) : 6/125].
Il avait l'impression que ce verset s'adressait personnellement à lui. A chaque fois, il s'y arrêtait et réfléchissait longuement à sa signification. Cette affaire l'a amené à prendre une autre direction dans sa pensée. Il a ressenti le désir de lire le Coran d'une manière différente et dans un but différent de celui dont il avait été chargé par l'église. Il a alors eu besoin, afin que le processus de compréhension lui soit facilité, de se référer à certains livres d'exégèse coranique.
Lorsque vint le moment pour Jamâl de présenter sa recherche, intitulée : " Les contradictions et les erreurs du Noble Coran ", les dirigeants parmi les hommes de l'église attendaient avec impatience de la lire et de découvrir quelles étaient les contradictions qu'il aurait relevé. Et c'est après cela qu'ils décideraient de promouvoir ce diacre au rang d'ecclésiastique ou de prêtre.
Cependant, les hommes de l'église furent surpris et frustrés lorsque Jamâl leur remit, en guise de recherche, une page quasi-vierge et ne contenant que ces quelques mots : "Je n'ai trouvé aucune contradiction dans le Coran. " Elle était signée : " Jamâl Zakariyyâ " au lieu de : " Diacre Jamâl Zakariyyâ Armâniûs ", le nom et le titre qu'ils espéraient voir figurer en évidence au début de la recherche.
Lors d'un grand rassemblement d'église, il a tenu le micro et a dit : " Ô frères bien aimés ! Vous m'avez demandé d'accomplir une mission spécifique : que je recherche ce qui se trouve dans le Coran de contradiction. J'ai été honnête avec vous, j'ai ouvert le Coran, je l'ai placé devant moi et je l'ai lu, de même que j'ai pris connaissance du contenu de la Sourate intitulée : "Mariam" [Marie, la mère de Jésus], et je vous assure n'avoir trouvé aucune contradiction dans le Coran. "
Le diacre a choqué les hommes de l'église avec cette étonnante conclusion tirée de son étude du Noble Coran pendant plusieurs mois ; malgré le fait qu'il l'ait lu des dizaines de fois, il n'y a trouvé ni erreur, ni contradiction !
Sa position courageuse et véridique, Jamâl l'a payée au prix fort. Elle s'est soldée par la perte de tout ce qu'il ambitionnait et espérait jusqu'alors pour son avenir ainsi que de sa source de subsistance. Cependant, au plus profond de lui-même, il sentait avoir réalisé le véritable profit, quoi que puissent en dire ses congénères.
Après cela, Jamâl a commencé à songé à devenir musulman. Lorsque les dirigeants de l'église ont senti cela, ils se sont opposés à lui et ne lui ont laissé aucune issue, ils l'ont combattu dans sa maison et sont même allés jusqu'à l'accuser de terrorisme ! Comme la force n'a pas fonctionné, ils ont alors tenté de l'amadouer. L'évêque s'est présenté en personne et lui a fait l'offre alléchante suivante : être officiellement nommé prêtre d'exception et avoir le droit de choisir le monastère où il veut travailler ! Ils lui ont aussi proposé d'énormes sommes d'argent ! Mais il ne se laissait pas amadouer et rejetait toutes ces belles offres que ses pairs convoitaient tant.
Par la suite l'église a appris qu'il s'était officiellement converti à l'Islam, à l'Université d'Al-Azhar, auprès du chef du comité de la Fatwa de l'Université. En conséquence, ils l'ont dépouillé de sa maison, de sa voiture et de tous ses biens. L'affaire a atteint un tel point qu'ils ont même saisi ses vêtements ! Et l'affaire ne s'est pas arrêtée là ! Ils ont clandestinement organisé la fuite de son épouse chrétienne et de ses enfants vers les États-Unis et il a été la cible de trois tentatives d'assassinat orchestrées par l'église, dont les membres [n'acceptaient pas] d'avoir perdu l'un de leurs prêtres dévoués.
Cela ne l'a toutefois pas dissuadé de sa décision aussi courageuse que fatidique, ni non plus d'avancer jusqu'au bout dans le chemin de la vérité.
Quelle serait la réaction de sa mère ?
Lorsque Jamâl a détourné son visage de l'église et de ses dirigeants, il a commencé à penser à sa famille ; et il était quelque peu perplexe concernant la manière de les informer de sa conversion à l'Islam ! Il a alors décidé de commencer par sa mère, la personne la plus proche et la plus compatissante à son égard. Il était extrêmement gentil avec elle. Il est allé dans sa direction, en traînant des pieds, pour l'informer qu'il avait l'intention de devenir musulman, alors qu'il était déjà bel et bien ! Il se demanda comment l'informer de cette grave décision et quelle serait alors sa réaction ?
Jamâl s'est assis devant sa mère malade avec une bienséance empreinte de pudeur. Il a essayé de choisir ses mots avec soin du fait que non seulement le sujet était d'une importance capitale, mais aussi que la place de sa mère, tant dans son cœur que dans sa vie, était immense et majestueuse. S'attendant à une réaction hostile et sévère de sa part, Jamâl lui dit, presque en chuchotant :
" Ô Ma mère bien-aimée, je me suis soumis à Allah, le Seigneur des mondes ! Je ne veux pas te mettre en colère par cela, mais j'ai connu la vérité. Ne te fâche donc pas contre moi, j'espère que tu comprends ma position. "
Jamâl fut surpris de sa réaction, elle répondit dans le plus grand des calmes :
"Enfin, ô Jamâl ! Ô mon fils ! Tu as vraiment tardé ... "
Jamâl fut ébloui et peu s'en est fallu qu'il s'envole de joie au moment où il a su que son affectueuse mère l'avait précédé dans l'Islam, il y a déjà bien longtemps.
" Ô mon fils ! Tu as vraiment tardé ! " Des paroles simples mais dont les sens sont si profonds... Ils contiennent une foule de significations et de sentiments telle qu'il faudrait des volumes pour écrire leur explication. Ces paroles prononcées par la mère de Jamâl lui ont "donné des ailes" ! Il a entendu de nombreuses et belles paroles de sa mère, depuis son plus jeune âge. Mais la phrase en question : " Ô mon fils ! Tu as vraiment tardé ! " est la plus belle à ses yeux, de manière absolue, qu'il s'agisse de sa formulation ou de ses sens.
Au moment où sa mère l'a informé qu'elle était musulmane depuis longtemps, Jamâl fut très content ; elle sentait qu'il deviendrait musulman un jour ou l'autre ; et plus il gravissait les positions de l'église, plus elle savait avec certitude qu'il chercherait et persévérerait dans sa recherche et que, de là, il parviendrait à la vérité par lui-même.
La situation de la mère de Jamâl, qui est devenue musulmane tout en le cachant même aux personnes les plus proches d'elle, est un phénomène général que l'église égyptienne a étudié avec soin ; et elle est parvenue à des faits et des résultats d'une réelle importance. En 2009, certains de ces résultats ont été divulgués au public. Ils affirment que des milliers de chrétiens qui se convertissent secrètement à l'Islam et cachent leur Islam par peur des représailles de leur famille et de la tyrannie de l'église, ils accomplissent les préceptes de leur nouvelle religion en se cachant.
À cet égard, Mr Maximus - ancien chef du Saint-Synode pour les Églises d'Orient pour les églises de Saint Athanase en Égypte et au Moyen-Orient - a assuré que le nombre moyen de chrétiens qui se convertissent à l'Islam chaque année en Égypte est de cinquante mille. Ce chiffre est étayé par les archives d'Al-Azhar qui indiquent que le nombre de conversions du christianisme à l'Islam officiellement enregistrées atteint un million cent cinquante mille sur la période de 1995 à 2016, soit une moyenne annuelle de plus de cinquante-quatre mille cas.
Le phénomène des chrétiens entrant dans la religion de l'Islam à ces taux croissants inquiète beaucoup les dirigeants de l'église égyptienne ; c'est pourquoi ils s'efforcent par tous les moyens de faire douter de leur religion les musulmans ordinaires, et ils forment des comités spécialisés afin de réaliser cet objectif.
Jamâl Zakariyyâ assure qu'il avait été choisi pour faire partie d'un comité dont la mission était de combattre l'Islam par l'Islam. Un exemplaire du Noble Coran était remis à chacun des membres de ce comité afin qu'il le lise et puisse en extraire des sourates et des versets supportant plus d'une signification. Ils sont alors sortis de leur contexte, interprétés de manière erronée et enseignés aux enfants et aux jeunes chrétiens lors des cours du dimanche. Ainsi, si un chrétien découvre une contradiction dans la Bible à l'avenir, il croira déjà "savoir" que le Noble Coran - qui est le livre sacré des musulmans - contient lui aussi des contradictions ; selon la prétention [de ceux qui le leur auront "enseigné"].
"Jamâl Zakariyyâ Armâniûs" a changé son nom en "Jamâl Zakariyyâ Ibrâhîm" et, pendant deux ans après sa conversion à l'Islam, il a continué à porter le tatouage de la croix qu'il avait sur ses mains. Parce qu'il se se sentait gêné d'aller à la mosquée avec cette marque que seuls les chrétiens fanatiques portent, il a décidé de mettre des bandages sur ses mains afin de cacher ces deux croix. Il en fut ainsi jusqu'à ce qu'il puisse les faire disparaître définitivement, suite à une intervention chirurgicale, et ce après qu'il ait patienté pendant deux ans.
Dès que Jamâl est entré en Islam, il s'est soucié d'inviter ses congénères à l'Islam. En un court laps de temps, quinze chrétiens sont devenus musulmans par son intermédiaire.
Nous concluons cette histoire en indiquant que le prédicateur Jamâl Zakariyyâ Armâniûs a publié un livre dont le titre est : « Pourquoi ai-je choisi l'Islam ? » Dans ce livre, il relate le voyage de l'homme à la recherche de la vérité et montre la difficulté de cette recherche, surtout en ce qui concerne l'affaire de la croyance. Cela, parce qu'il est difficile pour une personne de remplacer la religion dans laquelle elle est née et a été éduquée, excepté si ce changement et ce remplacement jaillissent d'une conviction totale. Et c'est exactement ce qui s'est personnellement passé avec lui. Du fait qu'il n'était pas un chrétien ordinaire, mais plutôt l'un des ecclésiastiques dévoués à l'église, il a décidé - lorsqu'il est parvenu à la vérité - de ne pas la garder pour lui-même ; il s'est efforcé de la propager aux autres afin qu'elle puisse peut-être contribuer à la guidée de quiconque Allah, Exalté soit-Il, aura voulu guider à l'Islam.
Vraiment, le voyage à la recherche de la vérité est le voyage le plus important dans la vie d'une personne. C'est le voyage dont l'homme tire sa provision pour entreprendre son voyage éternel. L'important est donc que l'homme parvienne au terminus avant la fin de cette vie d'ici-bas !
Le fait d'y parvenir est un bienfait d'Allah, demandez-Lui donc la guidée ! En effet, c'est par Allah que nous sommes guidés vers Allah.
Les sources :
- Interviews télévisées avec Armâniûs. Nous avons mis le lien code barre en début d'article.
- Le livre de Jamâl Zakariyâ Armâniîs : " Pourquoi ai-je choisi l'Islam ? " (Le Caire, Librairie An-Nâfidhah, 2006).
Tu peux y accéder par le biais de ce code-barre :
https://www.muslim-library.com/arabic/%D9%84%D9%85%D8%A7%D8%B0%D8%A7-%D8%A7%D8%AE%D8%AA%D8%B1%D8%AA-%D8%A7%D9%84%D8%A7%D8%B3%D9%84%D8%A7%D9%85%D8%9F/
https://postimg.cc/SJNwxJ3B
18- Président des Comités de Christianisation en Afrique : Ancien Prêtre Égyptien (Ishâq Hilâl Masîḥa)
Histoire de comment il est venu à l'Islam (audio avec sa voix) :
https://www.youtube.com/watch?v=Lf6IX57WHCQ
https://www.youtube.com/watch?v=Be8nC5qR7KY
Profession : Pasteur de l'église de " L'Idéal Chrétien " (Standard Wesleyan Church) et président honoraire des associations égyptiennes du " Salut des Âmes " (Souls Salvation Society) en Afrique et en Asie occidentale. Il est né le 3 mai 1953 à Al-Minyâ, en République Arabe d'Égypte.
Je suis né dans le village d'Al-Bayyâḍiyyah, Centre Malawî, gouvernorat d'Al-Minyâ, de parents chrétiens orthodoxes. Depuis que nous sommes petits, ils ont semé dans nos cœurs la rancoeur contre l'Islam et les musulmans.
C'est lorsque j'ai commencé à étudier la vie des Prophètes que le conflit intellectuel a commencé en mon for intérieur. Etant donné que mes questions provoquaient des problèmes au sein des étudiants, le pape Chenouda III, qui a succédé au pape Cyrille, à pris la décision de me nommer prêtre. Il a fait cela deux ans pleins avant la date initiale de ma nomination, afin de me séduire et de me faire taire. En effet, ils sentaient mon plaidoyer pour l'Islam. Et ils ont donc décidé de me nommer prêtre bien qu'il fut préalablement établi qu'une telle nomination ne devait avoir lieu qu'après neuf années d'études théologiques minimum. Ensuite, j'ai été nommé pasteur de l'église : " L'Idéal Chrétien " (Standard Wesleyan Church) à Soûhâg et président honoraire des associations égyptiennes du : " Salut des Âmes " (Souls Salvation Society) ; c'est une association d'évangélisation très puissante qui a des racines dans de nombreux pays arabes, notamment dans la région du Golfe. Le pape me donnait beaucoup d'argent afin que je ne discute plus de ces idées. Mais j'étais, malgré cela, déterminé à connaître la réalité de l'Islam. La lumière islamique qui illuminait mon cœur de joie ne s'est pas estompée avec ma nouvelle position ; plutôt, elle a même augmenté. J'ai commencé à nouer des relations avec certains musulmans en secret et j'ai commencé à étudier et à lire au sujet de l'Islam. On m'a demandé de préparer un mémoire de maîtrise autour des religions comparées, sous la direction de l'évêque de la recherche scientifique en Égypte, en 1975. Il m'a fallu quatre ans pour préparer ce mémoire. Le superviseur s'opposait à une partie de la thèse concernant la véracité de la prophétie de Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve), son illettrisme et l'annonce du Messie à propos de sa venue. Finalement, la soutenance de la thèse a eu lieu au cours d'une discussion de neuf heures, à l'église évangélique du Caire. La discussion s'est concentrée autour de la question de la prophétie et du Prophète Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) tout en sachant que les versets indiquant sa prophétie et le caractère de sceau de la prophétie étaient clairs. À la fin, le pape a rendu comme décision que l'on me retire la thèse et qu'elle ne soit pas reconnue.
J'ai commencé à réfléchir de manière profonde concernant l'Islam afin que ma guidée soit basée sur une certitude totale. Mais je n'ai pas pu obtenir de livres islamiques comme je le souhaitais car le pape avait durci la surveillance contre moi et ma bibliothèque personnelle.
Ma guidée recèle une histoire :
Le 6 août 1978, je me rendais à Alexandrie pour célébrer l'anniversaire de la Vierge Marie. J'ai pris le train de 15h10, qui part de la gare d'Assiout en direction du Caire. Après l'arrivée du train - aux environs de 21h30 approximativement - j'ai le bus n°64 de la gare d'Al-'Atabah en direction d'Al-'Abbâsiyyah. Pendant que je montais dans le bus avec mes vêtements ecclésiastiques, une croix d'or pur qui pesait 250 grammes ainsi que mon grand bâton, un garçon de onze ans est monté dans le bus. Il vendait des livrets qu'il distribuait à tous les passagers, sauf à moi. Ici, je suis devenu obsédé : " Pourquoi tous les passagers excepté moi ? " J'ai attendu qu'il ait terminé la distribution et la collecte. Il a alors vendu ce qu'il a vendu. Alors, je lui ai demandé : " Ô mon fils ! Pourquoi as-tu donné à tous ceux qui étaient dans le bus excepté moi ? " Alors, il a dit : " Non, ô notre père, tu es prêtre !" Là, je me suis senti comme si je n'étais pas digne de porter ces livrets, malgré leur petite taille - { que seuls les purifiés touchent } J'ai insisté auprès de lui pour qu'il m'en vende quelques-uns. Mais il a dit : " Non, ce sont des livres islamiques ! " Il est descendu, et avec la descente de cet enfant du bus, j'ai eu l'impression d'être affamé et assoiffé, et seuls ces livrets pouvaient rassasier ma faim et étancher ma soif. Je suis alors descendu derrière lui. Il a couru en ayant peur de moi. J'ai alors oublié qui j'étais et j'ai couru après lui jusqu'à ce que j'obtienne deux livres... Au moment où je suis arrivé à la grande église d'Al-'Abbâsiyyah (la cathédrale Saint-Marc) et que je suis entré dans la chambre réservée aux personnes officiellement invitées, j'étais exténué par le voyage ; mais, lorsque j'ai sorti l'un des deux livres - qui était la partie 'Amma [du Noble Coran] - et que je l'ai ouvert, mon regard est tombé sur la sourate : Al-Ikhlâṣ (Le Monothéisme Pur), n°112. Cela a réveillé mon esprit et secoué mon âme... J'ai commencé à la répéter jusqu'à la mémoriser. J'ai trouvé dans sa lecture un repos psychologique, une tranquillité d'âme ainsi qu'un bonheur spirituel. Pendant que j'étais ainsi, l'un des prêtres est entré et m'a appelé : " Père Isaac ! " Je suis alors sorti en lui criant au visage : { Dis : " Il est Allah, Unique. " } Sans m'en rendre compte. [Sourate Al-Wâqi’ah (L'Inéluctable) : 56/79]. [Sourate Al-Ikhlâṣ (Le Monothéisme Pur) : 112/1]
Au confessionnal :
Après cela, le dimanche, je me suis rendu à Alexandrie afin de célébrer la semaine de l'anniversaire de la Vierge Marie et d'accomplir la prière habituelle de la messe. Durant la période de repos, je suis allé au confessionnal afin d'entendre les confessions de ce peuple ignorant qui croit qu'un prêtre possède le pardon des péchés.
Une femme est venue à moi se mordant les doigts de regret. Elle a dit : " J'ai dévié trois fois. Maintenant, je suis devant Votre Sainteté, me confessant à vous, dans l'espoir que vous me pardonnerez et je m'engage envers vous à ne plus jamais recommencer ! " Selon la coutume, le prêtre lève généralement la croix devant le visage du confesseur et il lui pardonne ses péchés. Alors que j'étais sur le point de lever la croix pour lui pardonner, la belle expression coranique m'a traversé l'esprit. { Dis : " Il est Allah, Unique. " } [13] Ma langue a été incapable de prononcer quoi que ce soit, j'ai pleuré à chaudes larmes et j'ai dit : " Cette femme est venue pour obtenir de moi le pardon de ses péchés. Mais qui donc me pardonnera mes péchés à moi le Jour du Jugement et du Châtiment ? " Là, j'ai réalisé qu'il y a un Grand qui est plus grand que tout grand, le Dieu Unique, qui Seul est digne d'être adoré. Je suis immédiatement allé rencontrer l'évêque et je lui ai dit : " Je pardonne aux gens leurs péchés, mais qui me pardonnera les miens ? " Il répondit indifférent : " Le Pape ! " Je lui ai demandé : " Et qui pardonne au Pape ? " Là, son corps a bondi et il s'est mis à crier : " Tu es un prêtre fou et celui qui t'a assigné à ta position est [aussi] fou, même s'il était le pape, car nous lui avons dit de ne pas te nommer pour ne pas que tu corrompes le peuple avec ton inclination islamique et sa pensée déviante ! " Après cela, une décision émanant du pape a ordonné mon emprisonnement au monastère Saint Mina, à Ouadi Natroun. [Sourate Al-Ikhlâṣ (Le Monothéisme Pur) : 112/1].
Le grand moine prie :
Ils m'ont emmené les yeux bandés. Là, les moines m'ont étonnamment accueilli en m'infligeant diverses formes de châtiments. Or, jusqu'à cet instant, je n'étais pas encore devenu musulman. Chacun d'eux portait un bâton et me frappait avec en disant : " Voici ce qu'il faut faire à quiconque vend sa religion et son église ! " Ils ont utilisé avec moi toutes sortes de tortures, dont les traces sont encore présentes sur mon corps et constituent le meilleur témoin de la véracité de mes propos. Leur inhumanité est parvenue à un tel stade qu'ils m'enfonçaient un manche à balai dans l'anus sept fois par jour, aux heures de prière des moines. Cela a duré quatre-vingt dix-sept jours. Ils m'ont aussi obligé à garder les cochons. Trois mois plus tard, ils m'ont emmené chez le grand moine pour m'éduquer religieusement et me conseiller sincèrement. Il m'a alors dit : " Ô mon fils ! Certes, Allah ne laisse pas perdre la récompense de quiconque œuvre vertueusement, patiente et escompte la rétribution. Quiconque craint Allah, Il lui accorde une issue et Il le pourvoit par là où il ne s'y attend pas. " Je me suis dit que ces paroles n'étaient pas celles de la Bible, ni des paroles de saints. Je ne cessais d'être étonné à cause de ces paroles jusqu'à ce qu'il ajoute à mon étonnement en disant : " Ô mon fils ! Mon conseil à ton égard est que tu gardes le secret et ne déclares rien jusqu'à ce que la vérité soit proclamée, quel que soit le temps que cela prendra. " Je me demandais ce qu'il signifiait par ces paroles alors qu'il était le grand moine ! Il ne me fallut pas longtemps pour que je comprenne l'interprétation de ces paroles confuses. Un matin, je suis entré auprès de lui pour le réveiller. Il a tardé à ouvrir la porte. Alors, je l'ai poussé et je suis entré. Ce fut la grande surprise - ce fut la lumière de ma guidée vers cette véritable religion, la religion du monothéisme - j'ai vu un vieil homme, avec une barbe blanche, âgé de 65 ans, qui se tenait debout et accomplissait la prière des musulmans, la prière de l'aube. Je restais figé à ma place devant la scène que je regardais. Mais, rapidement, je suis redevenu alerte au moment où j'ai craint qu'un des moines ne le voie. J'ai alors fermé la porte. Au bout d'un moment, il est venu vers moi et m'a dit : " Ô mon fils ! Dissimule-moi et notre Seigneur te dissimulera. Je suis dans cette situation depuis 23 ans. Le Coran est ma nourriture, l'Unicité du Tout-Miséricordieux est ce qui me tient compagnie dans ma solitude, et l'adoration de l'Unique, le Dominateur, est ce qui me réconforte dans mon isolement. La vérité est plus en droit d'être suivie, ô mon fils ! "
Quelques jours plus tard, une décision émanant du pape a ordonné mon retour dans mon église, après que j'ai été transféré de Sohag à Assiout. Toutefois, les choses qui se sont passées avec la Sourate Al-Ikhlâṣ (Le Monothéisme Pur), puis au confessionnal et avec le moine ont ancré mon désir pour l'Islam et ont eu un profond impact sur moi. Mais que devais-je faire ? J'étais assiégé par ma famille et mes proches, de même qu'empêché de sortir de l'église, sur ordre de Chenouda.
Un voyage de christianisation :
Après qu'un an se soit écoulé, une lettre m'est parvenue - elle était déposée dans le dossier réservé à la proclamation de mon Islam, à la direction de la sécurité d'Ach-Charqiyya - on m'y ordonnait de me rendre au Soudan en tant que président d'un comité en voyage de christianisation. Nous sommes donc allés au Soudan le 1er septembre 1979 et nous y sommes restés trois mois. Selon les instructions papales, toute personne qui se convertissait au christianisme aux mains du comité recevait la somme de 35 000 livres égyptiennes, en plus des avantages en nature. Le nombre de ceux qui furent trompés par le comité - sous la pression du besoin et de la privation - s'éleva à trente-cinq Soudanais, de la région de Wau, au Soudan du Sud. Après leur avoir remis les subventions papales, j'ai appelé le pape du diocèse d'Oum Dorman. Il a alors dit : " Emmenez-les voir les lieux saints chrétiens en Égypte (les monastères) ! " Ils ont quitté le Soudan comme travailleurs, embauchés pour travailler dans les monastères en tant que bergers de chameaux, de moutons et de cochons. Des contrats de travail nominatifs furent conclus de sorte que le comité de christianisation puisse les faire sortir et les amener en Égypte.
À la fin du voyage - et au cours de notre retour à bord du navire Mârîna, sur le Nil - je me suis levé afin de m'enquérir des nouveaux convertis. Au moment où j'ai ouvert la porte de la cabine n°14 - avec la clé réservée à l'équipage du navire - j'ai été surpris de voir le nouveau converti 'Abd Al-Masîḥ dont le nom était Mouḥammad Adam accomplir la prière des musulmans. Je lui ai parlé et je l'ai trouvé attaché à sa croyance islamique, l'argent ne l'avait pas leurré, et il n'a pas non plus été influencé par l'éclat de la vie éphémère d'ici-bas. Je l'ai quitté et, environ une heure plus tard, je lui ai envoyé un des missionnaires. Il s'est alors présenté à moi dans la troisième aile [du navire]. Après le départ du missionnaire, je lui ai demande: " Ô 'Abd Al-Masîḥ ! Pourquoi accomplis-tu la prière des musulmans après t'être converti au christianisme ? " Il a alors répondu : " Je vous ai vendu mon corps pour votre argent. Quant à mon cœur, mon âme et mon esprit, ils sont la propriété d'Allah, l'Unique, le Dominateur. Je ne les vendrais pas pour les trésors du bas monde. Et j'atteste devant toi qu'il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que Mouḥammad est le Messager d'Allah ! "
Après ces évènements qui m'ont éclairé le chemin de la foi et m'ont guidé vers la conversion à l'Islam, j'ai rencontré beaucoup de difficultés à proclamer mon Islam. J'étais grand prêtre ainsi que président du comité de christianisation en Afrique et ils ont tenté d'empêcher par tous les moyens ce qui aurait été un grand scandale pour eux. Je me suis rendu dans plus d'un commissariat afin de proclamer [officiellement] mon Islam. Par peur concernant l'unité nationale, les membres de la direction de la sécurité d'Ach-Charqiyya ont amené une équipe de prêtres et d'évêques pour qu'ils s'assoient avec moi. C'est la pratique habituelle en Égypte pour quiconque veut se convertir à l'Islam. Le comité en charge, composé de quatre prêtres et de trois évêques, m'a menacé de prendre tous mes biens, mes propriétés mobilières et immobilières, ainsi que ce que j'avais à la Banque Nationale d'Égypte - les succursales de Sohag et d'Assiout - qui s'élevait environ à 4 millions de guinées, en plus de trois bijouteries, un atelier de fabrication d'or dans le quartier juif et un immeuble de onze étages (n°499) rue Port Saïd, au Caire. Je leur ai alors cédé tout cela. En effet, rien n'égale l'instant du regret que j'ai ressenti lorsque j'étais au confessionnal.
Après cela, l'église s'est montré hostile à mon égard et a déclaré la non sacralité de mon sang. J'ai donc été la cible de trois tentatives d'assassinat par mon frère et mes cousins. Ils m'ont tiré dessus au Caire et m'ont touché au rein gauche. On me l'a retiré le 7 janvier 1987 à l'hôpital Qaṣr Al-'Aynî. L'incident a été consigné dans le rapport n°1762/1986 du poste de police de Qaṣr An-Nîl, Direction de la Sécurité du Caire, en date du 11/novembre/1986.
Je me suis alors retrouvé avec un seul rein, le droit. Après que l'église m'ait dépouillé de toute chose, je traversais une période difficile ; et bien que les rapports médicaux indiquaient que j'avais besoin d'une chirurgie esthétique au niveau de mon rein, ainsi que d'élargir l'uretère, je n'avais pas les moyens d'assumer de telles dépenses, J'ai alors subi plus de quinze opérations chirurgicales [bon marché], y compris de la prostate, et aucune d'entre elles n'a été un succès. En effet, selon les rapports médicaux que j'avais avec moi, ce n'était pas la chirurgie requise. De plus, lorsque mes parents ont appris ma conversion à l'Islam, ils se sont suicidés en s'immolant par le feu. Et c'est auprès d'Allah qu'on cherche assistance.
19- L'archevêque tanzanien :
Martin John Mwaibio
Sourate Al-Ikhlâṣ (Le Monothéisme Pur)... Le mot de passe
https://www.islamstory.com/ar/artical/21511/%D8%A7%D8%B3%D9%84%D8%A7%D9%85-%D8%AC%D9%88%D9%86-%D9%85%D9%88%D8%A7%D9%8A%D8%A8%D9%88%D8%A8%D9%88-%D8%B1%D8%A6%D9%8A%D8%B3-%D8%A7%D9%84%D8%A7%D8%B3%D8%A7%D9%82%D9%81%D8%A9
Pour son l'Islam, il est passé par des épreuves qui donneraient des cheveux blancs aux enfants ; mais il a patienté et escompté la récompense d'Allah.
De nombreuses personnes sont devenues musulmanes par son entremise, par la cause de son éloquence et la solidité de ses positions.
Il est d'une famille de classe moyenne en Tanzanie. Le rêve de ses parents était qu'il devienne évêque de l'église de la ville dans laquelle ils vivaient... Ils l'ont baptisé et l'ont envoyé dans un pensionnat. Ses parents ont continué à susciter son désir de devenir prêtre. Ensuite, lorsqu'il a été nommé servant d'autel à la messe, ils le regardaient avec fierté et honorés alors qu'il aidait le prêtre de l'église à recevoir "le corps et le sang" du Christ !
Après qu'il ait terminé ses études universitaires, il a rejoint l'église, exauçant ainsi le désir de ses parents. Lorsqu'il atteint l'âge de 25 ans, ses parents décidèrent de l'envoyer en Angleterre afin qu'il y étudie la théologie dans ses fondements et qu'il puisse ensuite retourner en Tanzanie avec un statut plus élevé. Il a effectivement voyagé en Angleterre en 1964 pour obtenir un diplôme en administration d'église. Un an plus tard, il est allé en Allemagne afin d'y obtenir une licence. Et à son retour chez lui un an plus tard, il est devenu évêque ouvrier. Mais Martin John Mwaipopo - l'étudiant qui utilisait sa raison et ne suivait pas [aveuglément] les autres - a lu en profondeur ce à quoi les religions célestes appellent. Il a aussi étudié le bouddhisme. Il entreprit alors un voyage à la recherche de la vérité qui allait être sans retour si ce n'est sur la guidée d'Allah.
Son troisième voyage scientifique fut aux États-Unis en vue d'un doctorat. Là, il a encore plus approfondi l'étude comparée des religions et a vu que l'Islam est la religion de la disposition naturelle... Mwaipopo raconte : " Au moment où j'ai ouvert le Noble Coran, les premiers versets que j'ai lus étaient ceux de la Sourate Al-Ikhlâṣ (Le Monothéisme Pur ) : { Dis : « Il est Allah, Unique. Allah, Celui qui se passe de tout et dont rien ni personne ne peut se passer. Il n’a pas engendré et n’a pas été engendré. Et nul n’est égal à Lui. »} Sourate n°112, Al-Ikhlâṣ (Le Monothéisme Pur). C'est comme si c'était le mot de passe. C'était l'époque où les graines de l'Islam ont commencé à croître en lui ; et c'était la religion avec laquelle il n'était pas familier. À ce moment-là, Il a découvert que le Noble Coran était le seul livre sacré que l'homme n'avait pas altéré depuis sa révélation.
Martin John Mwaipopo hésitait à briser le cœur de ses parents en quittant le christianisme et en perdant le statut qui l'attendait au moment de son retour à son église. Une fois, il a fixé droit dans les yeux son professeur, celui qui dirigeait sa thèse, et il lui a demandé : " Quelle est la plus correcte des religions ? " Le chrétien a alors répondu avec audace : " L'Islam ! " Martin lui a alors demandé : " Pourquoi ne vous y convertissez-vous pas ? " L'homme a alors rétorqué : " Afin de ne pas perdre tous ces privilèges que tu vois et pour ne pas gagner l'hostilité de ceux qui me suivent et qui se retourneront ensuite contre moi !"
Martin est retourné en Tanzanie avec le doctorat, non pas en tant qu'évêque cette fois, mais en tant qu'archevêque. Ses parents étaient comblés de bonheur et les gens de sa ville l'accueillirent chaleureusement et pleins de fierté. Toutefois, la lumière s'était déjà infiltré dans son cœur, le voile avait été levé de ses yeux et tout s'allégeait dans le sentier de la vérité et de la parole de vérité.
Il rencontra cheikh Aḥmad Cheikh, l'une de ses connaissances musulmanes, il l'informa de ce qu'il avait l'intention de faire et l'homme l'encouragea. Dans la nuit du 23 décembre 1986, lors des festivités préparatives de Noël, Martin dit à un groupe de fidèles qu'il délaisserait le christianisme afin d'entrer en Islam... La foule des fidèles était dans un état de paralysie totale, choquée par cette nouvelle. A tel point que l'évêque assistant s'est alors levé de son siège, a fermé la porte et les fenêtres et a ensuite déclaré aux membres de l'église que l'archevêque avait perdu la raison.
Quant aux fidèles, ils ont appelé les forces de sécurité afin qu'elles viennent prendre le fou, et ils l'ont mis en garde à vue jusqu'à la moitié de la nuit, moment où Aḥmad Cheikh est venu et s'est chargé de sa libération. Martin John Mwaipopo - qui s'est ensuite appelé Al-Ḥâjj Aboû Bakr John Mwaipopo - a relaté dans le centre islamique de Wyebank à Durban des épreuves qu'il a dû traverser et qui donneraient des cheveux blancs même aux plus jeunes ; malgré cela, il a patienté et escompté la récompense d'Allah.
Pour commencer, l'église l'a dépouillé de sa maison et de sa voiture. Son épouse n'ayant pas pu supporter cela, a fait ses valises, pris ses enfants et l'a quitté ; et ceci malgré que Mwaipopo ait bien insisté sur le fait qu'elle n'était pas obligée de devenir musulmane. Lorsqu'il est allé voir ses parents, ils lui ont demandé de critiquer l'Islam publiquement. A ce sujet, il dit : " Ils étaient vieux, âgés et n'avaient pas de science ; ils étaient même incapables de lire l'Évangile ! Je ne leur en ai pas voulu, et je leur ai demandé de rester une nuit à la maison. Le lendemain, j'ai voyagé à Kayila, une ville à la frontière entre le Malawi et la Tanzanie. Au cours de mon voyage, je me suis arrêté et j'ai rencontré la famille d'une religieuse catholique dont le nom était sœur Gertrude Kipoya, aujourd'hui connue sous le nom de sœur Zaynab. Cette famille m'a hébergé pour une nuit. Arrivé au matin, j'ai fait l'appel à la prière. Il a fait sortir les villageois de leurs maisons et leur a fait demander à mes hôtes comment pouvaient-ils donner refuge à un fou ? La religieuse leur a expliqué que je n'étais pas fou mais musulman.
Je lui ai demandé : " Pourquoi portes-tu une croix à la chaîne autour de ton cou ? - Elle répondit : Parce que le Christ y a été crucifié ! J'ai rétorqué : Mais... Disons que quelqu'un a tué ton père avec un fusil. Te déplacerais-tu ensuite en portant un fusil autour de ton cou ? " Cela a incité la religieuse à réfléchir et elle est restée confuse quant à la réponse. Et lorsque je lui ai proposé de l'épouser, elle a accepté. Nous nous sommes mariés en secret et nous avons voyagé ensemble jusqu'à Kayila. "
Mwaipopo est passé de la vie de luxe à une maison d'argile, et au lieu de toucher son gros salaire en tant que membre du Conseil œcuménique des Églises, il a commencé à gagner sa vie en étant bûcheron et en cultivant la terre des autres. En dehors de ses heures de travail, il appelait ouvertement à l'Islam, ce qui l'a conduit à une série de condamnations à de courtes peines de prison, pour manque de respect à l'égard du christianisme.
Par ailleurs, en 1988, alors qu'il accomplissait l'obligation du pèlerinage (Al-Ḥajj), ils ont fait sauter sa maison et ses trois enfants (des triplés) y sont morts brûlés. Leur mère a survécu à l'attaque par décret d'Allah. Mais au lieu que ceci annihile sa détermination, cela l'a poussé à encore plus œuvrer car le nombre de ceux qui proclamaient ouvertement l'Islam par son entremise augmentait, et parmi eux il y eut son beau-père (le père de son épouse).
En 1992, il a été détenu pendant une durée de dix mois avec soixante-dix de ses partisans. Ils ont été accusés de trahison suite à l'explosion de certaines boutiques qui vendaient de la viande de porc et au sujet desquelles il avait fait part de son opposition. Il s'était effectivement prononcé contre ces boutiques, en effet, mais son innocence fut prouvée. Suite à cet incident, il a immédiatement été exilé en Zambie.
Le message du Ḥâjj Aboû Bakr / Mwaipopo aux musulmans :
" Il y a une guerre contre l'Islam. Ils ont inondé le monde de publications mensongères à son sujet, et ils s'efforcent aujourd'hui particulièrement à faire honte aux musulmans en les décrivant comme des intégristes. Les musulmans ne doivent pas s'arrêter à leurs ambitions personnelles, ils doivent s'unir. En effet, tu dois défendre ton voisin si tu veux toi-même être en sécurité. "
Sources :
Le Journal des Musulmans (The Muslims Newspaper), publié le 19 juin 1992.
Site de l'Union Internationale des Savants Musulmans (International Union of Muslim Scholars).
20 - Histoire de la mutation du prêtre Sily en prédicateur :
https://www.youtube.com/watch?v=XMtSdjXr9ko
L'histoire de Sily le prêtre a été rapportée dans un article de son Altesse le Dr 'Abd Al-'Azîz Aḥmad Sarḥân, doyen de la faculté des enseignants de la Mecque Honorée. Il y a dit : Cette histoire peut sembler étrange à quiconque n'a pas rencontré personnellement son auteur, n'a pas entendu ce qu'il a dit de ses propres oreilles et ne l'a pas vu de ses propres yeux. C'est une histoire qui semble imaginaire mais dont les évènements sont bien réels. Elle a pris forme sous mes yeux, suite aux paroles de son auteur qui me racontait ce qui lui était personnellement arrivé. Pour en savoir plus, ou plutôt pour connaître tous les évènements intéressants, laissez-moi vous emmener et dirigeons-nous ensemble vers Johannesburg, la ville des riches mines d'or de l'État d'Afrique du Sud où j'ai travaillé en tant que directeur du bureau de la Ligue Islamique Mondiale. C'était en 1996, pendant l'hiver, qui était si glacial dans ce pays. Ce jour là, le ciel empli de nuages annonçait la venue d'une forte tempête hivernale. Pendant que j'attendais une personne que je devais rencontrer et à qui j'avais donné rendez-vous dans cet objectif, mon épouse était à la maison, elle préparait le déjeuner afin d'accueillir mon invité d'honneur. Le rendez-vous était avec un proche de l'ancien président de l'Afrique du Sud, Nelson Mandela. C'était une personne qui accordait une attention particulière au christianisme, en faisait la promotion et y invitait les gens. Cette personne était le prêtre Sily. La rencontre avec Sily a été programmée par l'intermédiaire du secrétaire du bureau de la Ligue Islamique Mondiale, 'Abd Al-Khâliq Moutayr, qui m'a informé qu'un prêtre voulait se présenter au bureau de la Ligue pour une affaire importante. À l'heure convenue, Sily s'est présenté en compagnie d'une personne appelée Soulaymân. Il était boxeur et est devenu membre de la Ligue de boxe après qu'Allah l'ait comblé du bienfait de l'Islam. Après une tournée du boxeur musulman Mouḥammad Alî Clay, je les ai tous rencontrés à mon bureau et j'en étais extrêmement heureux. Sily était de petite taille, il avait la peau très foncée et était toujours souriant. Il s'est assis devant moi et a commencé à me parler d'une manière très douce. Je lui ai alors dit : " Frère Sily. Est-il possible que nous écoutions l'histoire de ta conversion à l'Islam ? " Sily a souri et a répondu : " Oui, bien sûr... " Et il a dit : " J'étais un prêtre vraiment actif, je servais l'église de tout mon être, avec détermination, et je ne me contentais pas de cela ; je faisais plutôt partie des grands missionnaires d'Afrique du Sud. En raison de mon militantisme engagé, le Vatican m'a choisi afin que j'effectue un travail missionnaire financé et supporté par lui. J'ai donc pris les sommes d'argent qui me parvenaient du Vatican, et j'employais tous les moyens afin de parvenir à un objectif. J'avais l'habitude de faire des visites successives et diverses dans les instituts, les écoles, les hôpitaux, les villages et les forêts. Je dépensais de ces sommes d'argent qui me parvenaient sous forme d'aides, de dons, d'aumônes et de cadeaux, afin de parvenir à ce que je recherchais et que les gens entrent, par ma cause, dans la religion chrétienne. L'église m'inondait tellement d'argent que j'en devint riche ; j'avais une maison, une voiture, un bon salaire ainsi qu'un haut statut parmi les évêques. Et un jour, alors que j'étais allé acheter quelques cadeaux au centre commercial de ma ville, la surprise est arrivée ! Au marché, j'ai rencontré un homme portant un keffieh. C'était un commerçant qui vendait des cadeaux. Quant à moi, je portais les vêtements longs du prêtre, avec un col blanc qui nous distingue des autres. J'ai commencé à négocier avec cet homme la valeur des cadeaux. Je savais qu'il était musulman. En Afrique du Sud, nous appelons l'Islam " la religion des Indiens ", et nous ne disons pas la religion de l'Islam. Après avoir acheté ce que je voulais comme cadeaux ; ou dites plutôt comme "pièges" dans lesquels nous faisions tomber les gens naïfs, ainsi que ceux qui n'avaient ni religion, ni spiritualité ; tout comme nous tirions profit des situations précaires de pauvreté où se trouvaient beaucoup de musulmans et de sud-africains pour les tromper par la religion chrétienne et les christianiser, c'est alors que le commerçant musulman m'a demandé : " Tu es prêtre, n'est-ce pas ? " Je lui ai alors dit : " En effet. " Alors, il m'a demandé : " Qui est ton Dieu ? " Je lui ai répondu : " Le Christ est Dieu. " Il m'a alors dit : " Certes, je te mets au défi de m'apporter un seul verset de l'Évangile qui dit, de la langue du Christ, qu'il a personnellement dit : Je suis Dieu, ou je suis le fils de Dieu, alors adorez-moi !" Les paroles du musulman m'ont frappé à la tête comme un coup de foudre, et je n'ai pas pu lui répondre. J'ai essayé de puiser avec ma bonne mémoire et de plonger dans les livres des Évangiles et les livres chrétiens pour trouver une réponse satisfaisante à l'homme, mais je n'ai pas trouvé. Il n'y a pas un seul verset qui dit, de la langue du Christ, qu'il est Dieu ou le fils de Dieu. J'étais consterné et cet homme m'avait embarrassé. Je fus pris d'angoisse et ma poitrine se serra. Comment de tels questionnements m'avaient-ils échappé ? J'ai quitté l'homme et j'ai erré ainsi. Je n'étais pas conscient de moi-même, hormis du fait que je cheminais longtemps sans direction précise. Ensuite, j'ai décidé de rechercher de tels versets - peu importe combien me prendrait l'affaire -. Malgré cela, je n'en ai pas été capable et fus mis en déroute. Je suis alors allé au conseil ecclésiastique et j'ai demandé à rencontrer ses membres. Ils furent d'accord. Lors de la réunion, je les ai informés de ce que j'avais entendu. Ils m'ont alors attaqué d'une seule voix et m'ont dit : " Cet Indien t'a trompé ! Il veut t'égarer avec la religion des Indiens ! " Je leur ai dit : " Par conséquent, répondez-moi ! " Ils ont rejeté mon questionnement et personne n'a répondu ! Le dimanche est venu, c'est le jour où je donnais mon sermon et ma leçon à l'église. Je me suis tenu devant la foule pour parler, mais je n'ai pas pu. Les gens se sont étonnés du fait que je me tienne devant eux sans parler. Je me suis retiré à l'intérieur de l'église et j'ai demandé à l'un de mes amis de prendre ma place. Je lui ai dit que j'étais épuisé alors qu'en réalité j'étais effondré et brisé mentalement. Je suis rentré chez moi ébahi au possible et grandement soucieux. Ensuite, je me suis dirigé vers un petit endroit de ma maison, je m'y suis assis et là, j'ai commencé à pleurer à chaudes larmes. Puis, j'ai levé les yeux vers le ciel et je me suis mis à implorer. Mais qui est-ce que j'implore ? Je me suis alors tourné vers Celui dont j'avais l'intime conviction qu'Il était Allah, le Créateur, et j'ai dit dans mon invocation : " Mon Seigneur... Mon Créateur... Toutes les portes ont été fermées devant moi, sauf Ta porte. Ne me prive donc pas de connaître la vérité, de savoir où elle se trouve et comment elle se concrétise. Ô Seigneur ! Ô Seigneur ! Ne me laisse pas dans ma confusion, inspire-moi ce qui est juste et guide-moi vers la vérité ! " Je me suis ensuite assoupi, puis endormi, et pendant mon sommeil, j'ai vu une très grande salle, où il n'y avait personne autre que moi. À l'avant de la salle, un homme est apparu. Je n'ai pas réussi à bien distinguer ses traits en raison de la lumière qui émanait de lui et rayonnait tout autour. J'ai d'abord pensé que c'était Allah, à qui j'avais demandé de me guider vers la vérité. Mais j'avais la certitude d'avoir vu un homme lumineux. L'homme a commencé à me faire signe et à m'interpeller : " Ô Ibrâhîm ! " J'ai regardé autour de moi pour voir qui était Ibrâhîm, mais je n'ai trouvé personne d'autre que moi dans la salle. L'homme m'a alors dit : " Tu es Ibrâhîm ! Ton nom est Ibrâhîm ! N'as-tu pas demandé à Allah de connaître la vérité ? - J'ai répondu : Si ! - Il a dit : Regarde à ta droite ! " J'ai alors regardé à ma droite et j'ai vu un groupe d'hommes qui cheminaient en portant leurs bagages sur leurs épaules, habillés et portant de vêtements blancs et des turbans blancs. L'homme poursuivit en disant : " Suis ces hommes pour connaître la vérité ! " Je suis sorti de mon sommeil et j'ai alors ressenti un bonheur envahissant. Malgré cela, je n'étais pas vraiment tranquille car j'ai commencé à me demander : " Où vais-je trouver ce groupe d'hommes que j'ai vu dans mon rêve ? " J'étais résolu à poursuivre mon parcours à la recherche de la vérité comme décrit par celui venu me l'indiquer dans mon sommeil. J'avais la certitude que tout ceci faisait partie de l'agencement d'Allah, Gloire et Pureté à Lui et qu'Il soit Exalté. J'ai pris un congé de travail et j'ai entamé un long voyage de recherche. J'ai été contraint de me rendre dans plusieurs villes, cherchant et posant des questions concernant des hommes qui portent des vêtements blancs et des turbans de la même couleur. Ma recherche et mon errance ont duré longtemps, je ne voyais rien que des musulmans portant des pantalons et des keffieh habituels, rien de plus. Mon parcours m'a fait parvenir à Johannesburg. Je suis même allé au Bureau d'Accueil du Comité des Musulmans d'Afrique dans ce bâtiment. J'ai interrogé le réceptionniste sur ce groupe d'hommes, il a pensé que j'étais un mendiant et m'a tendu sa main avec de l'argent. Je lui ai alors dit : " Ce n'est pas ceci que je te demande. N'avez-vous pas de lieu de culte à proximité d'ici ? " Il m'a alors orienté vers une mosquée proche. Je m'y suis rendu, et une surprise m'attendait là-bas. En effet, à la porte de la mosquée, se trouvait un homme vêtu de blanc et qui portait un turban sur sa tête. Je m'en réjouis, il était du même genre que les hommes que j'avais vus dans mon rêve. Je me suis directement dirigé vers lui, heureux de ce que je voyais. C'est alors que l'homme s'est hâté vers moi en disant, et avant même que je ne dise le moindre mot : " Bienvenue, Ibrâhîm ! " Je fus étonné et choqué de ce que je venais d'entendre... L'homme connaissait mon prénom avant que je ne me présente à lui ! Il a poursuivi en disant : " Assurément, je t'ai vu dans mon rêve, tu nous cherchais et tu voulais connaître la vérité. La vérité réside dans la religion qu'Allah a agréée pour Ses serviteurs (l'Islam). Je lui ai alors dit : " Oui, je cherche la vérité. Certes, l'homme lumineux que j'ai vu dans mon rêve m'a indiqué de suivre un groupe d'hommes qui s'habillent comme tu t'habilles. Est-ce qu'il t'est possible de me dire qui était la personne que j'ai vue dans mon rêve ? " Alors, l'homme a répondu : " C'était notre Prophète Mouḥammad, le Prophète de l'Islam, la religion de la vérité, le Messager d'Allah, qu'Allah le couvre déloges et le préserve ! " Je ne pouvais pas croire ce qui m'arrivait. Cependant, je me suis dirigé vers l'homme, je l'ai étreint et lui ai demandé : " Était-ce vraiment votre Messager et votre Prophète ? Est-il venu m'orienter vers la religion de vérité ? " L'homme a répondu : " En effet ! " Ensuite, il a commencé à me souhaiter la bienvenue et à me féliciter du fait qu'Allah m'ait guidé vers la connaissance de la vérité. Puis, l'heure de la prière de midi est arrivée, l'homme m'a fait asseoir à l'arrière de la mosquée et est allé prier avec le reste des gens. J'ai alors regardé les musulmans, et beaucoup d'entre eux étaient habillés comme cet homme. Je les regardais alors qu'ils s'inclinaient et se prosternaient pour Allah. Je me suis alors dit : " Par Allah ! C'est vraiment la religion de vérité ! J'ai clairement lu dans les livres que les Prophètes et les Messagers posaient leur front sur le sol en guise de prosternation pour Allah. " Après la prière, je me suis senti à l'aise et apaisé par ce que j'avais vu et entendu. Je me suis alors dit : " Par Allah ! Allah - Gloire et Pureté à Lui et qu'Il soit Exalté - m'a certes indiqué la religion de vérité ! " L'homme musulman m'a appelé afin que je proclame ma conversion à l'Islam. J'ai prononcé les deux attestations de foi et me suis alors mis à pleurer de joie et abondamment en raison de la guidée dont Allah m'avait gratifié. Ensuite, je suis resté avec eux pour apprendre l'Islam. Puis, je suis sorti avec eux dans un voyage de prédication qui a duré longtemps. En effet, ils avaient l'habitude de voyager très loin pour appeler les gens à l'Islam. Je fus si content en leur compagnie. J'ai appris d'eux la prière, le jeûne, la prière nocturne, l'invocation, la véracité et l'honnêteté. J'ai aussi appris d'eux que les musulmans sont une communauté à qui Allah a confié la responsabilité de transmettre Sa religion. J'ai appris d'eux comment être un musulman qui appelle les gens à Allah, la sagesse dans la prédication, la patience, l'indulgence, le conseil sincère et la simplicité. Après plusieurs mois, je suis revenu dans ma ville ; là, ma famille et mes amis me cherchaient mais au moment où ils m'ont vu revenir vers eux avec des vêtements connus pour être portés par les musulmans, ils ont désapprouvé cela. Le conseil ecclésiastique m'a convoqué pour une rencontre en urgence avec eux. Lors de cette rencontre, ils n'arrêtaient pas de me reprocher mon abandon de la religion de mes parents et de mes proches. Ils m'ont dit : " Les Indiens t'ont trompé avec leur religion et ils t'ont égaré ! " Je leur ai dit : " Personne ne m'a trompé, ni ne m'a égaré ! Le Messager d'Allah, Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) est venu vers moi dans un rêve pour m'indiquer la vérité et la véritable religion. C'est l'Islam ! Ce n'est pas la religion des Indiens comme vous l'appelez. Et moi, je vous appelle certes à la vérité et à l'Islam ! Ils furent abasourdis ! " Ensuite, ils sont venus à moi par une autre porte, ils ont tenté de me séduire avec l'argent et le pouvoir. Ils m'ont dit : " Le Vatican a insisté afin que tu restes avec eux pendant six mois, en détachement prépayé, l'offre incluant pour toi l'achat d'une nouvelle maison et d'une nouvelle voiture ainsi qu'une somme d'argent en vue d'améliorer ta vie et ta promotion à un poste plus élevé dans l'église ! " J'ai refusé tout cela et je leur ai dit : " Après qu'Allah m'ait guidé, vous voulez m'égarer ? Par Allah ! Je ne ferais certainement pas cela, même si j'étais coupé en morceaux ! " Ensuite, je les ai conseillés et je les ai appelés une seconde fois à l'Islam. Alors, deux prêtres sont devenus musulman, et c'est à Allah que revient la Louange. Quand ils ont vu que je persistais sur ce sur quoi j'étais, ils m'ont retiré tous mes grades et mes positions, et je me suis réjouis de cela. Puis, je me suis levé, je leur ai rendu tout l'argent ainsi que tous les actes dont je disposais, et je les ai abandonnés. Maintenant, je suis le prédicateur Ibrâhîm Sily. J'appelle les gens à l'Islam, la religion du monothéisme exclusif.
Sources :
Association de Bienfaisance An-Najâh (An-Najah Charity). Série d'histoires de personnes célèbres et guidées (20) : le prêtre Sily, parmi les grands missionnaires en Afrique du Sud.
Le journal saoudien 'Oukâẓ (du 21 janvier 2000) : Histoire d'une conversion à l'Islam vraiment étrange.
21- La missionaire chrétienne Dr. Mary Watson :
Je suis née le jour où je me suis convertie à l'Islam.
https://www.youtube.com/watch?v=I4bsLtdITFE
http://www.way-to-allah.com/en/journey/khadija.html
Mary Watson, c'est son nom avant qu'elle se convertisse à l'Islam, a raconté son histoire lors d'une interview en disant : " J'ai étudié la théologie durant huit ans, et j'ai été guidée à l'Islam en une semaine. Le jour de ma conversion à l'Islam fut le jour de ma naissance, et les musulmans ont besoin de la force de la foi. "
" J'ai sept enfants - des garçons et des filles - d'un mari philippin. Je suis américaine, née dans l'État de l'Ohio, et j'ai vécu la majeure partie de ma jeunesse entre Los Angeles et les Philippines. Maintenant que je suis devenue musulmane - et c'est à Allah qu'en revient la louange - je m'appelle Khadîjah. J'ai choisi ce nom parce que Khadîjah (qu'Allah l'agrée) était veuve, et que moi aussi j'étais veuve ; elle avait des enfants, et moi de même ; elle avait 40 ans lorsqu'elle s'est mariée avec le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) et a cru en ce qui lui a été révélé, et moi aussi j'étais dans la quarantaine au moment où je me suis convertie à l'Islam. J'aime aussi beaucoup sa personnalité, car lorsque la Révélation est descendue sur Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve), elle l'a soutenu et encouragé sans la moindre hésitation ; c'est pourquoi j'aime sa personnalité. "
Ce qui est étrange est qu'avant de devenir musulmane, Mary écrivait de nombreux articles dans lesquels elle s'attelait à dénaturer l'Islam, à répandre l'islamophobie et l'aversion à son égard, ce qu'elle a regretté après sa conversion.
Comment t'es-tu convertie à l'Islam ?
Lors d'une des campagnes du Dr. Khadijah Watson aux Philippines, elle a rencontré un professeur conférencier philippin récemment arrivé d'un pays arabe. Elle a remarqué de grands changements chez lui, ainsi que dans son attitude, qu'elle n'avait jamais vus auparavant. Elle l'a questionné avec insistance jusqu'à ce qu'il reconnaisse être devenu musulman de là où il était venu, et que tout le monde ignorait sa conversion.
De là, de nombreuses questions suscitées par sa curiosité lui sont venues à l'esprit : Pourquoi est-il devenu musulman ? Pourquoi a-t-il remplacé sa religion ? Quel est le secret de cette religion qui l'a poussé à se départir de la sienne ?
Après cela, elle a commencé sa quête à la découverte de l'Islam. Elle s'est mise à communiquer avec son amie musulmane philippine qui avait auparavant travaillé en Arabie Saoudite. Elle est allée chez elle et a commencé à lui poser de nombreuses questions relatives à l'Islam. Au début, elle lui a posé des questions relatives au traitement des femmes en l'Islam, ainsi qu'à d'autres ambiguïtés soulevées autour de cette religion. Après que son amie lui ait répondu, madame Watson a dit :
" J'ai vraiment ressenti un grand soulagement au discours de mon amie. J'ai alors continué de l'interroger à propos d'Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, et concernant le Prophète Mouḥammad (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve). À peine avait-elle répondu à mes questions que j'ai découvert que tous les livres que j'avais lu auparavant - par des auteurs non-musulmans - étaient inondés de mauvaise compréhension et d'idées fausses concernant l'Islam et les musulmans. L'affaire m'a alors poussée à l'interroger concernant le Coran et sur ces paroles touchantes qui sont dites dans la prière.
Mary a insatiablement continué à lire des livres relatifs à l'Islam au point que, au bout d'une semaine, elle en avait déjà lu douze. Elle est parvenue, par le biais de ces lectures, à la conviction que l'Islam est la religion de vérité et qu'Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, est Unique, sans associé, qu'Il est - Gloire et Pureté à Lui et qu'Il soit Exalté - Celui qui pardonne les péchés et les fautes, et que c'est Lui Seul qui nous sauvera du châtiment de l'au-delà. Malgré ces convictions, l'Islam ne s'était pas encore installé fermement dans son cœur. Elle a alors imploré Allah, Exalté soit-Il, de la guider vers le droit chemin.
La lumière de l'Islam :
Mary a raconté comment la lumière de l'Islam a pénétré son cœur. Elle dit : " Au cours d'une nuit inoubliable, pendant que j'étais allongée dans mon lit et que j'étais sur le point de m'endormir, j'ai senti quelque chose d'étrange s'installer dans mon cœur. Je me suis immédiatement redressée et j'ai dit de tout mon cœur : " Ô Seigneur ! Je crois en Toi, Seul. Après cela, j'ai prononcé les deux attestations de foi et j'ai ressenti un repos et une tranquillité que je n'avais jamais ressenti auparavant... J'ai loué Allah, Exalté soit-Il, pour le bienfait de l'Islam et j'ai considéré que ce jour-là était le jour de ma véritable naissance. J'ai décidé de prendre le nom de Khadîjah à la place de mon ancien nom, Marie. "
La conversion à l'Islam de son fils :
Concernant le seul de ses fils - qui est entré en Islam - elle dit : " Quand je travaillais au centre islamique aux Philippines, je ramenais à la maison des livrets et des magazines et je les laissais sur la table, de manière volontaire, dans l'espoir qu'Allah guide mon fils Christopher vers l'Islam, puisqu'il était le seul qui vivait avec moi. Lui et son ami ont commencé à lire ces livrets et ils les laissaient exactement tels qu'ils étaient. J'avais aussi un réveil pour l'appel à la prière qu'il écoutait encore et encore alors que j'étais dehors. Au bout d'un moment, il m'a informé de son désir pour l'Islam, ce qui m'a rendu folle de joie. Je l'ai alors encouragé. Ensuite, plusieurs frères du centre islamique sont venus discuter avec lui de l'Islam, suite à quoi il a proclamé l'attestation de foi. Il est actuellement mon seul enfant à s'être converti à l'Islam et il s'est prénommé 'Omar. "
La prédicatrice à Allah :
Après sa conversion à l'Islam, Khadijah a quitté son emploi, elle était professeure à la faculté. Un mois plus tard, elle est revenue et on lui a demandé d'organiser des sessions ou des séminaires sur les études islamiques dans un centre islamique aux Philippines, étant donné qu'elle en était une citoyenne et y résidait. Elle a ainsi donné de nombreuses conférences sur l'Islam dans les universités et les facultés des Philippines.
Elle a continué à travailler aux Philippines pendant environ un an et demi. Ensuite, elle a travaillé au Centre pour la sensibilisation des communautés, dans la province d'Al-Qaṣîṣm. Elle y a intégré la section féminine en tant que prédicatrice musulmane spéciale ; et ceci du fait qu'en plus de sa langue d'origine, l'anglais, elle parlait aussi le Philippin.
Tout au long de sa vie dans la prédication, le Dr. Khadijah Watson a insisté dans ses conférences, ses séminaires et ses entretiens télévisés, et elle a dit : " Certes, mes lectures sur l'Islam, après m'y être convertie, m'ont aidé à connaître la raison secrète derrière la lutte que l'ensemble des gens mènent contre l'Islam... L'Islam est combattu car c'est la religion qui se propage le plus rapidement dans le monde.
Elle a toujours incité à mettre en évidence l'esprit de l'Islam et ses comportements louables. Ainsi, dans ses conférences, elle appelait les musulmans à cela et elle disait : " Nous, musulmans, avons vraiment besoin d'exposer l'Islam et de mettre en évidence sa puissance, sa beauté et sa splendeur au cœur des environnements où se produit un black-out ou une confusion médiatique. "
Elle appelait aussi à cela dans le domaine de la famille, des relations quotidiennes et de la vie économique. " L'Islam est le mode de vie idéal et la boussole qui oriente correctement tous les aspects de la vie, qu'il s'agisse de l'économie, du social ou autres. Bien plus, ce mode de vie concerne jusqu'à la cellule familiale et la manière dont ses membres doivent agir et se comporter entre eux. "
Sources :
Journal de la Ligue Islamique Mondiale.
Site Web US Islam
Achevé par la louange d'Allah.
Mardi 4 Ramadân, année 1443 de l'Hégire.
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